David Gemmell
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Publication du premier roman de Stella Gemmell

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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Mer 23 Oct - 9:10

Gkone a écrit:Bon, bon, que dire, déjà le début est vraiment long, et les légers retour en arrière pour un même évènement surprend et peu déstabiliser au départ, on s'y fait pas la suite, mais bon ça empêche de se mettre bien à fond dans le bouquin.

A part ça, l'ensemble est plutôt bien trouvé, et je n'attends qu'une éventuelle suite de l'auteur, parce qu'elle peut pas non laisser comme ça, au moins en ce qui concerne les Serafim, le voile et le personnage d'Emly !

Si prochain tome il y a, j'espère qu'il sera moins long à la détente, et ça devrait le faire !
http://booknode.com/la_cite_0779972
Il y a parfois des stupidboy sur Booknode, mais là non.

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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Mer 23 Oct - 19:29

Ah oui au fait, tout le monde remarquera que dans la grande tradition gemmellienne l'un des personnage du roman de Stella est moulé dans la silhouette d'un grand héros d'actioners.
Si je vous dis qu'il se déboîte l'épaule à volonté...

Spoiler:


Mel Gibson joue le rôle de Fell évidemment...


Dernière édition par Albéric le Mer 23 Oct - 22:48, édité 1 fois

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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Mer 23 Oct - 22:37

Ah tiens Bartellus, Elijah et Emly...  


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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Jeu 24 Oct - 9:30

Je n'aurais jamais imaginé que Stella puisse écrire un roman aussi ambitieux et aussi abouti (et puis c'est super bien traduit par Leslie Damant-Jeandel, ce qui ne gâche rien) : tout baigne du début à l’amère fin dans une ambiance froide, pesante et étouffante à la Battlestar Galactica. Plus qu’agréablement surpris par la qualité de l’ensemble, je suis conquis !
Vous n'aimerez peut-être pas forcément Stella parce que vous avez adoré David et, a contrario, vous ne détesterez pas obligatoirement Stella parce que vous n'appréciez pas David.

L’auteure marche dans les pas des plus grands : les incontournables Howard et Moorcock évidemment, Miéville et Swainston, le Karl Eward Wagner de Lynortis et le Richard Scott Bakker du Prince du Néant, mais aussi Steven Erikson et Joe Abercrombie
Pour parler fantasy francophone c’est entre l’héroïsme noir de Fabrice Colin et la poésie noire de Charlotte Bousquet.
La parenté avec le Vengeance du plus moorcockien des auteurs français est vraiment intéressante mais Stella ne suit pas le chemin d’un revival Metal Hurlant à la Bloodlust. Froideur, noirceur, nihilisme… En comparant Dave et Stella, on prend bien conscience de ce qui différencie Héroïc-Gantasy et Dark Fantasy : amours, amitiés, devoir, trahison, complots… tout est là, mais noyé dans un immense océan de désespérance.


C’est tout à l’honneur de Stella Gemmell de ne pas avoir être facilement tomber dans le fan service en singeant David Gemmell (même si les inspirations, les thèmes, les piques et les gimmicks ont fatalement un air de famille). Nous somme dans un Dark Fantasy de la plus belle eau que ne tombe pas trop facilement dans le grimm & gritty. Il s’agit de la plus force mais aussi de la plus grande faiblesse du roman, mais c’est un peu la loi du genre qui nous intéresse ici. Car on navigue tellement dans le gris foncé qu'il n'y a pas de figure à laquelle se raccrocher ou s'identifier pour vibrer. Et quand on parvient à s’attacher à l’un des nombreux personnages du roman, paf il meurt très violemment (bienvenue dans fantasy à la G.R.R. Martin qui existait bien avant G.R.R. Martin n’en déplaise à certains Fantaisix).
ACHTUNG SPOILERS:
Le gentil Sami se fait rôtir vivant
Ranul le martyr meurt dans l’anonymat le plus complet
Le doux Frayling, le soupirant handicapé d’Emly, se fait massacrer
Doon s’évade héroïquement de la forteresse pour se faire violer, torturer et mutiler par les siens
Stalker résiste à tout avant de se noyer stupidement dans un boyau inondé
Garett survit à tout pour mourir connement après que son épée se soit brisée
Amita qui évite tous les agents de l’Immortel se faire assassiner par ses alliés par méprise
Bartellus se la joue Shiryu de Saint Seiya en pure perte
Le flamboyant Gil Rayado ne sert que de chair à canon
Hayden, Mason et leurs milliers de révoltés ne servent que de pions
De la même manière la courte espérance de vie des personnages secondaires ne permet pas de développer les petits zooms humanistes qui donnent des raisons d’espérer en l’humanité, car ici ils concernent les morts et non les vivants…
Et c’est aussi un peu déroutant de voir ces personnages cabossés par la vie passer du plus fol espoir au désespoir le plus profond en quelques pages. Mais ainsi va la vie non ? (N’en déplaisent aux docteurs ès condition humaine et sens de la vie)


Le background ? On emprunte les de chemins défrichés par David Gemmell, mais on lorgne sur le nihilisme howardien.
Ambition, humiliation, exploitation… les alliés d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui pour la Cité. Les guerriers peints en bleu qui ont jadis sonné la révolte ont été massacrés jusqu’au dernier (hommage aux Pictes de Bran Mac Morn ou aux Highlanders de William Wallace ?). D’autres ont pris la relève années après années et sont appelés Bleus par les Rouges de la Cité. Plutôt que rechercher un compromis on n’a pas hésité  à sacrifier plusieurs générations des siens pour abattre des cités, détruire des nations, massacrer des peuples entiers. Pour les habitants de la Cité c’est la conscription universelle donc la parité absolue entre les femmes qui meurent en masse inutilement et les hommes qui meurent en masse inutilement…
Mais les frères Tisserand qui mène l’immense coalition de tous les peuples de l’Est ont un plan : l’Immortel Araeon qui dirige la Cité doit mourir quel qu’en soit le prix pour en finir avec une guerre sans fin.
Le worldbuilding est volontairement épuré pour filer l’allégorie : la Cité qui sombre peu à peu, c’est bien sûr l’Occident dévoré par une ambition sans borne qui se dévore lui-même après avoir dévoré le reste du monde… Nous sommes donc dans la très gemmellienne critique de la décadence de la civilisation en général (Howard) ou en particulier (Moorcock).
Bref sans compassion, pas de civilisation !



