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Erik Wietzel, Elamia

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White Square Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Mer 28 Sep - 15:13


Je me demande bien si on a déjà parlé de cet auteur ou de son bouquin, mais comme je l'ai pas vu, j'ai décidé d'ouvrir un nouveau sujet de conversation lui étant destiné...
Je sais pas si vous connaissez cet auteur ou ce live, mais moi j'ai bien aimé.
J'ai découvert le livre en même temps que l'auteur, et je dois dire que l'histoire est intéressante, enfin pour ma part, et les personnages sont attachants. :)
Si vous aimez les histoires de mages et de sortilèges :geek: , vous en aurez pour vôtre argent avec celui-ci, mais ATTENTION :!: Je parle pas de sort à la Harry Potter! :sleep: c'est un autre truc bien mieux construit avec une sorte de magie composée de matrices assez intéressante.
Il existe en intégral Bragelonne, en plus!!!
Bonne lecture! :study:
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Duvodas
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Owen Odell le Mer 28 Sep - 19:33

Tu peux fournir le synopsis ou un résumé made in toi stp ?
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Owen Odell
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Jeu 29 Sep - 13:18

En fait, c'est un moinillon qui vit dans un monastère, quand il voit une chute de météorites. Il y va et il trouve un monstre gigantesque à intérieur...
Le monstre se réveille et il détruit le monastère, mais le moinillon est vivant. Ça c'est le début de l'histoire. Après tu fait la connaissance d'un type amnésique qui se révèle être l'Empereur. Il a disparus un jour alors que son armée venait de se faire dévorer par une masse titanesque de flammes bleues...
Un mage machiavélique veut faire resurgir les morts et leur fait passer un portail magique vers le monde des vivants.

C'est palpitant, et il y a d'autres personnages!!!
des créatures magiques, des spectres et tout le toutim! il faut le lire si on aime ce genre de chose.

p.s: le moinillon devient ensuite l'élève d'un puissant sorcier!
Je te le conseille!
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Duvodas
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Jeu 29 Sep - 13:28

Sinon, pour le résumé officiel, c'est ça:
Synopsis : Une armée commandée depuis l'au-delà par le plus grand sorcier que le monde ait jamais connu menace Elamia. Et rien ni personne ne peut l'en empêcher. Un seul homme est capable d'organiser la résistance et de ramener l'espoir, mais il a perdu la mémoire. Et si le passé de cet homme recelait la clé de la victoire ? La quête de son identité le conduira aux confins du monde, où rôdent démons sournois et créatures de légende, sous l’œil de prêtresses aux mystérieux pouvoirs.

voili voilou! ^^
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Fëanor le Jeu 29 Sep - 18:05

C'est une impréssion ou le poème me fait penser a un roman avec un joli chevalier va sauver une joli princesse dans la tour du pas joli sorcier
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Fëanor
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Sam 1 Oct - 9:05

Il y a un peu de ça, mais on ne plonge pas non plus dans le gros best-seller stéréotypé, genre Eragon! enfin, c'est pas l'impression que j'en ai eu, en tout cas.
Je te le conseille. ça se lit vite et bien, un bon passe temps entre deux chefs d’œuvre
gemmelliens!^^
:study:
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Fëanor le Sam 1 Oct - 16:57

bon il faudrait que je l'achète alors la prochaine fois que j'organise une expédition pour acheter des livres!!! :study:
çà dépendra donc de mon budget
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Fëanor
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Mar 4 Oct - 10:13

C'est toujours ça le frein!!! mais bon, tant qu'on peut se faire plaisir de temps en temps...
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Owen Odell le Ven 7 Oct - 22:03

Ben j'pense que je vais rester sur la compagnie noire et sur Parménion comme futur achats ^^"
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Jeu 27 Oct - 18:11

ok, en meme temps c'est pas non plus LE titre du moment, je pense!^^
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Owen Odell le Jeu 17 Nov - 22:15

Puis j'arrive pas à m'enlever de la tête que l'histoire est un tantinet trop simpliste ^^"
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Ven 18 Nov - 21:10

c'est sûr que c'est pas le scénario le plus inventif de la planète, je vous l'accorde... Mais je trouve l'athmosphère interessante, et puis il y a un voyage aux enfers... j'adore ce genre de séquence! c'est pou ça que ça ne m'a pas gêné dans Druss la légende, contrairement à d'autres.
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Taylorqueen le Mer 14 Déc - 10:57

Je na'i pas lu cette trilogie, mais je commence à lire juste "Les dragons de la cité rouge" et des les premières pages, je ne peux pas m'arreter!!

