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Vos déceptions fantasy

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White Square Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Jeu 21 Fév - 16:16

Sur proposition d'Oncle Kiin, ce topic rassemblera les livres dont l'avis négatif ne vous pousse pas à leurs ouvrir des topics dédiés, ou tout simplement collectera le récit de vos déceptions fantasy.

A vous la parole.

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Duvodas le Ven 22 Fév - 9:53

Ben pour moi, il y a bien Farlander (mais bon, je m'étais jeté dessus sans réfléchir, je l'avoue...)
Aussi, il y aurait Harry Potter... j'ai jamais pu arriver au bout tellement que je m’encroûtais.
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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Derfel le Ven 22 Fév - 14:48

Duvodas a écrit:Ben pour moi, il y a bien Farlander (mais bon, je m'étais jeté dessus sans réfléchir, je l'avoue...)
Aussi, il y aurait Harry Potter... j'ai jamais pu arriver au bout tellement que je m’encroûtais.

C'est si mauvais, Farlander ?

Harry Potter, je me suis planté à deux reprises en voulant le lire. J'abandonnais après quelques pages. Finalement, après plusieurs années, je me suis dit que je devais lire le premier, peu importe si je n'aimais pas et voilà que j'ai pris plaisir à tous les lire.

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Duvodas le Ven 22 Fév - 14:54

Ben moi en tout cas, je sais pas, j'ai esayé deux fois et ca a pas marché, donc il est peut-être bon, hein, ce Farlander, et j'ai peut-être aucun goût, hin hin !
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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Derfel le Ven 22 Fév - 14:59

C'est toujours une question de goût, justement. :o
Moi, j'ai beaucoup de réserve sur ce livre avant même de l'avoir lu.

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Invité le Ven 22 Fév - 15:58

Je ne surprendrai personne: Eragon et l'Epée de Vérité :thumdown: :thumdown: :thumdown:
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White Square Chris Evans, les Elfes de Fer

Message par Albéric le Lun 25 Fév - 15:35


Résumé du tome 1 des Elfes de Fer :
Konowa Vif Dragon, ancien commandant des Elfes de Fer, a été banni voilà un an pour avoir assassiné le vice-roi d'Elfkyna. C'est plus amer que jamais qu'il se voit rappelé par l'Empire et confier une mission des plus périlleuses. L'Etoile de Sillra, un artefact légendaire, est censée s'être écrasée à Luuguth Jor, un fort abandonné perdu au milieu de nulle part. Et nombreux sont ceux qui la convoitent : l'Empire bien sûr, mais aussi les rebelles elfkynans, qui rêvent de se libérer du joug de l'autorité impériale. Sans oublier la Souveraine des Ombres, sorcière-elfe honnie de tous dont l'influence s'étend peu à peu sur le monde. Mais Konowa devra avant tout prendre garde à ses propres aspirations...


L’entrée en matière est assez accrocheuse, mais je n’en dirais pas autant de la suite.
Les 3 auteurs cités par Chris Evans sont Kipling, Karen Traviss et R.A Salvatore :
- on reconnaît Kilpling dans le côté aventures coloniales dans l’Empire des Indes
- on reconnait Karen Traviss pour les thèmes écologiques trop discrètement évoqués
On essaye de transposer les codes de la high fantasy dans les récits d’aventures coloniaux.
On est donc dans un univers dix-neuvièmiste avec mousquets, baïonnettes, canons et obusiers.
On utilise le méchant millénaire, un artefact ultime pour le vaincre et un héros élu par le Destin.
Les Eflkynans sont des Hindhous, les Orcs sont des Afghans, les Elfes des Amérindiens donc proches de la nature (genre elfes de Magic the Gathering), sauf le héros qui est fâché avec elle.
Certains ont trouvé le concept de l’elfe qui n’aime pas la nature supracool…
Sauf que Konowa Vif Dragon, fils de Feuille Bavarde et de Chouette Rouge, elfe en décalage avec son peuple et ses valeurs mais super pote avec un gros félin est juste un gigantesque clin d’œil à Drizzt-do-Urden de R.A. Salvatore (avec qui l’auteur est pote).
On aurait pu avoir un mélange des Trois Lanciers du Bengale et du Temple Maudit, mais Chris Evans n’avait pas les épaules assez larges pour aller dans cette voie. Fin du rêve.

Qu’est-ce qui ne marche pas ?
C’est la carrément la foire aux supervilains de pacotille digne des animes des années 80 !
La Souveraine des Ombres aurait pu être intéressante mais avec ses monstroplantes, ses elfes zombies et ses créatures de cauchemar diverses et variées comme les chiens-araignées et les mille-pattes géants, mais on est plus proche du Diskor de Jayce qu’autre chose.
Quand à ses sbires, ils tombent dans la caricature ce qui tue tout suspens et toute tension.


C’est très linéaire et très prévisible : l’essentiel du roman n’est qu’une mise en place de 300 pages pour la grosse baston finale qui en fait 100.
L’auteur essaye de brouiller les pistes avec plusieurs factions, sauf qu’il s’embrouille lui-même puisque qu’on ne saura jamais qui veut quoi voire même parfois qui sort d’où…
(visiblement la nécromancienne elfe avait toutes les cartes pour l’emporter, mais non on se la joue vilain de pacotille qui laisse ses sbires échafauder des plans de merde qui vont échouer)
Il essaye de brouiller les pistes avec des retournements de situation, mais comme les twists de devinent à l’instant où ils sont mis en place, cela tombe carrément à plat.
Il essaye de faire monter la tension mais cela tombe souvent à plat aussi :
- le concept fort de la série, la malédiction du gland d’obsidienne est très mal exploitée car les personnages passent du mode panique au mode zen attitude et inversement sans transition
- on insiste sur les rakkes, créatures revenues d’un autre temps de 2m70 avec des griffes de 15 centimètres, mais comme il suffit d’1 balle ou d’1 coup de sabre pour s’en débarrasser…
Franchement les hommes-bête de DG foutent largement plus la trouille que ces pseudo-gnolls !