Dans la 1ère partie Bartellus, qui ressemble fort au Maximus de Gladiator qui aurait définitivement perdu la raison, fait la connaissance des orphelins Elihah et Emly dans la boue et la fange des entrailles de la Cité. Amis achluophobes et claustrophobes ce roman n’est pas fait pour vous du tout !
En leur compagnie nous traversons les différents niveaux antiques, médiévaux et renaissance d’une ville mievillesque présentant toutes les strates géologiques de la misère humaine tandis qu’une aristocratie qui se croit au-dessus du commun des mortels (au sens propre comme au sens figuré) continue ses games of thrones qui coûtent la vie à des millions d’innocents… Être immortel c’est être éternellement blasé disait Dave dans Waylander III : il s’agit d’une des nombreuses et riches thématiques développées par le roman.



8 ans plus tard, la 2e partie se concentre sur l’aristocrate guerrière Indaro Kerr Guillaume et ses compagnons pris au piège d’une sale guerre qui n’en finit plus. Durant la bataille de la plaine de sang, franchement difficile de distinguer les Chats Sauvage de la Troisième Maritime, les Brûleurs de Ponts de Steven Erikson et les croisés de Richard Scott Bakker.
Oui c’est long et peut-être lent, oui c’est froid et sans doute très noir mais j’ai vraiment ressenti l’épuisement physique et psychologique de soldats au bout du bout du rouleau que furent nos aïeux à Verdun ou Stalingrad (Dan Abnett style ?)

La 3e partie est plus classique : on renoue avec les fils de l’intrigue dans une ambiance à la Drenaï où Bartellus en quête de vengeance fait alliance avec la mystérieuse Archange pour renverser le tyran honni.


La 4e partie est plus intimiste car en captivité Fell Aron Lee, un Parménion dépressif ressemblant fort à Mel Gibson, se remémore son passé dans un flashback terrible empruntant aux plus sanglantes tragédies antiques avec des morceaux du Territoire des loups et de Hunger Games : le club des 5 nous amène ainsi les 1ères révélations sur les fils l’intrigue.
Stella nous montre que la cruauté des puissants n’a aucune limite et la soif de vengeance des petites gens elle aussi.
Résistants Bleus et déserteurs Rouges font alors alliance pour mettre fin à cette horrible et interminable guerre…


On croit que les choses vont enfin bien tourner pour nos personnages si malmenés depuis le début du roman, et bien pas du tout car la 5e partie nous met encore plus la tête sous l’eau en nous dévoilant le monstrueux visage des frères Vincerii à travers les yeux de la courtisane Petina, de l’espionne Amita et du conjuré Riis.
Je n’avais rien lu d’aussi sombre et amer depuis Le Royaume des Chimères du maître R.E. Howard.
Le massacre du Petit Opéra est pire encore que celui des Noces Pourpres de Martin.
A ce moment on comprend que cela va très mal finir pour tout le monde…

La 6e partie accélère le rythme : les chapitres sont plus courts, les POV alternent plus vite. L’échiquier met ses pions en place pour le Jour des Offrandes alors que tout s’annonce sous les pires auspices avec la multiplication des trahisons.


Remember le dernier combat d’Argurios dans Troie ! Remember le Seigneur Maître de L’Empire ultime de Sanderson !
La 7e partie accumule les révélations, les cataclysmes, les grands drames et les grands actes d’héroïsme.
L’apport d’un grand nombre d’informations s’avère déroutant car on s’aperçoit que le Destin est en marche depuis le départ et le martyr de Ranul, bien aidés par une éminence grise encore plus pourrie et manipulatrice que le Littlefinger du TdF.


Passionnant, intelligent, émotionnel… Plus qu’un 1er roman excellent, une œuvre ambitieuse à laquelle il ne manque vraiment pas grand-chose pour être une référence. Mais un roman pas toujours facile d’accès car il faut brancher ses neurones pour reconstituer à partir des POV de personnages à la courte espérance de vie la trame d’un roman non linéaire et combler les non dits à la Hérodote, Thucydide ou Tacite qui parsèment le récit (d’autant plus qu’on reste volontaire évasif sur les pouvoirs des Serafims et qu’on laisse des portes entrouvertes pour une suite éventuelle).
Un joyau pas aussi bien taillé qu’on le souhaiterait, mais un beau joyau tout de même.
Alors oui si on est très exigeant cela peut manquer de cinématogaphie dans la mise en scène par rapport à Dave, donc d’efficacité ou d’intensité, mais de là à parler d’un roman plan-plan sans talent réel ni étincelle ou de 500 pages d’exposition qui débouche sur un dénouement creux et maladroit comme ose l’écrire Elbakin.net il faut vraiment être un gros blasé qui a mangé des cailloux. Car peu importe le nom sur la couverture, il semble difficile de mettre moins de 8,5 à un roman aussi réussi, quand bien même n’est-il pas totalement abouti pour autant.

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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Jeu 24 Oct - 10:55