Cet auteur ecrit bien je trouve. Et il est très gentil aussi, il m'a bien conseiller lors de mon achat/dédicace!
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Jeu 15 Déc - 12:36

purréeeeeeeeeeee! j'aimerais trop avoir des dédicaces, mais je suis jamais au bon endroit au bon moment! :(
en tout cas, moi aussi j'ai bien aimé, donc on est au moins deux!^^
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par GrM le Dim 13 Mai - 16:18

J'ai profité de l'intégrale parue chez bragelonne pour lire cette trilogie. La couverture est très séduisante, le synopsis en revanche beaucoup moins...

Au finale en effet le scénario n'a rien de révolutionnaire, mais l'histoire reste tout de même très bien ficelée. Bien que pas forcément extraordinaires, on a un bon panel de personnages. Ceci dit cette aventure est vraiment très bien écrit, c'est vraiment le point fort de cette trilogie. Cet auteur français a un véritable talent, et surtout il fait preuve d'une imagination vraiment débordante en matière de description, notamment avec l'immersion constante en enfer.

Bref, une histoire classique certes, mais palpitante, à découvrir !
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Duvodas le Dim 13 Mai - 17:31

C'est ce que j'ai ressentit, moi aussi, comme je l'ai mis plus haut!^^
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Albéric le Ven 16 Nov - 22:39

Commençons par le commencement :
C’était sympa de maintenir le suspens dans le 4ème de couverture en lançant une fausse piste

De la fantasy épique classique mais solide, bien balisée mais bien carrée.
Je regretterais presque de ne pas l’avoir découvert avec moins de kilomètres fantasy au compteur.

Cela commençait bien avec un quinquagénaire amnésique, un mage septuagénaire en pleine crise existentielle et une prêtresse entre 2 âges qui ne peut plus vraiment compter sur ses charmes.
Les sempiternels héros adolescents sont toujours là, mais fort heureusement ils sont loin de tenir le haut du pavé (ouf on a échappé aux Mary-Sue et Gary-Stu !).

C’est entre Gemmell et Feist : cela n’atteint pas les Gemmell haut de gamme, mais cela n’atteint pas non plus les Feist bas de gamme. En fait c’est assez inégal en fonction des chapitres et des personnages mis en avant (comme chez Feist d’ailleurs).
Ainsi j’ai bien aimé :
- les intrigues politiques de Corall-Medding
Spoiler:
(suivies de l’opposition occupants/résistants qui aurait gagnée à être développée)
- la méharée de Kordac ponctuée par quelques bonnes scènes d’action.
Spoiler:
Après Téméraire et ses nombreux passages à la 30 millions d’amis, cela m’a fait du bien de retrouver des dragons violents et vicieux qui jouent au chat et à la souris avec les humains.
- le final du 1er tome
Spoiler:
Une Venise bâtie sur île volcanique attaquée une flotte de morts-vivant revanchards