Certains ont beaucoup aimé le bestiaire très original :
Rakke = gnolls, muraphant = éléphant, bengar = tigre de Dragon Quest, brindos = cervidés…
Remarquez que nombre de concepts sont tellement mal fagoté que l’auteur est obligé de les expliquez en glossaire dans le tome 2, notamment sur les elfes et la magie elfique…

Certains ont beaucoup apprécié les passages militaires du roman : c’est plutôt correct certes.
Les scènes avec les officiers ne vont pas loin, les scènes avec les trouffions ne vont pas loin.
Oui on sent bien la poudre, les salves et les canonnades, mais cela n’arrive pas vraiment à la cheville des Cornwell, Kearney, Forstchen, Stirling, Kent… pourtant l’auteur est historien militaire.
Quant à la grande bataille finale, elle est illisible avec ses rebondissements toutes les 5 minutes :
Spoiler:
D’où sortent les les rakkes ? D’où sort le mille-pattes géant ? WTF !
D’où sortent les tritons anthropophages, et à quoi servent-ils ? WTF !
Que trafiquent les shamans elfkynans ? on le saura jamais ! OMG !
D’où sortent les elfes zombies ? Les arbres tueurs à quoi ils servent ?
Et l’Etoile de l’Est elle étaient planquée où ???

C’est plutôt rythmé (les chapitres font 7-10 pages) et se terminent toujours par un mini cliffhanger qui oblige à passer au chapitre suivant et dans la plupart d’entre eux déboule une menace qui sera rapidement écartée pour passer à la menace suivante.
Pour autant je n’ai pas retrouvé le style pulp et le plaisir de la ligne droite, sans doute à cause des chapitres composés aux ¾ de dialogues qui n’apportent pas vraiment grand-chose.
Mais il y a de l’humour, mais l’humour c’est subjectif et celui de l’auteur ne m’a pas touché.
Un officier beau-gosse, une magicienne belle-gosse : suspens… du je t’aime moi non plus !
On devine sans peine les inspirations de Chris Evans dans ce domaine :
Spoiler:

Bref c’est bavard et cela tombe bien car le traducteur excelle dans les scènes de dialogues.
Sauf qu’il faut attendre longtemps pour comprendre qu’on est dans la jungle (tigre et moustiques auraient du me mettre la puce à l’oreille, mais comme on passe son temps à parler de froidure et de givre…), et encore plus longtemps pour identifier les personnages secondaires.
Les officiers les désignent par leur nom, les soldats par leur prénom : les 2 ne jamais utilisés ensemble.
En puis les fautes de relecture n’aident pas non plus (le nain qui soulève un humain avec un seul bras, le borgne dont on doit refermer les paupières, le sniper équipé d’un mousquet qui réapparait avec une épée à bâtarde, le sorcier elfe à moitié fou qui n’arrive plus à quitter sa forme d’écureuil mais qui y parvient parfaitement quand il doit faire avancer l’intrigue…)
Ça papote beaucoup mais cela ne sert ni l’univers qui est à peine esquissé, ni l’ambiance forestière qui peine à émerger, ni les intrigues très basiques, ni les personnages car l’anti-héros commandant se fait voler la vedette par le vieux nain arbalétrier.
Et ce n’est pas la vieille journaliste espionne et son Pélican alcoolique qui relèvent le niveau.


C’est honnête et sympathique mais les partis pris ne sont pas exploités / sont mal exploités.
Restent le côté Tuniques Rouges et le côté Compagnie des Indes Orientales qui sont originaux.
http://chrisevansauthor.com/

Spoiler:





Résumé du tome 2 des Elfes de Fer :
À la tête de son nouveau régiment des Elfes de Fer, Konowa part en quête de la Bibliothèque Perdue de Kaman Rhal dans le désert de l'Hasshugeb. Mais là aussi, la révolte contre l'Empire gronde chaque jour davantage. Konowa et ses compagnons s'enfoncent au coeur des sables, affligés d'une nouvelle malédiction: les morts marchent dans leurs pas... Et si la Souveraine des Ombres n'était pas la seule adversaire à prendre en compte ? Et si Konowa allait devoir, une fois encore, remettre sa loyauté en question ?

Concernant le tome 2 :
j'avais essayé précédemment essayer de relever le positif, là je ne vais pas faire d'efforts

Je me suis laissé entendre dire que le tome 2 qui s’inspirerait de la campagne égyptienne de Napoléon était de meilleure facture, donc je vais continuer l’aventure !
Ils ont bien vendu la chose chez ten.nikable, mais ils ont joué les marketeux pour le coup.

Chris Evans a affiné sa formule depuis le tome 1 :
- les méchants caricaturaux se font moins caricaturaux et surtout beaucoup plus discrets
- les concepts clés sont moins flous (les ryk faur, les sarka har, le serment, les elfes fous, la magie de Rallie…), à part celui des Etoiles qui lui reste vraiment très nébuleux
- exit la romance à 2 sous entre Konowa et Visyna
- c’est plus court, mieux écrit et mieux construit
- et les twists se devinent moins aisément !

Mais ce n’est qu’une version 1.1 du 1er tome et cela ne décolle toujours pas :
- 100 pages de blabla, 100 pages de péripéties secondaires pour faire du teasing
- plusieurs factions en route pour retrouver une étoile et l’escouade de Yimt qui part en éclaireur
Spoiler:
(encore que la notion d’expédition soit galvaudée car on met plus de temps à sortir de la ville qu’à traverser un immense désert et retrouver une cité perdue depuis des millénaires)
- on troque la jungle contre le désert mais ce n’est pas exploité et on n’évite aucun cliché
- la bataille finale est encore une fois un gros bordel avec tous ses rebondissements grosbills
Spoiler:
En 30 pages nous avons une armée de monstroplantes, 20 000 feydakins, des dragons-scarabées zombies, une armée de squelettes, des scorpions géants, un dracoliche et 3 trahisons…

Il y a bien quelques thèmes intéressants (impérialisme, colonialisme, esclavagisme, écologie), mais c’est à peine évoqué au détour de quelques dialogues qui ne vont pas très loin.
A 30 pages de la fin l’auteur nous explique que le temps des intrigues est fini.
C’est gentil parce qu’avec les mini-mystères, cela n’intriguait vraiment pas des masses.

