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Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

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White Square Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Mer 13 Mar - 18:25


Résumé perso à moi que j'aime bien :
Combattez les zombies du Kaiser dans les batailles du Nord de la France, échappez aux Untoten de la Cité Morte, parcourez les vastes espaces du fareast sibérien en compagnie des chevaucheurs d'ours cosaques, rejoignez les pirates des Mers du Sud, les contrebandiers des Cités Libres et les rebelles asiatiques dans leur lutte contre l'Impérium nippon, devenez un chevalier du Grimnoir et affrontez les samouraïs de la garde de fer ou les ninjas de la garde fantôme...

Attention gros coup de cœur, sans doute le roman le plus fun depuis bien des lustres !  
Un roman du tonnerre qui pourrait facilement nourrir un jdr du tonnerre ! Champagne !!! :thumright:
Le 4ème de couverture a le bon goût de ne pas dégainer la gatling à superlatifs : il ne ment absolument pas sur la marchandise en nous révélant une phylogénie particulièrement riche !


Un Roman Noir ?


Pas trop difficile à démasquer Jake et Delilah...

Les références sont explicites sur la forme comme sur le fond puisqu'on apprend dans l'épilogue
Spoiler:
que l'expert comptable héroïque (sic) qui voulait devenir écrivain s'appelle... Raymond Chandler !
Dès le 1er chapitre on est plongé dans l'Amérique du début des années 30 entre Prohibition et Grande Dépression avec un propriétaire terrien portugais et une réfugiée okie tous les 2 directement sortis des Raisins de la Colère, un magnat des affaires misanthrope à mi chemin entre Rockfeller et Howard Hughes et un bagnard solitaire en quête de rédemption ou à défaut de seconde chance. On croise ensuite des détectives blasés, des agents du FBI, des mafieux ambitieux, des politiciens carriéristes, des hommes d'affaires narcissiques, des jolies pépés, des goldenboy...tout autant que les classes populaires victimes du chômage de masse.
On retrouve bien évidemment quelques grandes figures de l'époque : Telsa, Edison, Roosevelt (Théodore et Franklin Delano), Edgar Hoover, Eliott Ness, Lenny Torrio... et tout ceux que je n'ai pas repérés tellement j'étais pris dedans !
Grosse marge de progression puisque que cet aspect est surtout exploité dans le 1er quart du roman et aurait pu être plus approfondi.


Un roman uchronique ?


L'univers de Larrey Correia revisite l'histoire et tout se tient de la Révolution Industrielle à la destruction de Berlin par les Rayons de la Paix qui clôt la Grande Guerre : on est dans le même souci de construction que les Alternated Earths du jdr GURPS.
Pour un peu, on pourrait croire à une suite des westerns fantastiques de Jake Bird, ou à une suite de la 1ère Guerre Mondiale magique d'Arrowsmith, mais cela va bien plus loin que cela, car magie mise à part, on se retrouve quelque part entres les uchronies moorcockiennes (l'un des fondateurs du steampunk, et ici on pense à la trilogie du Nomade du Temps) et les animes japonais rétrofuturistes (Laputa, Conan Fils du Futur...) avec ces dirigeables géants civils ou militaires qui sillonnent le monde entier.
Quand à la magie proprement dite : les actifs présentent des dons plus ou moins puissants classés en différentes catégories qui peuvent rappeler dans son efficacité et sa solidité l'allomancie brandersonienne tandis que kanjis et formules magiques ne sont pas très loin des runes de David Farland (transferts/renforcements de capacités...).
Grosse marge de progression là encore car la société américaine est survolée, les sociétés européennes sont à peine évoquées, et on ne sait rien sur la Russie bolchévique, l'Amérique latine, l'Afrique, le Moyen-Orient, l'Empire des Indes...


Un hommage aux comics ?

Cette opposition entre normaux et actifs attisé par un groupe qui justifie l'oppression par la loi du plus fort (l'Impérium) et apaisé par un groupe qui prône l'intégration par la protection des plus faibles (le Grimnoir) renvoie aux mutants de Marvel divisés entre les protégés du Professeur Xavier et les émules de Magnéto.
Spoiler:
Les duels à répétition entre Jake, le fort qui protège les faibles, et Madi l'encore plus fort qui méprise les faibles n'est pas sans rappeler la bonne vieille rivalité Wolverine / Sabretooth... Et pour les connaisseurs Faye l'okie voyageuse n'est pas sans rappeler Blink la téléporteuse surdouée !
Et à y regarder de plus près l'Asie du Baron Tokugawa ressemble un peu à l'Amérique de l’Ère d’Apocalypse (pour les curieux l'unité 731 a véritablement existé, et le Dr Mengele et ses sbires font petits joueurs comparés à Shiro Ishii et à son équipe).

Avec ses membres aux dons puissants dans des domaines spécialisés, la société américaine du Grimnoir fait très Ligue des Justiciers. Et pour faire une transition avec la composante suivante, les Chevaliers de New York menés par le Général Pershing m'ont fait penser à l'hommage aux héros de pulps réalisé par Warrens Ellis dans le comic Planetary...

Spoiler:

Un hommage à la grande époque des pulps ?

