David Gemmell
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John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Sigarni le Mar 2 Aoû - 21:08

J'ai terminé le premier tome et ai bien entamé le second. J'ai plutôt bien accroché, plus à l'univers qu'à l'histoire, qui reste du pur Gemmell : Jon Shannow me fait beaucoup penser à Waylander (allez savoir pourquoi) et l'intrigue reste assez linéaire. Même si on a quelques surprises (qui viennent de l'univers) on sait à peu près où ça va mener.

La réappropriation des mythes (que Gemmell aime beaucoup faire, là les Atlantes je trouve ça original, et ça m'a l'air encore plus poussé dans le second tome, à suivre donc), un héros torturé, fondamentalement bon mais au comportement bien plus ambigu, avec ses doutes et ses parts d'ombre, une ribambelle de personnages secondaires archétypaux... C'est du pur Gemmell, pas dans ce qu'il a fait de mieux, mais ça se lit avec plaisir et intérêt.

Comme dit, j'ai plus accroché à l'ambiance, à l'univers posé qu'à l'histoire en elle-même. J'aurai aimé une carte, ça aurait un peu démystifié l'ensemble mais là, j'avoue que j'ai été très vite perdue, pourtant on est sur notre monde. A suivre !
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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Fëanor le Mer 3 Aoû - 17:57

Moi Fëanor

Je déclare que comme la plupart d'entre vous j' ai profité de l'offre 10 ans,10euros.
Je viens juste de finir le deuxième tomes et je commencerait bientôt(juste après avoir terminés Farlander de Col Buchanan(sités dans studio B la radio de Bragellonne). Une très bonne série donc qui nous change un peu de l' héroic fantasy tout en gardant un style très Gemmellien.
Une série à lire.
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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Duvodas le Mar 23 Aoû - 9:37

eh bah je me suis descendu tout les tome pendant les vacances et je le trouve superrbe! c'est ma milleur série apres drenai. Merci gemmell pour les chef d'oeuvre que tu nous a legué avant ton départ pour les terres immortelles!!! grand seigneur!!!

bon, apres cette petite parenthese honorfique, je dois dire que ce bouquin est vraiment super. Les pierres de sang et tout le toutim, ca me plait vraiment. Mais le centre de ce bouquin reste le héros, tout de même et je dois dire qu'il est, pour moi, à la hauteur de waylander ou druss. et ce n'est pas peu dire!!!

tiens! tu as lu farlander! je me demandait si ca valait le coup de le lire. Est-ce que tu me le conseille ou alors je devrai garder mon minable budget poure des plus bons bouquins????
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White Square Jon Shannow 1 Le Loup dans l'Ombre : donnez votre avis !

Message par Viruk1976 le Sam 8 Déc - 20:29

Le Loup dans l'Ombre, personnellement je préfère l'ancien titre l'Homme de Jérusalem.

Sinon j'ai adoré le livre, le personnage de Jon Shannow, un héros torturé et conscient de ses limites de ses actions. Un combattant vif, et intuitif.

J'apprécie l'histoire, notamment sa rencontre avec Batik. J'apprécie un peu moins la fin.

Un très bon Gemmell.
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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Albéric le Jeu 21 Fév - 17:41

IRL aussi je milite pour la cause gemmellienne ! :study:
J'essaye de faire changer d'avis une connaissance fan de SFFF échaudée par ses expériences avec Légende et Waylander qu'elle a trouvés assez brouillons et truffés de maladresses.
(ce qui n'est pas faux ceci étant dit)

Son avis sur le 1er Jon Shannow :
C'est pas encore ça, mais c'est déjà bien mieux. Cela pouvait partir dans le nawak avec le vigilante qui cite la Bible à qui mieux mieux et les pierre magiques bénéfiques/maléfiques.
Mais le twist avec les Enfants de l'Enfer est bien maîtrisé et finalement Gemmell retombe sur ses pieds.
Le côté Solomon Kane à la sauce Mad Max est plutôt plaisant.
Du coup les 2 autres ont rejoint sa PAL grâce à mes soins... ;)

