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J.-L. Istin & Sébastien Grenier, La Cathédrale des Abymes

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White Square J.-L. Istin & Sébastien Grenier, La Cathédrale des Abymes

Message par Albéric le Jeu 30 Aoû - 19:33


Résumé tome 1 : L'Evangile d'Ariathe
Un monde séparé par une faille, la frontière, deux grands empires ancestralement opposés et trois fous qui rêvent de les réunir en bâtissant une immense cathédrale !
Sinead a 10 ans quand elle est recueillie par Simon, un templier. Il lui enseigne la prophétie des Abymes : comment les Dieux, lassés des guerres entre le Nord et le Sud, décidèrent de créer une gigantesque faille les séparant. La prédiction dit qu’un jour, une cathédrale reliera les deux empires et que le Messie viendra.
Devenue adulte, Sinead recherche un évangile lié à la prophétie.
Parallèlement, l’architecte Pier de La Vita rejoint la cité Anselme afin d’y régler un litige. Commence un périple des plus dangereux, car lui aussi est lié à la prophétie...




La Cathédrale des Abymes est le nouveau blockbuster fantasy des éditions Soleil (qui n'est pas sans rappeler le récit de Jean-Pierre Dionnet et Jean-Claude Gal intitulé La Cathédrale ^^ ) : tous les ingrédients sont bons et sublimés par les graphismes excellents et envoûtants de Sébastien Grenier qui nous avait déjà régalé sur la série Arawn (des beaux gosses bien musclés souvent torses nus et des belles gosses bien galbées souvent dévêtues, avec mention spéciale aux rouquines au tempérament de feu et aux bimbos guerrières aux longs cheveux d'argent ^^), mais pas sûr que la mayonnaise prenne à cause du prolifique Jean-Luc Istin qui se semble se prendre pour G.R.R. Martin ! Du coup je ne sais vraiment pas trop comment me positionner, donc qui vivra verra...

Tout commence avec un exécuteur des basses œuvres venu enlever la noble dame Naouel Lo Shadéï, avant de se faire botter le cul lui et ses mercenaire hommes par des nonnes assassines et un templière guerrière... Mis à part d'étrange saut de niveau de langage dans les dialogues, c'est excellent et on aurait presque dit la version Metal Hurlant du Livre des Anciens de Mark Lawrence (qui lui est plus DC / Marvel Comics ^^)
Le belle guerrière aux cheveux d'argent raconte sa vie, donc flashbacks avec structure en analepse pour savoir comment une femme a pu intégrer un ordre de moines guerriers. On alterne le passé qui développe un récit d'apprentissage et présent où dans une ambiance très Sword & Sorcery on suit une guerre de l'ombre pour s’emparer de l’Évangile d'Ariathe, un livre magique qui prédit l'avenir au fur et à mesure qu'il s'écrit (héritage Michael Moorcock ^^)... Sauf que c'est entrecoupé avec l’histoire de l'architecte Pier de la Vita de et on comprend immédiatement qu'on est dans Les Piliers de la Terre de Ken Folett revus et corrigés par G.R.R. Martin ! Alors l'idée c'est que pour mettre fin à la guerre entre les peuples du Nord et du Sud les dieux ont coupé le monde en deux, qu'il y a une prophétie qui dit qu'un jour les continents seront réunis (ce que ne veulent absolument pas les homines crevarices parce que cela pourrait remettre en cause leur ordre établi et leurs privilèges mal acquis), et que Sinéad la guerrière et Pier de la Vita l'architecte ont un rôle à jouer dans tout cela... Sauf que le 4e de couverture nous parle de 3 personnages acteurs de la prophétie, et qu'on en voit que 2 (à moins que « Celui qui Regarde Au-delà » présenté par le cliffhanger de fin soit le 3 personnages de la prophétie). Déjà j'ai du mal avec les prophéties qui sont généralement des deus ex machina ambulants pour auteurs en panne d'inspiration voire de cohérence... La vraie bonne idée aurait été d'opposer puis d'unir une femme guerrière issu du Nord patriarcal et machiste et un homme intellectuel issu du Sud matriarcale et femen. Le choc des civilisations et la guerre des sexes cela aurait été génial, sauf que Jean-Luc Istin fout cette option en l'air avec un Baron Harkonnen éco+ qui batifole dans son bain avec ses prostiputes préférées dans la partie jugée féministe du monde (ça et le recours à des symboles éminemment chrétiens dans un univers qui en l'est aucunement ^^)...
Alors tout peut bien se goupiller mais le scénariste omniprésent des éditions Soleil nous a déjà fait le coup avec Les Chroniques d’Excalibur dans lesquelles sur fond de grimdark martinien bien sadique et bien voyeuriste chaque POV était bien mais n'aboutissait à rien faut de lien et de liant entre eux, au point que la série finissait en eau de boudin donc affaire à suivre...


PS1 : Je pense qu'on peut balayer tous le spectre de la Fantasy avec 5 curseurs, et que la noirceur est l'un d'eux... Sauf qu'avec cette saloperie de mode grimdark certains confondent noirceur et amoralité : un pauvre gars voit sa famille se faire massacrer par des soudards en manque de distractions c'est de la noirceur, un pauvre gars qui voit sa femme bien-aimée se faire violer et torturer à répétitions tandis que son nourrisson est jeté aux cochons et sa fille prépubère se fait dépuceler dans un rapport forcé c'est juste du sadisme ! Alors comme ici le scénariste recourt plusieurs fois aux horreurs grimdark, je me pose des questions car 1 fois c'est pour choquer, 2 fois pour désespérer, mais 3 fois cela commence à ressembler à l'expression de fantasmes malsains !! C'est une BD Dark Fantasy, et pas une BD BDSM !!!

PS2 : encore plus que le grimdark maritinien, ce qui m'insupporte ce sont les critiques web qui recyclent ad vitam eternam les remarques éculées et vides de sens : « cela ne révolutionne pas le genre », « c'est rempli des poncifs du genre », « il faut dépoussiérer le genre » (comme si les auteurs de ces propos connaissait bien le genre ^^)... Je n'ai pas envie d'argumenter, c'est juste que ça me sort par les trous de nez et puis c'est tout !

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