Las, j’ai difficilement retrouvé par la suite tout ce qui m’avait plus dans le 1er tome…
Il s’installe « un faux rythme », mais le mal est plus profond qu’un problème de rythme :
- moment de flottement dans les chapitres galaméhéens avec une Irina en mode Silence
- passé un cap, l’avancée de l’intrigue ne se traduit pas vraiment pas une montée en puissance
- l’humanisation des forces surnaturelles nuit à l’intensité et la dramaturgie du récit
Défunts, démons et dieux perdent de l’aura de mystère de danger qui devrait les caractériser
Spoiler:
Toutefois dans le cas de Tormaga, à comparer avec la Kina de la Compagnie Noire, c’était plutôt visiblement assez assumé
Une force à la fois narcissique et sadique, sociopathe et psychopathe, c’est finalement un classique chez les gens de pouvoirs pourris par leur ego démesuré que rien ne vient limiter.
- l’univers se dévoile petit à petit, mais avec des éléments très traditionnels pour le genre
(le grand vilain millénaire qui attend son heure, le méchant sorcier qui veut dominer le monde, l’ordre féminin et féministe ultra secret qui lutte contre la domination masculine…).
- un style souvent trop neutre pour parvenir à sublimer les événements, très souvent amenés trop rapidement, leur enlevant ainsi une part de mystère, de suspens et de tension dramatique.
- un affreux tic d’écriture qui consiste à annoncer les choses à l’avance (surtout au début)
Ex: le voyage continua, mais ils ne savaient pas que le cauchemar allait s’abattre sur eux…
- la disparition d’une foultitude de personnages secondaires « sympas » :
Spoiler:
Haldric, Odasius, Ulprih, Jeremy, Bren Jackal… l’empereur et son impératrice aussi quelque part !

L’intrigue est bien mise en place, cela se lit bien et cela avance vite grâce à un bon dynamisme là où dans la même veine certains auteurs radotent sur des pages et des pages de machinlogies en multipliant les longueurs inutiles.
Restent aussi les clans Ol qui vont vraiment me laisser un bon souvenir. ;)

Bref, Erik Wietzel n’a pas démérité par rapport aux nombreux cycles anglo-saxons de high fantasy ou d’heroic fantasy.
Dans un certain sens, Elamia est plus aboutie que d’autres œuvres francophones pourtant mieux écrites, plus sombres, plus inventives et plus immersives.
C’est ainsi en dessous d’Ayesha (ambiance arabisante, traitement des personnages) ou de Hordes (l’invasion démoniaque et le rôle primordial des augures)

Il y a pas mal de choses qui m’ont bien plu dans le 1er tome, j’aimerais donc bien me lancer dans Les Dragons de la Cité Rouge… juste pour voir !
Car le gros problème des auteurs français, c’est leur absence de pérennité : on a à peine le temps de découvrir un auteur, qu’il est souvent chassé des terres de la fantasy par le rouleau compresseur anglo-saxon…
Erik Wietzel prouve quand même finalement qu’on peut lire de la fantasy épique sympathique sans passer par la case traduction-importation.

Cela tient bien la route : :)
Si vous êtes un néophypte ou que vous avez aimé l’ami Raymond Feist, lancez-vous !
Si la fantasy épique ne rebute pas, vous n’avez pas grand-chose à perdre à tenter votre chance
Mais si ce genre de fantasy vous fatigue, et bien passez votre chemin…

Dernière chose, une intégrale à 25 € pour un peu moins de 1000 pages,
c’était un excellent rapport qualité/prix !
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Albéric
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Oncle Kiin le Dim 31 Mar - 22:32

J'en sors à l'instant.

Sentiment plutôt mitigé sur cette trilogie. Je n’ai pas détesté, mais ça ne m’a jamais vraiment emballé non plus.
J’ai surtout l’impression un peu triste que ça aurait pu être bien mieux. Il ne manquait pas forcément grand-chose pour que ça marche. Hélas, au bout du compte, je crois que j’aurais quand même plus de « contre » que de « pour ».