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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Albéric le Ven 21 Juin - 20:55

Je reprends les propos d'un membre actif du fandom défenseur de la cause gemmellienne :

Fabien Lyraud a écrit:Actuellement je suis en train de dévorer la trilogie de Jon Shannow où Gemmell déchaîne son coté anticapitaliste. Je viens de terminer le premier tome, et pour  l'instant je peux dire que c'est ce que Gemmell a écrit de plus sombre. Je suis loin de connaître tout ce qu'il a écrit mais c'est sans doute là que son nihilisme s'exprime le plus. Il nous décrit un monde où l'espoir n'existe plus. Shannow est proche du pistolero sans nom de "il était une fois dans l'ouest" Bronson). Il ne vit que pour venger les innocents servant ainsi le dieu jaloux de l'ancien testament. Daniel Cade le brigand lui trouve son chemin de Damas en sauvant les villageois. il passe du crime à la quasi sainteté. C'est sans doute, malgré son passé, sombre le personnage le plus positif du roman. Shannow lui poursuit son chemin solitaire et anti-messianique au possible, usant de la violence dans un monde post apocalyptique déserté par l'amour. Ce n'est pas vraiment très gai tout ça.

Fabien Lyraud a écrit:C'est l'anti Waylander. Waylander est un assassin qui n'aime pas tuer tandis que Jon Shannow est guidé par la loi du talion et considère la mort de certains comme nécessaire ( "le jardinier de dieu"). Daniel Cade est un personnage beaucoup plus positif et proche de Waylander, de brigand il devient chef d'une communauté et comprend les responsabilités qui lui tombe dessus et les accepte. Dans le premier volume c'est un des rares personnages positifs, l'autre étant Sam  
Archer. Batik est également un individu qui cherche la rédemption. On a un peu l'impression que Jon Shannow donne son énergie positive à ceux qu'il rencontre et s'en vide progresseivment.

Rien à faire, l'univers de Jon Shannow me rappelle aussi celui de l'Héritier du Hokuto :
(ce n'est pas comme si DG n'avait pas aimé les wu xia qui lui servent de modèles...)


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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Albéric le Sam 24 Aoû - 17:06

Dans Le Roi sur le seuil, le chef des Trente s'appelle Abaddon. Un hasard sûrement !

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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Marv le Jeu 22 Mai - 22:25


"Nihiliste est l’homme qui juge que le monde tel qu'il est ne devrait pas être, 
et que le monde tel qu'il devrait être n'existe pas." 
Friedrich Nietzsche


L'apocalypse nucléaire a frappé le monde, il s'est ensuivi une catastrophe planétaire semblable à celle qui avait anéanti l'Atlantide en son temps et la surface de la terre en a été inéluctablement bouleversé. Et c'est ainsi que les continents immergés ont refait surface en même temps que les anciennes civilisations ont été englouties, leurs technologies avec.

Relégué aux rangs de légendes mythologiques, les anciens peuples n'ont laissés en héritage qu'un océan de terres desséchées, contaminé par le feu du ciel mais la nature est capricieuse, rancunière...
De nouvelles espèces mutées ont émergés de ce chaos, les radiations du feu nucléaire ont également affectés les humains, certains sont capables de développer des capacités psychiques alors que d'autres sont retournés à l'âge de pierre, s'aiguisant les dents pour mieux ronger la chair et les os.
C'est ainsi que plusieurs siècles ont passés et l'humanité tente de se reconstruire dans des îlots de civilisation où des lois protègent ceux qui sont assez forts pour les faire respecter.

Dans une ambiance western fin du monde à la Hokuto no Ken, un cavalier solitaire sillonne les contrées à la recherche de la Cité de dieu ...
Il est Jon Shannow , le flingueur crépusculaire, le semeur de mort, il est l'homme de Jérusalem !