Je m’attendais à de la fantasy militaire et à un gros revival napoléonien, je me suis retrouvé avec un remake assez moyen de La Momie de Stephen Sommers et ce n’est pas les gros clins d’œil à Indiana Jones et les Aventuriers de l’Arche Perdue qui vont amoindrir ma déception.
Quand à l’évolution d’Alwyn, c’est juste un immense WTF ! :x

Pour le coup, je ne suis absolument pas pressé d'emprunter le 3ème tome en bibliothèque...


Dernière édition par Albéric le Ven 1 Nov - 10:21, édité 7 fois

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Oncle Kiin le Mer 27 Fév - 17:09


Résumé : La Trilogie du Magicien Noir, 1 – La Guilde des Magiciens
Cette jeune fille est plus puissante que la moyenne de nos élèves, peut-être même plus que nos mages ! Elle est un danger. Il faut la trouver et l'arrêter. Si c'est une renégate, la loi nous oblige à l'amener devant le roi. Sinon, nous sommes tenus de lui enseigner le Contrôle. C'est encore une enfant, probablement une voleuse ! Mais elle pourrait devenir une grande magicienne...
Comme chaque année, les magiciens d'Imardin se réunissent pour nettoyer la ville des indésirables. Protégés par un bouclier magique, ils avancent sans crainte au milieu des vagabonds, des orphelins et autres malandrins qui les haïssent. Soudain, une jeune fille ivre de colère leur jette une pierre... qui traverse sans effort le bouclier magique dans un éclair bleu et assomme l'un des mages. Ce que la Guilde des magiciens redoutait depuis si longtemps est arrivé : une magicienne inexpérimentée est en liberté dans les rues ! Il faut la retrouver avant que son pouvoir incontrôlé la détruise elle-même, et toute la ville avec elle. La traque commence...



Sympathique à première vue... mais finalement ennuyeux
J'ai toujours envie d'aimer ce genre de fantasy, et d'ailleurs il n'y a rien de spécial à reprocher au roman. Il y a même un côté classique qui aurait dû me plaire : les magiciens ressemblent à des magiciens, leur guilde est classe, les petits voleurs ressemblent à des petits voleurs, etc. Quant à la jeune héroïne, elle n'est même pas particulièrement insupportable, évitant là un des écueils du genre.
Le seul truc vraiment agaçant, qui m'avait fait lâcher le bouquin à mon premier essai, c'est une manière de nommer les choses ordinaires (ou animaux, etc.) avec noms totalement inventés. Parfois, dans certaines œuvres, ça peut être un plus, mais là c'est réellement excessif, surtout au début du livre, et sans que ça ne soit jamais justifié. Ce défaut accouche ainsi du glossaire de fin d'ouvrage le plus débile de toute la fantasy, ce qui m'a bien fait marrer à la seconde lecture, mais qui avait pas mal cassé la magie du livre à mon premier essai. Bref, j'y suis revenu plusieurs mois plus tard, donc, et là ce défaut m'a nettement moins dérangé. En fait on l'oublie rapidement une fois qu'on y est préparé (et encore une fois, c'est quand même surtout au début que c'est présent et gênant).
Mais voilà, malgré l'absence de défaut majeur, je n'ai pas marché du tout. Il n'y a que les deux ou trois chapitres finaux qui nous réveillent un peu, et encore, sans que ce soit fracassant. Je ne demande pas forcément un rebondissement toutes les trois pages ou des twists renversants, mais tout de même, il y a un minimum syndical à assurer, à mon avis. A moins de situer l'intérêt du bouquin ailleurs, ce qui ne m'a pas semblé être le cas.
Là, il ne se passe vraiment rien, que ce soit en terme d'action, d'évolution de l'intrigue ou d'interactions entre les personnages. Non seulement il ne se passe rien, mais en plus il n'y a même pas tellement de richesse mise en place à ces différents niveaux, pour qu'on puisse imaginer des possibilités (ce qui peut parfois suffire à faire rêvasser, je veux dire quand le canevas des potentialités est bien fichu, même si l'histoire demeure poussive on est alléché).




Résumé : La Trilogie du Magicien Noir, 2 – La Novice
Tous les novices de la Guilde des magiciens viennent de familles puissantes... sauf Sonea. Mais la jeune fille sait très bien qu'elle peut se tourner vers ses maîtres Dannyl et Rothen pour leur demander de l'aide. En tout cas, jusqu'à ce que d'infâmes rumeurs commencent à courir sur elle - et qu'Akkarin, le haut seigneur, intervienne. Nommé ambassadeur de la Guilde, le seigneur Dannyl part pour la cour d'Elyne où il entreprend une mission secrète : reprendre discrètement la quête que le haut seigneur lui-même entama puis abandonna il y a longtemps, à la recherche d'anciens savoirs magiques. Cependant, ignorant les motifs réels de sa mission, Dannyl fait bientôt face à des dangers inattendus... Sonea, quant à elle, a presque oublié le sombre secret d'Akkarin ; mais cacher la vérité est peut-être une grave erreur...


Toujours vaguement sympathique, mais presque aussi plan-plan que le premier volume. Des pistes peut-être un peu plus intéressantes apparaissent toutefois vers le dernier tiers du bouquin, ce qui laisse un petit espoir d'amélioration pour le dernier tome de la trilogie.




Résumé : La Trilogie du Magicien Noir, 3 – Le Haut Seigneur
Sonea a beaucoup appris depuis ses débuts. Elle a su gagner le respect des novices, et une place au sein de la Guilde des magiciens. Mais elle aurait aimé ne jamais découvrir certains secrets... Ce dont elle a été témoin dans la pièce souterraine du haut seigneur, ou l'existence d'un vieil ennemi de Kyralia, qui surveillerait la Guilde de près. Quand le haut seigneur lui dévoile son savoir, Sonea ne sait plus qui croire ou ce qu'elle craint le plus. La vérité est-elle aussi terrifiante ? Ou essaie-t-il de la tromper afin qu'elle l'aide à réaliser ses sinistres projets ?


