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Robert Heinlein, Le Cycle du Futur

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White Square Robert Heinlein, Le Cycle du Futur

Message par Albéric le Mar 7 Nov - 19:26


La France eut Jules Verne, l'Angleterre eut H.G. Wells, et les États-Unis eurent la chance, l'honneur et le privilège d'avoir eu Robert Anson Heinlein qui fit de son pays le pays de la Science Fiction par excellence, pour longtemps et peut-être pour toujours !
Né dans une famille fondamentaliste du Bible Belt, Robert Anson Heinlein s'émancipe de son milieu culturel en découvrant les écrits de Charles Darwin, et c'est pour quitter l'environnement étouffant de l'Amérique profonde de l'entre-deux guerres qu'il s'engage dans l'armée. Il se voue corps et âme à la défense de sa patrie, mais après avoir atteint le grade de lieutenant il est réformé pour cause de tuberculose : pour lui, c'est un drame qui hantera toute sa vie. Pour gagner les 50 dollars d'un prix littéraire il écrit en 1939 la nouvelle Ligne de Vie / Life Line, et John W. Campbell lui en offre 70 dollars pour la publier dans Astounding Stories. C'est un miracle : la Science Fiction ne fut plus jamais la même, et pendant des années et des années il en fut le plus grand champion !
L'auteur a évolué : communiste puis anti-communiste, démocrate puis républicain, conservateur puis progressiste, écologiste et révolutionnaire avant de travailler à nouveau dans l'armée pour les Marchands du Temple qu'il n'avait cessé de combattre (le destin est décidément farceur, et j'aurai bien aimé être le témoin des débats entre l'auteur libertarien convaincu et son ami Isaac Asimov marxiste résolu ^^)... Mais il a toujours défendu les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, défendant les femmes et les minorités à une époque sexiste et raciste ou il était dangereux de ne pas penser comme la majorité WASP. Et parce que les inquisiteurs culturels et les commissaires littéraires ont décrété que la SF était de gauche, tout écrivain de SF ayant un jour catalogué à tort ou à raison à droite est forcément traité de vieux réactionnaire crypto facho (pourtant parmi eux ils en a beaucoup que se posent bien en vieux réactionnaires, suivez mon regard) : c'est donc tout naturellement qu'il fut détesté et calomnié et est encore détesté et calomnié par les bobos hispters soixanthuitards... N'importe quoi !


Dernière édition par Albéric le Mar 7 Nov - 19:36, édité 1 fois

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White Square Re: Robert Heinlein, Le Cycle du Futur

Message par Albéric le Mar 7 Nov - 19:33


Résumé intégrale :
Et si la colonisation de la Lune était devenue indispensable à l’économie mondiale sur la Terre ? Et si Mars était habitée par une civilisation en déclin ? Et si quelques privilégiés possédaient une espérance de vie bien supérieure au reste de la population ?
Avec son Histoire du futur, Robert Heinlein a composé l’une des œuvres les plus ambitieuses et les plus réussies de la SF, dressant un panorama complet et vraisemblable de l’avenir de l’humanité sur plus de cinq cents années.
Il marie ainsi le fameux sense of wonder de la science-fiction à la rigueur de la physique, de la biologie ou aux richesses de l’anthropologie et de la psychologie.Pour la première fois en France, les cinq livres qui composent cette fresque du futur sont réunis en un seul volume.
Seul auteur récompensé à quatre reprises par le prestigieux prix Hugo, Robert Heinlein (1907- 1988) est l’une des figures les plus importantes de la science-fiction, aux côtés d’Asimov et Bradbury. Outre sa gigantesque Histoire du futur, on lui doit de nombreux chefs-d’oeuvre comme Marionnettes humaines, Étoiles garde à vous ! (adapté au cinéma sous le titre Starship Troopers) ou En terre étrangère. Un astéroïde porte aussi son nom.