À l'instar d'un Salomon kane de Robert E Howard, Jon Shannow nous apparaît comme un homme discret et taciturne fuyant la civilisation, entièrement dévoué à l'accomplissement d'une quête impossible.
Guidé par une foi inébranlable il avance tel le bras armé de Dieu en quête de réponses, laissant dans son sillage du sang et des douilles fumantes.

Clairement il s'agit là de l'un des récits les plus denses et originaux de David Gemmell où nous retrouvons une galerie impressionnante de personnages aussi divers que variés ultras charismatiques.
De primes abords, la trame du roman paraît assez simple mais très rapidement plusieurs sous-intrigues vont se mêler pour donner lieu à un récit puissant et monumental.
Les découvertes et les rencontres que fera le héros mettront en évidence une intrigue à plusieurs dimensions où l’équilibre fragile de ce monde sera de nouveau menacé par un mal ancestral.

Assez proche de Waylander avec qui il partage de nombreux points communs, Jon Shannow se révèle être un personnage en quête de rédemption marqué par des événements tragiques.
Mais contrairement à Dakeyras, Jon vit sa solitude comme une forme de malédiction et finalement sa personnalité nous dévoilera un homme autant à la recherche de Dieu que du bonheur terrestre.

Dans l'expression de la foi de Jon Shannow, plus que jamais David Gemmell semble exprimer ses propres convictions religieuses qui renvoient aux valeurs fondamentales de la chrétienté tout en dénonçant les risques et les dérives d'un obscurantisme idéologique.
L'ambiance générale du roman est sombre et pessimiste voire même par moments nihilistes, avec en toile de fond une belle réflexion sur la place de la religion dans l’ordre et le chaos d'une société qui tente de se reconstruire.
Le loup dans l'ombre (ou L'Homme de Jérusalem) est à la fois une véritable chevauchée sanglante parsemée de duels qui sentent la poudre, mais également un véritable hommage aux films de Sergio Leone ainsi qu'aux meilleures productions "Post-nuke" des années 70/80. On peut noter ici où là des clins d’œil au roman " la planète des singes" de Pierre Boulle de 1963.

Contrairement à d'autres romans de Gemmell, le Loup dans l'ombre est bien le premier tome d'une trilogie à savourer dans son intégralité pour en apprécier toute la richesse et la puissance dramaturgique.

http://avalonfantasyforum.bbfr.net/t330-votre-critique-jon-shannow-lhomme-de-jerusalem-de-david-gemmell
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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Sieben le Lun 9 Mar - 22:02

Pas mal ce western post-apocalyptique qui a une saveur un peu rétro. J’avais en tête les illustrations de Luis Royo et la musique de Queen, Princes of the Universe. En sent de toute manière les influences de SF d’antan avec les paranoïas (compréhensives) des auteurs SF sur la bombe nucléaire, les survivants génétiquement modifiés suite aux retombées radioactives. Il y a aussi ce côté Metal Hurlant avec la comète de Sipstrassi qui survole notre planète tout les X temps et qui est à l’origine de la magie sur notre monde. Le Métal Hurlant était davantage évoqué dans le diptyque Les Pierres de Pouvoir mais il y est fait brièvement référence ici aussi. Cette comète qui passe au dessus de notre planète, qui donne puis reprend, vraiment très Metal Hurlant l’ambiance.

D’ailleurs en lisant ce tome 1 de Jon Shannow on assiste une fois de plus à la mise en place du grand cycle des Sipstrassi où tout les éléments s’emboîtent. Ainsi, Pendarric, le dernier roi Atlante signe son retour, ou plutôt sa première apparition vue la date de parution VO, alors que je viens tout juste de le découvrir dans Les Pierres de Pouvoirs. Et toujours dans le même rôle du grand sage qui tente d’apaiser et d’orienter les héros dans le sens du bien.