BlackKat de Babelio a écrit:J'ai eu la chance et la joie de me voir attribuer La Cité lors du tirage au sort d'une Masse Critique de Babelio, et je me suis plongée dans sa lecture dès réception.
Stella Gemmel signe ici son premier roman en solo. Il n'aura pas échappé aux puristes du genre qu'elle est la récente veuve d'un maître de la fantasy, David Gemmel, et qu'elle a collaboré étroitement à certains de ses écrits. Les mauvaises langues s'en donneront à cœur joie pour ne voir en ce titre solo qu'un ersatz du maître. Pour ma part, je me suis refusée à aborder cette histoire avec cet a priori, c'était insultant pour le talent de l'artiste.
Parce que talent il y a, c'est indéniable! Stella Gemmel signe ici une magnifique fresque d'Héroïc Fantasy. Un pari osé, à mon sens, pour une première œuvre, que celui de nous offrir une histoire dense de près de 580 pages. Voir plus si les caractères étaient de taille standard. Mais non, pas d'inquiétude, je n'ai pas sorti la loupe!
La couv' est magnifique et la 4ème de couv' est plus qu'alléchante. Et que dire du contenu? Si ce n'est qu'il tient diablement bien ses promesses.
Je déplore un rythme un peu lent dans le 1er tiers du roman, lenteur relative mais nécessaire puisque le décor se doit d'être planté et que cela ne peut se faire en quelques lignes si on veut réellement s'imprégner des ambiances. Relative car l'aventure commence dès les premières pages, avec la découverte de certains personnages principaux et des remous de leur existence: Elija et sa sœur Emly, qui vont se retrouver très vite séparés; la fière Indaro; l'énigmatique Archange et le vieil homme, Barthellus, qui n'est pas celui qu'il veut bien laisser paraître.
Dans ce 1er tiers, La Cité se dévoile par ses bas-fonds, ses égouts, ses strates inférieures ancestrales, et ce, dans un climat oppressant et anxiogène de puanteur et d'obscurité, de dangers et de mort. La Cité serait-elle un colosse au pieds d'argile? Ses fondations profondes et anciennes sont-elles aussi solides que la Citadelle, en surface, l'affiche? L'existence d'une société parallèle souterraine est-elle le reflet d'un déclin annoncé? Des questions se posent déjà, des mystères apparaissent nébuleusement.
Le 2ème tiers nous ramène à la surface... mais l'ambiance n'est est pas moins sombre. Un autre aspect de La Cité est dévoilé, celui de la guerre incessante dont on ne se souvient plus du début et dont on n'imagine pas la fin, dont on ne sait plus qui est qui, de l'agresseur ou de l'agressé..., celui de ses paysages désolés, dévastés et devenus stériles par excès de sang dans les sols... Un cimetière à ciel ouvert où chaque jour, les soldats se lèvent pourtant pour mener la bataille... de là, une réflexion quasi-philosophique et intemporelle sur la notion de la guerre, de sa justification ou pas. Pour qui, pour quoi, pour servir les intérêts d'un peuple ou assouvir la soif inextinguible de pouvoir d'un seul être? le mystère sur la nature et l'identité de l'Empereur de La Cité se dessine peu à peu, au fil des événements et lors des flashbacks sur les vies de chacun. Les conspirations et les vengeances prennent corps.
Stella Gemmel réussit le tour de force de décrire avec moults détails et précisions chaque coup porté et chaque mouvement et stratégie, tactique de groupes sans en casser le rythme trépidant, guerrier et sanglant. Un véritable bonheur visuel tout autant que littéraire. On est loin de scènes édulcorées et d'un héroïsme angélique; on est dans la réalité épuisante et horrible des combats quasi-suicidaires des différents camps.
On retrouve Indaro, on découvre Fell et ses compagnons d'horreur. Les personnages s'étoffent et en deviennent attachants: on veut les suivre jusqu'au bout, on veut qu'ils s'en sortent. Par conséquent, on vibre, on tremble pour et avec eux. Parce que ce roman épique exhale aussi l'émotion par la sueur de chacun, par chaque goutte de sang versé.
Le dernier tiers de ce gros pavé marque le départ concret des luttes de chacun et de tous. Il n'est plus temps de tergiverser, de tester, de se questionner... c'est le moment de prendre partie et de se lancer dans l'ultime assaut. Et là aussi, l'auteur nous régale avec un suspens de tous les instants, en nous plaçant sous différents points de vue et d'action. le tout dans une fluidité qui nous pousse à vouloir aller plus vite, à ne pas cesser de tourner les pages, pour savoir enfin où se situe la victoire... s'il y a même une victoire! Car c'est fatalement vers la chute au sens propre comme au sens figuré que tous se précipitent. le dénouement est des plus surprenants et inattendus. La mort est au rendez-vous, loin de la gloire et des honneurs. La vérité éclate loin de tout idéal de paix sereine et porteuse d'avenir léger. C'est une plongée dans la noirceur et le marasme de l'âme humaine... ou celle des Dieux.
Pour conclure, je dirais que, sans conteste, à mon sens, c'est du grand art. Ne vous laissez surtout pas rebuter par l'épaisseur de l'ouvrage, l'histoire en a besoin, le lecteur en a besoin. Tout y est, des scènes d'action, de l'horreur, de l'angoisse, du fantastique, de l'humanisme... C'est un total régal livresque et je me refuse à croire que Stella Gemmel ne donnera pas suite à cette Cité. Ne serait-ce que pour nous éclairer sur le destin des Serafim, d'Elija, d'Emly... et de certains autres... C'est un livre que je conseille de tout cœur à tous les accros d'Héroïc Fantasy, vous ne serez vraiment pas déçus, c'est certain!
Avec tous ces avis ultrapositifs, qui passe pour des gros rageux de mauvaise foi qui chroniquent à la tête du client ?
Je ne dis rien, je n'en pense pas moins !  


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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Jeu 24 Oct - 11:21

Spéciale dédicace à Oncle Kiin :


Le whodunit de Stella est plus tordu que celui d'Ange !


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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Lun 2 Déc - 9:59

On comprend mieux les avis à charge de certains spécialistes autoproclamés en Fantasy concernant La Cité. Le récit s'enliserait cruellement dans sa 2e partie... Ces amateurs de fantasy épique écrivent noir sur blanc qu'ils lisent les scènes de batailles en diagonale car ils les trouvent inintéressantes, pas de chance pour eux donc puisque cette 2e partie est presque intégralement consacrée à la bataille de la plaine de sang. C'est ballot.

Heureusement que dans le SdA la Bataille du gouffre de Helm ne dure que 20 pages, sinon le livre leur serait tomber des mains. Idem pour Légende jugé plan plan parce que uniquement centré sur le siège de Dros Delnoch.

Amis lurkers désolé, mais moi j'appelle cela des cryptos bobos affiliés à de petits cercles intello prout prout qui ne s'assument pas en disant aimer la Fantasy.


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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Mar 10 Déc - 20:45

Ratha a écrit:Lu la Cité de Stella Gemmell car j'étais intrigué par ce flot de critiques assez disparates. De David Gemmell, je n'avais lu que le Lion de Macédoine qui m'avait beaucoup plus dans ces deux premiers volumes avant que je ne lâche, je ne sais plus pour quelle raison  la suite et la trilogie Troie qui était extraordinaire de bout en bout par contre. Sa femme Stella Gemmell l'ayant terminé, c'était surtout pour voir ce qu'elle donnait dans un roman solo.

Au final, c'est un roman dont j'ai apprécié les personnages bien trempés (Fell, Indaro ou Bartellus), ses mystère que j'avais trouvé bien disséminés tout au long. Cependant j'en sors avec une impression que certaines parties du livre étaient meilleures que la somme du roman même. Le climax des deux dernières parties est haletant mais il manquait peut être  d'ampleur? Le meilleur se trouvant pour moi avec les parties 2 à 4 du roman. Avec une partie 2 extraordinaire où les personnages sont impliqués dans une guerre dont ils ne savent même plus pourquoi il se battent, dans une ambiance bien poisseuse et désespéré et une partie 4 glaçante dans ses flash-backs, et qui nous emmène dans un récit initiatique impitoyable pour son narrateur.

Le livre souffre peut-être aussi de transitions quelque peu étranges à des moments. L'on ne comprend pas de quelle manière certaines situations s'enchainent. Ce qui amène au point que vous évoquiez en spoiler qui est introduit de manière assez "triviale". Si l'on n'est pas attentif, c'est un point qu'il est possible de rater complètement...
D'accord avec tout.