Sur la forme, on pourrait retrouver le plaisir de la ligne droite où une péripétie mène sans détour ni longueur à une autre péripétie, mais c'est encore mieux car on ne sacrifie pas ni la richesse de l'univers, ni la profondeur des personnages.
Sur le fond : Péril Jaune, savants fous, rayons de la mort, machines de l'apocalypse, apprentis maître du monde, sociétés secrètes, nécromanciens & sorciers, espions & assassins, bagarres et fusillades à gogo... Tous les ingrédients sont servis par un auteur motivé !
Le dur à cuir Jake Sullivan, vétéran traumatisé de la Grande Guerre, n'est pas si éloigné que cela du Steve Costigan d'Howard.
Et avis aux amateurs d'armes à feu, Larry Correia n'est pas avare d'informations sur les pistolet, fusils, mitrailleuses ainsi que les différents calibres utilisés : cela canarde de tous les côtés lors de terribles gunfights !



Résultat des courses ?
Un mélange entre les grands classiques du noir et blanc et les blockbusters à la sauce J.J. Abrams. Nous avons donc un pulp moderne très efficace, un page turner assez addictif avec un univers uchronique fascinant et un système de magie bien élaboré, des personnages très attachants, de l'action, de l'émotion, des actes d’héroïsme face à un super-vilain d'anthologie...


Dernière édition par Albéric le Ven 21 Juin - 23:53, édité 1 fois

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Ven 21 Juin - 23:49

Alerte Oncle Kiin : ce livre est fait pour toi !!!


Résumé :
Il y a ceux qui se téléportent, lisent dans les esprits, influencent la gravité, prennent le contrôle des animaux ou guérissent par imposition des mains, et il y a les « normaux ». Leurs relations virent à l'aigre. Et voici qu'un mystérieux Bureau du coordinateur de l'information entreprend de soumettre les « actifs », avec des moyens nouveaux et des agents redoutables comme l'énigmatique Corbeau. S'ils ont vaincu le « président » à bord de son dirigeable, les chevaliers du Grimnoir sont maintenant confrontés à la vindicte de l'appareil d'État, alors même que la menace qui pèse sur le monde s'approche et se précise. Jake Sullivan et Faye Vierra devront puiser au plus profond de leurs pouvoirs pour faire face, d'autant que les anciens du Grimnoir eux-mêmes nourrissent la pire des craintes quant à la jeune Faye : n'est-elle pas atteinte d'une malédiction qui fera d'elle le pire ennemi de l'humanité ?


Allez ! On se lève et on va acheter Malédiction et on le met en haut de sa PAL.
Pourquoi ? Parce cette série est une tuerie !!!
Je vous interdis de passer à côté.

Grittyurban fantasy adventure set in an alternate superheros noir 1930s.
C’est exactement cela car Larry Correia transpose des personnages, des thèmes et des intrigues des X-Men dans une uchronie dieselpunk aux accents de roman noir. Un fin connaisseur de l’univers Marvel pourrait vous dire de quelles sagas tout cela est tiré.
Et au final c’est le pied d’affronter les zombies du Kaiser, les sorciers de Staline et les gardes de fer de l’Imperium nippon !

Résumé du  tome 1 :
Après avoir affronté le garde de fer Rokusobu
Spoiler:
Après avoir combattu le terrible Madi
Spoiler:
Après avoir fait face à l’impitoyable Baron Tokugawa
Spoiler:

Les Chevaliers de Grimnoir avaient pris du repos bien mérité…

… C’était sans compter sur l’apprenti maître du monde Bradford Carl et les machines d’Edison General Electrics
Spoiler:
:
Encore que, bientôt cela sera plutôt dans ce ton :
Spoiler:


Nous accueillons quelques petits nouveaux pour ce 2e tome : Murmure Giraudoux la torche français, George Bollander le crépiteur afro-américain, et Ian le maître écovateur tout droit sorti du film Love Story.

Pour faire bonne mesure, ajoutons la justicière texane Pemberly Hammer
Spoiler:

Et n’oublions pas le nouveau pote de Jack Sullivan : tokugawa ! banzaï !
Spoiler:


Le suspens est insoutenable : le 2e tome est-il meilleur, aussi bon ou moins bon que le tome 1 ?
Chacun apportera sa propre réponse.
Mais pour résumer : de l’action, de l’action et encore de l’action ! Un vrai page-turner sans aucun temps mort ni tirage à ligne.
Amis des armes à feu, amateurs de gunfighs, afficionados de grosses bastons, ce livre est pour vous !
Des actes héroïques, des morts tragiques et un final digne d’un kaiju ega de la grande époque.
Le tout enrobé avec un zeste d’humour (ah je ne l’avais pu vu venir le coup de la vache qui rit !)
Le tout enrobé de quelques références subtiles (Howard, Lovecraft, Chandler, Heinlein).
Et l’auteur ne se prive pas pour lâcher quelques rafales de scuds sur de bons amis à moi :
- les policards corrompus et les ploutocrates encore plus corrompus
- les journaleux complices et les bureaucrates encore plus complices

Quelques bémols toutefois :
A l’image du tome 1, la fin est totalement grosbill… (qu’importe, puisque c’est l’éclate totale !)
C’est encore américano-américain : la Vieille Europe et l’URSS de Staline, ce n’est pas aujourd’hui…
J’ai bien peur que la traduction soit en deçà de la coolitude qui transpire de chaque  ingrédient du roman.



rdv pour Warbound dans lequel Jack et ses alliés vont devoir réunir les Highlanders pour affronter le 3e éclaireur du Prédateur !