Avant tout, pure question de goût, mais la voix de l’auteur ne me touche pas tellement. Je ne crois pas que ce soit mal écrit, seulement je ne sais pas trop, le style m’a souvent fait soupirer. Un je ne sais quoi dans la langue elle-même, à la fois trop lisse et parfois vaguement maladroite. Et surtout l’impression d’une écriture un peu plan-plan, un peu poussive.
Le ton général, pour élargir un peu, ne m’a pas beaucoup parlé non plus. Il flotte en permanence une sorte de surmoi didactique voire moraliste, qui s’incarne à la fois dans le choix de mots légèrement anachroniques (sensation propice à me faire sortir de l’histoire) ; dans les préoccupations et valeurs parfois étonnamment modernes – là encore – des personnages ; et dans de nombreux blocs de dialogues philosophiques qui m’ont souvent semblé un peu « plaqués ». Que ce soit au niveau du langage ou de la vision du monde, je n’ai pas vraiment accroché, donc.
Mais bon, je reconnais que tout ça ne s’explique pas vraiment, et en plus c’est franchement personnel. Du coup, c’est exactement le genre de truc à propos duquel je ne serais pas choqué par un avis radicalement contraire.

Plus gênant et peut-être plus objectif, bien que ce soit peut-être lié à ce qui précède : une narration pas du tout assez agressive à mon goût.
C’est le reproche principal que je ferais à cette trilogie. Tout du long, j’ai eu l’impression que la manière dont c’était raconté ne rendait pas justice aux idées mises en place.
Si on regarde par exemple la situation de départ, en prenant un peu de recul, elle est quand même bien classe, intrigante et excitante :
La plus grande armée du monde disparaît corps et âme juste avant la bataille qui allait marquer sa victoire totale. 25 ans plus tard, des météorites (dont au moins une abrite un monstre) tombent sur terre, transformant la géographie et l’hydrographie, tandis qu’une puissance s’agite dans le monde des morts.
Plutôt alléchant, non ? C’est beau comme du Babylon 5. Or, il y a un vrai hiatus entre ce pitch sexy et la manière dont c’est délayé dans le texte. J’ai mis du temps à m’apercevoir que c’était cool, et je m’en suis aperçu plutôt pendant une pause dans ma lecture, pas au moment où je lisais le bouquin, c’est quand même dommage ^^ Bref, je trouve que ça manque de force, la narration me paraît trop douce, trop inoffensive.
De même, la déviation du cours de la Medding offrait de creuser la thématique de la frontière ou celle de l’accès à l’eau, avec la guerre qui peut accompagner tout ça... L’idée d’avoir mis cette situation en place était très bonne, et ça pouvait être passionnant. Mais finalement, on a l’impression que l’auteur n’en fait pas grand-chose... Et il y a d’autres bonnes idées comme ça, des trucs dont on sent que ça aurait pu être beaucoup plus fort, mais on ne s’en rend compte qu’à froid, plus tard, ça ne surgit pas pendant qu’on lit :(

En outre, et là je te rejoins, Albéric : l’auteur a le défaut de désarmer ses effets à l’avance. En laissant trop d’indices (dont il ne se sert pas vraiment pour produire de l’ironie dramatique) voire parfois en annonçant carrément certains trucs (et là encore sans faire fructifier ce savoir anticipé du lecteur, si bien qu’on se demande pourquoi il nous a annoncé les trucs en question).
Spoiler:
Il y aurait de nombreux moments à citer, mais au début par exemple, concernant l’identité de Kordac : à mon avis il fallait soit la suggérer plus clairement au lecteur, et ensuite jouer avec cette connaissance ; soit au contraire la cacher avec des fausses pistes ou une fausse impossibilité. L’un ou l’autre, mais là c’est mal fichu, entre deux eaux. Un « manque à gagner » typique du défaut que j’évoquais ci-dessus.

Par ailleurs, un peu trop de « As you know, Bob » dans les dialogues. Je suis très sensible à ce truc-là (quand les persos s’expliquent patiemment des choses qu’ils savent déjà, uniquement pour en informer le lecteur), et ça me fait facilement sortir de l’histoire. Ici, il y en a trop de manière générale, et il y a même quelques occurrences particulièrement ridicules.
Souvent aussi, mais ça c’est récurrent chez les auteurs français de fantasy, je trouve que les dialogues ne sonnent tout simplement pas très naturels – trop écrits ou bien trop relâchés au contraire, dans une alternance pas très heureuse.

