David Gemmell
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Dan Abnett, un Gemmell SF ?

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Sieben le Sam 8 Mar - 14:47

Quel roman de Dan Abnett vous me conseillez ? Ou quel est son meilleur bouquin selon vous ? L'auteur m'intéresse mais je ne connais rien du tout à Warhammer. Un one shot serait bien pour commencer.
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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Lun 10 Mar - 0:00

Sieben a écrit:Quel roman de Dan Abnett vous me conseillez ? Ou quel est son meilleur bouquin selon vous ? L'auteur m'intéresse mais je ne connais rien du tout à Warhammer. Un one shot serait bien pour commencer.
L’avantage avec Dan Abnett, c’est que même dans ces cycles les histoires sont complètes voire indépendantes.
L’autre avantage c’est que ces romans Warhammer 40000 sont faciles d’accès car débarrassés de la quasi intégralité des spécificités voire des excentricités de l’univers franchisé.
Plusieurs options sont possibles :
1) Les Frères du serpent sont très faciles d’accès
C’est plus un recueil de nouvelles qu’un roman mais c’est la parfaite introduction à Warhammer 40000 à défaut d’être un bon livre
2) Titanus et Double Eagle sont d’excellents one-shot
Mais Titanus développe un concept déroutant, celui des cyborgs qui logguent (communication électronique non verbale). Te connaissant, tu pourrais bien aimer Double Eagle qui contient plein de trucs à la David Gemmell.
3) le 1er tome d’Einsenhorn est particulier avec sa narration à la 1ère personne, mais cela le rend plus facile d’accès pour les non connaisseurs
4) le 1er omnibus des Fantômes de Gaunt contient 2 des meilleurs ouvrages de l’auteur (ah Necropolis !)
Et puis 3 livres pour 23€, cela serait dommage de passer à côté !

PS: avec Maître fnitter de babelio, on a réussit à initier à Warhammer 40000 des lecteurs qui ne sont même pas très SFFF dans leurs habitudes de lecture, c'est vous dire à quel point l'univers et fun et les auteurs qui y officient parfois assez cools !


Dernière édition par Albéric le Dim 21 Sep - 6:48, édité 1 fois

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Sieben le Lun 10 Mar - 10:04

Merci pour ces bons conseils. Je vais jeter un œil sur ces livres là.
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Sieben
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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Lun 10 Mar - 15:29

Sieben a écrit:Merci pour ces bons conseils. Je vais jeter un œil sur ces livres là.
De rien et à ton service. 

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Mar 2 Aoû - 20:32


Ravenor tome 1, Rencontres :
L'histoire tumultueuse de l'inquisiteur Gideon Ravenor et de son groupe d'acolytes, aussi efficaces que meurtriers, nous transporte dans le lointain et sinistre futur de l'Imperium de l'Humanité. En enquêtant sur le trafic d'une dangereuse substance, ils vont traverser toutes les strates de la société impériale, depuis les bas-fonds jusqu'aux plus hautes sphères, allant de planètes rongées par la pollution jusqu'à une station spatiale isolée où la loi impériale n'a pas cours, en passant par un monstrueux cirque impérial. Hélas, leur redoutable proie parvient toujours à conserver une longueur d'avance !


Dan Abnett possède la double casquette romancier SFFF et auteur de comics… Il est donc très malin en nous plongeant d’un côté dans un univers de roman noir avec un héros inspiré du Raymond Burr de L’Homme de fer / Ironside (1967-1975), et d’un autre côté dans un univers à la 2000 AD avec un héros inspiré du Charles Xavier des X-Men ! ^^

Autant parler immédiatement du gros point noir du roman, à savoir qu’il est persuadé que les lecteurs de la trilogie Ravenor ont déjà lu la trilogie Eisenhorn et que donc il ne se donne pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment pendant un sacré bout de temps. J’ai bien senti la tentation de rattraper le coup en faisant découvrir la team Ravenor aux lecteurs par les yeux du jeune Zaël, mais l’auteur ne va pas au bout de ce qui aurait grandement faciliter la vie du lecteur.
Si vous vous compter un jour vous lancer dans ce cycle Dark SF, autant que je vous présente le truc :
L’Inquisiteur Eisenhorn a coupé les ponts avec ses anciens collaborateurs, et c’est en présumant de sa mort que ses derniers ont rejoint l’équipe de l’inquisiteur Ravenor… En fait il n’est pas mort mais passé du Côté Obscur, du moins c’est la version officielle, car en fait SPOILER (insérez ici le bruit bien connu de la respiration artificielle d’un guerrier tout de noir vêtu ^^).
Sauf que depuis les tragiques événements de M161 surnommés Atrocité de Thracian Primaris (l’équivalent des attentats du 11/09/01 dans l’univers WH40K), le prometteur enquêteur beau gosse a été brûlé au 3e degré et n’a survécu que mutilé et handicapé… Ce dernier poursuit donc sa carrière dans son caisson de survie à travers ses subordonnés à grands renforts pouvoirs psychiques amplifiés autant par les technologies autorisées de l’Imperium que par de réprouvées technologies extraterrestres…
J’appelle :
L’Inquisiteur Ravenor, c’est Charles Xavier !
La psionique Patience Kys, c’est Psylocke !
Kara Swore, c’est Black Widow !
Carl Thonius, c’est Gambit !
Zeph Mathuin, c’est Bishop !
Harlon Hayl, c’est Cable !
… où leurs équivalents dans les série télé anglo-saxonne qu’on aime bien ^^
Avec ce casting de luxe nous entrons donc dans le délectable univers de la supracoolitude !!!