Comme l'expliquait l'excellent Timothée Rey dans sa fabuleuse préface de l'intégrale de L'Île des morts, dans le monde merveilleux de la Science Fiction qui explore toutes les dimensions de l'espace-temps on peut avoir une approche géographique ou une approche historique comme Olaf Stapledon, James Blish, Poul Anderson, Cordwainer Smith, Roger Zelazny, Isaac Asimov ou Roger Zelazny... De 1939 à 1963 il rédige un ensemble de nouvelles qui racontent de petits zooms humanistes en petits zooms humanistes la grande histoire de la conquête de l'espace et des étoiles par l'humanité : L'Histoire du Futur ! L'homme est la mesure de toute chose, par lui elles sont ou ne sont pas : ses écrits profondément et résolument humains n'ont pas pris une seule ride, et franchement en redécouvrant L'Histoire du Futur j'ai l'impression de relire le manga Planetes de Makoto Yukimura réalisé 2001 à 2004 ! Évidemment j'ai adoré, et pourtant je ne suis pas très porté sur les nouvelles...


Dernière édition par Albéric le Mer 22 Nov - 15:49, édité 2 fois

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White Square Re: Robert Heinlein, Le Cycle du Futur

Message par Sieben le Mar 7 Nov - 20:02

Ah bah moi qui privilégie plutôt la nouvelle en SF depuis quelques temps maintenant il faudrait que je me tourne vers cet écrivain un de ces jours. Jamais lu.
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White Square Re: Robert Heinlein, Le Cycle du Futur

Message par Albéric le Mar 7 Nov - 20:13

Sieben a écrit:Ah bah moi qui privilégie plutôt la nouvelle en SF depuis quelques temps maintenant il faudrait que je me tourne vers cet écrivain un de ces jours. Jamais lu.
INCONTOURNABLE, INDISPENSABLE !

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White Square Re: Robert Heinlein, Le Cycle du Futur

Message par Derfel le Mar 7 Nov - 22:58

Albéric a écrit:
Sieben a écrit:Ah bah moi qui privilégie plutôt la nouvelle en SF depuis quelques temps maintenant il faudrait que je me tourne vers cet écrivain un de ces jours. Jamais lu.
INCONTOURNABLE, INDISPENSABLE !
Un must.

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White Square Re: Robert Heinlein, Le Cycle du Futur

Message par Albéric Aujourd'hui à 15:12



Ligne de vie (1939, Life Line) :
Le docteur Pinero se bat contre l'Académie des sciences pour défendre ses découvertes sur la mesure de l'existence humaine dans l'espace-temps. Mais tandis qu'on débat des conséquences juridiques et financières de ses découvertes (OMG faute d'assurances-vies, le financiarisme risquerait de s'effondrer sur lui-même), lui est déchiré par les conséquences humaines de ses découvertes : comment vivre pleinement sa vie en connaissant à l'avance l'heure de sa mort, pire encore en connaissant à l'avance l'heure de la mort de ceux qui vous entourent ?
Après avoir vainement essayer de sauver un jeune couple, il n'essaye même pas de se sauver lui...
Spoiler:
(car c'est tout naturellement que des chemises brunes payés par le Grand Capital vienne ruiner sa vie et son œuvre : le Veau d'Or est décidément l'incarnation des forces obscures de la crevardise)
Non seulement il avait prédit sa mort, mais également celle tous ses pairs qui se sont moqués de lui : terrifiés, c'est d'un commun accord qu'ils décident de refermer la Boîte de Pandore...
Un nouvelle très simple, très courte, mais d'un profond humanisme : c'est la première nouvelle de l'auteur, mais on a l'impression qu'il avait déjà écrit toute sa vie ! Et dès le départ on devine deux de ses bêtes noires : l’establishment hostile à toute nouveauté qui pourrait remettre en cause sa supériorité, le Big Business prêt à sacrifier l'avenir de l'humanité pour que les grosses affaires et l'entre-soi continuent indéfiniment...