Enfin, et là encore c’est un reproche qu’on pourrait adresser à beaucoup d’autres auteurs de fantasy, le foisonnement de « personnages points de vue » rend le début un peu difficile.
À la réflexion, je crois que ça marche quand même mieux quand le lecteur connaît immédiatement les liens entre ces différents personnages, voire quand il y a une scène chorale dès le début du livre (par exemple la visite du roi Robert et de sa suite chez les Stark au début du Trône de Fer). Dans ce cas, on accepte et intègre plus facilement leurs pérégrinations ultérieures, même s’ils ne se recroisent plus avant très longtemps. Ici, comme dans trop d’autres livres, on a des persos/histoires presque « indépendants », durant un bout de temps (certains le restent même pendant presque toute l’histoire), et du coup il faut s’accrocher.

Enfin bref, je commence à avoir l’impression d’être un râleur qui n’aime rien, donc voyons voir ce que j’ai mieux apprécié dans cette trilogie ^^

À plusieurs reprises, certains éléments du bestiaire sont intéressants et plutôt bien approfondis. (Il est par ailleurs très divers, mais j’ai davantage été séduit par l’intérêt et les détails de certaines créatures que par le pur aspect quantitatif.)

La sororité de prêtresses laménides m’a bien plu. L’ordre féminin plus ou moins secret, façon Bene Gesserit, est depuis longtemps un trope du genre... qui tombe quelquefois à plat. Ici, non : j’étais content de retrouver ce genre de personnages et de société, dont les caractéristiques m’ont semblé efficacement mises en scènes et habilement filées.

Une vision originale et assez « négative » du don de prescience. Dans les romans où ce pouvoir intervient, on nous dit souvent qu’il est à double tranchant, etc., sauf que c’est rarement vrai : en réalité le héros s’en sert à foison, ça lui est très utile et c’est bonnard. Dans Elamia, c’est vraiment plus complexe et subtil que ça. Donc ça change et c’est intéressant, même si là encore, j’aurais aimé que ça aille plus loin et que ça soit mieux mis en valeur.

Les personnages sont globalement attachants. J’ai un faible pour Odasius, Julipen et Jocquinius (et Iriane au début).

La fin ne se résout pas en un claquement de doigt et la bête utilisation d’un MacGuffin lambda.

Surtout, j’aime beaucoup le va-et-vient entre le monde primaire et le monde des morts. La manière dont ils sont ouverts l’un sur l’autre, c’est une excellente idée, qui en outre est bien traitée tout du long. (Et assez antique, en quelque sorte.)
C’est sans aucun doute cet aspect-là qui m’a empêché de trop m’ennuyer, alors que par ailleurs j’avoue que je n’accrochais pas plus que ça.

Enfin, quelque chose qui m’a pas mal déstabilisé, mais dont je ne saurais dire si c’était une bonne ou une mauvaise idée : le découpage inhabituel de l’histoire par rapport aux trois tomes de la trilogie. D’une certaine manière, Elamia se présente comme un « dyptique plus un ». Enfin c’est plus compliqué que ça, mais c’est grossièrement l’impression que ça m’a donné.
Ça m’a un peu perturbé dans la lecture du tome 2, pendant lequel j’ai eu du mal à me repérer, à sentir le rythme par rapport à ce qui était prévisible, etc.
D’un autre côté, ça relance bien le dernier volume, on a l’impression qu’on va peut-être être surpris, etc.
Au final, ça fait un peu bizarre mais ça marche sans doute plutôt bien : la fin du deuxième tome et le début du troisième sont les moments qui m’ont paru les plus palpitants, et où j’avais le plus envie de savoir la suite.