Bien plus palpitant que les deux premiers tomes. On entre vraiment dans le coeur du sujet, les enjeux sont clairs, l'action démarre vraiment et on ressent enfin de la tension et de la menace autour des personnages.
Dommage que ça arrive si tard ! Deux volumes de mise en place, je suis prêt à me les taper sur une série longue, mais sur une trilogie, bon...
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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Mer 27 Fév - 17:16

Note Oncle Kiin que tout le cycle va être requalifier littérature jeunesse : sans vouloir faire offense à celle-ci, c'est quand même un aveu de culpabilité concernant l'intérêt du bouquin.
(les trucs plan-plan sur 200 pages ça passe, mais sur 600 pages c'est purgesque)
On se demande bien pourquoi tout cela est sorti en édition de luxe...

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Oncle Kiin le Mer 27 Fév - 17:20

Oui voilà, c'est sans doute plutôt "jeunesse". (Et même en jeunesse, je pense qu'il y a mieux).
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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Mer 27 Fév - 17:27

Oncle Kiin a écrit:Oui voilà, c'est sans doute plutôt "jeunesse". (Et même en jeunesse, je pense qu'il y a mieux).
C'est bien là le problème. Déjà tu prends Uglies de Scott Westerfeld, c'est très au-dessus.
Le Cycle de Ji aussi risque d'être requalifier jeunesse : y a pas photo, c'est nettement mieux.
(sauf sur ten.nikable, où on ne voit pas trop la différence avec Le Magicien Noir...
... pour mettre 8,5/10 à la Belgariade ou à Twilight)

Bref cycle dispensable, lui, ses préquelles, ses séquelles ainsi que les autres ouvrages de l'auteur.

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Sieben le Ven 8 Mar - 17:40

Vous connaissez ? C'est de feu l'académicien Maurice Druon l'auteur des célèbres "Rois Maudits". Et ben je n'ai pas du tout été enthousiasmé par ce bouquin classé pourtant dans le genre fantasy par Bragelonne. En résumé, c'est plat. Ça ressemble plus à une biographie de Zeus qu'à un roman. L'histoire de Zeus de sa naissance à de nos jours. On revisite toute la mythologie grec, Prométhée, Cronos... Mais il n'y a aucun souffle épique qui se dégage, c'est un comble de s'ennuyer alors qu'on parle de mythologie grec tout de même. Mais bon, comme d'habitude je ne dois pas être comme tout le monde puisque sur le site Noosfere une critique a décrit ce livre comme "un chef d’œuvre". Faut' pas déc quand même...

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Ven 8 Mar - 20:01

On va dire que c'est de la fantasy française à l'ancienne avec ses qualités et ses défauts...
C'est plus du roman philosophique que du roman d'évasion et c'est perdre la magie des mythes.
Si on veut s'éclater, il faut se tourner vers l'épique Seigneurs de l'Olympe de Javier Negrete.

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Invité le Sam 9 Mar - 9:08

J'ai eu la même impression avec Le Cycle du Graal de Jean Markale: beaucoup d'érudition mais peu de rêves et d'évasion.


Si c'est de l'épique que vous voulez, jetez-vous sans hésiter sur la version de Bernard Cornwell (ici)
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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Sam 9 Mar - 19:50

Je serais moins sévère que toi sur Jean Markale.
L'entreprise de relier entre eux tous les épisodes des légendes arthurienne est un sacré boulot.
Il a fallut faire des choix entre les légendes et leurs nombreuses variantes, homogénéiser des passages d'époques et de culture différentes, boucher les trous et donner une trame à tout cela.
Évident c'est très inégal et les débuts très mythologiques sont assez rebutants, mais il y a vraiment de bons moments (Gauvain, Yvain, Lancelot, Perceval, Tristant & Yseult, les Mabinogions...)

Le problème c'est que les fils spirituels de la Dernière Séance et les enfants de la télé, auxquels nous appartenons, ont un imaginaire plus cinématographique (marrant, Oncle Kiin a utilisé la même formule dans un autre topic aujourd'hui : les grands esprits de rencontrent) que ces auteurs très littéraires, d'où l'impression de manque de souffle / d'épique (souvent justifié mais pas toujours).

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Lun 25 Mar - 20:49


Résumé :
En 479 avant J.-C., un an après la célèbre bataille des Thermopyles, dans une Grèce magique où Athènes s'appelle Pensée et Sparte s'appelle Corde, erre un bien étrange amnésique. Blessé à la tête au cours d'une des sanglantes batailles de cette époque tourmentée, Latro a non seulement perdu le souvenir de son passé, mais aussi toute capacité de mémorisation. Chaque jour, il se réveille hors de tout contexte et n'a d'autre recours que de tenir son journal pour affronter l'éternel présent qu'est devenue son existence. Mais en contrepartie de cette infirmité qui l'oblige à un réapprentissage quotidien, Latro a hérité d'un don : celui de voir les êtres divins et surnaturels dont regorge la Grèce antique. Jusqu'où devra-t-il aller pour retrouver la mémoire, son nom et sa famille ?


Concernant le tome 1 :

Dans la Trilogie du Minotaure les humains faisaient irruption dans une Crète fantastique, dans Soldat des Brumes les divinités et créatures de la mythologie font irruption dans la Grèce du Vème siècle avant J.-C.
D'ailleurs Gene Wolfe nous livre une vision fort bien documentée de la Grèce antique aux lendemains des Guerres Médiques : certains se reconstruisent, certains règlent leurs comptes, certains rentrent au pays, certains continuent la lutte en portant la guerre en terrain perse, certains veulent tirer les marrons du feu…
On rencontre ainsi directement au indirectement quelques grandes figures de l’époque : Mardonios, Thémistocle, le poète thébain Pindare, le régent spartiate Pausanias… ainsi qu’une astucieuse mise en application du théorème de Thalès !
Entre la douce poésie de Burnett Swann et la douce cruauté de Tanith Lee, la prose de Gene Wolfe nous offre des moments magnifiques une séance de nécromancie dans un cimentière athénien, Koré/Perséphone a la fois attirante et repoussante, le fantôme d’Héraklès en coach de lutte, la baiser de la plus jeune des néréides…
Mais c'est brumeux et embrumé ! Que c'est difficile d'accès tant l'auteur ne ménage pas ses efforts pour nous paumer.