Marrant que la partie 2 jugé excellente par certains soit jugé ennuyeuse à mourir par d'autres. D'ailleurs qu'est-ce qu'ils écrivent  d'autres ces derniers ? "je n'aime pas les bataille en fantasy épique que d'ailleurs je lis en diagonale"... C'est con car c'est l'essence même du truc. De la même manière marrant aussi que le final jugé haletant pas certains par d'autres soit jugé chiant par ces mêmes autres... Les goûts et les couleurs certes mais quand tout ce qui fait l'adn même de la Fantasy te laisse totalement de marbre voir t'insupporte, il faut changer de crèmerie d'urgence !

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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Lun 23 Déc - 14:53

le boss de ten.nikable a écrit:Extraordinaire, carrément ?
Je rebondis sur une remarque dans le sujet Première Loi pour le coup, mais je pense que sans le nom Gemmell sur la couv qui semblent pousser certains à aimer le roman avant même de l'avoir lu (et là je ne parle pas de Ratha wink ), il serait passé totalement inaperçu.
Il y a des expressions pour cela :
faux-cul et hypocrite...

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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Dim 12 Jan - 18:12


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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Dim 4 Mai - 19:58

Bill Capossere a écrit:For a novel titled The City, we see surprisingly little of the Stella Gemmell’s eponymous setting itself, save for its labyrinthine underground tunnels and sewers. But there’s no doubt the city sits at the center of this patiently-developed, detailed work thanks to its ongoing and seemingly endless war against the enemies that ring its lands and its internal dissensions as some of its most powerful citizens begin to chafe under the leadership of the Immortal.
The City begins from the point of view of a young brother (Elija) and sister (Emly) who live in one of the many communities in the sewers of the city. It’s a purposefully gritty and grim opening, as it sets the reader up with a particular view of the City — this is not a place that takes care of its most vulnerable and seeing it through these young children’s eyes we’re predisposed to root against maintenance of the status quo. The siblings are eventually separated, with Emly ending up with a former general of the city (once Shuskara now known as Bartellus) now disgraced and thrown down from his great height. Elija, meanwhile, is caught up by the Blues, the generic term for the City’s diverse enemies.
We then shift to the military side of things, outside of the city on one of the battleplains, where we follow a pair of soldiers: Indaro, a young female soldier and Fell Aaron Lee, an up-and-coming young commander. Eventually all these characters will become embroiled in a conspiracy to bring the endless war to an end by the only means they think will work — assassinating the Emperor (assuming of course someone called “The Immortal” can be killed). Along the way toward the convergence of events, we pick up several other POV characters, shift back and forth between the city and outside the city, and also shift back and forth in time as we flash back to some of the events that have brought these characters to these points.
Stella Gemmell takes her time with building her story and introducing her characters, and those looking for quick-paced action would do well to reset their expectations. I thought Gemmell handled this quite well — the pace is patient but not slow, at least not in my mind. The battle scenes are lengthy and highly detailed, but that sense of detail, almost historic or academic in places, helps immerse the reader and so negates any risk of bogging down (as opposed to vague battle scenes that go on and on with lots of generic fighting).
The characters vary a bit in their presentation and depth, but the major ones, especially Bartellus and Indaro are vividly drawn and given levels of depth, with the most emotionally affective storyline being the relationship between Bartellus and Emly. The explanation of some of the other relationships between characters is sometimes revealed via flashbacks, which I liked for how it withheld some information, but it could have been handled a bit more smoothly in a few places. And while we meet some of the City’s enemies and get some history of why they are enemies, I wouldn’t have minded a little more broad-based context on this history.
The revelation of the Emperor’s background, as well as the “Families” that founded the city with him, gets hinted at via legends and rumors early and then is made more explicit at the very end. It’s an intriguing explanation that could have perhaps used some more page time. I did like the subtle, metaphorical aspect of the conclusion where we see characters who had been at the literal bottom of the City’s social ladder, either from the start or after being flung downward, climb upward into the rarefied power structures at the top. It’s a very nice example of the literal and metaphorical working together in service of story and theme.
If I had any complaints about The City, it would be the ending, the only part of the book where I felt the pacing suffered. It dragged out a bit in places and then felt abrupt in others. And it felt somewhat anti-climactic as well in comparison to much of what had come prior.
But really, that was my only complaint and it’s relevant to only the last 50 pages or so, if that. Otherwise, Gemmell had me immersed in the story and characters from the very start. Not all POV sections are equally interesting or moving, but I wouldn’t characterize any of them as uninteresting or weak. The story resolves itself but leaves a lot of room for a sequel, something I’d be interested in picking up. The City didn’t blow me away, but it gained my attention immediately and easily kept it throughout the 500 or so pages. Recommended. Oh, and in case you’re wondering, Stella Gemmell is David Gemmell’s widow.
Belle critique d'un site de référence outre atlantique, réalisée par un des plus grands fans américains de Steven Erikson pour ne rien gâcher. A comparer avec les avis des plus grands fans français de Steven Erikson évidemment.
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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Sam 27 Sep - 7:44

Cela m'avait titiller durant ma lecture, mais quand j'ai revu hier soir L'Arme fatale, cela me saute maintenant carrément aux yeux. La Cité, c'est une plongée en apnée dans la maniaco-dépression de Martin Riggs, mais dans un univers de Dark Fantasy...

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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Mer 12 Nov - 10:52

La couv allemande :



La couv slovaque (une terre de fantasy avec la Tchéquie qu'on se le dise !)


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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Sieben le Mar 7 Avr - 16:32

Salut. Aller je me lance, j’apporte ma contribution de lecteur amateur.

Je me posais la question de savoir dans quel état d’esprit je devais aborder ce premier roman de Stella Gemmell. La comparaison avec son défunt mari paraît inévitable, Stella devait également s’y attendre. Toutefois, personne n’a envie de lire venant de Stella un pseudo roman ersatz de l’Heroic Fantasy de David Gemmell, surtout pas moi, où Stella singerai son style et son univers. Cela tombe bien car La Cité n’a rien à voir avec Drenaï où les autres romans de DG. Pas le même style, pas la même ambiance, pas le même genre d’histoire, pas les mêmes idées, non vraiment Stella arrive avec son propre univers orienté Dark Fantasy, et ça c’est plutôt une bonne chose. Pas d’appréhension donc, je l’ai abordé de la même façon que n’importe quelle découverte d’auteur.

