David Gemmell
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Ed McDonald, Blackwing

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White Square Ed McDonald, Blackwing

Message par Albéric le Lun 21 Mai - 19:59


Résumé tome 1 : Blackwing
Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois profonds. De l’autre côté de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées observent encore – et attendent leur heure...
Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes armé pour affronter les hommes comme les monstres, il la traverse en quête d’une jeune femme aux mystérieux pouvoirs. Quand il se retrouve pris dans une attaque qui n’aurait jamais dû être possible, émanant des Rois profonds eux-mêmes, seule l’intervention inattendue de celle qu’il recherche lui sauve la vie.
Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine...



Un premier roman sacrément abouti pour un coup d'essai : Ed McDonald nous plonge directement au cœur de l'action avec des mercenaires désabusés et des super-sorciers ! Nous suivons le marshal Ryhalt Galharrow, 50% chasseur de primes 50% chasseur de sorcière, et sa troupe de mercenaires des ailes noires qui traquent un duo de fugitifs dans la Désolation, un lieu aux paysages tourmentés, à la géographie fragmenté, à la géologie torturée, à la faune et à la flore mutante (je ne veux pas savoir ce que sont les slweans, les dulchers ou les gillings), bref un lieu à l'ambiance malsaine où le temps et l'espace sont fluctuants... Une fois cette première mission accomplie, il est missionné par son employeur Corbac pour aller récupérer une magicienne au Poste 12 : à peine arrivés les mutants et les hérétiques de Shavada, le plus cruel des Rois des Profondeurs, lancent l'assaut et les survivants ne doivent la vie pauvre qu'à la magicienne en question qui s'avère être la fiancée de notre antihéros qui naguère l'a plaqué sans un mot d'explication...

L'univers sombre et désespéré est excellent ! Autrefois des apprentis sorciers ont délivré les Rois des Profondeurs de leur tombeau sous-marin (remember le tome 1 de La Compagnie Noire de Glen Cook, mais ici avec un petit habillage lovecraftien qui va bien ^^), et avec la conquête de l'Empire de Dhojara ils ont obtenu les ressources humaines nécessaires pour alimenter leurs armées d'hérétiques et de mutants (remember JRR Tolkien : c'est la méthode Morgoth, Sauron, Saroumane). Depuis c'est la guerre et les 9 Cités-États désormais 7 ont fondé l'Alliance Dortmark, avant que les Sans-Nom, les super-sorciers de l'Ouest ne lancent sur les super-sorciers sorciers de l'Est le Cœur du Néant (merci Corbac) avant de recourir à la Machine (merci Nall) : la Désolation protège l'Ouest de Dhoraja, et le Cordon protège l'Ouest de la Désolation... On est un peu dans la Guerre Froide avant l'équilibre de la terreur, puisqu'avec la mort de Froid et Aède, les disparations de Bastombe et Nall, il ne reste plus Corbac et la Dame des Vagues qui brillant par leur absence du front se reposant sur leur Arme de Destruction Magique pour empêcher les hordes ennemies de traverser la Désolation et finir le boulot... Canons, fusils, pistolets, chevauchées à cheval, je suis immédiatement passé en mode Weird West (le western SFFF, pour ceux qui ne connaîtrait pas ce terme), mais l'univers fait suffisamment appel à l'imagination de ses lecteurs pour s'incarner dans la Renaissance Dark Fantasy de l'univers Warhammer, dans le sailpunk de Greg Keyes plein de de bruit et de fureur, à une saga steampunk plus gothique tu meurs, voire carrément en un monde post-apo (et quelque on pourrait même penser à un hybride entre Les Monarchies divines de Paul Kearney et Les Poudremages de Brian McClellan). Reste que dans cet univers arcanepunk où la magie a remplacé la technologie, on retrouve des thématiques dixneuvièmistes avec des usines polluantes, l'exploitation des masses, la lutte des classes, les guerres coloniales... L'auteur nous balance un chouia trop rapidement son vocabulaire spécifique donc explication de texte (et je passe sur le contrecoup / le loi de l'équivalence de la magie qui rappellera de bons souvenirs aux lecteurs / spectateurs de la saga Fullmetal Alchemist ^^) :
- les Adeptes = ce sont les cultistes des Rois des Profondeurs, de pauvres hères convaincus que ces derniers sont des dieux et qu'il faut mieux être avec eux que contre eux
- les Promises = ce sont les recruteuses des Rois des Profondeurs, et elle fonctionne comme des démones de Slaanesh dans les univers Warhammer ^^
- les Favoris = ce sont les agents spéciaux des Rois des Profondeurs, des sorcier ayant subi une reconstruction leur offrant des pouvoirs effrayants contenus dans le corps d'un enfant
- les Talents = ce sont des sorciers mineurs qui filent la lumière des trois lunes pour remplir des réserves d'énergie à usage civil ou militaire au sein de l'Alliance
- les Fileurs = ce sont des sorciers majeurs de l'Alliance qui en groupes parviennent à tenir tête à un Favori, à condition de ne pas trop tenir à la vie
- les Sans-Nom = ce sont au sein de l'Alliance des enchanteurs, des sorciers tellement puissants qu'il ont accédé à l'immortalité et qui se gardent bien de dévoiler les secrets qui leur ont permis d'accéder à leur statut particulier (ce n'est pas Aède qui me contredira, lui qui fut cruellement et mortellement puni pour avoir voulu démocratiser l'usage de la magie, ou Saravor à la fois Frankenstein et Créature de Frankenstein qui se sert de simili Favoris comme batteries et amplificateurs, un chouette concept que j'avais déjà vu dans un roman de Dan Abnett pour la franchise Warhammer 40000 ^^)