A chaque réveil Latro a oublié ce qu’il a fait la veille, et à midi ce qu’il a fait depuis la nuit.
Chaque chapitre est une entrée de son journal, chaque titre de chapitre le début de son récit des événements.
Le concept de Memento historico-mythologique l'emporte ainsi sur les personnages, sur l'univers, et parfois sur une progression récit pas vraiment limpide du tout.
Et c'est bien dommage car à chaque chapitre quand il repart de zéro, et bien le lecteur aussi ou presque.

Gene Wolfe se présente certes comme un simple traducteur/passeur, pourtant il ne ménage pas ses efforts pour nous perdre tout autant que son personnage principal.
Latro doit tout écrire ce qui lui arrive, or il le fait assez épisodiquement…
Latro doit lire chaque jour son journal, or il le fait assez rarement…
Et quand on commence à s’y retrouver, paf une bonne ellipse plus ou moins dodue et il faut boucher les trous de nous-mêmes pour ne pas se perdre définitivement. Negrete avait fait cela dans Zémal, c’était génial, mais là sur 400 pages c’est juste épuisant pour les neurones… (oui parce que cela m'a tellement fatiguer que je me suis arrêté au 1er tome)

Et pourquoi faire simple alors qu'on peut faire très compliqué ? Gene Wolfe renomme les peuples, les lieux et les dieux à sa sauce : bien le bonjour pour s'y retrouver ! Pour faire gagner du temps aux éventuels lecteurs, voici le lexique :

Pensée = Athènes, Attache = Le Pirée, Avènement = Eleusis, Corde = Sparte, Colline = Thèbes, Colline-sous-la-Tour = Corinthe, Cent-Yeux = Argos, Plaine-de-Fenouil = Marathon, Argile = Platée...

Terre-des-Vaches = Béotie, Pays-Silencieux = Laconie, Île des Bœufs = Eubée, Contrées des Ours = Arcadie, Détroit de la Paix = Salamine, Portes-Brûlantes = Thermopyles, Île de Face-Cramoisie = Péloponnèse, Pays des Hauts Bonnets = Phrygie ?, Terre-du-Fleuve = Égypte…

Pour les divinités, on est plus dans le classique malgré quelques surprises :
Tonnant = Zeus, Dieu Prompt = Poséidon ?, Dieu Brillant = Apollon, Grande Mère = Démeter, Dame de Pensée = Athéna, Chevreau = Dionysos, Demoiselle = Koré / Perséphone, Dieu venu de Nysa = Sylès…
Et c'est super sympa pour s'y retrouver d'avoir fait fusionner Artémis et Hécate d'un côté, Aphrodite et Europa d'un autre côté.

Spoiler:
Que foutaient ces mercenaires romains dans l'armée du shahdishah Xerxès ?
Qu'a fait Latro/Lucius pour avoir été maudit d'une amnésie rétrograde ?
On se doute bien que ceux que les dieux veulent détruire ils les frappent d'abord de folie, mais le pourquoi du comment...
Qui sont l'homme noir, Pindaros, Hileiara, Euryclytés, Drakaina... ?
Que veulent toutes ces divinités de la Grèce antique qui parlent par énigme ?
Où l'auteur veut en venir avec ses histoires d'oracles, de Dieu Noir, de femme-serpent, de monstre marin, de Neuriens lycanthropes, de fantômes, de griffus, de néréides, de sacrifices humains...
On n'en sait fichtrement rien au bout de 400 pages !
Je dois avouer que finalement, je n’ai pas compris où on allait et cela m'a rapidement gonflé de devoir relire chaque chapitre 2 ou 3 fois et de faire de constant retours en arrière pour essayer d'y voir clair.

Ainsi cette histoire de nécromancien-espion « transexuel » m'a passablement gonflé : le personnage change d'apparence, de mentalité, de loyauté, de sexe et de nom au cours du récit sans guère d'explication.
Spoiler:
(même si comme Io on se doute que la femme-serpent réincarnation de Médée a pris sa place : que Latro l'amnésique rétrograde n'y voit que du feu OK, mais que les Spartiates se laissent abuser c'est bizarre... quoique que ceux qui pourraient y trouver à redire meurent successivement, le plus souvent mordus par une vipère)

Effectivement un concept fascinant, soutenu par le talent d'un écrivain effectivement au sommet de son art.
Je salue la gageure littéraire et l'entreprise éditoriale qui l'a soutenue en VO et en VF, mais je n'ai pas vraiment accroché et même je déconseillerais cette œuvre trop exigeante pour être à la portée du plus grand nombre.
Bref, si vous n'êtes pas un hardcore reader peut-être devriez-vous vous abstenir en dépit de la qualité de la chose.

L'Antiquité est un fantastique terrain de jeu pour la Fantasy et ce Soldat des Brumes m'a donné envie de relire :
- Le Lion de Macédoine et Troie
- L'Aube de Fer (Matthew Woodring Stover, qui a aussi réalisé un Matrix Fantasy de haute volée)
- la Trilogie du Minotaure (Thomas Burnett Swann)
- tout Javier Negrete (Chroniques de Tramorée, Les Seigneurs de l'Olympe, Alexandre et les Aigles de Rome, Salamine...)
- les nombreux péplums de Valerio Manfredi
… Mais pas vraiment de m'engager plus avant dans la quête de Latro qui m'a profondément ennuyé (et déçu car trop bien vendu sur ten.nikable sans trop d'avertissement sur la difficulté d'accès et l'aridité du truc).


