David Gemmell
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Rigante 2 Le Faucon de Minuit : partagez vos impressions

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White Square Re: Rigante 2 Le Faucon de Minuit : partagez vos impressions

Message par Derfel le Mar 23 Déc - 21:09

Albéric a écrit:
Vous ne trouvez pas que Connavar et Bane de Rigante, c'est un peu Uther et Cormac des Pierres de pouvoir ?
Gemmell a quand même une certaine tendance à générer une trame qui se répète.

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White Square Re: Rigante 2 Le Faucon de Minuit : partagez vos impressions

Message par Albéric le Lun 19 Déc - 9:39

animisme, christianisme, catharisme, déisme et diverses philosophies hindouistes... il est très religieux finalement ce tome 2 ! ^^

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White Square Re: Rigante 2 Le Faucon de Minuit : partagez vos impressions

Message par Sieben le Mar 27 Déc - 21:59

J'ai dit plusieurs fois que je préféré le Gemmell fantasy à l'historique. Mais ce premier cycle m'avait fait quelque chose à l'époque. J'ai le souvenir d'une grosse bouffée mélo-dramatique à la fin du tome 2. C'était très, très fort. Je suis moi aussi très tenté de le relire un de ces quatre.
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White Square Re: Rigante 2 Le Faucon de Minuit : partagez vos impressions

Message par Albéric le Jeu 29 Déc - 19:42

David Gemmell a toujours écrit la même histoire que maintenant je connais par cœur : Amour, Amitié, Honneur, Courage, Rédemption… Toujours un grand kif pour les lecteurs au grand cœur, mais si vous aimez les montagnes et les bois sauvages, l’odeur des pins et de la bruyère dans le vent, Rigante est clairement fait pour vous !!!

Rigante c’est un cycle composé d’un double diptyque consacré à 1 univers, 2 époques et 4 héros, qui de la première à la dernière page délivrent les mêmes messages humanistes…
Maître incontesté de l’Heroic Fantasy outre-manche, David Gemmell a toujours été titillé par l’incroyable vivier des légendes nationales : Les Pierres de pouvoir passait à la moulinette des années 1980 les légendes arthuriennes, L’Etoile du matin était un gros revival Sir Walter Scott avec Arthur Pendragon, Robin des Bois et William Wallace, La Reine Faucon remettait cela avec un Arthur au féminin qui devenait chef de guerre des Highlands avant de traverser le multivers tout entier avec ses Chevaliers de la Table, aka La Ligue des Justiciers médiévale… Mais depuis Le Lion de Macédoine on sait qu’il est aussi un passionné d’Antiquité (il a connu la belle époque du peplum hollywoodien ^^), et il prend encore une fois la défense des faibles contre les forts car les peuples keltoïs et l’Empire de Roc reprennent les rôles jadis dévolus IRL aux peuples celtes et à l’Empire de Rome : je suis pratiquement sûr que derrière l’affrontement entre Connavar et Jarasay il y a IRL celui de Cassivellaunus et de Jules César… Mais chassez le naturel il revient au galop : admirateur de Louis L'Amour (auteur de près de 200 récits dédiés à la Conquête de l’Ouest), David Gemmell ne peut pas s’empêcher de mettre du western dans sa fantasy et c’est très très cool (R.E. Howard faisait cela lui aussi et c’était très très cool ! ^^). Le western celtiquec’est bon par où ça passe : lisez-en !!!



Le tome 2 de la Geste Rigante et de prime abord assez déstabilisant : tout le tome 1 teasait sur l’affrontement à venir entre les guerriers keltoïs et les soldats de Roc / Rome, et on apprend dès les premières pages que celui-ci a eut lieu 20 ans auparavant, et en plus on comprend rapidement que nous ne suivons plus l’histoire de Connavar mais celle de son fils bâtard Bane dont le destin est de suivre de les enseignements du Mahatma Rocky pour mettre en pratique les enseignements du Mahatma Gandhi… ^^


L’histoire du fils est volontairement grandement similaire à celle du père (remember la saga Skywalker ^^) : une enfance difficile avec une mère hantée par le passée, une adolescence tourmentée dans l’ombre d’un père absent et honni, un événement qui le pousse à partir à la découverte du vaste monde, un voyage vers Roc / Rome qui n’atteindra jamais sa destination car un nouvel événement tragique va obliger notre antihéros à accomplir une quête de vengeance…
Et c’est là que leurs histoires diffèrent car pour que la prophétie de la force s’accomplisse, Bane (Luke) doit réussir là où Connavar (Anakin) et Ruathain (Qui-Gon Jinn) ont échoué avant lui : ne pas céder à la peur et à la colère, car pour vaincre définitivement un ennemi il faut être capable de lui pardonner si on veut un jour s’en faire un ami… Or comme le dit l’adage asiatique, « si tu recherches la vengeance, prépare-toi à creuser deux tombes »…

Après le désastre de Valanus / Varus, nous sommes donc à la fois dans à la fois dans L’Empire contre-attaque, puisque Roc / Rome embourbée dans ses guerres orientales attend la première occasion pour prendre sa revanche sur les barbares keltoïs au-delà des mers, et dans Le Retour du Jedi puisque confronté aux stromtroopers de Nalademus / Palpatine et aux chevaliers noirs de son bras Voltan / Dark Vador, l’antihéros campellien subit son ordalie : ne pas céder au Côté Obscur de la Force !
Il y a un côté politique avec la montée en puissance les nationaux-socialistes à Roc / Rome qui empruntent autant aux totalitarismes qu’aux intégrismes, qui après tout ne sont que les deux faces de la même pièce du mal qui sommeille en chaque homme… On retrouve donc résistants passifs, résistants actifs, collabos passifs, collabos actifs, oppresseurs qui divise pour mieux régner sur un peuple terrorisé qui fait l’autruche en espérant que l’orage passe sans savoir qu’une tel système de terrorisation est destiné à durer et que les meilleurs lendemains ne viendront pas (et du coup on retrouve les messages de la prélogie de George Lucas sur la défaite de la démocratie face aux apprentis dictateurs).