D’ailleurs j’ai aimé le background qui enrichie un peu plus l’univers. Dans Les Pierres de Pouvoirs qui se déroule IVème siècle après JC, Pendarric disait que l’Atlantide était perdue et que les humains mettraient des siècles voir des millénaires pour retrouver ses ruines et la source principale des Siptrassi. Qu’à cela ne tienne, dans Jon Shannow, l’humanité a connu sa seconde Armageddon, le niveau des mers qui avait recouvré l’Atlantide a diminué, la cité antique est de nouveau accessible et c’est ce qui a causé le début des problèmes avec la découverte de la pierre mère par les survivants. Mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler.

Il ne faut pas être allergique aux salamalecs chrétien parce que Jon Shannow c’est un peu une sorte de Solomon Kane avec son penchant fanatique. Héritage Howardien qui ne dément pas. Quand il se met à débiter ses sermons comme un possédé avant de dézinguer ses prochaines victimes il me fait penser à Julius dans Pulp Fiction.

Quand je marche dans la vallée de la mort je ne crains aucun mal car tu es avec moi

La psychologie du personnage est intéressante et développée, ce qui est assez rare chez Gemmell qui livre souvent des personnages archétypaux. Shannow c’est le jardinnier de Dieu comme il se définit lui-même. On en revient toujours à cette allégorie botanique du mal et des mauvaises racines souvent présente comme avec Viruk dans l’Echo du Grand Chant et d’autres. Des thématiques et des questionnements profonds sur le sens de la vie. La quête de Jon peut sembler absurde et vaine : trouver une cité disparue qu’il idéalise car il pense trouver naïvement des réponses à ses questions. Mais cherche t-il vraiment des réponses ? La quête de Jérusalem, sa quête de Tanelorn façon Michael Moorcock, n’est-ce pas plutôt une manière d’avoir un but dans sa vie, une raison de vivre ? Il le dit à son ami Batik, qui est athée. Il aimerait partager sa philosophie de vie hédoniste mais ne peut pas car il recherche de façon obsessionnelle Jérusalem. Alors que comme le lui fait remarquer Griffin au début, il a déjà tout gagné avec Donna et Eric : une famille, le bonheur et la quiétude. D’ailleurs à ce moment là il ne pense plus du tout à Jérusalem.

Gemmell interpelle le lecteur de manière intelligente sur l’importance d’avoir un but dans la vie pour lui donner du sens, mais qu’il ne sert à rien de viser trop haut comme Shannow. Souvent les plus belles choses se trouvent à notre portée. C’est un peu le message que j’en ai retenu.

Dans un tout registre, en ce qui concerne l’historie elle-même, j’ai trouvé très divertissant. Je regrette juste des personnages secondaires pas assez forts. Aussi bien Cornélius Griffin, Joe Madden, Shelda, Batik, Asher, Donna Taybard, Eric, Daniel Cade le frère de Shannow, Janus, Gambion… je les trouve fadasses, ils manquent de profondeur. On sent que se ne sont que des seconds couteaux, leur destin m’a laissé indifférent. Seuls les anciens comme Ruth, Abbadon et Pendarric ont de la consistance. De toute manière, vu l’épilogue qui nous amène 18 ans plus tard pour certains personnages, je doute qu’ils apparaissent dans la suite. Je vais lire ça, mais je pense que les prochaines aventures de l’Homme de Jérusalem mettra en scène de nouveaux personnages au moins en grande partie. Du coup ce tome 1 peut vraiment se lire seul et ça c’est plutôt positif.

La fin avec le Titanic c'était aussi un peu WTF, il y en avait trop sur la fin entre le côté western, le post-apocalypse, la lutte finale de Daniel Cade (dont je vais trouvé l'intérêt moindre) avec le classique et assez exaspérant deux ex machina de Ruth (déjà vu précédemment dans Les Pierres de Pouvoirs et ailleurs), le sauvetage parmi les adeptes de Satan, les Sipstrassi, les atlantes, la religion et Jérusalem... ça fait beaucoup.