Cela plaira ou cela déplaira, mais la narration à la première personne suit tous les codes du roman Hard Boiled de Dashiell Hammett et de Raymond Chandler : on peut légitimement penser à la série Garrett de Glen Cook (et oui encore lui ^^) et Basse-Fosse de Daniel Polansky... Noir c'est noir il n'y a plus d'espoir, et les faibles sont exploités par les forts, les puissants roulant des mécaniques mais guettant fébrilement les signes défavorables pour être les premiers à quitter le navire (puissances totalitaires, élites pas claires, Vieux Continent, Nouveau Monde... vous voyiez où l’auteur veut en venir ? ^^) Nous sommes dans le pamphlet au vitriol contre les élites qu'elles soient nobles ou bourgeoises, aristocratiques ou démocratiques : elles sont toutes aussi corrompues et décadentes les unes que les autres ! Donc on a un antihéros plus désabusé que cynique, plus blasé qu'amoral et peu à peu on découvre son passé :
Spoiler:
autrefois il faisait partie de la noblesse et une belle carrière l'attendait dans l'armée, mais il a tout perdu lors d'un drame, à commencer par sa femme et ses enfants, avant de changer de nom et rechercher l'oubli dans l'alcool
... On découvre également les secrets de Dame Ezabeth Tanza, et roman Hard Boiled oblige l'antihéros a beau dire que le monde est pourri et que c'est chacun pour sa gueule il accompagne la demoiselle en détresse jusqu'au bout de sa quête de vérité au point d'être dans le dernier carré quand la métropole frontalière capitale Valengrad est rattrapée par ce grand merder qu'est la guerre (remember Les Fantômes de Gaunt de Dan Abnett, oui encore lui ^^)... C'est frustrant qu'on enquête à l'arrière tandis qu'on meurt en masse au front, mais le final est epicness to the max ! Car Dame Ezabeth Tanza est persuadée que l'arme absolue de l'Alliance ne marche plus, et que les puissants comptent sacrifier la population pour couvrir leur fuite après l'avoir exploité de manière éhontée : elle serait poursuivie par les agents ennemis pour la faire parler, et poursuivie par les collabos et les traîtres pour la faire taire ! Mais rien n'est moins sûr car nous sommes dans un partie de poker menteur entre les Sans-Nom et le Rois des Profondeurs, chacun essayant de bluffer l'autre, de l'intoxiquer pour mieux le manipuler et mieux le piéger... C'est la guerre psychologique si chère aux services secrets ! blink