C’est de la SF certes, mais c’est aussi et avant tout un roman policier, et c’est que ce j’ai lu de mieux dans le genre depuis pas mal de temps. Pas parce que le côté SF est plaisant, mais parce que c’est bien écrit et bien construit car on reprend les techniques du roman-feuilleton en alternant descriptions, dialogues aux petits oignons et coolissimes scènes d’action. Les descriptions se taillent d’ailleurs la part du lion, pourtant ce n’est jamais chiant car le but premier de l’auteur est d’immerger le lecteur dans un univers grimdark de bonne facture. Du coup, malgré un quota bien rempli de scènes d’action on est très souvent à la frontière du roman d’ambiance…


On a une séquence prégénérique qui n’est pas sans rappeler celle de saga Indiana Jones… ^^
Flashback ou flashforward ? L’auteur se fait une joie de laisser planer le doute… ^^

Dans la première partie, intitulée La Cité des brûlures, on investigue tous azimuts en secouant junkies, dealers, pauvres ères des bas-quartiers et nantis blasés des beaux quartiers… On touche du doigt la chronique sociale car force est de constater qu’on n’est pas loin de la réalité avec tous ces paumés victimes des délocalisations et de l’automatisation... Dan Abnett ne se refait pas et tout se finit en grosse scène d’action blockbusterienne entre les gladiateurs armées d’épées tronçonneuse et les créatures extraterrestres divers et variées du cirque impérial…

Dans la deuxième partie, intitulée Le Quadrant de la chance, la team Ravenor remonte la piste des trafiquants de flects jusqu’au confins du système avec les agents du gouverneur dans les pattes. On fait escale dans un monde rural dédié à l’élevage qui tient à la dois du Sword & Planet et du Western (tout en tirant à boulet rouge sur le modèle agricole anglo-saxon tant vanté par les crevards qui ne pensent qu’au pognon), puis lors des marées de feu dans une station orbitale clandestine qui semble tout droit sortir de l’univers Star Wars (et à laquelle il ne manquait plus que Jabba the Hutt ! ^^)…

Dans la troisième partie, intitulée Perdus corps et bien, après un gros twist l’auteur nous offre sur un plateau d’argent une formidable fusillade dans un vaisseau spatial en perdition d’environ 100 pages ! Par tous les dieux, qu’est-ce que c’était cool !!! Mais après un duel psychique de haute volée, le deus ex machina des familles qui met fin aux hostilités est vraiment cliché, et à l’arrivée tout s’achève par un « to be continued »…. Je te hais Dan Abnett, car maintenant je suis obligé de me jeter sur le tome 2 ! (je peste mollement certes ^^)


Un dernier mot sur la traduction travaillée de Nathalie Huet, parce que rien que le parler de Sholto Unwerth qui mélange argot et langage soutenu ce n’était pas de la tarte à retranscrire dans la langue de Molière… Evidemment ladite traduction a été battue en brèche par les hipsters VOphiles habituels (parmi lesquels on retrouve régulièrement les jalouses habituelles du petit milieu franco-français de la traduction).

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Dim 7 Aoû - 21:33


Ravenor tome 2, Renaissance :
La situation ne fait qu'empirer pour Ravenor et ses compagnons. Leur enquête sur le trafic d'une substance impie connue sous le nom de flect les entraîne toujours plus profondément au coeur de la hiérarchie impériale, tandis que se fait jour une prophétie évoquant l'avènement d'une puissance démoniaque majeure. En ces heures difficiles, la confiance de Ravenor repose entièrement sur ses compagnons ; confrontés à la redécouverte d'une antique abomination technologique, ils doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour endiguer la marée du Chaos et empêcher un cataclysme aux proportions galactiques. Le destin de l'univers pourrait bien reposer sur un simple mot.


Ce tome 2, intitulé Renaissance, est meilleur que le tome 1 qui était déjà d'une belle supracooltitude : Dan Abnett m'a presque toujours régalé, et ici une fois de plus j'ai pris mon pied !

Après avoir été le digne héritier du Raymond Burr / Robert T. Dacier de L’Homme de fer, l’Inquisiteur Gidéon Ravenor reprend cette fois-ci le rôle du Peter Graves / Jim Phelps de Mission Impossible !!! (encore que, difficile de ne pas penser à un mélange grimdark entre 24h et X-Men ^^)
Après avoir réchappé au piège tendu dans le Quadrant de la Chance aux marées de feu, la team Ravenor revient en mode underground à Eustis Majoris, la capitale du sous-secteur Angelus, pour découvrir jusqu'où s'étend la gangrène criminelle qui a failli leur coûté la vie... Les pauvres, s'ils avaient su à quel point le système est corrompu, ils ne seraient jamais revenus !