Concernant le tome 2 :

Fort déçu par Soldat des Brumes, je me suis lancé dans Soldat d’Aretê avec une approche différente de ma lecture.
Je me suis mis dans l’état d’esprit de Latro, en ne lisant 1 ou 2 chapitres par jour, en ne cherchant pas à comprendre ses aventures, en me laissant porter par les événements.
Et bien c’était encore pire : ce fut pendant un bien longtemps une sacrée purge.
Dans le tome 1 il y avait des passages fantastiques/oniriques/poétiques qui faisaient passer la pilule.
Et bien dans le tome 2, j’ai eu beaucoup de mal à les trouver…
Mais dans le dernier quart on revient à Athènes et Sparte, on retrouve des personnages familiers, cela devient moins fastidieux à lire donc cela devenait plaisant… Mais que ce fut long et laborieux avant d’en arriver là !

Gene Wolfe a écrit un livre de 800 pages, il a enlevé 1 chapitre sur 2 et on se retrouve avec une quarantaine d’ellipses. Et entre les livres on a droit à des super ellipses, sans parler de trucs bizarres difficilement explicable (d’où il sort l’oncle de Polos dans la 4e partie ? untel meurt, mais untel revient quand même, mais en fait ce n’est pas untel… Au secours, c’est déjà assez difficile à suivre avec toutes ces ellipses, tous ces noms propres remplacés par des épithètes, tous ces oracles fumeux, toutes ces explications qui ne font pas avancer le schmilblick…)

On avait laissé Latro en Asie Mineure, on le retrouve en Thrace : que c’est s’est-il passé entre le 2 ? On ne le saura jamais.
Difficile d’ailleurs de s’attacher à ce personnage dont on ne sait pas grand-chose, qui ne se livre pas et qui n’évolue pas. De plus la zen attitude avec laquelle il subit sa malédiction et le flegme avec lequel il obéit aux événements interroge. Quand on se réveille tous les matins en terrain inconnu, entouré d’inconnus, sans savoir qui vous êtes on devait être un minimum anxieux : Latro non, il est plutôt cool raoul et accepte sans broncher quasiment tout ce qu’on lui dit.
Des personnages apparaissent, disparaissent et parfois réapparaissent sans faire avancer d’un iota la quête de Latro.
Qui sont-ils ? Ce n’est pas toujours clair. Que veulent-ils ? On n’en sait rien. A quoi servent-ils ? On se le demande.
L’essentiel du roman se concentre sur le sauvetage du mède Eobazus à l’aide d’un mantis boiteux d’Elis.
Qui est est-il ? On n’en sait fichtre rien.
Pourquoi faut-il le sauver ? On n’en sait fichtre rien.
A quoi sert-il une fois libéré ? On n’en sait fichtre rien.
Bref 275 pages qui constitue un marigot littéraire auquel je n’ai absolument rien compris.
Bien que l’amnésie rétrograde de Latro nous laisse orphelin de la moitié de ce qui lui arrive, l’auteur se paye le luxe d’un paquet de répétitions dans les formules explicatives apportées de chapitres en chapitres, ou de livres en livres…
Et les aperçus des conséquences des Guerres Médiques ou des prémices de la Guerre du Péloponnèse font plutôt illusion dans la mesure où ils n’apportent finalement pas grand-chose au background, aux personnages ou à l’intrigue.
Car oui Gene Wolfe reprend tels quels des morceaux d’Hérodote, Thucydide et autres auteurs de la Grèce Classique.

Le plus littéraire des auteurs de SFFF ? Peut-être. Oui, c’est bien écrit, oui c’est bien construit.
Oui un concept fascinant bien exécuté. Mais ce 2e tome était très chiant !
L’épilogue est un véritable nectar littéraire : ceux qui adorent les bons jongleurs de mots vont se régaler.
Mais il constitue aussi une belle fumisterie : en 4 pages une course de char, une émeute, un assassinat, une opération de piraterie et une déclaration de guerre mais je n’ai strictement rien compris car l’auteur préfère se regarder écrire.
On est dans le postmodernisme : sans doute un livre écrit pour un public restreint auquel je n’appartiens pas.
(oui parce que les jeux de mots latinistes/hellénistes tellement drôles qu’il faut les expliciter en bas de pages)

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Oncle Kiin le Lun 25 Mar - 21:28

Oulah... Je vois le genre.
Après un instant d'hésitation en mode surmoi "le lire quand même pour se faire sa propre opinion", j'avoue que ma liste à lire vient tranquillement de s'alléger de deux lignes ^^
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Message par Albéric le Lun 25 Mar - 21:37

@ Oncle Kiin
Ce bouquin est tellement plus fun :
http://david-gemmell.frbb.net/t885-l-aube-de-fer-de-matthew-woodring-stover

Le pire concernant Gene Wolfe, c'est que malgré tout j'aurais quand même envie de poursuivre avec les aventures égyptiennes de Latro dans le tome 3, mais savoir qu'avec 400 pages de plus l'histoire n'avance toujours pas...

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Dark schneider le Mar 26 Mar - 10:41

Je passe également mon chemin du coup. Ca me rappelle un peu le sentiment que j'avais eu en lisant le codex de Merlin d'Holdstock, un roman également assez "brumeux" et pas des plus facile à lire, mais là ça m'a l'air bien pire !
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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Lun 1 Avr - 18:54


Résumé de Chien du Heaume :
On l’appelle Chien du Heaume parce qu’elle n’a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broe. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d’une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l’épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des hommes de guerre…
On l’appelle Chien du Heaume parce qu’à chaque bataille, c’est elle qu’on siffle.



J’ai été plongé dans une vraie ambiance médiévale pour une fois par un vocabulaire peu usité et des tournures de phrase travaillées.

La prose mi rugueuse mi poétique transmet bien cet aura de désenchantement qui verse parfois volontiers dans l’onirisme, trait récurrent de nos auteurs francophones (Sanglier dit lui-même qu’il n’est pas certain de ne pas avoir rêvé sa découverte de Broe…)
L’intrigue est un peu famélique (j’ai pensé à un moment à Judoboy, ce vieux DA où un adolescent parcours le monde à la recherche de l’homme qui a tué son père avec pour seuls indices le fait qu’il s’agisse d’un artiste martial avec un œil de verre…), mais là n’est pas l’essentiel, les points forts de l’œuvre étant la rudesse de son héroïne complexée et son ambiance tantôt sombre tantôt éthérée.
Ainsi chaque court chapitre fait un peu office de nouvelle dévoilant Chien ou un aspect de cette société médiévale entre 2 époques.