Que la lumière soit (1940, Let There Be Light) absente de l'édition originale définitive (The Past Through Tomorrow) de 1967 et de la récente édition Folio SF
Je n'ai pas pu lire cette nouvelle exclue du corpus par l'auteur. Les naïfs parlent d'auteur dépassé par les progrès techniques, mais les connaisseurs savent que l'auteur qui a écrit « avoir raison trop tôt est socialement inacceptable » n'a pas supporté d'être bashé par les fémino après avoir été bashé par les machos !
Des savants inventent le panneau solaire (dont le principe sera trouvé en 1949 soit dit en passant ^^), mais le Big Business appelé « Power Syndicate » en VO et « Société des Casseurs Anonymes » en VF s'oppose vigoureusement à tout changement au nom du Veau d'Or et du Pognon Roi. Mais de vaillants innovateurs décident de court-circuiter le système ploutocratique pour offrir à tous de l'énergie bon marché au grand dam des mégacorpos de l'énergie qu'on peut qualifier sans mal de mafieuses. Et dans cette nouvelle tout est porté par la scientifique Marly-Lou Martin, incarnation selon les versions de Sally Rand ou de Marilyn Monroe, d'où les bashings macho et fémino, ces deux faces de le même pièce... En bref l'auteur résume tout la pensée de Jeremy Rifkin 5 ans avant la naissance de ce dernier, mais ne vous en faites pas amis rentier et rentières General Electrics, EDF / Engie et compagnie sont sur les rangs pour que rien ne change vraiment !



Les routes doivent rouler (1940, The Roads Must Roll) :
Larry Gaines, ingénieur en chef de la route de San Diego - Reno, fait visiter ses installations au ministre australien des transports Blekinsop, venu admirer « les extraordinaires méthodes américaines pour résoudre les problèmes économiques et sociaux ». Pour trouver une solution à la fin des énergies fossiles, on a remplacé voitures et trains par des bandes roulantes (généralisation du concept de la « rue de l'Avenir » des ingénieurs américains Schmidt et Silsbee, montrée à l'Exposition Universelle de Chicago en 1893 et à l'Exposition universelle de 1900 à Paris), alimentées par de gigantesques parcs solaires (voir Que la lumière soit). En s'inspirant des autobahns germaniques des années 1930, l'auteur nous décrit si justement la motorisation de l'économie et de la société qui chamboulement la géographie humaine dans les décennies suivantes qu'on se croirait dans une nouvelle écrite 20 ans plus tard... Mais après la phase d'exposition nous glissons dans le récit d'action social avec grève, mutinerie, chantage, ultimatum et prise d'otages : Larry gaines doit se muer en héros pour neutraliser "Shorty" Van Kleeck qui menace de tuer ceux qui se trouvent sur la route San Diego – Reno si on ce cède pas aux exigences de son grand soir prolétarien (avec une course en Segway PT qui sera inventé au début du XXIe siècle ^^)…
L'auteur est dans sa période anticommuniste et à travers le mouvement fonctionnaliste tire à boulet rouges sur le communisme en prenant comme antagoniste une caricature de Jimmy Hoffa, étoile montante du syndicalisme américain qui connaîtra son heure de gloire 20 ans plus tard (il est aussi visionnaire que les scénaristes de Retour vers le futur qui se sont inspirés de Donald Trump pour réaliser Biff Tannen ^^)... L'auteur et son héros propose la militarisation des ouvriers et des ingénieurs stratégiques en développant l'esprit de corps, mais il n'hésite pas à lancer quelques scuds bien senti sur les Marchands du Temples (le fameux « il a fallu mettre fin aux certains abus du patronat »), et comme les extrêmes se rejoignent il se demande si l'extrême-gauche et l'extrême-droite ne sont finalement pas les deux faces de la même pièce... Quis custodiet ipsos custodes ? L'éternelle vigilance et le prix de la paix éternelle certes, mais comment faire perdurer un équilibre avec la fracture croissante des inégalités sociales entre techniciens déclassés et ingénieurs élitistes (ah, je comprend mieux pourquoi le gourou Gérard Klein qui s'est toujours posé en ingénieur élitiste parlant aux ingénieux élitistes détestait Robert Heinlein au point de le blacklister)