Ma conclusion perso sur l’ensemble de cette œuvre : pour être parfaitement honnête, ça ne m’a pas marqué, et je ne pense pas que je retenterai cet auteur. Pourtant le potentiel était là au niveau des idées, et je ne peux rien citer que j’aie vraiment détesté ni qui m’ait horripilé au-delà du supportable... mais ça oscillait tout du long entre le « bof » et le « sympa sans plus », donc rien de bien mémorable en ce qui me concerne :(

À la limite j'ai préféré Hordes, qui en dépit de ses pénibles longueurs, me laissera au moins quelques souvenirs plus saisissants.
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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Albéric le Lun 1 Avr - 15:29

@ Oncle Kiin
Pourtant rechercher l’exceptionnel là où l’agréable suffit très largement ?  
Au final malgré ses défauts Elamia est un cycle satisfaisant qui fait honneur à la fantasy française.
Après toutes ces bonnes idées sur le fond mal exploitées dans la forme restent frustrantes.
Je ne connais pas le parcours d’Erik Wietzel mais on sent les saines influences rôlistiques.
Entre un bestiaire assez sympa (les dragons assez cools !), une vision dantesque des enfers, un héros amnésique assez gemmellien et des personnages féminins aux caractères bien trempés, les bons éléments ne manquent pas.

Le principal défaut de ce cycle c’est qu’il est decrescendo donc la mayonnaise ne prend qu’à moitié et cela peine à véritablement décoller malgré toute la bonne volonté qui transpire.
On ne s’ennuie pas durant les 1000 pages du cycle, on ne peut pas en dire autant de romans bien mieux côtés.
Essaye quand même de donner une 2e chance à l'auteur à l'occasion.


Dernière édition par Albéric le Mar 20 Aoû - 10:47, édité 1 fois

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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Oncle Kiin le Lun 1 Avr - 16:51

Albéric a écrit:
@ Oncle Kiin
Pourtant rechercher l’exceptionnel là où l’agréable suffit très largement ?

Sur le principe, tu prêches un converti, ami ^^
Mais quelquefois, sans raison apparente (ou en tout cas sans raison facile à expliquer), eh bien je ne sais pas, un livre "agréable" peut me laisser très froid.
Pour reprendre la comparaison avec Hordes : il y avait dans Hordes davantage de passages où je me suis franchement emmerdé, mais aussi quelques-uns qui m'ont fait un peu vibrer ou m'ont mis l'imaginaire en éveil, alors qu'avec Elamia je n'ai hélas pas ressenti grand-chose.
C'est très personnel, hein, j'en conviens. Pas vraiment d'argument rationnel à apporter.


Albéric a écrit:Au final malgré ses défauts Elamia est un cycle satisfaisant qui fait honneur à la fantasy française.

Ben oui, il ne démérite pas. Et normalement j'ai toujours plus d'indulgence pour les auteurs francophones. Mais parfois ça ne prend pas du tout, c'est la vie.

En revanche c'est vrai que ça fait deux bouquins consécutifs auxquels je n'accroche pas, trois même si on compte Hordes assez récemment... Serais-je en train de devenir aigri ? ^^
Heureux hasard (qui me sauvera, je l'espère, d'être marqué du sceau infamant des rageux :D ), j'ai commencé hier soir Druide de Peru, et même si je n'ai encore lu qu'à peine cent pages, j'avoue que pour l'instant je jubile !
(Bon bouquin objectivement, je crois, et qui en plus me "parle" beaucoup.)

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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Albéric le Lun 1 Avr - 16:55

Il y a toujours la questions des vécus et des ressentis.
Il y a des fonds, des formes, des exécutions, des styles qui nous parlent plus que d'autres.
Les goûts et les couleurs... Mais de là à éventuellement défoncer un truc qui ne le mérite pas !
(évidemment je parle dans l'absolu, personne n'est visé... même si j'ai une pensée pour ten.nikable)

Moi aussi j'ai parfois l'impression d'être aigri, c'est pour cela que j'essaye bien souvent rechercher le positif dans un bouquin, histoire de ne pas être marqué du sceau infamant des rageux.

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White Square Re: Erik Wietzel, Elamia

Message par Albéric le Dim 9 Aoû - 20:28

Moi qui voulais revoir ce dont l'auteur était capable :



2e burb de Maxime Chattam pour Erik Wietzel... Décidément !

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