Spoiler:
A moins qu’il ne soit déjà trop tard ! (et si c’était lui le kagemusha de Tokugawa ?)
La vie d'un écho.
Cieux parfaits et monts solides,
Les feux de pureté brûlent
Sur un océan ténébreux.

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Oncle Kiin le Sam 22 Juin - 0:52

J'ai prévu les deux premiers pour assez prochainement, dans le courant de l'été quoi qu'il en soit.
J'avais déjà entendu beaucoup de bien du premier, et ton avis ci-dessus ne fait que me rendre plus impatient :)

Oncle Kiin
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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Sam 22 Juin - 1:04

Oncle Kiin a écrit:J'avais déjà entendu beaucoup de bien du premier, et ton avis ci-dessus ne fait que me rendre plus impatient :)
C'est désespérant que les Imaginales aient préféré le moyen Alliage de Justice à cette tuerie...


Dernière édition par Albéric le Dim 13 Avr - 19:47, édité 1 fois

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Oncle Kiin le Dim 20 Oct - 19:43

Lu le premier, et à peine le temps de ramasser ma mâchoire par terre, j'en suis déjà à la moitié du deuxième.
Grosse tuerie, dans tous les sens du terme !

C'est incroyable une telle densité et une telle richesse sans jamais alourdir le récit. Du grand art.
En fait plus j'avance, plus j'ai l'impression que Correia est un putain d'engrenage ^^

Oncle Kiin
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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Dim 20 Oct - 23:09

Oncle Kiin a écrit:Lu le premier, et à peine le temps de ramasser ma mâchoire par terre, j'en suis déjà à la moitié du deuxième.
Grosse tuerie, dans tous les sens du terme !

C'est incroyable une telle densité et une telle richesse sans jamais alourdir le récit. Du grand art.
En fait plus j'avance, plus j'ai l'impression que Correia est un putain d'engrenage ^^
Je t'avais prévenu que cette série était faite pour toi !


On se demande bien pourquoi aucun éditeur français ne s'est penché sur le cas de son autre série bestseller : Monster Hunter International est faite sur mesure pour les gamers (un mix Ghostbusters / Hellboy à la sauce 24h yeah !
(on me souffle dans l'oreille que c'est parce qu'ils sont mauvais à privilégier les trucs bobos mous du genou)

Hâte d'avoir ton avis plus détaillé !  
T'as du repérer tous les hommages aux X-Men, mais aussi à Batman, à Raymond Chandler et tous les autres qu'on aime bien quand on apprécie la culture populaire.
Comme moi tu as du te loler un bon coup avec la vache qui rit, mais tu ne devrais pas tarder à rencontrer le lieutenant Heinlein...

Oui, cette série est une tuerie ! Qu'on se le dise.

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Oncle Kiin le Lun 21 Oct - 16:12

Super-héros, détectives à borsalino, magie, combat au sabre ou à la mitrailleuse lourde, anges et démons géants, zombies, batailles aériennes entre dirigeables blindés et biplans, téléphone d’Edison pour passer un coup de fil dans le monde des morts, surdoués excentriques et justiciers milliardaires, ex-taulards et vétérans de la guerre de 14, Grande Dépression, rayon Tesla et robots vintage, la-jeune-fille-surpuissante-qui-castagne, Pirates vs. Ninjas, bon j’arrête là mais j’en oublie la moitié...

Avec une telle avalanche de clins d’œil et de références, ça aurait facilement pu virer à l’overdose, et même donner une impression de tapin. J’ai été rebuté plus d’une fois, ces dernières années, par des œuvres (bouquins, séries, films) qui surfaient trop ostensiblement sur les marottes et les motifs chers aux geeks, souvent jusqu’à l’indigestion.

Pourquoi donc est-ce tellement réjouissant ici ?

Déjà, parce que ça donne l’impression d’être sincère. On sent que l’auteur s’éclate, ça fait vraiment plaisir. Et si on ne peut nier son érudition en matière de culture populaire, on voit bien qu’il ne l’étale pas pour crâner, mais qu’il est plutôt dans une démarche authentique de partage et de fun.

Ensuite et surtout, parce que cet aspect n’est jamais une béquille. C’est juste du (très sympa) bonus, en aucun cas de la poudre aux yeux pour cacher les faiblesses du récit ou le manque de créativité de l’auteur. En effet, Correia livre avant tout une histoire et un worldbuilding très carrés, très réfléchis, qui n’ont rien à envier à un Sanderson par exemple.
Pour tout dire, ces Chroniques du Grimnoir sont presque devenues mon nouveau mètre-étalon en matière de page-turner.

L’action est démente, du début à la fin, avec des scènes ultra-visuelles, à la Pevel. Gestuelles, costumes, décors : on voit tout en film ou en série de japanime, c’est impressionnant.

Le système de magie est très sandersonien, et très réussi. (J’ai pas mal pensé à Sanderson, de manière générale, avec entre autres Faye/Vin et le président / le Seigneur-Maître, et globalement ses trucs de caractérisation, le côté artisan minutieux de l’intrigue et du background, etc.).

Les personnages sont du genre que j’adore : Correia part sur des stéréotypes lisibles, mais avec juste ce qu’il faut de twist pour les rendre vivants, crédibles et attachants. À ce titre, le héros Jake est par exemple une belle réussite (difficile de lire la série sans se dire que s’il existait en vrai ce serait ton meilleur pote).