Cependant, après toutes ces années passées aux côtés du maîtres, à collaborer avec lui, l’épauler dans les moments où celui-ci tergiverser, il me paraît également évident que Stella possède certains "gimmiks" de David, sans même parler d’influence qu’à pu avoir l’une sur l’autre et inversement, David a forcément déteint sur Stella comme Stella a pu déteindre sur lui. Et ça on ne peut pas le lui reprocher à moins d’être de mauvaise foi. J’y vois comme une sorte de relai, David continue de vivre à travers Stella, ce qui ne l’empêche pas de voler de ses propres ailes.


Des exemples ? Dommage je n’ai pas tout pris en note mais les exemples sont légions et ils prêtent à sourire pour un lecteur assidu de DG qui reconnaîtra sans peine certaines tournures de langage, un phrasé par-ci, des éléments références par-là, on se dit "tient, je l’ai déjà lu chez David ça".

Ainsi, certains ont vu chez Fell Aron Lee, l’un des trois personnages majeurs si on peut dire (c’est plus compliqué que ça mais j’y reviendrai), une sorte de Parménion à cause de l’enfance solitaire et difficile. C’est vrai, mais pour me faire plus tatillon j’y ai plus vu un Talisman de la Légende de Marche-Mort avec ces fils de chefs de tribus asservis envoyés dans des camps militaires en guise de bonne soumission des parents. Fell/Talisman y recevra une éducation spartiate dure faîte de brimades de la part de ses camarades d’infortune.

L’enquête annexe sur les tatouages militaires menée par Barthellus est intéressante et certains tatouages mentionnés m’ont fortement rappelés ceux vus dans Loup Blanc avec Skilgannon lui aussi général en déchéance.

Même s’ils se font plus rares du fait que le roman est dans une toute autre ambiance, on retrouve quand même les petits zooms humanistes qui m’étaient chers chez DG, présents ici sur des personnages de troisième ou quatrième plan comme l’ambassadeur des îles Wester. Vu à travers les salopards de la Cité, c’est un pauvre bonhomme sans intelligence qui fait tâche à la cour de l’empereur. Mais dès que Stella passe du point de vu de l’ambassadeur, on porte tout de suite un autre regard sur cet ancien pêcheur qui prospère tranquillement sur son île isolée du monde urbain et de la "civilisation", obligé par les siens à jouer les ambassadeurs dans un monde antagoniste au sien alors qu’il ne rêve que de rejoindre son foyer et de retourner à une vie plus simple mais heureuse. Le côté humaniste n’est pas ce qui caractérise le plus la série, c’est clair, normal, l’ambiance y est intrinsèquement plus cynique, tragique et pessimiste. C’est encore une fois une des petites survivances du style DG chez Stella.

Tout comme David avait mis toutes ses tripes dans Légende, faisant de son premier roman le plus personnel, Stella y met beaucoup de sa personne dans La Cité. Cela ne m’a pas sauté aux yeux tout de suite, mais à contrecoup : la relation entre Emly et Frayling est une analogie explicite de la relation entre David et Stella Gemmell. Stella écrit dans une ancienne laiterie du XVème siècle, un endroit plutôt atypique comme lieu de travail. La jeune maître verrier Emly travaille son art dans une maison de verre, même dans la Cité c’est une maison étrange. Emly c’est l’artiste, celle sur qui toute la gloire rejaillit, celle qui a le talent, de l’or dans les mains. Emly, c’est David. Mais que pourrait faire Emly sans son aide Frayling, celui qui va chercher les matières premières, celui qui découpe et façonne, celui qui a le travail ingrat si je puis dire, mais important et méritant. Frayling, c’est Stella. Emly/David est celle qui embellit la matière déjà préparée, elle effectue la tâche artistique, décors et donne le caché d’objet artistique à ce qui n’est à la base qu’un morceau de verre, et c’est bien normal si c’est elle qui récolte les lauriers chez le marchand de vin. Frayling/Stella est l’assistant, la relectrice, le porteur d’eau, le travailleur de l’ombre auquel Emly et Barthellus ne manquent pas de faire un clin d’œil lors de l’exposition car ils savent reconnaître un travail d’équipe, une œuvre réalisée à quatre mains. Et comme si ce n’était pas suffisamment explicite, Emly et Frayling, chacun de leur côté sans jamais se le dire ont la même réflexion, "quel drôle de couple nous formons". Blink blink blink. Osez dire après ça que la Cité manque de profondeur. Il faut savoir lire entre les lignes.

Transition, et si je parlais un peu de l’histoire maintenant ? Alors oui, j’ai eu du mal à rentrer dedans les 100-200 premières pages. Du mal notamment sur la première partie consacrée aux égouts, on tâtonne dans le noir sans savoir où on met les pieds à la recherche de la moindre flammèche qui pourrait nous éclairer sur c’est quoi le schmilblick. On peut dire que le début est grave immersif, on en chie autant que les personnages mais dans un autre registre, une jolie métaphore tant on cherche désespérant la sortie du tunnel dans cette galerie foutraque. Heureusement ça ne dure qu’un temps et j’ai commencé à vraiment m’enflammer à partir de la 5ème partie et 2ème moitié du roman.

Mais petit retour en arrière. Si je trouve l’illustration de couverture très jolie je ne la trouve pas pour autant pleinement réussie, celle-ci m’évoque une cité antique certes impressionnante mais là c’est véridique, la beauté du dessin n’est pas à la hauteur de ce que je m’imaginais. La puissance évocatrice de ce que décrit Stella est beaucoup plus forte. J’ai énormément pensé à la série BD Shaman des frères Peru dont la comparaison me paraît justifiée (si vous voulez des conseils de lecture…). Dans Shaman on a aussi le même genre de cité tentaculaire, dévoreuse, corruptrice, millénaire, dont les couches successives forment quelque chose de baroque. J’avais une vision plus chaotique de la chose pour faire plus direct.



Spoiler:

La Cité. La Cité comme une allégorie du monde occidental (USA ou autre, au choix) qui gaspille, soumet, bafoue les règles de morales et de droit, envahit, détruit, corrompt tout ce qu’il touche et convoite. Et pourtant, c’est de ce côté de la barrière que se situent nos personnages principaux. On le découvre au fil du récit. En bon récit de Dark Fantasy on est donc du côté des salauds, des salauds qui s’ignorent et qui ne font pas le mal pour le mal, des héros manipulés par les hominides crevarices comme dirait Albéric. Tout en nuance de gris comme le faisait David. On a donc tendance à prendre parti pour la dernière coalition des tribus indépendantes qui souhaitent mettre fin à la guerre, dommage que l’on n’ait pas davantage de POV placés de ce côté (ces peaux-bleu me rappellent les cités incas de Tiwanaku ou Machu Picchu en pierres parfaites imbriquées sans mortier). Mais nos bad guy, n’en sont pas vraiment, c’est juste qu’ils n’ont pas conscience de se battre du mauvais côté. La faute à qui, à quoi ? A un patriotisme et un nationalisme exacerbés qui conduisent à la haine de l’autre, les peaux-bleus. Un système fascisant et xénophobe qui mise sur l’ignorance de son peuple, de l’histoire de sa cité et de ses institutions.