L'enquête sur le trafic de flects les a trimbalés à travers divers systèmes planétaires, mais en remontant à sa source la piste du Cartel du Treizième Contrat ils découvrent d'autres trafics plus inquiétants encore... et une partie de poker menteur à 3 joueurs !
Spoiler:
- la team Ravenor poursuit ses investigations sans savoir si elle a affaire aux manipulations de la Fratrie Divine (remember les devins du Dune de Frank Herbert ! ^^) ou aux complots Secrétistes (remember les mentats du Dune de Frank Herbert !), ni même quel est le Grand Œuvre des uns et des autres... (encore qu'« Eperon » a été averti par « Aiguillon » qu'une nouvelle tragédie était en route, sans doute encore pire que l'Atrocité de Thracian Primaris ! Oui, j'utilise les noms de code de la trilogie Eisenhorn pour ne pas spoiler ^^)
- les Secrétistes de la Cognitae dirigés par le mystérieux didachoï (dont la véritable identité ne nous sera révélée qu'à la toute fin), savent qu'on leur met des bâtons dans les roues dans leur grand projet de reconstruction du langage de la création, et ils cherchent à débusquer les membres de la Fratrie Divine avant d'apprendre le retour de Ravenor présumé mort et d'hésiter sur l'identité de la cible à éliminer en priorité...
- les voyants déments de la Fratrie Divine, avec l'aide d'un « facilitateur » collectionneur de déodandes (objets ayant provoqué un homicide sans intervention d'une main humaine), œuvrent à l'avènement du Prince Démon dénommé Slyte mais se demandent s'ils doivent agir ou ne pas agir contre ceux qui volontairement ou involontairement peuvent être ceux qui feront aboutir leur projet (mais ne pas agir, c'est déjà agir n'est-ce pas ? blink)

Qui sera celui qui empêchera l'arrivée du chaos ? Qui sera celui qui provoquera l'arrivée du chaos ? Ou pire encore, qui sera celui qui en voulant l'empêcher finira par le provoquer ?
L’Inquisiteur Gidéon Ravenor / le Professeur Charles Xavier toujours menacé de céder à la tentation du Côté Obscur de la Force ?
La fugitive Maud Plyton, marshal des affaires spéciales qui sait que la vérité est ailleurs ?
L'adolescent Zaël Efferneti, psyker miroir et super-héros/super-vilain en devenir ?
Toros Revoke le John Steed maléfique capable d'utiliser le pouvoir de la Voix ?
Kara Swole la strong independant woman obligée de s'en remettre à la Foi ?
Jader Price le technocrate perfectionniste qui voulait être roi ?
Carl Thonius le dandy efféminé en pleine crise d'identité ?
Patrick Belknap, le Robin des Bois médical ?
A moins qu'il ne s'agisse de Stefoy, Molay, Siskind, Boneheart, Lilean Chase, Zygmunt Molotch, Orfeo Culzean... Les voies menant vers l'enfer sont pavées de bonnes intentions, et ici force est de constater que l'auteur anglais maîtrise sacrément bien le suspens hitchcockien (et pas seulement en offrant un formidable remake cyberpunk de Les Oiseaux de Daphné du Maurier ! ^^)


Je passe sur les chouettes clins d’œil à Dune (y compris les Danseurs-Visages ^^), Star Wars (« Ce ne sont pas ces droïdes là que vous recherchez » ^^), X-Files (Mulder, Scully, Skinner ^^) et L'Agence tous risques (« j'adore quand un plan se déroule dans accroc » ^^), comme sur le recours au cahier des charges du blockbuster jamesbondien... Les personnages, l'univers et ses enjeux ayant déjà été présentés dans le tome 1, ce tome gagne autant en homogénéité qu'en intensité. Et à l'image du tome 1, on nous offre un savant dosage d'enquêtes et d'interrogatoires, d'infiltrations et d'exfiltrations, de traques et de cavales, d'opérations de sauvetage et d’opérations de nettoyage, de close combats et de gunfights... qui piochent à parts égales dans les POVs des héros, des vilains, et des pauvres hères victimes collatérales des uns et des autres. Et à mi-roman, nous plongeons dans un enfer technocratique
Spoiler:
où 5 millions de cogitateurs xénos, mutants et hérétiques tournent à plein régime pour bombarder de messages subliminaux blasphématoires des milliers, des milliers et des milliers d'employés de bureau réduits au misérable statut de cobayes humains...
Un véritable cauchemar orwellien, auquel il faut ajouter les piques contre le système de santé britannique, les ravages de la pensée unique, les élites suprématistes à la con et les homines crevarices habituels... bref, dans l'éternelle lutte des classes la SFFF anglaise continue de choisir son camp et c'est tant mieux !
Fatalement les masques finissent par tomber, et une fois encore nous assistons à une formidable baston de 100 pages où se rencontrent le meilleur des comics, des séries télé et des films ciné !!! (rhââ lovely le mélange Emma Peel / Trinity ^^)


Au final, un techno-thriller sévèrement burné sur fond de pot-pourri dystopique ! Si le côté baroque de l'univers WH40K ne vous rebute pas, je recommande chaudement et je vous dis foncez car pour ma part dans le genre j'ai un peu honte de m'être tapé plein de pavés moyennasses dont je tairai les noms avant de découvrir cette super série... Et les auteurs anglais sont définitivement incroyables, puisqu'après ce tome 2 où James Bond retrouve sa némésis Ernst Stavro Blofield, je me suis obligé de me ruer vers le tome 3 où Sherlock Holmes va retrouver James Moriarty (à moins qu'on assiste aux retrouvailles explosives du Docteur et du Maître) ! ^^


PS : bravo à Nathalie Huet, parce que les dialogues de Sholto Unwerth cela ne devait pas être de la tarte à traduire avec ce mélange zarbi truffé de barbarismes et de néologismes... Et après, les hipsters VOphiles vont encore râler que les traductions françaises sont toutes bidons...

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Mar 9 Aoû - 15:39


Ravenor tome 3 : Révélations
En fier serviteur de l'Inquisition, Gideon Ravenor continue son combat contre les abominables forces ténébreuses qui menacent la survie de l'humanité. Dans ce troisième et dernier tome de la série, Ravenor continue sa traque de Zygmunt Molotch, son ennemi de toujours, une traque à présent devenue obsession. Lorsqu'un autre groupe d'agents de l'Inquisition se fait massacrer, Ravenor et son équipe coupent les ponts avec leur organisation et adoptent volontairement le statut de renégat afin de poursuivre leur proie, violant ainsi tous les commandements de leurs supérieurs. Catapultés à travers l'espace et le temps, confrontés à des ennemis d'une puissance et d'une malignité sans limites, quels sacrifices seront-ils obligés d'accepter pour remporter la victoire ?