Les chapeaux en italique en début de chapitre sont souvent très savoureux et bien vus.

J’ai adoré les « engrenages », sortes de savants fous améliorés par la magie et souvent excentriques, très attachants par leurs manies et par leur fonctionnement cognitif. Je crois que l’auteur a sans doute puisé dans sa propre identité, pour les décrire, parce qu’on sent bien que c’est le genre de type qui a des passions et des centres d’intérêts très précis et limite obsessionnels, un peu comme certains autistes. Que ce soit le pulp, l’histoire, les armes, il a l’air d’être une véritable encyclopédie, ce gars-là. Et derrière tout le fun visible « à l’écran », on sent qu’il a travaillé son récit et ses personnages de façon très méthodique et rationnelle, un peu à la manière minutieuse et horlogère dont Browning (son personnage, un engrenage inspiré du vrai Browning) appréhenderait la conception d’une nouvelle mitrailleuse.

Et pour ne rien gâcher, j’ai kiffé la tonalité et le tempérament de l’auteur.
C’est un sacré râleur 
L’appareil de domination (journalistes, politiciens et autres crevards) en prend pour son grade. C’est résumé dans la diatribe du terrible pirate Robert M. Southunder : « Je ne veux pas que mes petits-enfants grandissent dans un monde dirigé par des fascistes, des socialistes, des progressistes, des anarchistes, des communistes, des eugénistes, n’importe quels istes ou ismes. Quand je tombe sur des types de cette catégorie, qui veulent tout contrôler, décréter ce que les gens doivent faire, j’interviens pour les arrêter. », mais c’est distillé joyeusement tout le long des bouquins, à travers un tas de persos mal embouchés et réjouissants (sans devenir lourdingue non plus, en tout cas j’ai pas trouvé).
Ça ne tombe jamais dans le catéchisme : par exemple on sent bien l’admiration et l’intérêt de l’auteur pour la culture japonaise, même si ça ne l’empêche pas de décrire par le menu toutes les saloperies de l’empire à cette époque (ça m’a rappelé les Orchidées rouges de Shanghai, un roman glaçant sur cette période dans cette région du monde).

Dernier bon point : je trouve qu’il ne reste pas trop de trucs à pendouiller quand on termine un tome. On a envie de lire le suivant parce que c’est génial, mais sinon, on pourrait assez bien en rester là, les intrigues sont plutôt bien conclues à chaque fois, et les quelques mystères qui demeurent ne sont pas trop urticants en attendant le prochain volume.

Concernant les références (à repérer ou bien carrément explicites), la liste serait trop longue, et il faudrait recopier en bonne partie les posts d’Albéric ^^
Mais seulement quelques trucs en vrac à ajouter, pour le plaisir :
-- Le tome 2, c’est carrément Civil War, l’event Marvel.
-- L’ambiance des vieilles screwball comedy des années 30-40 est vachement bien rendue, par exemple dans la relation entre Jake et Hammer.
-- Le Millenium Bouledogue du pirate Southunder, le dirigeable le plus rapide de la galaxie ^^
-- L’espèce de Zone 51 x-filienne où sont entreposées les expériences d’Edison.
-- Le génial final à la King-Kong (là encore, bon sang, tu lis ça tu es au cinéma !!!).
-- Les petits côtés Nightcrawler/Diablo de Heinrich (encore un perso très attachant !).
-- Et puis tout le name-dropping, bien sûr, souvent bien intégré et utilisé de manière marrante : Howard, Heinlein, Chandler, Griffith, Browning, etc., etc.

Pour conclure : entre roman noir, japanime, comics de super-héros et blockbuster d’action, un cocktail explosif et jubilatoire, à ne manquer sous aucun prétexte.

Oncle Kiin
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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Lun 21 Oct - 16:24

Un indice sur le boss intermédiaire du tome 3 (Warbound) :



Tu envoies du lourd Oncle Kiin, je digère tout cela...
... et on repart affronter les hommes du Président !


Dernière édition par Albéric le Mer 27 Jan - 16:12, édité 1 fois

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Oncle Kiin le Lun 21 Oct - 16:28

Haha
(J'ai mis un instant à piger ^^)

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Lun 21 Oct - 16:49

@ Oncle Kiin
Super-héros, détectives à borsalino, magie, combat au sabre ou à la mitrailleuse lourde, anges et démons géants, zombies, batailles aériennes entre dirigeables blindés et biplans, téléphone d’Edison pour passer un coup de fil dans le monde des morts, surdoués excentriques et justiciers milliardaires, ex-taulards et vétérans de la guerre de 14, Grande Dépression, rayon Tesla et robots vintage, la-jeune-fille-surpuissante-qui-castagne, Pirates vs. Ninjas, bon j’arrête là mais j’en oublie la moitié...
Genre les chevaucheurs d'ours cosaques et les sorciers de Staline ou les références aux Raisins de la Colère (2 fois en plus !)...

Pourquoi donc est-ce tellement réjouissant ici ?


Déjà, parce que ça donne l’impression d’être sincère. On sent que l’auteur s’éclate, ça fait vraiment plaisir. Et si on ne peut nier son érudition en matière de culture populaire, on voit bien qu’il ne l’étale pas pour crâner, mais qu’il est plutôt dans une démarche authentique de partage et de fun.