Ça flirt bon avec le Starship Troopers de Paul Verhoeven avec ses troupiers prêts à aller au combat pour défoncer "la menace extérieur". Le fait d’avoir des femmes soldats dans son récit est une excellente idée. Voilà de la bonne Fantasy au féminin, qui ne consiste pas à mettre un tutu, des fées ou des licornes, mais à placer les femmes sur un même pied d’égalité que les hommes. Gemmell évoque la pénurie de soldats pour justifier le recrutement de femmes ; malin.


Indaro Kerr Guillaume

Le côté Dark Fantasy s’appuie sur une psychologie des personnages que j’ai trouvé travaillée et cohérente : Nos trois principaux personnages, Shuskara, Fell et Indaro ne se rebellent pas pour la bonne cause, à aucun moment ils n’embrassent la lutte des rebelles, ils aiment la Cité malgré le dégout qu’elle inspire. Tous sont motivés par des intérêts égoïstes bien que parfois légitimes pour certains. Barthellus/Shuskara, a un destin à la Gladiator like façon Maximus, il souhaite venger l’assassinat de sa femme et ses enfants en tuant l’empereur qui les a condamnés. Mais il le fait aussi pour la gloire, et ça il ne l’avouera jamais, dans les derniers moments il poursuivra son but pour redevenir le meneur d’homme qu’il était. Intérêt égoïste. Fell rallie les rebelles parce qu’il est dos au mur, ne souhaitant pas rester otage de marque. La conspiration des "S" lui sert de prétexte pour rejoindre la cause mais il est celui qui a le plus oublié ses engagements. Un concours de circonstances donc. Indaro est sans doute la plus patriote, Saroyan se méfie d’elle et redoute une trahison. Indaro n’est convaincu de rallier les autres que par
Spoiler:
la mort de Doon tuée par ses propres compatriotes
et son amour pour Fell.

Et oui, malgré la noirceur du tableau il y a un tout petit peu de romance dans La Cité, et ce n’est pas aussi cul-cul la praline que les romances de David. On est dans le non-dit et les sentiments intériorisés, les personnages ont autres chose à faire comme survivre au carnage ambiant.

La seule lumière provenant des eaux insanes de La Cité, elle nous vient du duo d’Emly et Elija. Le frère et la sœur séparés durant l’enfance, personnages touchants et émouvant chacun à leur façon. Je les trouve beaux dans leur "innocence". Alors, seront-ils réunis dans un joyeux happy end ou crèveront-ils comme des merdes dans la fange qui les a vues grandir ? C’est la question à 1 million de roubles et ne croyez pas que tout est convenu dans ce roman. Au contraire. Les personnages principaux comme secondaires tombent comme des mouches, Stella est sans pitié et ne vous attendez pas à la mort dans la gloire et l’héroïsme. Parfois c’est comme ça mais on est promis à une mort toute conne. Ou parfois ça peut être hyper violent pour les personnages mignons tout plein (il y en a même une bien crade similaire dans Shogun de James Clavell).

Une première moitié lente, qui prend son temps pour mettre en place tous ces personnages qui évoluent dans un récit choral. Hormis trois personnages que l’on peut distinguer comme de premier plan, les autres ont une importance à géométrie variable et Stella introduit parfois de nouveaux lurons dans les 200 dernières pages. Donc forcément ça prend du temps d’introduire tout ce beau monde et pour que chacun tire le fil de son intrigue dessinant la grande toile qui éclaire sur les enjeux finals. Un roman choral où une dizaine de personnages se rencontrent les uns les autres, se croisent, s’entrecroisent sur 8 ans. Du coup le fait que l’on puisse avoir du mal à s’attacher à ces derniers peut se comprendre tout à fait. Mais est-ce qu’on ne touche pas là un des aspects de la Dark Fantasy ?

Un récit bien construit, intelligent, rondement mené et qui s’accélère dans la seconde moitié une fois que certains se rejoignent et commencent à abattre leur jeu. La mission semble impossible : tuer l’empereur, sa grâce l’Immortel. On frôle de près avec Des Milliards de Tapis de Cheveux d’Andreas Eschbach, grand classique du space opera avec cet empereur sans âge (10000 ? 100000 ans ?) gouvernant l’univers entier mais lasse de régner depuis aussi longtemps et qui décide de lui-même de laisser gagner les rebelles, rébellion qu’il a lui-même organisé. Tout était prévu et les mains qui tirent sur les marionnettes font leur entrée en scènes :

Et voilà Les Séraphims. Dans La Cité, les grandes familles aristocrates sont indéboulonnables : les Sarkoy, les Kerr, Les Vincerii, les Khan… pour la populace se ne sont ni plus ni moins que la bourgeoisie même si l’Empereur, un Sarkoy, a un statut divin. Mais sous les apparences, qui sont les membres de ces grandes familles qui officieusement se nomment "Séraphim" ? Là encore ces allégories de la bible hébraïque sont bluffantes car elles étoffent un peu plus la mythologie de la Cité, rallongeant l’intrigue et faisant parfois basculer le scénario dans un récit de Science-Fantasy et parfois pourquoi pas, de SF ? Le tome 2 à venir apportera probablement des réponses, pour l’instant je ne peux que spéculer mais il y a des sous-entendus de la part des marionnettistes qui laisseraient entendre que les Séraphims ne sont pas ce qu’ils prétendent être, à savoir des dieux. Ce que la plèbe prend pour de la magie serait-ce en réalité de la… science ? Les Vincerii, Sarkoy & Cie ne seraient-ils en fait que de minables Goa’uld ? Ou bien des Yugaroï des Chroniques de Tramorée de Javier Negrete ? Des humains possédant une avance technologique considérable et s’en servant pour asservir le reste de l’humanité tels les mégalo-psychopathes qui, n’en doutons-pas, ils sont en réalité ? J’aime à le croire mais dans le cas où mes hypothèses soient foireuses l’allégorie religieuse insufflée par Stella reste astucieuse et intrigante. Dans la bible hébraïque, les séraphims sont des créatures ailées se situant au sommet de la hiérarchie des anges. La vieille femme Vincerii connue sous le pseudonyme d’Archange utilise t-elle celui-ci pour marquer sa place dans la hiérarchie des ploutocrates séraphims ? Et leur lieu d’habitat : la grande majorité des séraphims ne vivent pas parmi la plèbe mais à flanc de montagne que les habitant appellent "Le Bouclier de la Liberté" mais que les Séraphims appellent sobrement "Séraphia". Serait-ce…
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Toujours est-il que leurs pouvoirs sont terrifiants et l’histoire bascule parfois dans le survivor horror comme lorsque Marcellus Vincerii décide de repeindre l’opéra en rouge sang.
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Puis retour dans les égouts pour une mission suicide mais étrangement cette partie je l’ai mieux toléré à la fin qu’au début. Sûrement parce qu’il y a plus d’action.