Il y a aussi un côté religieux et philosophique, car après avoir opposé spiritualité animiste et matérialisme polythéiste, avec le Culte de l’Arbre on aborde les thèmes de christianisme, du bouddhisme et du catharisme qui fait le pont entre les deux systèmes religieux... Mais on emprunte également à la métaphysique hindouiste : chaque acte de méchanceté trouble l’ordre du monde comme une pierre jetée à la surface de l’eau, et pour contrer les effets il faut de gigantesques chaînes d’actes de bonté pour améliorer le karma de l’humanité…

On retrouve comme toujours la comédie humaine de l’auteur, où personnage n’est blanc ou noir… Achtung SPOILERS
Spoiler:
- Meria la courageuse est devenue à claques aigrie et fielleuse…
- Braefar entraîné de plus en plus sur la voie de la trahison, tourmenté à l’idée de commettre un fratricide
- les héros de la première bataille contre Roc / Rome, devenus des bandits honnis, retrouvent foi en eux-mêmes avant de récupérer leur honneur perdu…
- le grand méchant Nalademus, nous est finalement dépeint comme un vieillard en fin de vie dont le principal souci est d’échapper par tous les moyens à ses douleurs de plus en plus lancinantes (un proto Glotka ? ^^)
- Voltan le seigneur sith romain qui est devenu ce qu’il est parce qu’il avait tout perdu, est tout près de tout retrouver y compris la rédemption…
- Bane sauve Jarasay de ses ennemis avant de le tuer plus tard de ses propres mains : le personnage n’est même pas antipathique, c’est juste un homme pris aux pièges des games of thrones et de la spirale impérialiste
- Banouin Junior, son alter ego doté entre autres talents du pouvoir de prescience, doit réussir là où son aîné échoué en échappant à échapper à la tyrannie du je / moi / le mien, pour que l’altruisme triomphe de l’individualisme
Ce que j’ai le plus aimé c’est le côté peplum complètement assumé, le gros revival Spartacus / Gladiator qui au-delà du bruit et de la fureur, du sang et des larmes, nous montre le cheminement d’une âme tourmentée vers le pacifisme.
Dans Waylander II, on avait le vieux gladiateur Angel qui racontait comment il était sorti de la violence, dans Dark Moon, on avait le jeune gladiateur Dace / Tarantio qui racontait comment son mentor l’avait sorti de la violence, et ici revit cela en direct live dans la relation Rage / Bane qui m’a beaucoup touché… Le fils maudit se trouve un père (héritage de la relation David Gemmell / Bill Woodford), et il faut tout l’amour de ce père adoptif pour lui sauvé la vie : sur le sable de l’arène notre antihéros est délivré de sa quête de vengeance qui le menait à la tombe… Je n’ai vu moment aussi intense que dans le grand final du livre Les Lions d’al-Rassan de G.G. Kay où Rodrigo Belmonte / El Cid affrontait Ammar ibn Khairan / Muhammad ibn Ammar !
Et c’est le personnage du laniste humaniste Persis Albitane qui m’a le plus plu (on retrouve le même dans le Corvus de Paul Kearney ^^), un patron paternaliste à l’ancienne davantage préoccupé par l’avenir de ses employés que celui de compte en banque, qui finit par dire aux prêtres de Roc les mêmes vérités que JRR Tolkien asséna jadis à un officier nazi, mais ici au péril de sa vie…


Au nom du Père, du Fils et des Seidhs, Amen : dernier espoir pour mettre fin au cycle de la haine, les victimes d’hier devenant les bourreaux de demain, Bane doit pardonner tant aux autres qu’à lui-même pour se réconcilier avec son père car ils doivent s’unir ou périr… Sera-t-il Mordred, Bédivère, Lancelot ou Gahalad ?
La bataille finale tient autant d’un blockbuster hollywoodien que des meilleurs écrits âpre et sans concession de R.E. Howard (attention au jeu de massacre, prévoyez une boîte de mouchoirs au cas où !), et ils rencontrent tous les deux leur destin respectif, l’un déjà écrit dans le prologue du tome 1, l’autre déjà écrit dans la conclusion de la saga manga Hokuto no Ken ^^
L’un rentre dans la légende des siècles, l’autre la quitte de son plein gré en allant rejoindre sa bien-aimée dans les blancheurs brumeuse là où le ciel est froid et bleu, et c’est un membre de la famille qui deviendra le nouveau roi rigante pour traverser la mer, libérer les peuple keltoïs, marcher sur Roc / Rome et mettre fin à la spirale impérialiste avec les nouveaux chevaliers de la table… Mais ceci est une autre histoire, et l’auteur qui voulait conter celle de Constantin parti de Bretagne pour devenir le premier empereur chrétien nous a quitté avant de pouvoir l’écrire…

PS: Ah j’ai failli oublier, mêmes bémol que pour le premier tome plus un autre : tout le destin de Bane est construit sur une belle histoire d’amour certes, mais personnellement suspension d’incrédulité quand même vu la rapidité et la férocité avec laquelle notre antihéros tombe amoureux de sa dulcinée… si la romance avait été plus travaillée en amont, quelle puissance aurait ses rebondissements !

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Message par Albéric le Jeu 5 Jan - 19:44

la version poche au mois de février 2017 :


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