Ensuite et surtout, parce que cet aspect n’est jamais une béquille. C’est juste du (très sympa) bonus, en aucun cas de la poudre aux yeux pour cacher les faiblesses du récit ou le manque de créativité de l’auteur. En effet, Correia livre avant tout une histoire et un worldbuilding très carrés, très réfléchis, qui n’ont rien à envier à un Sanderson par exemple.
Pour tout dire, ces Chroniques du Grimnoir sont presque devenues mon nouveau mètre-étalon en matière de page-turner.
Je plussoie très fortement. On ne sent ni sur le fond ni sur la forme les détestables ateliers d'écriture américains.

Et pour ne rien gâcher, j’ai kiffé la tonalité et le tempérament de l’auteur.
C’est un sacré râleur
L’appareil de domination (journalistes, politiciens et autres crevards) en prend pour son grade. C’est résumé dans la diatribe du terrible pirate Robert M. Southunder : « Je ne veux pas que mes petits-enfants grandissent dans un monde dirigé par des fascistes, des socialistes, des progressistes, des anarchistes, des communistes, des eugénistes, n’importe quels istes ou ismes. Quand je tombe sur des types de cette catégorie, qui veulent tout contrôler, décréter ce que les gens doivent faire, j’interviens pour les arrêter. », mais c’est distillé joyeusement tout le long des bouquins, à travers un tas de persos mal embouchés et réjouissants (sans devenir lourdingue non plus, en tout cas j’ai pas trouvé).
Sur ce point je le trouve très proche de Glen Cook dans le côté limite réac progressiste (je ne dis pas de gauche, vu le niveau de collaborationnisme entre les partis dits de gauche et les partis dits de droit c'est blanc bonnet et bonnet blanc).
Pourtant sur ten.nikable certains ténors et habitués l'ont pris en grippe à cause de cela :

Déjà ils sont en contradiction avec eux-mêmes car ils crient sur tous les toits qu'il ne faut jamais juger un auteur sur ses convictions extralittéraires. Ensuite dans ses écrits il défend l'exact contraire du cryptofascisme. Enfin il n'a jamais milité pour la NRA : c'est juste une passion pour les armes à feu qui le rattrape (il a été instructeur militaire puis armurier).


-- Le tome 2, c’est carrément Civil War, l’event Marvel.
Je n'ai pas lu Civil War, mais j'y pas mal d'event Marvel des années 80 / 90.

-- L’ambiance des vieilles screwball comedy des années 30-40 est vachement bien rendue, par exemple dans la relation entre Jake et Hammer.
Je te crois sur parole.

-- Le Millenium Bouledogue du pirate Southunder, le dirigeable le plus rapide de la galaxie ^^
Excellente celle-là, je l'avais oublié.

-- L’espèce de Zone 51 x-filienne où sont entreposées les expériences d’Edison.
Oui, bien dieselpunk ce passage là.

-- Le génial final à la King-Kong (là encore, bon sang, tu lis ça tu es au cinéma !!!).
Vu le niveau de destruction et les atomes crochus avec la culture japonaise, on voit plutôt Godzilla.

-- Les petits côtés Nightcrawler/Diablo de Heinrich (encore un perso très attachant !).
Tout à fait. Et pour qu'on ne puisse pas parler de plagiat, on lui a offert les pouvoirs de Shadowcat / Kitty Pryde.

-- Et puis tout le name-dropping, bien sûr, souvent bien intégré et utilisé de manière marrante : Howard, Heinlein, Chandler, Griffith, Browning, etc., etc.
De savoureux easter eggs pour hardcore readers !  

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Mer 23 Oct - 15:30

Oncle Kiin a écrit:Ça ne tombe jamais dans le catéchisme : par exemple on sent bien l’admiration et l’intérêt de l’auteur pour la culture japonaise, même si ça ne l’empêche pas de décrire par le menu toutes les saloperies de l’empire à cette époque (ça m’a rappelé les Orchidées rouges de Shanghai, un roman glaçant sur cette période dans cette région du monde).
Genre le Samouraï d'Argent qui récupère le no-dachi de Sasaki Kojiro ! Un easter egg du plus bel effet.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sasaki_Kojir%C5%8D

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Dim 13 Avr - 19:52

Une nouvelle de l'auteur dans l'univers des Chroniques du Grimnoir :
(non non, ne me remerciez pas...)
http://www.baen.com/DetroitChristmas.asp

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Sam 26 Avr - 19:51

Cela fera peut-être plaisir à certains ici de savoir que
le tome 3 ne va plus trop tarder :


source :
http://vincentchongart.wordpress.com/

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Mer 11 Fév - 11:42


Résumé du tome 3 : Foudre de guerre
Peu nombreux sont ceux qui connaissent la source des pouvoirs magiques dévolus aux « actifs », torches, brutes, engrenages, bestiaux, estompeurs et autres lourds. Rares aussi ceux qui savent que l'entité vivante à leur origine, réfugiée dans les profondeurs de la Terre, est menacée par un prédateur galactique qui ne laisse dans son sillage que des mondes dévastés.
1933. Les jours de l'humanité sont comptés car l'éclaireur qui précède le fléau est là.
C'est pourquoi Jake Sullivan et les chevaliers du Grimnoir, à bord du dirigeable la Voyageuse, avec un équipage de pirates de l'air, entreprennent une mission suicide pour affronter l'ennemi. Mais leurs pouvoirs combinés ne sont-ils pas dérisoires devant pareil adversaire ? Seule peut-être la jeune Faye Vierra serait à la hauteur...
C'est dans la cité libre de Shangai que se tiendra la bataille décisive.



