David Gemmell
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Larry Correia, Le Guerrier Oublié

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White Square Larry Correia, Le Guerrier Oublié

Message par Albéric le Sam 11 Aoû - 10:57


Résumé tome 1 : Le Fils de l'Acier Noir
La guerre des dieux a fait rage et les démons furent vaincus. Exilées sur terre, les monstrueuses créatures ravagèrent le monde des hommes jusqu’à ce que les dieux envoient le grand héros Ramrowan, qui les repoussa dans les mers. Siècle après siècle, dieux et démons tombés dans l’oubli devinrent des légendes. Les hommes perdirent la foi.
Ainsi débute l’âge de la Loi, où l’homme règne sur la terre ferme, et les démons, sur les océans.
La Loi. Tel est le maître mot de la vie d’Ashok Vadal, chevalier-protecteur chargé de punir ceux qui l’enfreignent. Bretteur d’élite sans peur ni pitié, armé d’Angru — vadal, son épée ancestrale en acier noir d’une puissance légendaire, il va découvrir qu’il n’est pas celui qu’il pense être et que sa vie entière est basée sur un mensonge. Alors son monde s’effondre et, dans un tourbillon d’intrigues et de jeux de pouvoir, Ashok devra emprunter un chemin qui le mènera à la rébellion, à la guerre, à la destruction.



beaucoup de choses à dire, donc critique en plusieurs temps...

Le tome et le cycle commence par une baston blockbustérienne entre un héros et les forces du chaos. Les prescripteurs d’opinion à la con ne manqueront pas de brocarder un heroic fantasy bas du front : monumentale erreur !

Les dieux ont gagné la guerre des cieux, et les démons sont tombés du ciel pour hanter la terre des mortels. Ces derniers auraient été annihilés si l'humanité ne s'était unifiée pour les repousser, et ils n'avaient pas bénéficié de deux atouts pour le faire : les porteurs d'armes des Grandes Maisons disposant de pouvoirs offensifs effrayants, et les justiciers errants de l'Ordre des Protecteur disposant de pouvoirs défensifs effroyables... Ces super-héros défendent vaillamment l'ordre établi et le statu quo qui offre la terre aux hommes et la mer aux démons, mais les porteurs d'armes se font de plus en plus rares et les justiciers errants de moins en moins nombreux. Le jour où le Destin offre aux Protecteurs Ashok Vandal, Porteur d'Arme de la Maison Vandal, les crevards qui pensaient se débarrasser de lui offrent au monde son plus vaillant champion, sans peur, sans reproche, entièrement dévoué à la cause de la Loi, et qui en plus de restaurer la gloire des Porteurs d'Armes permet d'obtenir aux Protecteurs plus de recrues qu'ils ne l'auraient jamais cru... Mais le héros ne ressemble-t-il pas trop à un fanatique ? Lors d'une énième mission Ashok Vandal affronte deux démons, et il ne doit la vie sauve qu'à l'aide d'un vieil intouchable qui a trouvé une lance rejetée par les flots. Ashok Vandal ne vit que pour la Loi, et la Loi dit qu'un intouchable qui pose la main sur une arme doit périr : le vieil homme est exécuté sans pitié, et ses derniers mots sont pour insulter une Loi qui n'a que faire de la Justice... Ashok Vandal a toujours douté, mais il se met à poser des questions, et il découvre ainsi que sur tout on lui a menti : sur son monde, sur son ordre et surtout sur lui-même ! Il assouvi légalement sa vengeance contre ceux qui illégalement ont fait de lui ce qu'il est devenu : il passe du statut de héros à celui de salaud, de sauveur de la nation à celui d'ennemi public n°1, et il se rend aux autorités pour subir ce qu'il pense être son juste châtiment… Ce n'est pas la fin, ce n'est que le commencement car le Destin en a décidé autrement, non pas parce qu'Ashok Vandal a foi en Dieu mais parce qu'il a foi en l'Homme ! Tandis que les crevards d'en-haut s'adonnent à un game of thrones national-socialiste pour tous nous amener et dans les ténèbres nous lier, Ashok Vandal change, évolue et se transforme en quelque chose de plus grand et de plus noble : tout ce qu'il a vécu et tout ce qu'il a subi l'a amené à n'exister que pour l'amener à être le leader de la révolution mondiale... Non pour les autres mais pour lui-même, Ashok Vandal sera le changement qu'il veut en son monde, et rien ni personne ne pourra l'arrêter : ni hommes, ni démons, ni dieux !

Ashok Vandal :
- c'est Judge Dreed chez les Hindous
- c'est Moïse chez les communistes
- c'est Arthur Pendragon chez les capitalistes
- c'est Jésus Christ chez les fascistes
- c'est Larry Correia chez les bobos du Prix Hugo
Mais c'est aussi Toru du Grimnoir et l'Agent Franks de Monster Hunter International : des patriotes trahis par le pays qu'ils ont toujours servi, ici semblables aux enfants perdus des totalitarismes, oppressés endoctrinés pour travailler pour leurs oppresseurs au service d'une cause qui n'a jamais été la leur !