Je ne pense que ce soit le genre de bouquin a conseillé pour débuter avec Gemmell. Mais c'est intéressant, à suivre voir comment ça se déroule.
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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Albéric le Mer 11 Mar - 15:23

Oui héritage howardien.
Oui héritage moorcockien.
Mais on reprend l'essence de leurs créations et pas leur apparence (c'est ce distingue l'artiste du tâcheron).

Oui le jardinier de Dieu, comme Viruk, comme Decado, comme plein d'autre. Comme les Trente qui cultivent leur jardin toute leur vie tout durant avant en attendant le moment de partir en croisade comme l'injustice. On est à des années lumières du "cultive ton jardin sans jamais de préoccuper de ton prochain" voltairien si cher aux élites bourgeoises bien-pensantes et aux bobos hipsters...

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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Sieben le Mer 11 Mar - 20:48

Albéric a écrit:
On est à des années lumières du "cultive ton jardin sans jamais de préoccuper de ton prochain" voltairien si cher aux élites bourgeoises bien-pensantes et aux bobos hipsters...

"sans jamais te préoccuper de ton prochain", je crois que tu l'as rajouté ce passage là. 

Qu'est-ce qu'il t'as fait ce pov' Voltaire, elle est optimiste cette morale conclusive. D'ailleurs très proche, pour ne pas dire "pareille", de la morale gemmellienne si on regarde bien (uniquement sur ce point-là).
Je ne connais pas en détail la vie de Gemmell mais j'ose imaginer qu'il était raccord avec la philosophie de vie qu'il prône dans ses romans. C'est peut être là la différence avec Voltaire. Sans rentrée dans l'explication sur le "cultiver son jardin" qu'on connaît, Voltaire c'était un peu: faites ce que j'dis, pas ce que j'fais, car il a aussi dis: "un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le plus grand, est nourri par lui, et le gouverne". Là Gemmell, il aurait pas été content.
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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Albéric le Mer 11 Mar - 21:06

Sieben a écrit:
Albéric a écrit:On est à des années lumières du "cultive ton jardin sans jamais de préoccuper de ton prochain" voltairien si cher aux élites bourgeoises bien-pensantes et aux bobos hipsters...
"sans jamais te préoccuper de ton prochain", je crois que tu l'as rajouté ce passage là. 
Même pas, puisque c'est expliqué en long en large et en travers avant et/ou après cette citation... Il insiste bien sur "à chacun ses affaires".
Cela me gêne vraiment aux entournures que la France bien-pensante place au pinacle de la défense des droits de d'homme et de la civilisation occidentale quelqu'un qui n'a jamais caché qu'il était raciste, antisémite et homophobe. Et pro-esclavage aussi. Je trouve que c'est assez emblématique des mentalités bourgeoises. Toujours à partager des valeurs qui ne sont pas définies, et qui ne sont jamais mises en pratiques quand elles le sont. Comme tous ses grands amateurs de philosophie qui ont bien du mal avec le "vivre ensemble"...

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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Dark schneider le Mer 11 Mar - 21:45

Hum dans Candide il y'a un passage qui dénonce l'esclavage, bien que ça faisait un peu "passage obligé".

Voltaire était un homme de progrès... pour son époque.
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Message par Albéric le Mer 11 Mar - 22:04

Dark schneider a écrit:Hum dans Candide il y'a un passage qui dénonce l'esclavage, bien que ça faisait un peu "passage obligé".

Voltaire était un homme de progrès... pour son époque.
le progrès pour ceux qu'on juge semblables, pas pour ceux qu'on juge différents :
Voltaire dans Essai sur les mœurs a écrit:La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps. [...] Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d'hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu'ils ne doivent point cette différence à leur climat, c'est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les mulâtres ne sont qu'une race bâtarde d'un noir et d'une blanche, ou d'un blanc et d'une noire.
A la même époque les Quakers fondaient le Liberia pour les esclaves affranchis et Lafayette lance son vaste programme de libération progressive des esclaves en Guyane... Est-ce avoir tort que d'avoir raison trop tôt ?