Rhaaa Loveely ! Mais commençons par le commencement : il y deux manières de réaliser un bon bouquin…
- écrire une histoire cool et fun
- écrire un récit sérieux et stylé
Les deux démarches sont autant semées d’embûches l’une que l’autre, et je ne suis pas de ceux qui privilégie systématiquement la deuxième au nom d’un mieux disant culturel propre au pays développé où on lit le moins…
Comme le dit l’adage en SFFF, « si on croit en ton univers, on croit en ton histoire ». Et j’ai cru en cette « Gritty urban fantasy adventure set in an alternate superheros noir 1930s » qui mêle roman noir et récits de superhéros, uchronies et fantasy…


Ici le gros kiffe termine en apothéose au sens figuré comme au sens propre avec l’ultime combat de Faye / Fée !
Nous retrouverons nos X-Men des années 30 au lendemain des tragiques événements de la bataille de Washington :
- Jake et Toru monte une expédition pour accomplir les dernières volontés de feu le Baron Tokugawa (ce qui va nous amener une traditionnelle phase de recrutement durant la mise ne place du récit)
- Faye, présumée morte, part en Europe accomplir sa quête de soi-même
- la team Francis investigue sur la monter des extrêmes instrumentalisée par les partisans de la théorie du choc (vous savez, ceux qui agitent en permanence la menace de ceux qui seraient incapables de s’intégrer, parce que différents donc dangereux, pour détourner des injustices de la vie quotidienne et faire accepter quantité de lois sécuritaires voire liberticides… VDM)
Pendant ce temps, l’heure tourne car le 3e éclaireur du Prédateur pousse ses pions à travers le monde : le Japon du Président, l’URSS de Staline, les Etats-Unis d’Amérique de F.D. Roosevelt… terre soit disant de liberté qui a été plus vite et plus loin que l’Allemagne nazie dans certaines législation eugénistes. Savants fous, sorciers maléfiques, bureaucrates sociopathes, aliens génocidaires… Même(s) combat(s) ?
Ici l’auteur reprend la formule de Malédiction : un chapitre introductif qui envoie du lourd, un récapitulatif des enjeux du récit, une mise en place qui alterne révélations et retournements de situation, et un immense feu d’artifice qui laissera les lecteurs pantois… ^^ Le problème ici est que les trois POV’s sont assez hétérogènes, celui consacré aux à la team Stuyvesant étant réduite à la portion congrue…

Faye suit d’abord les traces de Murmure Giraudoux, puis celle de Jack Sullivan, puis celles de d’Heinrich l’estompeur, puis celle d’Anan Sivaram le maudit, puis celle de feu le baron Tokugawa…
Ce qui casse vraiment le rythme du roman, c’est qu’on donne à Faye / Fée des informations que nous autres lecteurs avons déjà reçues dans le tome 2. En plus, cela nous amène à posteriori quelques incohérences malvenues : comment Monsieur Jacques peut être aussi catégorique sur la Malédiction et ses mécanismes de fonctionnement vu qu’entre qu’Anan Sivaram le premier maudit et Faye la dernière maudite, il n’y a aucun cas pour vérifier ses théories ??? Mystère et boule de gomme…
Mais tout cela nous gratifie toutefois de scènes assez réussies comme la traversée des terres mortes de la Somme ou l’exploration de la Cité des Morts (avec de beaux moments zombifiques, genre avec le général décédé qui fait semblant que rien n’a changé ou le voyant mort-vivant qui est l’alter ego du Isaac Mendez de la série Heroes)…
Mais avec du recul on voit bien que tout cela est destiné à préparer 2 trucs :
Spoiler:
1) le chemin parcouru est censé la préparer à assumer son rôle de dernier espoir de l’humanité
Faye / Fée est ainsi une nouvelle incarnation de l’universel Héros aux mille et un visages, et pourrait ainsi facilement intégrer un manga de type nekketsu : rien n’est jamais écrit à l’avance, et avec des efforts et de l’abnégation on peut échapper à la fatalité et de tout triompher…
ATTENTION JE VAIS GRAVE VOUS SPOILER
2) Faye n’est pas une voyageuse doté du super pouvoir de téléportation… Cette capacité n’est qu’un effet secondaire de la Malédiction et un héritage de son prédécesseur… En réalité Faye / Fée la paysanne sdf est une engrenage disposant du super pouvoir de comprendre et utiliser tous les types de magie à la vitesse d’un Albert Einstein sous acide…
Faye va donc utiliser à la puissance mille l’ensemble des pouvoirs de tous actifs qu’elle a croisée dans sa courte vie pour vaincre le faux président d’abord, l’éclaireur et ses sbires écorchés ensuite, le Prédateur enfin. Tout cela relève d’une absolue coolitude !