Dans ce tome 3, justement intitulé Révélations, le combat entre l'inquisiteur handicapé Ravenor et le diabolique criminel Zygmunt Molotch qui dure depuis une éternité voit sa dramatique conclusion... Autant désormais aller à l’essentiel : Ravenor est la version 2.0 d’Eisenhorn, qui se débarrasse des limitations de son aîné qui était déjà pas mal du tout (à savoir une narration à la 1ère personne qui mettait de la distance entre le lecteur et les personnages et une qualité assez inégale entres les différentes parties de chaque opus).


En anéantissant au tout dernier moment les projets des Secrétistes de la Cognitae, les membres de la team Ravenor sont persuadés d'avoir contré l'émergence du Prince Démon Slyte dans notre réalité (les pauvres ne savent qu'ils sont loin d'être au bout de leurs peines)... Mais ils n'ont pas su empêcher le désastre d'Eustis Majoris qui a conduit à la mort de ses classes dirigeantes et à la destruction de ses autorités : c'est désormais tout le sous-secteur Angelus qui est en crise ! A la poursuite des génies du mal Zygmunt Molotch et Orfeo Culzean, ils ignorent les ordres de leurs supérieurs avant d'être rattrapés par la patrouille conduite par le bras droit du Haut Inquisiteur Rorken et de devoir passer la main une autre équipe de traqueurs. L'auteur de se fait alors plaisir en nous montrant tout un groupe de personnages, qu'il va ensuite faire mourir un à un... (plus un petit caméo de l'inquisitrice Lilith qui plus tard croisera la route des Fantômes de Gaunt avant d'accomplir sa destinée au sein du peuple eldar...). Ravenor apprend la mort de son ennemi de toujours, juste avant d'apprendre qu'il y a réchappé une fois de plus grâce à des complicités haut placées... Avant de soupçonner un ou plusieurs membres de son équipe alors qu'il s'élance à la poursuite de sa Némésis de toujours... Ah ce bon vieux suspens hitchcockien !
Spoiler:
Peut-il croire Maud Plyton dont on a trafiqué la mémoire ?
Peut-il croire l'interrogateur Gall Ballack qui cache ses véritables allégeances ?
Peut-il croire Patience Kys qui au bord de la crise de nerf multiplie les épisodes hallucinatoires ?
Peut-il croire Harlon Nayl qui lui cache sa relation intime avec le sosie et l'héritière et de son défunt amour ?
Peut-il croire l'intouchable Wystan Frauka qui couvre les secrets de Zaël Efferneti ? Peut-il croire le jeune adolescent qui simule le coma et qui est peut-être possédé par les Sombres Puissances ?
Peut-il croire l'interrogateur Carl Thonius qui entre Dr Jeckyll et Mister Hyde est atteint du syndrome d'Orlac ?
Peut-il croire Patrick Belknap qui couvre les secrets de Kara Swole ? Peut-il croire l'espionne acrobate qui a caché sa terrible maladie, sa miraculeuse guérison et la vérité sur les circonstances de la défaite du didachoï ?
Cette mise en place est excellente : on sent que Ravenor épuisé et à bout de course est assez proche de Sherlock Holmes, on sent que Zygmunt Molotch blasé mais plus dangereux que jamais n'est pas très loin de James Moriarty (ou du Murdoch de MacGuyver ? ^^), et on sent donc qu'on se dirige d'une manière ou d'une autre vers les Chutes de Reichenbach...

Désormais renégat, Ravenor abandonnent les voies rationnelles pour recourir aux voies irrationnelles... Sur Utochre tout le monde se donne bien du mal pour atteindre la Maison Pythonisse, hutte de Baba Yaga mécanique coincée entre une banquise de 600 mètres d'épaisseur et un abysse d'une insondable profondeur, pour y découvrir les plus grands mais aussi les plus mystérieux voyants de l'Imperium... et une porte magique au-delà de laquelle leur archi-ennemi leur propose une alliance impie ou une mort horrible face aux créatures cauchemardesques du Grand Dévoreur ! (Kézako ? Imaginez un mélange entre Jurassic Park et Aliens ! ^^)

Et ensuite ? Après le massacre de la station sous-marine, la team Ravenor est dispersée à travers le temps et l'espace... « 28 jours plus tard », certains affrontent une mutinerie au sein d'un vaisseau hanté, d'autres donnent l'assaut de la base secrète d'Orfeo Culzean qui a su mystifier tout son monde, d'autres encore tentent désespérément de revenir dans leur espace-temps d'origine ou plus simplement de survivre... Entre trahisons et tragédies, retournements de situation et retournements d'alliance, c'est Dr Who contre Cthulhu ! Oh oui, rien de moins que cela !!!
De l'affrontement entre le Docteur et le Maître était née une indicible horreur menaçant l'humanité toute entière... Au cours d'une tempête de fin du monde, au cœur de la grande baston finale, de leur alliance seulement pourra naître un espoir d'y mettre fin... Les astres sont propices certes, mais pour les forces du Bien ou les forces du Mal ?