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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Dark schneider le Jeu 12 Mar - 9:55

Alors là désolé mais ta citation est complètement hors contexte et utiliser de façon fallacieuse. 

Déjà, le passage "La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps" (qui n'a strictement rien de choquant quand on lit ce qu'il y'a avant) est tiré du chapitre suivant le paragraphe que tu as cité après, il n'a pas à être placé avant. Ensuite, il ne faut pas appliquer à certains termes de Voltaire des définitions contemporaines (pour les termes "stupidité" ou "race" par exemple), et il faut absolument tout remettre dans son contexte. Il est également absolument criant que Voltaire était un homme dont la philosophie était conditionnée par la science de son époque, qui comme on le sait était bien moins avancée qu'aujourd'hui. 

Au contraire, Voltaire était bien moins naïf que d'autres penseurs de son époque : pas de mythes du bon sauvage chez lui. Pas de vision ultra paternaliste qui ôtait toute responsabilité aux peuples africains noirs dans le commerce des esclaves. Encore aujourd'hui, nombreux sont ceux qui ne font porter aucune responsabilité sur les noirs dans le commerce des esclaves, faut pas s'étonner que de nombreux antillais descendant d'esclaves ne supportent pas les responsables africains.    

Et quand il dit ça :
Il faut un concours de circonstances favorables pendant des siècles pour qu’il se forme une grande société d’hommes rassemblés sous les mêmes lois ; il en faut même pour former un langage.

Ça me fait penser à un certain auteur Texan de la première moitié du 20ème siècle...

Pour ce qui est de l'esclavage, le fameux passage dans Candide est assez éclairant :

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh ! mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? — J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. — Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? — Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux ; tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes, et les perroquets, sont mille fois moins malheureux que nous ; les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

Et :


Albéric a écrit:A la même époque les Quakers fondaient le Liberia pour les esclaves affranchis et Lafayette lance son vaste programme de libération progressive des esclaves en Guyane... Est-ce avoir tort que d'avoir raison trop tôt ?

Ces initiatives ont été soutenues par Voltaire. Lui qui disait aussi que la guerre de Spartacus était la plus juste.


Alors oui, la façon dont Voltaire est parfois brandi en tant que parangon de la tolérance et de la liberté est assez ridicule (il était homophobe, implacable, vengeur etc...). De la par contre à le remettre totalement en question, il ne faut pas exagérer. Son combat était surtout porté contre le cléricalisme et d'autres formes de fanatisme religieux (les hébreux en ont pris pour leur grade).
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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Derfel le Dim 28 Juin - 3:01

Moi, j'étais incapable de visualiser Jon Shannow sans lui associer la tête de Clint Eastwood.

Je me demande s'il y a bien des choses en commun entre cette trilogie et Le Pistolero de Stephen King.

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Message par Albéric le Dim 28 Juin - 14:49

Derfel a écrit:Moi, j'étais incapable de visualiser Jon Shannow sans lui associer la tête de Clint Eastwood.
Bienvenu au club !

Derfel a écrit:Je me demande s'il y a bien des choses en commun entre cette trilogie et Le Pistolero de Stephen King.
Beaucoup de choses au final, mais si le ton, l'ambition et l'exécution sont très différents.

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White Square Re: John Shannow 1 : Le Loup dans l'Ombre

Message par Derfel le Mer 1 Juil - 17:48

Albéric a écrit:
Derfel a écrit:Moi, j'étais incapable de visualiser Jon Shannow sans lui associer la tête de Clint Eastwood.
Bienvenu au club !


Je le vois plus dans la peau de William Munny dans Impitoyable :

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