L’auteur a suffisamment d’expérience pour placer à chaque chapitre une question ou une réponse qui font avancer l’intrigue sans se perdre en mystères lostiens. Et le passage dans la base arctique est un coup de semonce avant le festival pyrotechnique final (en plus d’être un chouette clin d’œil au The Thing de John Carpenter ^^).
Car une fois la mise en place terminée et une fois tout le monde arrivé à Shanghai, tout est bon ! La pression monte continuellement, notamment avec Toru qui multiplie les représailles contre l’Imperium dignes de Souten no Ken
… avant que le plan joliment élaboré par notre fine équipe s’écroule comme un château de cartes et que Jake soit obligé de tenter le tout pour le tout : c’est la victoire ou la mort ! Et une défaire signifierait rien de moins que la fin de l’humanité toute entière ! (sauf pour les collabos débilos persuadés de devenir les chouchous du Nouvel Ordre Mondial… qui n’existe que dans leurs fantasmes délirants de pervers narcissiques).
Car comment convaincre l’ennemi honni qu’est l’Imperium de lutter avec les forces du Grimnoir pour la sauvegarde du monde ??? Les 150 dernières pages ne sont donc qu’actions héroïques, super héroïques et hyper héroïques ! Epicness to the max !!!
Et tout est fait pour que les lecteurs puissent visualiser tout cela en 3D… Il s’agit d’un blockbuster hollywoodien d’anthologie !

Pour ne rien gâcher, les clins d’œil sont nombreux et supracools !
ATTENTION AUX SPOILERS DE LA MORT QUI TUE :
Spoiler:
- ce bon docteur Wells : fils caché de James Moriarty ou père caché d’Hugo Strange ?
- les versions superhéros de Tchang, Haddock et Tournesol intègrent l’opération commando de Jake et Toru !

- Faye affronte le black Monk Raspoutine dans une scène de bastion à la Matrix
- le calvaire de Toru aux mains de éclaireur est calqué sur celui d’Indy aux mains Molina le prêtre de Kali…
… à moins qu’il ne s’agisse d’une tentative du faux empereur de faire passer Toru du Côté Obscur !
- la chasse dernière chasse de Lance Talon… sniff
- les armures mécanisées des samouraïs d’élite de l’Imperium
- les adieux de Jake à Lady Origami avant son saut halo sont aussi beaux que de Han solo à Leia
- le dernier baroud d’honneur de Jake et Toru emprunte largement à celui de Butch Cassidy et le Kid
- et les marionnettes humaines de l’Eclaireur sont un hommage… aux Marionnettes humaines de Robert Heinlein !

Vu que l’auteur multiplie les piques libertariennes et anarcho-syndicalistes contre le New Deal de Franklin Delanoe Roosevelt par la voix du super-héros milliardaire Francis Stuyvesant, j’ai eu un peu peur qu’on retombe dans un TINA anglo-saxon à la con avec une opposition entre darwinisme social et enfer totalitaire. Et bien pas du tout en fait !
La lutte entre l’Entité et le Prédateur est une allégorie de l’opposition entre symbiotisme et parasitisme, entre partage universel et accaparement universel. Hein quoi ? Un réac qui parle de fraternité, de cosmopolitisme, voire de lutte des classes ??? Au moins ça nous change de la propagande unique mondiale relayée en boucle par les médias presstitués… ^^

Dans le final digne d’une crossover cosmique marvelien, au bout de sa quête d’elle même Faye / Fée reprend une célèbre citation du Mahatma Martin Luther King avant d’unifier le monde entier dans un gigantesque genkidama et d’atomiser une horreur lovecraftienne néo-cons ne jurant que par la loi du plus fort (alliée à ces connards de traîtres oligarques et ploutocrates habituels).
Et au final qui a sauvé le monde (par ordre décroissante de dangerosité) des politiciens corrompus, des capitalistes cupides, des journalistes débiles et des monstres extraterrestres ? Une paysanne sdf, un gros bourrin bibliophile, un samouraï déchu en pleine crise existentielle, un jeune résistant chinois et un Géo Trouvetou écolo-pacifiste… Comment dire ? JUSTICE FOREVER !!!
Et qu’est-ce qu’on nous dit à la fin ? Sauver le monde c’est bien, l’améliorer c’est mieux ! D’où l’épilogue supracool !
(Et pan, dans les dents messieurs les héros milliardaires de DC et Marvel, incapables de défendre autre chose qu’un statu quo politiquement correct devenu au fil du temps de plus en plus lénifiant…)
Spoiler:
- Toru achève sa crise de conscience en réformant l’Imperium
- Zhao libère Shanghai de ses occupants et démarre la libération de l’Empire du milieu
- Jake épouse Lady Origami et trouve la paix en fondant une famille mixte propre à réconcilier Orient et Occident…
Décidément les influences croisées du Duke et de Martin Luther King auront plané sur sa destinée de bout en bout.
Et alors qu’on s’apprête à revivre l’affrontement entre un Miyamoto Musashi occidental et un Kojirō Sasaki oriental,.
que nous dit l’auteur : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » Splendide !!!
Seul bémol ? Que va devenir ce bon docteur Wells qui repend le rôle jadis dévolu au Fu Manchu de Sax Rohmer
Ah si seulement Larry Correia avait la bonne idée de nous faire un truc à la James Clavell avec Jake Junior durant la Guerre Froide… Je signe de suite! ^^ (Et en plus, il va le faire donc la vie est belle !!!)