Qu’on se le dise, à la fin pas de happy end. FREEDOM ! T’as gueule William j’ai envie de dire. Shuskara a eu sa destinée à la Maximus mais pour quel résultat ? Pas de retour à la République avec une gouvernance du Sénat pour les romains. Certains Séraphims et d’autres joueurs ont profité que tout le monde se mette sur la gueule pour venir loler sur leur tombe et rafler le pactole. Cela rappelle la fin de Troie et le roi Hittite qui ramène sa fraise après que la cité est brûlée, Agamemnon est en position de faiblesse et obligé de partir la queue entre les jambes. C’est une partie d’échec qui se joue et les pièces maîtresses ne sont pas celles qui semblent. Le roi est un fou, et le fou un cavalier. Quant à nos héros, ils ne sont que des pions à sacrifier.

Bon aller, ce n’est pas non plus exempte de défauts à mes yeux :
* Dans le style, je trouve qu’il y a parfois un manque de fluidité dans l’enchaînement des scènes. Comme le dit Albéric, c’est plus littéraire que cinématographique.
* Mais même dans le style ça manque de punch lines.
* Il y a parfois des ellipses incroyablement chiantes ou bien se sont des raccourcis qui ne m’ont pas convaincus.
Spoiler:
Je pense au passage de l’inondation, "plic plac ploc", il pleut dis-donc, au ben non c’est un putain de tsunami en fait. Et zou, dans la cuvette à chiotte l’armée de la Cité. 20000 soldats en moins, comme ça, en 2 lignes.
C’est un peu juste. Il aurait fallut tailler à certains endroits et en rallonger d’autres.
* Les scènes de combats je les ai parfois trouvées confuses et pas toujours crédibles. Eu l’impression qu’Indaro se battait à 1 contre 5 à certains moments. Comment est-ce possible ? Il y a une surpopulation ennemie dont je ne comprends pas comment nos héros font pour les retenir.
* Bon là c’est personnel, mais des idées parfois un peu simplistes ou niaises : la cité c’est les rouge, l’ennemi c’est les bleu. La compagnie de Fell s’appelle Les Chats sauvages… mmmmh ok, sauf que quand tu gueules "à moi les chats sauvages" je le sens pas trop le côté épique là. Tu me casse l’ambiance.

Un Roman d’une simplicité complexe. Bien aimé. Vivement le tome 2.
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Message par Albéric le Mar 7 Avr - 19:29

Encore une critique de ouf : je vais mettre des mois à répondre à tout... En tout cas, il y a de quoi dire donc on est loin du bouquin médiocre et brouillon dépeint par certain prescripteur d'opinion !

Bon là c’est personnel, mais des idées parfois un peu simplistes ou niaises : la cité c’est les rouge, l’ennemi c’est les bleu. La compagnie de Fell s’appelle Les Chats sauvages… mmmmh ok, sauf que quand tu gueules "à moi les chats sauvages" je le sens pas trop le côté épique là. Tu me casse l’ambiance.
Oui mais non en fait.
Les rouges symbolisent le rouge des armées romaines, elle-même allégorie de l'impérialisme occidentale. Les bleus symbolisent le bleu des rebelles celtes/pictes/écossais qui se peignaient en bleu avant d'aller au combat (c'est même écrit dans le bouquin). En plus c'est malin, car on se calque sur les joutes politiques romaines/byzantines où 1 faction = 1 couleur donc c'est bien vu...
"Chats sauvages" c'est Wildcats en VO, et c'est le nom de plusieurs équipes de sports et de plusieurs unités militaires donc c'est pas de chance si cela sonne moins bien en VF... ^^

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Message par Sieben le Mar 7 Avr - 22:48

Ah pour les bleu contre les rouge j'étais peut être resté sur mon impression de début, je trouvais ça un peu ridicule sur le coup. Mais effectivement après information, je retire ce point. C'est bien vu.

Pour les chats sauvages, rien à faire, en VF c'est vraiment trop pourri.

Vous remarquez que pour les critiques négatives j'ai été raclé dans les fonds de tiroir. J'avais pas envie de faire trop lèche botte, fallait bien que je trouve des imperfections.

Pour un premier roman, et même si Stella n'est pas une totale novice, si un coup de maître. ça me rappelle quelqu'un qui a lui aussi connu un succès fulgurant après son premier roman...
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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Marv le Mar 7 Avr - 23:07

Une sacrée critique, un monument de critique même...chapeau bas.
Pas grand chose à ajouter sur un livre que j'ai trouvé excellent bien qu'imparfait.

Félicitations  encore pour cette critique plaisante à lire, bien rédigée et bien argumentée.
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Message par Sieben le Mer 8 Avr - 11:42

Merci Marv.
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Message par Albéric le Mer 8 Avr - 12:26

Sieben a écrit:Un récit bien construit, intelligent, rondement mené et qui s’accélère dans la seconde moitié une fois que certains se rejoignent et commencent à abattre leur jeu. La mission semble impossible : tuer l’empereur, sa grâce l’Immortel. On frôle de près avec Des Milliards de Tapis de Cheveux d’Andreas Eschbach, grand classique du space opera avec cet empereur sans âge (10000 ? 100000 ans ?) gouvernant l’univers entier mais lasse de régner depuis aussi longtemps et qui décide de lui-même de laisser gagner les rebelles, rébellion qu’il a lui-même organisé. Tout était prévu et les mains qui tirent sur les marionnettes font leur entrée en scènes :
On frôle surtout L'Empereur Dieu de Dune de Frank Herbert... ^^

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Message par Invité le Mer 8 Avr - 13:07

Belle critique en effet, mais le terme "coup de maître" est à mon sens largement galvaudé.
Il y a en effet beaucoup de bonnes intentions et on voit bien que l'élève a retenu les leçons du maître, mais l'ensemble manque encore trop de maturité à mon goût. J'ai vraiment l'impression que Stella a cédé aux sirènes des éditeurs qui ont voulu capitaliser le nom de Gemmell et ne lui ont pas laissé l'opportunité de mûrir son projet.
J'espère sincèrement que nous avons là la naissance d'une nouvelle auteure en devenir qui trouvera son style et non son "coup de maître", sinon pour ma part je m'arrêterai définitivement à son deuxième livre.
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Message par Derfel le Mer 8 Avr - 17:09

Tarentio a écrit:Belle critique en effet, mais le terme "coup de maître" est à mon sens largement galvaudé.
sinon pour ma part je m'arrêterai définitivement à son deuxième livre.
On s'attend donc à des ventes à la baisse pour son second livre, ce qui mènera peut-être à la non traduction du troisième.
Un roman largement ennuyant qui voulait se donner des allures de grand roman. Hélas, ça n'a pas fonctionné.
Si ce roman n'avait pas porté le nom de Gemmell, il n'aurait pas eu tant d'intérêt.