On se laisse emporter par l’atmosphère, du coup l’auteur en profite pour nous promener gentiment. Mais dans le dernier tiers du roman, j’ai bien décroché à cause de longs monologues froids et détachés. Ajoutez à cela une fin qui n’en est pas une et un dénouement qui arrive presque comme un cheveu sur la soupe.
Ben oui parce que le prologue sanglant se situe après le roman en lui-même, mais on ne connaît ni la suite du roman ni la suite du prologue, la quête de Chien restant inachevée (si tant est que c’était le propos du livre).
Bref un style intéressant (la postface est excellente, il faut commence par elle), mais absolument rien de convainquant).
Après tout le livre est non-histoire se déroulant dans un huis-clos hivernal : Chien, un seigneur, un écuyer, une poufinette narcissique pré-adolescente, un prêtre obtus, un guerrier nommé Salamandre dont on ne sait s’il est réel ou pas… et à la fin un chevalier et sa dame pour que le récit ait un sens et soit compréhensible pour ne pas dire lisible.
C’est bien trop peu pour crier au génie voire même au bon bouquin.
Mais ceux qui kiffent le postmodernisme ont adoré… Tant mieux pour eux.
De là à lui donner des prix et déclarer que la SFFF français doit aller vers cela… non merci !

Une expérience de lecture assurément, mais qui ne sera pas forcément passionnante pour tout le monde.
Je suis bien heureux que l’œuvre soit courte, car je ne suis pas sûr que la démarche soit supportable sur 500 pages et plus…



Résumé de Mordre le Bouclier :
Castel de Broe, six mois ont passé depuis la mort de Noalle et Chien du heaume, anéantie par la perte de ses doigts, s’abîme dans la contemplation de sa griffe de fer, cadeau de Regehir le forgeron. Bréhyr entend lui redonner vie et l’entraîne sur les routes à la recherche du dernier homme qu’elle doit tuer : Herôon. Parti en Terre sainte, celui-ci reviendra par le Tor, une tour mythique où le ?monde des vivants s’ouvre à celui des morts. Les deux guerrières remontent alors le sillage de sang, de larmes et de pourriture des croisades, arpentant côte à côte la voie de la folie et de la vengeance. Dans ce calvaire, Chien rencontrera Saint Roses, chevalier à la beauté d’icône, au savoir de maestre et dont la foi s’est érodée au pied des hautes murailles de Jérusalem.
Une faible lueur qui annonce peut-être un espoir de rédemption.

Ceux qui l’ont lu le trouve meilleur que le tome 1, mais chat échaudé craint l’eau froide.

PS: je l'ai mis provisoirement dans le topic déception fantasy… en attendant d'autres avis
… Mais déjà pour moi ce n’est absolument pas de la fantasy ! A bons entendeurs salut.

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Dark schneider le Lun 1 Avr - 19:32

Albéric a écrit:Ceux qui l’ont lu le trouve meilleur que le tome 1, mais chat échaudé craint l’eau froide.
Pas Nébal en tout cas, qui l'a trouvé d'un ennuie mortel et en dessous du 1er.

Les critiques que j'ai lu (quelles soient positives ou négatives d'ailleurs et les extraits sur le web ne m'ont absolument pas donné envie. Je passe mon chemin : j'ai trop de truc à lire que je pense me plairons certainement plus.
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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Lun 1 Avr - 20:00

Nébal a écrit:Amateurs d’action frénétique, passez votre chemin, ce roman n’est de toute évidence pas pour vous. Amateurs de fantasy échevelée, vous pouvez également faire l’impasse, la surnature brille peut-être encore plus par son absence que dans Chien du heaume (hors substrat mythologique, voyez Jaworski). Les autres, j’espère que vous aimez les longs monologues ; sinon, ouste.
Je reviens de Welcome to Nébalia :
ah ouais quand même !
On peut ne peut pas être d'accord avec Nébal, mais ses analyses sonnent souvent juste.
Si on le suit on a affaire à une version soit-disant médiévale mais plus achronique qu'uchronique ou historique d'En attendant Godot de Samuel Beckett.
Et en plus cela a du mal à être vraiment raccord avec le 1er tome de 200 pages. Bravo.
Pour moi on est aux antipodes de la littérature loisir donc cela sera sans moi.
(la vie est déjà assez chiante, donc or de question de se faire chier dans ses loisirs)


Dernière édition par Albéric le Lun 12 Aoû - 9:22, édité 2 fois

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Oncle Kiin le Lun 1 Avr - 20:07

Zut, j'aurais dû prendre plutôt Chien du Heaume, j'ai l'impression.
Tout en me doutant que ça ne serait pas trop ma came, j'espérais faire peut-être une belle ou intéressante "expérience de lecture", comme tu dis Albéric.

Mais comme je ne souhaitais en lire qu'un, j'ai jeté mon dévolu sur Mordre le Bouclier, présenté comme le meilleur des deux... sauf qu'en fait à vous lire je m'aperçois qu'il est surtout encore plus radical dans sa démarche, et que j'aurais certainement préféré le premier :(

Enfin bref, je le lirai quand même, et je reviendrai donner mon avis à ce moment-là.
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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Lun 1 Avr - 20:13

Le style de Justine Niogret est vraiment intéressant, sinon très intéressant.
Mais pas ce qu'elle raconte. C'est rédhibitoire en SFFF.

Tout le monde y aurait gagné, y compris elle, si cela avait paru sous forme de nouvelles.
Je serais même prêt à parier que les gens auraient aimer, et elle aurait eu le temps de trouver sa voie. Car moi les jongleurs de mots que ne savent pas raconter une histoire même ultra simple, cela m'énerve plus qu'autre chose. Parce que des non histoires de xxx pages, cela peut vite être purgesque.