Il arrive que ça saute (1940, Blowups Happen) :
Impossible de croire une seule seconde que cette nouvelle a été écrite en 1940 : l'auteur a deux générations d'avance sur son temps ! (dédicace spéciale à ceux qui ont trouvé que cette nouvelle était datée en dénonçant les dangers de l'énergie nucléaire, qui en ignorant sa date de parution prouvent par A + B qu'ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ^^)
Grâce aux énergies renouvelables (voir Que la lumière soit) l'humanité a effectué sa transition écologique, mais pour alimenter en énergie les villes-routes (voir Les routes doivent rouler) et les industries lourdes on a créé une gigantesque centrale nucléaire de type « superphénix » dans le désert du Sud-Ouest des États-Unis pour alimenter en combustible toutes les autres centrales nucléaires du monde. Sauf que travailler sur un site qui peut provoquer la fin de l'humanité use psychologiquement l'ensemble du personnel... Tous les travailleurs sont supervisés par des psychométriciens de caractérologie industrielle, mais encore une fois se pose le sempiternel problème du « Quis custodiet ipsos custodes ? »...
Le superintendant King engage le Docteur Lentz, un élève fictif d'Alfred Korzybski fondateur réel de la sémantique, pour trouver une solution. Mais ses équations psychologiques sont formelles : face à une telle pression personne ne saurait résister et les expédients ne feraient au mieux que retarder l'échéance (genre engager des croyants zélés s'en remettant à la Divine Providence, ou embaucher des gens déjà névrosés, ce qui est du pareil au même)... Les chiffres ne sont finalement que des symboles, et ingénieurs et psychologues finissent par trouver un langage commun pour travailler ensemble à la recherche d'une solution pour tous, car nous nous élevons et nous tombons tous ensemble (Martin Luther King Copyright ^^)... Et force est de constater que les recalés du système n'ont pas chômé en voulant apporter leur pierre à l'édifice : pour soulager l'humanité du salaire de la peur, la centrale doivent être envoyée dans l'espace, et pour cela il faut trouver un carburant isotopique suffisamment puissant pour accomplir l'impossible (les bobos hispter ont longtemps et violemment critiqué l'irréalisme de tout cela, pourtant corroboré par les toutes dernières découvertes dans le domaine de la fusion froide : mdr et fuck aux bobos hipsters !). Mais les Marchands du Temple trouvent qu'une autre voie pourrait avoir des conséquences un peu trop négatives sur leurs bénéfices et leurs dividendes, donc ils préfèrent continuer à engranger de l'argent en ignorant totalement le risque d'un incident nucléaire majeur qui pourrait bien signifier l'extinction de l'humanité... No Pasaran !!! Au péril de leurs vies, et peut-être de toutes les vies, ingénieurs et psychologues entrent en rébellion ouverte contre les forces occultes du Grand Capital et jettent toutes leurs forces dans une opération de la dernière chance !
Notons qu'en abordant le domaine des sciences sociales, l'auteur aborde les thèmes de la New Wave 25 ans avant l'apparition de la New Wave... On pourrait croire que toutes les explications « hard science » pourrait rendre la nouvelle illisible : oui mais non, tout titulaire d'un bac général ayant fait un peu de science et de philosophie au lycée devrait s'y retrouver ^^