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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Albéric le Mer 8 Avr - 17:28

Derfel a écrit:
Tarentio a écrit:Belle critique en effet, mais le terme "coup de maître" est à mon sens largement galvaudé.
sinon pour ma part je m'arrêterai définitivement à son deuxième livre.
On s'attend donc à des ventes à la baisse pour son second livre, ce qui mènera peut-être à la non traduction du troisième.
Un roman largement ennuyant qui voulait se donner des allures de grand roman. Hélas, ça n'a pas fonctionné.
Ou un roman largement passionnant qui avait tout d'un grand. Avec moi il, il a bien fonctionné. Et pas qu'avec moi si j'en juge par les nombreux avis positifs sur le Net.

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Message par Derfel le Mer 8 Avr - 17:30

Albéric a écrit:
Ou un roman largement passionnant qui avait tout d'un grand. Avec moi il, il a bien fonctionné. Et pas qu'avec moi si j'en juge par les nombreux avis positifs sur le Net.
Ici, sur 5 personnes, deux ne sont pas emballés. Si ça se reflète dans les ventes, on prévoit donc une chute de 40%.
Pour ma part, je suis vraiment déçu, je croyais qu'après Troie, je retrouverais plus de la touche de David dans les écrits de Stella. Sans le nom de Gemmell, je me demande si je n'aurais pas fermé le livre avant la fin, finale qui ne m'a pas plus emballé.

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Message par Sieben le Mer 8 Avr - 17:44

Albéric a écrit:On frôle surtout L'Empereur Dieu de Dune de Frank Herbert... ^^

M'étant arrêté au tome 2 je ne saurais dire mais je veux bien te croire. :) As-tu lu Des Milliards de Tapis de Cheveux ? Toute cette trame Mission Impossible sur comment assassiner l'empereur, l'Immortel, je l'ai trouvé assez similaire au plan d'action des rebelles du roman d'Eschbach. S'infiltrer, un plan avec 2 diversions et espérer au petit bonheur la chance. Mais aussi dans son dénouement, les prétendus rebelles tombent dans un piège, les marionnettistes de l'ombre ont tout prévu, et les gentils vont "perdre".

Tarantio a écrit:Belle critique en effet, mais le terme "coup de maître" est à mon sens largement galvaudé.
Il y a en effet beaucoup de bonnes intentions et on voit bien que l'élève a retenu les leçons du maître, mais l'ensemble manque encore trop de maturité à mon goût. J'ai vraiment l'impression que Stella a cédé aux sirènes des éditeurs qui ont voulu capitaliser le nom de Gemmell et ne lui ont pas laissé l'opportunité de mûrir son projet.
J'espère sincèrement que nous avons là la naissance d'une nouvelle auteure en devenir qui trouvera son style et non son "coup de maître", sinon pour ma part je m'arrêterai définitivement à son deuxième livre.

Oui en effet, ce n'est pas le bon terme. Je voulais surtout dire qu'elle fait une entrée remarquée dans le monde de la Fantasy. Pour un premier roman on ne vas pas dire que c'est moyennasse, faut exagérer au regard de ce qui sort chaque mois. J'ai l'impression qu'on est trop dure avec ce roman, l'attente était assez énorme et certains s'attendaient à lire du DG. Dommage pour eux, Stella vient avec ses billes. J'ai relu le fil de discussion et je te rejoins Tarantio sur certaines choses qui ne marchent pas dans ce bouquin. Ma critique se veut élogieuse parce que je trouve que c'est un très bon roman de Dark Fantasy sans être exempt de défaut pour autant. Mais ce n'est pas un coup de cœur, du simple fait que la Dark Fantasy n'est pas trop ma came à la base. Ni plus ni moins. Après j'attends le tome 2. Et encore une fois il sera attendu au tournant...

Je pense qu'aucun autre auteur à eu autant de poids à porter sur ses épaules pour la sortie de son premier roman qui est aussi son premier livre. Combien d'auteurs passent à la trappe, 1 livre et puis c'est tout ? J'ai l'impression que Stella c'est Jordi Cruyff ou Enzo Zidane. Tout le monde attend d'elle qu'elle reprenne le flambeau.

Ah si, peut être James Herbert à dû en chier lui aussi pour assurer après Frank son père.

Stella Gemmell a quoi, 67 ans si je ne dis pas de connerie. Il y a des chances que La Cité soit sa seule série, je ne pense pas qu'elle est pour vocation de devenir une auteur à suivre à l'avenir, un phare de la Fantasy. Elle fait ça pour le fun.

Derfel a écrit:Un roman largement ennuyant qui voulait se donner des allures de grand roman. Hélas, ça n'a pas fonctionné.

Je crois comme vous qu'il y a des longueurs mais un livre ennuyeux non, faut pas pousser. Il est quand même vachement orienté action. Et je ne pense que c'est un roman qui se la raconte et prétend écraser tout sur son passage. ça n'a pas fonctionné sur toi, tant pis. Mais si on essai de l'analyser objectivement tant que faire ce peut, on y trouve des éléments de satisfaction. Et puis, maintenant qu'on sait qu'il est compris dans un cycle, attendons la suite. Après tout, t'as plutôt bien aimé La Première Loi à la fin et pourtant t'avais aussi bien pourri le premier tome.
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White Square Re: Publication du premier roman de Stella Gemmell

Message par Derfel le Mer 8 Avr - 17:50

Sieben a écrit:Après tout, t'as plutôt bien aimé La Première Loi à la fin et pourtant t'avais aussi bien pourri le premier tome.
C'est un fait, mais j'avais commencé par ce qui suivait la Trilogie (Servir Froid), ce qui fut une erreur. Erreur qui fut initiée par les recommandations d'un membre du Forum. Avoir débuté avec Premier Sang, j'aurais davantage aimé, mais j'avoue que je ne suis tout de même pas fan du premier.

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