Un premier roman aussi abouti c'est assez rare (et je vous conseille de faire un détour par la critique du camarade Apophis pour bien le comprendre) : j'ai carrément adoré, mais désolé je ne lâcherai pas la 5e étoile à cause de petits trucs qui se sont accumulés au cours de lecture...
Spoiler:
- les concepts amenés très tôt dans le roman, mais presque toujours explicités à posteriori
- pourquoi qualifier Herono de « prince » alors qu'il s'agit d'une femme ? C'est pénible à la fin
- il y a un traître haut placé à Valengrad, et comme par hasard l'un des rares personnages sur lequel on s'attarde est un ancien héros de guerre qui s'est miraculeusement échappé des geôles ennemies ^^
- on parle parfois du Cœur du Néant et parfois du Cœur du vide... erreur de relecture ?
- le narration à la première personne nous met naturellement à distance des personnages secondaires, qui pourtant on un sacré potentielle comme Nenn la Calamity Jane folle furieuse ou Tnota l'Oscar Wilde indigène décomplexé, mais il est arrivé plusieurs fois que soit nommés des personnages qui n'ont jamais été présentés et qui ne seront jamais présentés... erreurs de relecture ?
- la fin part dans tous les sens et entre l'épidémie de résurrections de personnages dont parfois on a peine entendu parler, l'enchaînement des twists à quelques pages d’intervalle et des scènes de combats magiques un peu WTF c'est un peu too much hein ^^
Je suis presque un peu trop sévère car ce premier roman offre tellement de promesses ! C'est une série mais on peut parfaitement le considérer comme un stand alone. Toutefois la dernière page offre encore plus de promesses : nous sommes dans une guerre mondiale et totale dont le Cordon n'est qu'un front parmi d’autres (jurisprudence Steven Erikson), mais surtout au fond de la Boîte de Pandore il reste l'Espoir désormais incarnée par la Dame lumineuse... Une déesse de colère et de miséricorde est née, et ça va chier pour les bad guys et les crevards ! Oh Yeah !!!


PS :Qu'en disent les blasés d'en face ? Les traditionnels sous-entendu péjoratifs contre l’éditeur contre lequel ils ont une dent pour les raison que l'on sait, les traditionnels sous-entendu péjoratifs sur la fantasy épique pour les raison que l'on sait, mauvais rythme, personnages forcés, passages outranciers, détours inutiles, style neutre, ensemble sans génie... Et ben heureusement que cela n'est « pas aussi décevant que d'habitude » hein... (Et je passe sur la clique qui se réjouit de détenir la vérité contrairement aux teubés qui ont aimé.)


Dernière édition par Albéric le Mer 23 Mai - 11:38, édité 1 fois

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White Square Re: Ed McDonald, Blackwing

Message par Oncle Kiin le Mar 22 Mai - 10:32

Ta critique me confirme ce que j'avais cru deviner : tout ça ressemble à une bonne synthèse/aboutissement de certaines tendances récentes dans le genre, et ça a vraiment l'air pas mal du tout :)
Si j'avais plus de temps je le lirai tout de suite, mais là ça devra attendre :( En revanche je le note dans ma liste de lectures "sûres" pour plus tard !
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White Square Re: Ed McDonald, Blackwing

Message par Sieben le Mar 22 Mai - 11:11

Merci pour ton retour ! Comme Oncle Kiin je n'ai pas pu attendre, je l'ai acheté, ça sentait vraiment le bon filon, le pitch et les retours d'auteurs en 4ème de couv'. Et puis même si Bragelonne sort pas mal de séries moyennasse, ils sortent également les meilleurs romans du genre. La note d'Elbakin, 7.5/10, est correcte. Ce n'est pas une notation de "blasé". Bon la critique écrite en revanche... A lire, je peux pas juger pour le moment.
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White Square Re: Ed McDonald, Blackwing

Message par Albéric le Mar 22 Mai - 20:45

Sieben a écrit:La note d'Elbakin, 7.5/10, est correcte. Ce n'est pas une notation de "blasé". Bon la critique écrite en revanche... A lire, je peux pas juger pour le moment.
ben oui la note est correcte, mais comme la critique écrite est plus pisse-froide que pour les romans notés 6/10 on se pose des questions ^^

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Message par Albéric le Dim 27 Mai - 20:20

auteur rencontré aux Imaginales 2018 : un gars sympa qui baragouine bien le français... Du coup mon exemplaire est dédicacé avec un dessin de corbeau : trop cool ! ^^