Triste et amère fin pour tout le monde (Lovecraft style ?). Dan Abnett, je te hais de maltraiter ainsi tes personnages, toi qui n'hésite pas à leur offrir un magnifique baroud d'honneur avant de les faire crever salement... Le titre perd une étoile rien que pour ça, mais whaou quand même et chapeau l'artiste de marrie aussi bien, comme son compatriote Simon R. Green, le roman-feuilleton à l'ancienne et le blockbuster moderne. Que nous réserves-tu donc avec le Cycle de Bequin qui fait suite à la trilogie Eisenhorn et à la trilogie Ravenor ? Oh que j'ai hâte de découvrir cela !

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Mer 18 Juil - 15:44


Résumé : Sabbat Mater
Une vague d’espoir a déferlé sur les mondes de Sabbat : partout se répand la nouvelle de l’apparition d’une jeune fille prétendant être la réincarnation de la sainte. Malgré certains doutes au sein du haut commandement, cette femme s’avère être la figure de ralliement parfaite pour les troupes impériales en difficulté. Mais les forces du Chaos ne sous-estiment pas la menace qu’elle représente, et lorsque leurs plus redoutables assassins reçoivent pour ordre de la tuer, il revient au commissaire Gaunt et à ses hommes de former la dernière ligne de défense !


Le Seigneur Commandeur Macaroth a pris des risques en étirant ses lignes pour porter un coup décisif à l’archonte Urlock Gaur… Car les lieutenants ennemis Anakwanar Sek et Enok Innokenti se font une joie de se précipiter sur ses flancs ! La croisade des mondes de Sabbat peut connaître un tournant décisif pour l’un et l’autre camp.
Sur le monde d’Herodor, les troupes du Pacte de Sang s’apprêtent à déferler sur la ville religieuse Civitas Beati où le général Lugo comptait fait repartir sa carrière grâce à une prétendue réincarnation de Saint Sabbat fabriquée sur mesures par le service propagande. Mais la marionnette coupe ses fils pour demander expressément que les Fantômes de Gaunt soit affectés à sa sécurité personnelle… et les hommes de Tanith et de Vervun, qui reçoivent de plus en plus de mystérieux messages prédisant l’avenir, reconnaissent une vieille connaissance qui a basculé dans la folie (ou la sainteté, c’est l’un des enjeux du récit de savoir la fausse sainte n’en serait finalement pas devenue une vraie en fin de compte… ^^)

Pour être sûr de tuer l’espoir réel ou factice dans l’œuf, le Grand Ennemi fait appel à 9 assassins d’élite :
- Hark, Elim Rawne, Jessi Banda et Kol Golea affrontent un trio d'hommes-lézards loxatl
- Colm Corbec, Mkvenner et Hlaine Larkin règlent leurs comptes avec Pater Pécheur, ses deux acolytes et leurs marionnettes psychiques
- Mkoll le meilleur traqueur humain se bat en duel avec Skarwael le meilleur traqueur eldar noir
- les snipers du Premier et Unique de Tanith menée par la sémillante Nessa Bourah doivent stopper Saul le maître sniper du Pacte de Sang (remember Stalingrad !)
- et Karess la machine de mort démoniaque vient semer la mort et la désolation alors que la partie semblait gagnée !

Encore une fois un très bon début, une bonne montée en puissance avec son lot de morceaux de bravoure et de combats épiques : tout est là ! Conflits spatiaux avec salves lasers, missiles et abordages en bonnes est dues formes, batailles de blindés, scènes de guérilla urbaines, duels de snipers…
Mais la fin m’a semblé est un peu rapide, voire écourtée (maudit Dan Abnett !) : les neufs assassins qu’on apprend à craindre et à redouter au fil des pages disparaissent trop rapidement les uns après les autres… C’est malheureusement le prix à payer pour que le récit ne dépasse pas le quota de pages dévolu par la franchise. VDM

Une fois de plus les aléas de la guerre emportent des figures attachantes…
Spoiler:
Agun Soric, dépisté psyker de niveau B par la terrible Inquisition, est emmené par les Vaisseau Noirs tandis que le jeune Brin Milo trouve sa voie en tant que nouvelle ordonnance de la Sainte Réincarnée…

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Message par Albéric le Mer 18 Juil - 15:46


Résumé : Le Traître
Alors que le destin de la croisade dans les mondes de Sabbat ne tient encore qu'à un fil, le succès de cette campagne repose désormais sur un seul officier de haut rang capturé par les forces du Chaos. Le colonel-commissaire Gaunt emmène en territoire ennemi une équipe de soldats triés sur le volet, pour traquer cet officier impérial détenant un savoir stratégique. Leur mission est simple : l'empêcher de révéler ses secrets à l'ennemi, quel qu'en soit le prix. Coupés de tous, Gaunt et son groupe sont la clé d'une mission qui ne leur apportera que la mort ou la gloire.


Quelque part entre Quand les Aigles Attaquent et Les 12 salopards sur fond de L’Armée des Ombres : très bon du début à la fin !
En territoire occupé et corrompu (je ne veux pas savoir ce que sont les usines à viande, les imagos, les glyfs et les lycanthroïdes…), notre commando d’élite doit collaborer avec les résistants locaux, ou du moins ce qu’il en reste, pour accomplir leur mission. Grosse désillusion pour ces derniers d’apprendre que la libération est reportée aux calendes grecques !
L’opération d’infiltration se transforme ainsi en une cavale de 300 pages où on traverse par le fer, le feu et le sang villes, villages et campagnes en passant par une très poisseuse traversée de l’Inex.
Ce qui est très bien pensé c’est que les deux camps sont mis en avant et on passe de l’un à l’autre au fur et à mesure des chapitres : on se prend à éprouver de la sympathie pour ce traître amnésique et son redoutable garde-vie. On passe autant de temps avec les infiltrés en mission suicide qu’avec ceux qui les traquent ou qu’ils traquent. Et bien sûr tout s’achève par un final pyrotechnique de haute volée ! Sans doute l’une des meilleurs de la saga, sinon le meilleur !!!