L'Homme qui vendit la Lune (1951, The Man Who Sold the Moon) :
Avec l'invention des moteurs nucléaire fonctionnant à l'énergie isotopique l'espace était à portée de main de l'humanité (voir Il arrive que cela saute), mais avec l'explosion de la pile atomique envoyée en orbite par de vaillants lanceurs d'alerte tout est à refaire (voir Il arrive que ça saute) !
C'est là qu'arriva Delos David Harriman : c'est est un baron voleur (donc une figure iconique de l'Âge d'Or du capitalisme sauvage yankee), un patron voyou qui a été promu bankster depuis belle lurette déjà... Mais le bonhomme qui se rapproche de la fin de sa vie se donne comme dernier défi de conquérir la Lune, car il n'en démord pas que l'avenir économique de l'humanité doit passer par la conquête de Lune donc de l'Espâce ! (parce qu'on ne va pas se mentir le mec qui n'a rien fait de sa vie à part engranger de l'argent reste quelque part un gosse fasciné par Jules Verne et H.G. Wells ^^)...
Le personnage est ambivalent, car en même temps détestable et réjouissant. Il promet la lune à tout le monde, y compris et surtout aux États et à l'ONU, et recourt à tous les crimes biens connus du capitalisme sauvage pour parvenir à ses finz (en bon visionnaire l'auteur anticipe consciemment ou inconsciemment cette saloperie de financiarisme puisqu'on reconnaît sans mal toutes les pratiques de déserteurs et de traîtres caractéristiques des ploutocrates mondialisés donneurs de leçons) : prête-noms, sociétés écrans, montages financiers, optimisations fiscales, spéculations effrénées entre systèmes pyramidaux, loteries hollandaises et tombolas nigérianes (avec des entreprises en bonnes et dues formes possédées par des sociétés à but non lucratifs basées dans des paradis fiscaux ^^), chantage, corruption, brainwashing à grande échelle et manipulations diverses et variées (genre faire croire à Moka Coka que son concurrent Soft Drink Maker 6+ est déjà sur la rangs, ou faire croire à l'Oncle Sam que l'URSS est déjà en route pour dessiner le marteau et la faucille sur la Lune ^^)... A un moment ses associés lui disent qu'il va trop loin en arnaquant et en rackettant les gosses, et lui répond qu'il n'y a aucun problème puisqu'il sont trop jeunes pour porter plainte. Et c'est de la même manière qu'à un autre moment il s'extasie devant sa propre ingéniosité avant d'interdire à ses subordonnés de corrompre la beauté de la chose en la rendant légale... Pourtant sa détestable rouerie est au service d'un beau rêve, un rêve partagé par tous les êtres humains qui un jour ont été un gosse plein d'espoir, du coup on a envie de le soutenir dans sa partie de cache-cache avec les autorité, et dans la manière dont il recrute les oubliés du système pour monter son projet insensé... Les aspects techniques, logistiques et économiques sont bien traités, mais finalement restent en deçà des aspects humains et humanistes du récit : D.D. Harriman se démène pour être le premier homme sur la Lune, mais se retrouve au centre d'un système financier ubuesque qui lui interdit de prendre le moindre risque donc la moindre initiative... A grand renforts d'allégories et de métaphores bibliques, l'auteur dépeint son antihéros comme un nouveau Moïse mais le commun des mortels pensera à ce bon vieil Oncle Picsou (surtout quand ce radin parmi les radins traitent ses propres domestiques de véritables parasites ^^). Le prétendu prophète parviendra-t-il à rejoindre sa Terre Promise ? Rendez-vous dans la nouvelle intitulé Requiem ! blink
Notez bien que tout sa vie durant l'auteur a toqué à la porte du gouvernement américain pour proposer ses services : oui mais non, les Marchands du Temples yankees ont préféré tout miser sur les transfuges du régime nazi... Soupir quoi ! Monde De Merde !!!




Dalila et l'Homme de l'espace (1949, Delilah and the Space Rigger) :
Tiny Larsen est responsable de la construction d'une station à 36000 kilomètres d'altitude, et accueille à son brod le nouvel opérateur radio G. Brooks McNye qui s'avère être une femme (le « G » étant le diminutif de « Gloria »). Le chef de chantier est outré de la supercherie et entre un colère noir : point de femelles dans l'Espâce ! Les mystérieux arrêts maladies se multiplient à grande vitesse, et de fil en aiguille c'est rapidement l'ultimatum : pour les ouvriers spatiaux en grève, ou il l'accepte la parité ou ils repartent tous sur Terre et lui avec ! Car pour l'auteur comme pour les ouvriers spatiaux, il ne fait aucun doute que la femme est l'avenir de l'homme... Car nous nous élevons et nous tombons tous ensemble (Martin Luther King Copyright ^^)...
L'auteur traite avec tact et pudeur de la très difficile intégration des femmes au marché du travail, problème toujours d'une brûlante actualité avec les inégalités salariales et le plafond de verre. Oui mais non, les bobos et les féminos continuent d'accuser l'auteur de machisme et de sexisme, et pas mal d'entre eux et d'entre elles sont dans l'édition et font du révisionnisme culturel pour salir sa mémoire et le faire tomber dans l'oubli. Franchement, ils n'ont pas mieux à faire pour faire avancer leurs idées ???

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