Toujours beaucoup d'humour, une écriture efficace bien servie par la traduction de Marie Surgers, des personnages cools et attachants quand ils ne sont pas tout simplement ultra charismatiques, de l’action et l’émotion à foison Que demandez de plus ?
Le cinéma populaire pouvait compter sur George Lucas, la littérature populaire peut désormais compter sur Larry Correia !
Bref, une série populares destinée à tous, même à ceux (surtout à ceux ?) qui n’ont pas d’atomes crochus avec les livres. Alors prenez un fusil mitrailleur BAR ou un gatling Thompson, un Colt ou un Browning, un Beretta ou un Luger, un katana ou un tetsubo, et venez rejoindre la lutte finale des héros du Grimnoir !!!


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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Albéric le Mer 27 Jan - 16:13


Coming Soon : Tokyo Raider
C'est la guerre entre l'Empire du Soleil Levant et l'Union Soviétique, et les sorciers de Staline ont lancé un redoutable kaiju à l'attaque des maîtres de l'Asie. Tous les espoirs de victoire reposent désormais sur un projet de mecha géant, mais seul le lieutenant des US Marines Joe Sullivan a le pouvoir de le faire mouvoir... Le fils du héros légendaire Jake Sullivan pourra-t-il empêcher la destruction de Tokyo ?

Je n'ai qu'une chose à dire :

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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Oncle Kiin le Jeu 28 Jan - 13:20

Haha, oui, mortel
Avec le fils de Jake en plus !

Par contre j'ai tellement de mal à trouver du temps pour lire en VO actuellement (déjà qu'en VF je rame un peu ^^), bref ça risque encore d'être repoussé jusqu'à la Saint Glinglin, hélas...

Sinon, apparemment j'avais jamais donné mes impressions sur le tome 3 du Grimnoir ?

Eh bien comme toi Albéric, j'ai beaucoup aimé :)
J'adore cette série et ces personnages depuis deux tomes, donc forcément le troisième passe bien. Mais si j'essaye de me montrer un peu objectif, je dirais que cette conclusion se situe quand même un léger cran en-dessous des deux premiers livres. C'est toujours génial à mon goût, mais un peu moins impeccable question maîtrise du rythme et du récit.

Et aussi, plutôt que créer de nouveaux personnages secondaires (dont le seul vraiment intéressant, l'aliéniste Wells, disparaît rapidement du récit, après pourtant nous avoir été présenté comme s'il allait avoir un rôle important à jouer), j'aurais préféré que l'auteur nous fasse passer plus de temps en compagnie des anciens de la bande. Certains personnages qu'on aimait beaucoup depuis les tomes précédents n'ont plus dans ce volume que quelques chapitres et un tout petit bout d'intrigue sans grand impact sur le reste. (Francis, Dan, Jane et Hammer.)

Du côté de Faye, j'ai bien aimé ses aventures européennes, même si j'avais un peu hâte qu'elle rejoigne les autres et qu'on passe aux choses sérieuses. À part ça elle est toujours aussi manichéenne, et pendant longtemps elle n'évolue pas beaucoup intérieurement. Mais c'est peut-être plus malin que ça en a l'air : en effet, à mesure que je découvrais l'étendue de ses pouvoirs, son manichéisme et son bon sens un peu candide se transformaient à mes yeux, passant dans mon interprétation de "mignon" à "flippant" Une manière intéressante de "faire évoluer" un personnage, dans la tête du lecteur en tout cas. Bien vu si c'était volontaire.

Quant à Jake et son équipe de choc, rien à redire, c'est toujours aussi cool à lire. Toujours un festival d'excellentes répliques, le plaisir d'admirer le courage et le sens de l'honneur de ces héros badass, l'émotion lorsque certains ne s'en sortent pas vivants... Et le grand final bourré d'explosions et de magies surpuissantes, qui produit l'effet jubilatoire attendu. Du tout bon :)


Albéric a écrit:(avec de beaux moments zombifiques, genre avec le général décédé qui fait semblant que rien n’a changé ou le voyant mort-vivant qui est l’alter ego du Isaac Mendez de la série Heroes)…

Apparemment dans l'édition VO il y avait les dessins du voyant zombie qui étaient reproduits, dès le tome 1 si j'ai bien compris (et donc avant qu'on rencontre ce personnage dans l'histoire). Je trouve que c'est une super idée (un peu comme les dessins de Shallan dans le dernier Sanderson, mais en moins cosmétiques et mieux liés au récit, donc encore mieux). Dommage qu'on n'y ait pas eu droit dans la VF (bonne VF par ailleurs, donc ne nous plaignons pas trop, mais bon, avec les dessins ça aurait été encore mieux :p ).
Bref, encore un aspect qui prouve le côté chiadé de cette oeuvre, qui sous ses apparences du pulp a été très pensée en amont et très sérieusement bossée.
(J'ai appris ça récemment et par hasard, car l'artiste qui avait fait ces dessins dans la vie réelle - un pote de Correia , dont ce dernier s'était justement inspiré pour créer ce personnage à la Isaac Mendez - est décédé subitement il y a quelques jours. Il semblerait que ce soit également ce même gars qui avait fait les illustrations intérieure de Tokyo Raider.)

Oncle Kiin
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White Square Re: Larry Correia, Chroniques du Grimnoir

Message par Oncle Kiin le Jeu 28 Jan - 13:22

Et je réalise après coup... Est-ce que ton "coming soon" signifie que tu aurais une info sur une parution en VF de Tokyo Raider ?! \0/

Oncle Kiin
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