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Mer 18 Juil - 15:48


Résumé : Son Dernier Ordre
Tandis que la guerre fait rage dans les mondes de Sabbat, le commissaire Ibram Gaunt revient d’une mission terrible derrière les lignes ennemies pour découvrir que son régiment a été démantelé. Les soldats du Premier et Unique ont été intégrés à d’autres formations de la Garde Impériale, où leurs talents naturels d’éclaireurs les qualifient d’office pour les affectations les plus dangereuses. Ayant encore à l’esprit les horreurs de ses expériences récentes, Gaunt doit faire face à son combat le plus difficile pour reformer son régiment et mener ses hommes à la victoire contre les forces sinistres du Chaos.

chronique coming soon...

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Message par Albéric le Mer 18 Juil - 15:50


Résumé : L'Armure de mépris
Dans le système déchiré par la guerre des Mondes de Sabbat, le Commissaire Gaunt retourne sur la planète Géréon, corrompue par le Chaos, pour affronter ses démons. Toujours hanté par les souvenirs de ces années passées derrière les lignes ennemies sur Géréon, Gaunt revient cette fois à la tête d’une armée de la Grande Croisade Impériale pour libérer ce monde tombé aux mains du Chaos. Mais une fois sur place, les hommes du Premier et Unique de Tanith se rendent compte que leurs supérieurs ont d’autres intentions, et alors que cette guerre de libération fait rage, leur loyauté sera mise à rude épreuve.

chronique coming soon

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Jeu 19 Juil - 10:53


Résumé : Seule la Mort
Dans le système déchiré par la guerre des Mondes de Sabbat, les Fantômes luttent une fois de plus pour leur survie. Alors que la croisade pour libérer les Mondes de Sabbat continue, le Premier et Unique de Tanith est envoyé en mission sur le monde forteresse de Jago. Alors que les assauts des forces du Chaos gagnent en intensité, Gaunt et ses hommes devront également faire face aux fantômes de leur passé... Seule la mort met fin au devoir.

chronique coming soon

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Jeu 19 Juil - 10:54


Résumé : Le Pacte de Sang
Après avoir été retirés de la ligne de front de la Croisade des Mondes de Sabbat, les hommes du Premier et Unique de Tanith attendent leur prochaine mission avec impatience. Mais lorsqu'un gradé ennemi est capturé et soumis à un interrogatoire, Gaunt se retrouve propulsé au coeur d'un jeu d'intrigues qui pourrait lui coûter la vie. À qui peut-il faire confiance ? Et que sait donc ce prisonnier qui lui donne une telle valeur ? L'avenir de la croisade repose sur les réponses à ces questions, et Gaunt devra agir vite s'il veut s'en sortir vivant.


Dan Abnett est un auteur transmédia possédant la triple casquette romans, comics, films. C'est donc tout naturellement que la saga Les Fantômes de Gaunt sev situe entre le Guerre et Paix et Léon Tolstoï et Le Faucon Maltais de Dashiell Hammett, entre Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick et Stalingrad de Jean-Jacques Annaud... On a des descriptions et/ou des introspections qui n'ont rien à envier du tout à la grande littérature quand l'auteur décide de passer en mode serious business, des dialogues bien troussés, et des scènes d'action blockbusteriennes où s'éclatent les émules de John Rambo, John McCLane et Martin Riggs commandés par un Kirk Douglas interprétant le rôle du Judge Dredd ! C'est la supracoolitude à l'état pur : Oh Yeah !!!

Ce 12e épisode des exploits des Fantômes de Gaunt est intitulé Le Pacte de Sang. Depuis la terrible bataille du monde forteresse de Jago qui s'est déroulée deux années et demi plus tôt, les soldats de Tanith, Verghast et Belladon jouissent d'un repos bien mérité sur le monde de Baulhaut... qui commence à leur taper sur les nerfs ! Après avoir vécu 12 années en  enfer, nos braves héros sont devenus des traumatisés de guerre inaptes au retour à la normale. L'auteur s’éclate avec le gang de Rawne qui organise le casse d'un tripot en se faisant passer pour le commissariat politique avant de se faire pincer par le commissariat politique, mais sait aussi se faire intimiste avec un Ibram Gaunt assailli par la nostalgie en retrouvant les lieux de sa plus grande victoire et de son plus grand échec ou une Tonia Criid qui n'a connu que la misère et qui se retrouve désœuvrée avec du temps libre et de l'argent à ne plus savoir quoi en faire (qu'elle met à profit pour dévaliser les pâtisseries dont elle rêvait quand elle était une petite mendiante des rues de Vervun, avant de se lancer à corps perdu dans le jogging pour dépenser le surplus de calories ^^)...
Tout bascule quand le commandant des services de renseignement convoque Ibram Gaunt : Rawne a déconné une fois de trop, mais surtout un transfuge du camp adverse ne veut parler qu'à lui seul... Agent, agent double ou agent triple, les soupçons de corruption et d'hérésie refont surface quand les forces ennemies lancent l'assaut pour extraire ou faire taire Mabbon Etogaur !
Nous sommes dans le reflet inversé de l'épisode 8 : dans Le Traître le commando mené par Ibram Gaunt devait s’infiltrer en territoire ennemi pour neutraliser le transfuge Noches Sturm, ici le commando mené par Baltasar Eyl doit s'infiltrer en territoire ennemi pour neutraliser le transfuge Mabbon Etogaur... Les deux volumes partagent la même grande qualité, à savoir qu'ils évitent le manichéisme en faisant alterner les POVs de deux hommes en mission qui éprouvent le plus grand respect pour leur adversaire (d'ailleurs la scène du lycarné fait écho à la scène du lycanthroïde). C'est ainsi que nous découvrons les différentes membres d'un philia issue des forces de la Consanguinité et des Mondes Sanguinaire, guidée par l'hématomancienne Dame Ulrike Serepa fon Eyl : le frère et la sœur savent qu'ils sont en mission suicide, l'un a eu le choix de servir mais l'autre a été créée par eugénisme pour servir et cette dernière sait par avance comment tout cela va finir à savoir dans le sang et les larmes ! Là où l'auteur amène du suspens, c'est que l'ennemi use de sorcellerie pour masquer ses forfaits, ce qui laisse les chassés à la merci des chasseurs, et que le transfuge qui a quitté la Garde Impériale avant d'y retourner après avoir trahi l'Archonte Gaur et l'Anarque Sek n'est pas poursuivi par un commando d'assassin mais deux (et l'autre use de la sorcellerie de la bureaucratie pour masquer ses forfaits à lui ^^)...