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Message par Sieben le Dim 27 Mai - 20:43

Albéric a écrit:
auteur rencontré aux Imaginales 2018 : un gars sympa qui baragouine bien le français... Du coup mon exemplaire est dédicacé avec un dessin de corbeau : trop cool ! ^^

J'aimerai les faire ces Imaginales une année. J'ai pas fait gaffe que c'était passé.
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White Square Re: Ed McDonald, Blackwing

Message par Albéric le Sam 2 Juin - 20:21

L'entretien d'1 heure podcasté par ActuSF :

http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2018-Entretien-avec-Ed.html

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White Square Re: Ed McDonald, Blackwing

Message par Sieben le Sam 15 Sep - 19:28

J’ai annoncé il y a quelques semaines Le Guerrier oublié de Larry Correia comme mon gros coup de cœur de l’année. Faut croire que j’enchaîne les coups de cœur alors parce que durant mes vacances d’été j’en ai profité pour lire ce génial roman qu’est La Marque du Corbeau. Le décor de la Désolation se prêtant plutôt bien à une lecture en extérieur sur sable chaud. ^^

Ouvrage hautement recommandé pour les farfouilleurs à la recherche du chaînon manquant entre David Gemmell, Glen Cook et Joe Abercrombie. De l’épique ? Il y en a, grosse bataille de la survie de la mort en vue. Du grimm&gritty avec des héros nihiliste qui envoient chier le monde et particulièrement les gens de la haute ? Il y en a aussi.

L’univers, le décor proposés dans ce roman m’ont étonné, ravi. Un peu comme dans l’univers du Cercle-Monde d’Abercrombie, on est dans une sorte de Flint Lock Fantasy, un peu inspiré des armées du XIXème siècle. Un monde où magie et science cohabitent et s’entremêlent, la magie est comme canalisée et contrôlée pour servir les « progrès » de la science.


Et en même temps c’est clairement orienté Dark Fantasy. Pas parce que c’est particulièrement gore, violent et touti quanti, même si il y a des moments où c’est traumatisant pour la gueule des personnages, et les Rois des Profondeurs sont terrifiant (Sharavada, le seul qu'on voit on l'imagine sorti des Gigantomachies), non. Le récit s’ancre dans une époque apocalyptique, non pas « post-apocalypse » comme beaucoup d’autres, là on est en plein cataclysme où la bombe nucléaire a déjà pété et où tout le monde flippe parce que ça pourrait de nouveau leur tomber sur le coin de la gueule et qu’en plus l’ennemi va peut être finir par se rendre compte qu’en face pour se défendre c’est la ligne Maginot. Noir c’est noir…

Plutôt surpris, dans le bon sens, par le genre d’histoire que propose McDonald car on va dire une bonne moitié du roman est construit comme un polar Fantasy. C’est super plaisant car assez peu courant finalement. Il y a un complot qui se trame au plus haut sommet de l’État, il faut le déjouer et démasquer les coupables.

Et en même temps tout cela est terriblement gemmellien car outre le fait qu’on a à faire à un petit cousin de Jon Shannow, les personnages sont des épaves, des cabossés de la vie, mais derrière les façades de gros durs, il y a des sentiments attendrissants, une lueur d’espoir brille toujours au fond d’eux, une volonté de voir la justice et l’amour triompher. Sous un verni persistant et tenace de Dark Fantasy, il y a une formidable geste d’Heroic Fantasy qui ne demande qu’à se révéler.

Mise à part l’histoire, j’adore le style de l’auteur, je ne me suis pas trompé en le choisissant. Il y a de la gouaille, c’est du direct sans circonvolution, et en même il y a le mot juste qui claque bien. Ed McDonald n’est pas un manchot, il fait partie du même cercle des amis Gemmell, Abercrombie, Ryan et cie.

Vraiment top. On le recommande.
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White Square Re: Ed McDonald, Blackwing

Message par Sieben le Sam 15 Sep - 19:54

Albéric a écrit:
Reste que dans cet univers arcanepunk où la magie a remplacé la technologie, on retrouve des thématiques dixneuvièmistes avec des usines polluantes, l'exploitation des masses, la lutte des classes, les guerres coloniales...