Les romans restent courts : on peut se faire son idée sans perdre trop de temps.


Dernière édition par Albéric le Mer 10 Avr - 17:58, édité 1 fois

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White Square Re: Vos déceptions fantasy

Message par Albéric le Mer 10 Avr - 17:52


Résumé du Livre des Abysses:
La vie est rude pour les aventuriers. En particulier pour Lenk, flanqué de cinq irascibles compagnons qui préfèrent s'entre-déchirer plutôt que d'affronter leurs ennemis communs. Mais le jeune homme doit aussi composer avec une voix qu'il est le seul à entendre et qui ne nourrit qu'une obsession : tuer, encore et encore. Face à une telle bande de mécréants et aux troubles de la personnalité de leur prétendu chef, qui serait assez fou pour les charger de retrouver le Codex de l'Outremonde, un artefact à même de libérer la Reine Kraken qui hante les abysses ? Mais à situation désespérée.

Annoncé comme faisant partie de la nouvelle vague fantasy, j’ai bien vu la parenté entre Joe Abercrombie et Sam Sykes, mais autant j’ai bien kiffé La 1ère Loi, autant Le Livre des Abysses ne m’a pas emballé.

On nous catapulte dans un abordage où se distingue un groupe d’aventuriers qui se connaissent parfaitement mais dont lecteur ne connait rien (et n’en saura guère plus à part leur nom, leur race et leur classe au bout de 550 pages). Bonjour pour se raccrocher à quoi que se soit !
J’aime bien quand cela démarre pied au plancher : Howard, les Ravens, la Compagnie Noire… mais ce flou artistique dure quand même 200 pages !
Je me disais qu’on partait comme pour le Sur des Mers Plus Ignorées de Tim Powers (qui commence aussi par une bordélique scène d’abordage) pour un joyeux foutoir, mais les explications rationnalisantes digne d’un très aride supplément rôlistique à la fin de 1ère partie ont bien cassé ce potentiel joyeux bad trip.

En Fantasy, j’apprécie les bonnes atmosphères mais le roman est composé aux ¾ de dialogues : pour donner vie aux personnages c’est bien, mais pour distiller une ambiance c’est très moyen. Je suis pas fan des descriptions à rallonge mais là il n’y a quasiment pas description… remplacées par un sens du vers savoureux certes mais qui au bout de quelques centaines de pages finit par devenir lassant sinon soulant.

En Fantasy, j’apprécie les bons univers mais là on est dans le minimalisme : un bateau, une île, une tour et point barre. C’est quand même superficiel pour 550 pages !
(J’ai peine à comprendre les Elbakiniens qui parlent « d’un univers suffisamment grand pour qu’on ait envie d’en savoir plus », parce qu’il n’existe pas d’univers au-delà de la petite bulle de réalité formée par le groupe d’aventuriers)

En Fantasy, j’apprécie les bonnes intrigues mais là aussi on est dans le minimalisme : un porte / monstre / trésor maritime où il faut récupérer un objet gardé par des forces démoniaques rien de plus rien de moins en l’état des choses.

Un groupe d’aventuriers calqués sur les standards Donjons et Dragons qui passent son temps à s’envoyer des piques et à se mettre sur la gueule, et qui s’en sort en dépit du bon sens malgré des séries de décisions plus foireuses les unes que les autres…
… fait quand même furieusement penser à une version trashy du Donjon de Naheulbeuk !
Non que l’initiative soit pour me déplaire : mais non seulement ont ne sait parce ce qui a réuni ces personnages antagonistes, mais en plus ils se « haïssent » tellement les uns les autres qu’on a peine à croire qu’ils ont survécu à 1 an de cohabitation...

Et n’oublions pas une récurrence des remarques d’ordre « scatologique » qui m’a bien soûlé par moment aussi… (les blagues pipi/caca/prout, c'est rigolo au début, mais insupportable à la longue...)

Pour autant je me suis pas totalement ennuyé : c’est plutôt bien écrit, c’est dynamique, les dialogues incisifs et sarcastiques peuvent faire mouche, on peut s’attacher aux personnages, le bestiaire est original mais aussi assez nébuleux (fourriers, abysmyth, infernels, Hurleurs des Profondeurs : j’ai vraiment eu du mal à me représenter toutes ces foutues bestioles)

Ce n’est pas un hasard si j’ai trouvé la dernière partie nettement plus lisible : moins de dialogues sarcastiques, des aventuriers qui s’envoient moins bouler les uns les autres, davantage de descriptions, un scénario qui s’étoffe, des personnages qui se dévoilent un peu plus…
Mais on pouvait sans doute en arriver là bien plus facilement avec 100 à 200 pages de moins !

Pour l’instant une mauvaise histoire bien écrite ?
On sent bien le potentiel de l’auteur mais cela reste encore à la fois trop bordélique par certains aspects et trop superficiel par d’autres aspects pour s’enthousiasmer. Je dirais que cela fait beaucoup trop de défaut pour parler de bon 1er roman.
Un « sale gosse talentueux » peut-être, mais au final moins intéressant qu’un Mark Lawrence par exemple !
Pas envie de lire les tomes 2 et 3 pour voir si c'est mieux.
(ceux qui ont les ont lu, bien moins nombreux que les "entourloupés" du tome 1 parlent des mêmes qualités et des mêmes défauts...). De mémoire le cycle a perdu 2/3 de son lectorat initial en cours de route (faut-dire aussi que la moitié des lecteurs du tome 1 n'ont vraiment pas aimé).
Certains ont parlé d'incontournable du moment, sans parler de la quasi vénération du cycle sur ten.nikbale, mais franchement il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Cela peut être sympa cependant, si on rentre dans la formule du background minimaliste et de l'humour potache.

PS : C’est absolument anecdotique, mais j’ai aussi trouvé un des défauts récurrents de la BCF, à savoir la présence de trucs qui n’ont rien à faire dans un univers médiéval : café, brandy, whisky, rhum…


Dernière édition par Albéric le Dim 25 Mai - 20:10, édité 2 fois

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