L'auteur suit son schéma préférentiel d'une mise en place qui développe les personnages, les thématiques et l'ambiance, avant de lancer le récit par un scène d'action qui déchire sa race (souvent la meilleure) et de distiller un bon suspens travaillant personnage, thématique et ambiance avant la scène d'action finale qui déchire sa race (par toujours la meilleure). On suit donc la cavale d'Ibram Gaunt qui entraîne Mabbon Etogaur avec lui et qui doit trouver suffisamment d'alliés pour s'en sortir : on en carrément dans les chouettes actionners des années 190-1990, voire pas très loin d'un Assaut sur le central 13 ou d'un 16 Blocs ! (quand le QG des services de renseignements est assiégé, quel bonheur de voir inquisiteurs et commissaires politiques fuir de tous les côtés tandis Ibram Gaunt se retranche vers la salle d’exécution tandis qu'incarcéré le gang de Rawne lutte pour sa survie !)
Mais nous sommes également dans le dépassement de fonction. Tout le roman développe une réflexion sur la mémoire, autant avec les anciens personnages qu'avec les nouveaux (d'ailleurs ce n'est sûrement pas un hasard si tout se conclut Rue des Œillets ^^). Balhaut qui a été le lieu de la plus grande victoire de la croisade des Mondes de Sabbat est désormais devenue une planète sanctuaire vivant du tourisme du deuil / de l'industrie du deuil se recouvrant de cimetières et de mémoriaux... Auden Kolding est un embaumeur albinos, agoraphobe et victime de Troubles Obsessionnels Compulsifs qui n'a plus quitté son maison / son cabinet depuis la mort de ses parents exécutés par l’ennemi lors de la reprise de Balhaut : c'est contraint et forcé qu'il suit Ibram Gaunt, son chauffeur Wes Maggs et son prisonnier Mabbon Etogaur dans leur cavale avant de découvrir qu'il doit se libérer de son passé pour avancer... Jaune est un photographe professionnel, et lui aussi a perdu ses parents lors de la reprise de Balhaut : obnubilé par l’événement, il travestit la réalité pour offrir à toutes les familles en deuil des montages photographiques pour les apaiser. Ibram Gaunt est très remonté par le personnage qu'il perçoit comme un menteur et un truqueur en plus d'être un mythomane...
Spoiler:
(sauf qu'au bout du bout on apprend que si Gaunt est encore en vie et que si le monde de Balhaut a été repris, c'est aussi grâce aux exploits et à l'ultime sacrifice d'un troufion dénommé Jaume !)
Et le colonel-commissaire découvre qu'il y a une tombe à son nom au centre-ville, juste à côté du mémorial de la victoire (très approprié pour le le bras droit du Maître de Guerre Slaydo qui au lieu de succéder à son mentor à été remisé au placard par le carriériste Macaroth, qui après profité de la mort de tous ses supérieures hiérarchiques a obligé son rival à prendre le commandement du Premier et Unique de Tanith dans un trou perdu de la galaxie !)

Je ne suis pas un fanboy aveugle, donc j'indique aussi quelques bémols :
Spoiler:
- le whodunit et le twist autour l'Inquisiteur Handro Rime et de ses Sirkle n'est pas spécialement bien géré
- l'équilibré entre la cavale de la Team Gaunt et celle du Gang Rawe aurait pu être optimisé
- le relationship drama entre le docteur Dorden et l’aumônier Zweil est un peu forcé

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White Square Re: Dan Abnett, un Gemmell SF ?

Message par Albéric le Jeu 19 Juil - 14:02


Résumé : Mission : Salvation Reach
    Les Fantômes du Premier et Unique de Tanith ont été maintenus à l'écart des combats pendant trop longtemps, et ressentent le besoin de reprendre du service. Ils se voient offrir une mission qui colle parfaitement à leurs talents. Leur objectif : Salvation's Reach, une mystérieuse station spatiale qui recèle des informations ayant le potentiel de changer l'issue de la guerre. La mission est cependant dangereuse, et certains la considèrent même comme un véritable suicide, d'autant que les Fantômes sont resté oisifs pendant tellement longtemps qu'ils ont probablement perdu de leur efficacité légendaire. Hanté par les fantômes de son passé, et avec les forces d'élite de l'ennemi à ses trousses, le Colonel — Commissaire Gaunt va devoir mener ses hommes vers leur mission la plus glorieuse, mais qui pourrait aussi être la dernière.