Oui c'est un roman très visuel je trouve. Je me suis cru dans un monde "cyberpunk" Fantasy. Valengrad, cité géante, très noire, très crasseuse. L'auteur a bien su rendre son monde vivant.

Albéric a écrit:Un premier roman aussi abouti c'est assez rare (et je vous conseille de faire un détour par la critique du camarade Apophis pour bien le comprendre) : j'ai carrément adoré, mais désolé je ne lâcherai pas la 5e étoile à cause de petits trucs qui se sont accumulés au cours de lecture...
Spoiler:

- pourquoi qualifier Herono de « prince » alors qu'il s'agit d'une femme ? C'est pénible à la fin
- il y a un traître haut placé à Valengrad, et comme par hasard l'un des rares personnages sur lequel on s'attarde est un ancien héros de guerre qui s'est miraculeusement échappé des geôles ennemies ^^
- on parle parfois du Cœur du Néant et parfois du Cœur du vide... erreur de relecture ?
- le narration à la première personne nous met naturellement à distance des personnages secondaires, qui pourtant on un sacré potentielle comme Nenn la Calamity Jane folle furieuse ou Tnota l'Oscar Wilde indigène décomplexé, mais il est arrivé plusieurs fois que soit nommés des personnages qui n'ont jamais été présentés et qui ne seront jamais présentés... erreurs de relecture ?
- la fin part dans tous les sens et entre l'épidémie de résurrections de personnages dont parfois on a peine entendu parler, l'enchaînement des twists à quelques pages d’intervalle et des scènes de combats magiques un peu WTF c'est un peu too much hein ^^
Je suis presque un peu trop sévère car ce premier roman offre tellement de promesses ! C'est une série mais on peut parfaitement le considérer comme un stand alone. Toutefois la dernière page offre encore plus de promesses : nous sommes dans une guerre mondiale et totale dont le Cordon n'est qu'un front parmi d’autres (jurisprudence Steven Erikson), mais surtout au fond de la Boîte de Pandore il reste l'Espoir désormais incarnée par la Dame lumineuse... Une déesse de colère et de miséricorde est née, et ça va chier pour les bad guys et les crevards ! Oh Yeah !!!

Point 1 : je pense que c'est pour le titre. Pas une question de sexe. C'est comme lorsqu'on dit madame le juge, madame le président, ou "docteur". Il n'y a pas de genre.
Point 2 : oui, moi aussi j'ai trouvé cela très vite suspect. Mais comme j'étais dans le feu de l'action, j'ai fermé les yeux en espérant un twist disculpant la dame.
Point 3 : alors le coeur du Néant c'est l'attaque provoquée par Corbac et qui a causé la Désolation. Tandis que le coeur du Vide c'est... à merde j'ai oublié. ^^
Point 4 : oui, comme "Cajole". Qui est-il ? Il apparaît puis disparaît puis réapparaît.
Point 5 : La Dame Lumineuse ! Oh yeah ça va chier dans le ventilo pour les Rois des Profondeurs, et même Les Sans-Nom. Vont-ils l'accepter ou va-t-elle cavalée seule avec Ryhalt ?...

Albéric a écrit:PS :Qu'en disent les blasés d'en face ? Les traditionnels sous-entendu péjoratifs contre l’éditeur contre lequel ils ont une dent pour les raison que l'on sait, les traditionnels sous-entendu péjoratifs sur la fantasy épique pour les raison que l'on sait, mauvais rythme, personnages forcés, passages outranciers, détours inutiles, style neutre, ensemble sans génie... Et ben heureusement que cela n'est « pas aussi décevant que d'habitude » hein... (Et je passe sur la clique qui se réjouit de détenir la vérité contrairement aux teubés qui ont aimé.)

Relu la critique d'Elbakin. Franchement, ils font pisse-vinaigre là ! Je veux bien que ce n'est pas le truc qui va révolutionner la Fantasy (comme 99% de la production annuelle SFF), mais merde quoi, faut se faire plaisir de temps en temps. Là il y a très peu d'accroc, on a envie de lire la suite, où est le problème ?

Moi c'est un 8/10. (Bizarre car leur note ne reflète pas la critique. Hypocrisie ? ).
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