Les mêmes causes produisent-elles les mêmes effets ? La Justice League peut se mettre en place même dans un univers dystopique, mais si dans la légende des Chevaliers de la Table Ronde les frères d'armes Arthur et Lancelot s'affrontaient pour l'amour de Guenièvre, dans la légende du Guerrier Oublié les frères d'armes Ashok et Devedas vont s'affronter pour l'amour de la Justice : la tragédie est en marche donc malheur aux peuples qui ont besoin de héros !

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White Square Re: Larry Correia, Le Guerrier Oublié

Message par Sieben le Sam 11 Aoû - 22:24

Pas la peine de tourner autour du pot. Que ceux qui n’ont pas aimé Le Fils de l’acier Noir subissent les foudres de la Loi, et elle est implacable, verdict : la mort ! C’est ultra-divertissant, ça commence tambour battant avec un duel digne des Gigantomachie, même les palabres ne sont jamais ennuyeuses car le plaisir d’explorer l’histoire et l’archéologie de ce monde est vraiment réel. C’est de la Fantasy mais on ne sait pas si nous sommes très très loin dans le futur, ou très très loin dans le passé, ou très très loin sur un autre monde, puisqu’on s’inspire de la mythologie hindoue, comme dans Star Wars, et de la cosmogonie hindoue et les 4 âges, mais à quelle époque somme nous ? Le Kâli-Yuga, Krita-Yuga, Trêta-Yuga, ou le Dvapara-Yuga ?

Avant l’âge de la Loi, il y eut l’âge des Rois, puis bien avant la guerre contre les Démons, puis encore bien avant la guerre entre les dieux chassant les démons du ciel. Larry Correia est génial car il distille quelques mots par-ci par-là pouvant faire croire que nous sur notre monde dans un futur post-apo, ou pas… aux lecteurs de juger, ça leur file du grain à moudre. On est quelques part entre Judge Dredd chez les Hindoues (« Je n’ai jamais trahi la Loi ! Je n’aurai jamais pu trahir la Loi ! La Loi c’est moi ! »),


le cycle d’Elric avec ces épées légendaires faites d’acier noir, métal extraterrestre ? Des personnages comme je les aime, on sait Larry Correia passionné de tout ce qui touche la culture populaire, et là comment ne pas penser à Star Wars avec le grand inquisiteur qui kiffe la politique en manipulant la prime-caste comme des marionnettes, alors que dans les coulisses : c’est fucking Palpatine !


On-ne-s’emmerde-ja-mais ! Cette scène finale digne… je ne sais trop quoi, le meilleur des Chanbara façon Moorcock ou Tarantino (enfin c’est super violent, ça décoiffe, de la grosse baston qui déménage), et en même épique, émouvant.

Ah ouais non, ce n’est pas l’histoire prout-prout pour faire genre dans les salons parisiens, le truc « révolutionnaire » qui changera la face de la Fantasy. Mais on s’éclate quoi, on prend son pied, c’est comme du Chroniques de Tramorée : l’écriture est super fluide, intelligible (donc intelligemment écrite et pensée), l’histoire en garde sous le coude (j’ai juste envie que le T2 sorte là tout de suite), les personnages demandent à être un peu plus travaillées (surtout l’archiviste Rada avec laquelle je reste un peu sur ma faim)… (d’ailleurs Rada + Devedas = Padmé + Darth Vader), il y a du fond avec une amorce de Révolution des sans-caste qui « en ont gros » de se faire marcher sur la gueule, un héros ambiguë bouffé par son sens moral pas si compatible que cela avec sa précieuse Loi implacable, avec montée en puissance progressive bien dosée. Des seconds couteaux super attachant qui ont des choses à raconter. On galère à trouver des défauts à ce premier tome, c’est dire…

Voilà, Golden Buzzer, Coup de Cœur de l’année, que voulez-vous... ?
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White Square Re: Larry Correia, Le Guerrier Oublié

Message par Albéric le Dim 12 Aoû - 11:36

La scène finale ? Two against many



avec le Grand Soir et un sacrifice christique, mais pas celui qu'on croit...
Spoiler:
OMG Excalibur / Strombringer ! mais le mec avec un éclat de métal vivant dans le cœur, c'était déjà Michael Moorcock avec Coeur d'Argent



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White Square Re: Larry Correia, Le Guerrier Oublié

Message par Sieben le Dim 12 Aoû - 17:13

Albéric a écrit:avec le Grand Soir et un sacrifice christique, mais pas celui qu'on croit...
Spoiler:
OMG Excalibur / Strombringer ! mais le mec avec un éclat de métal vivant dans le cœur, c'était déjà Michael Moorcock avec Coeur d'Argent



Spoiler:
A la fin, avec un éclat d'acier noir enfoncé au coeur de la poitrine, Ashok Vadal devient Tony Stark. ^^
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White Square Re: Larry Correia, Le Guerrier Oublié

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