Dans ce 13e épisode intitulé Mission : Salvation Reach les Fantômes de Gaunt repartent au front pour une mission aussi spéciale que secrète, voire suicide, dont on nous garde bien de préciser les objectifs même si on a rapidement quelques doutes vu que le transfuge Mabbon est de la partie et qu'on se dirige vers une station orbitale cachée au sein d'un cimetière galactique...
Spoiler:
(remember Deathstar de Star Wars ? Oui mais non, car il s'agit de voler le maximum de renseignements ennemis, de s’emparer de ses artefacts magiques et/ou technologiques, et surtout de mettre tout cela sur le dos d'autrui pour semer la zizanie entre l'Archonte Gaur qui tient les systèmes d’Érinyes et l'Anarque Sek qui tient les systèmes de Cabal ^^)
L'auteur suit son schéma préférentiel d'une mise en place qui développe les personnages, les thématiques et l'ambiance, avant de lancer le récit par un scène d'action qui déchire sa race (souvent la meilleure) et de distiller un bon suspens travaillant personnages, thématiques et ambiance avant la scène d'action finale qui déchire sa race (par toujours la meilleure). Parmi les 30000 hommes et femmes qui partent vers le champ de bataille on suit entre civils et militaires de vieille date ou de renforts les heurs et malheurs d'Elodie Dutana, l'hôtesse de bar dont l'officier Ban Daur est tombé follement amoureux dans le tome précédent (et qui ici jalouse l'officier Zukova ancienne connaissance de son mec issu comme lui non seulement des Forces de Défense Planétaire de Verghast, mais en plus de la même cité-ruche et de la même classe sociale bien plus élevée que la sienne), le commissaire Blenner ami d’enfance d'Ibram Gaunt angoissé sinon terrorisé par ce qu'on attend de lui (à savoir le courage, la sacrifice, l'endurance), Rhen Merrt la gueule cassée qui rêve de récupérer sa dragonne de Sniper, le Docteur Dorden qui lutte contre la terrible maladie qui le ronge corps et âme, cet enfoiré de Rawne qui se rachète une conduite en prenant la tête d'une compagnie de sécurité rebaptisée Rois du Suicide et chargée de la protection du transfuge Mabbon, Jakub Wilder venu honorer la mémoire de son frère et qui ne porte dans son cœur ni son régiment ni son commandant (voir Son Dernier Ordre), par Meritous Felyx Chass prince héritier de Vervun et sa sémillante garde du corps Maddalena Darebeloved qui ont une grande annonce à faire au Héros du Peuple Ibram Gaunt, les Spaces Marines Eadwine des Silver Guard, Kater Holofurnace des Iron Snakes et Sar Af des White Scars spécialement détachés pour l'accomplissement de la mission Salvation Reach, ainsi que le doppelgänger envoyé par l'ennemi pour tous les tuer... Nous sommes entre le polar anglais et la comedy of mannes version space opera dystopique ! La série s'est toujours illustrée par ses tragédies à répétition, donc on tremble par avance en se demandant qui cette fois-ci va mourir : à ce niveau-là le suspens hitchcockien est total car maîtrisé de main de maître (genre le commissaire Blenner qui en voulant sauver de lui-même Jakub Wilder permet à l'agent ennemi de sévir avec moult morts tragiques)...
Spoiler:
Et ce n'est pas fini hein, car au point de jonction les vaisseaux du chaos avertis par le doppelgänger, l'Ominator, le Gorehead, le Necrostar Antiversal et le Tormageddon Monstrum Rex, tombent à bras raccourcis sur le détachement de la flotte impériale censé accompagner le Highness Ser Armaduke de nos héros : on se bat autant à l'intérieur qu'à l'extérieur dans un festival epicness to the max !!!
Malgré toutes les embûches et tous les obstacles, les Fantômes de Gaunt parviennent à leur objectif grâce à la ruse et à l'expertise du capitaine de vaisseau Clemensew Spika, et la mission Salvation Reach débute enfin : la troupe Alpha dirigée par les Space Marines Eadwine, Kater Holofurnace et Sar Af et soutenue par les soldats de Kol Goléa prennent d'assaut le spatioport de la station orbital (mdr quand ce dernier réalise un exploit héroïque sur un malentendu ^^) tandis que la troupe Bêta dirigée par Ibram Gaunt et la troupe Delta dirigée par Ban Daur doivent traverser tous ses corridors piégés pour en atteindre le cœur... Je pèse bien mes mots : la sueur coule à chaque page tellement le suspense est terrible ! Quel piège va emporter les personnages aussi sympathiques qu'emblématiques qu'on suit depuis des tomes et des tomes et qui ici doivent jouer les démineurs pour que réussisse la mission Salvation Reach ??? Comment vous le savez les meilleurs s'en vont trop tôt alors que les pires s'attardent trop...
Spoiler:
(alors que les mines emportent une pelletée de personnages, les brebis galeuses de Meryn s'en tirent une fois de plus sans coup férir, alors que le Docteur Dorden mourant parvient à maintenir Rhen Merrt en vie assez longtemps pour effectuer le tir parfait qui permet à tous les autres de s'en sortir vivant : pleurs, pleurs et repleurs... Mais quel Monde De Merde! !!!)

PS : Ah Dan Abnett nous spoile ici le sort funeste de Ravenor, son Charles Xavier Dark SF...

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