David Gemmell
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Stefan Wul, Odyssée sous contrôle

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White Square Stefan Wul, Odyssée sous contrôle

Message par Albéric le Lun 27 Fév - 21:32


Résumé :
Nom : Michel Maistre. Profession : agent de la Sécurité impériale. Mission : faire la lumière sur les trop nombreuses disparitions qu'enregistre la planète Émeraude. Le voyage n'est déjà pas de tout repos : Maistre échappe de justesse à un attentat contre sa personne et tombe amoureux d'une jeune poétesse. Mais ce n'est rien à côté de ce qui l'attend sur Émeraude. Poulpes intelligents, faune et flore aussi surréalistes qu’agressives, savants fous capables de vous répartir dans des bocaux tout en vous maintenant conscient de votre état... aucune horreur ne lui sera épargnée. À croire qu'un scénariste en verve tire toutes les ficelles...


Rayons pour Sidar, Piège sur Zarkass et Odyssée sous contrôle sortent un peu du même moule avec un protectorat terrien sur une lointaine planète tropicale (qui rappelle peu ou prou l’Afrique coloniale), des indigènes menacée par des aliens (qui évoquent peu ou prou l’URSS de la Guerre Froide), des espions à l’ancienne et un bon vieux trek dans la jungle… Encore que des trois récits, Odyssée sous contrôle est celui qui s’éloigne le plus du schéma d’origine.


Le très jamesbondien Michel Maistre est mandaté par le Central terrien pour aller résoudre une affaire de disparitions sur Émeraude, une planète tropicale où cohabitent colonisateurs humains, anciens maître indigènes (les Cépodes) et anciens esclaves indigènes (les Nains Gris). Les rebondissements ont tous un air de déjà vu tant ils semblent sortir d’un roman de Ian Fleming… Jusqu’au moment où disparaît à son tour Inès Darle, la poétesse dont il s’est tombé a durant le voyage spatial vers Émeraude. Ni un ni deux, il en fait une affaire personnelle et se lance à sa recherche mais c’est pour mieux tomber dans le piège tendu par ses mystérieux adversaires qui semblent si bien informés…

A ce moment là, on bascule peu ou prou dans le récit horrifique.
Spoiler:
On apprend que les Cépodes ont appris à transférer le cerveaux d’un corps à l’autre au fil des expériences médicale réalisée durant la guerre contre la Terre, et que les Nains Gris, si serviables et si bien intégrés, sont les premiers résultats de ses expériences… Et c’est du fond de son bocal que ce qu’il reste de Michel Maistre apprend la vérité. Dans la douleur, il se découvre des dons télépathiques qui lui permettent de recouvrer son corps puis la liberté (la sienne et celle d’Inès)…
L’auteur toujours à l’aise dans les descriptions et les explications médicales se régale une fois de plus, mais quel dommage que le héros du récit soir un ersatz d’OSS 117 et non le télépathe par intermittence de Terminus 1, car dans cette configuration cela aurait été énorme !
On sent bien l’héritage de Celui qui chuchotait dans les ténèbres d’H.P. Lovecraft (1931) avant que l’auteur ne suivent la voie de B horrifique (ah remember Reanimator, qui lui aussi piochait allègrement dans l’héritage lovecraftien).


Puis vient le trek dans la jungle sombre et poisseuse, où Michel et Inès renforce leur amour en affrontant les rigueurs du climat, de la faune et de la flore (dont la redoutable hydre noire, un arbre carnivore sensible aux mouvements).
La cavale des tourtereaux arrivait e à sa fin et je me disais que cela allait encore tourner en eau de boudin. Et bien pas du tout, c’est le moment que choisit l’auteur pour nous prendre au dépourvu avec une chute pas piquée des hannetons…
Spoiler:
Quand tout semble perdu, Michel se réveille… il était en réalité virtuelle dans le cadre d’une thérapie de couple pour raviver la flamme en lui et sa femme !
Si cette chute rappelle indubitablement une célèbre nouvelle de Philip K. Dick adaptée au cinéma, le fil directeur et pas d’éléments m’ont quand même furieusement rappelé lui un récit du pape du space opera Edmond Hamilton : Captain Future's Challenge / Les Cinq mines de gravium (1940). Bref, une fin géniale pour un Wul finalement bien plaisant ! Quel dommage qu’avec autant d’imagination l’auteur se soit ensuite tu pendant 18 longues années… VDM


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White Square Re: Stefan Wul, Odyssée sous contrôle

Message par Albéric le Sam 8 Avr - 19:27


Résumé Odyssée sous contrôle (BD) :
Sur la planète Emeraude, colonie prise aux tentaculaires Cépodes, un agent secret enquête sur de mystérieuses disparitions d'humains. Lorsqu'on tente de l'assassiner, il est alors contraint d'opérer en marge des autorités officielles. Sa mission prend un tour inattendu lorsque la poétesse qu'il a séduite lors de son voyage est à son tour kidnappée de façon très médiatique. Comment l'ennemi connait-il tous ses faits et gestes ? Pourquoi doute-t-il désormais de tout ? Et si le pire restait à venir...
Un récit complet d'anticipation, noir et tortueux. Le xénothriller qui vous fera glisser de l'aventure au cauchemar...



Il s'agit d'un récit à chute donc je vais essayer de rester évasif (même si je sais que c'est peine perdue ^^) : nous suivons les aventures de l'espion Michel Maistre envoyé sur Émeraude, ancienne planète-mère des Cépodes où se multiplie les disparitions d'humains, qui en cours de route tombe amoureux de la poétesse Inès Sarle qui a quitté pour la première fois sa planète Chrysale. On passe du space-opera pulpien au récit lovecraftien, avant une cavale dans une jungle extraterrestre qui nous mène vers une amère fin à la Philip K. Dick où se mélange rêve et réalité.
Contrairement à Denis Lapière qui avait transformé la magie de Stefan Wul en blockbuster bourrin sans intérêt, le scénariste Dobbs s'est posé les posées les bonnes questions : que garder de l'oeuvre originale, et qu'y apporter pour innover… Après comme nous sommes dans une époque malheureusement placée sous le signe des forces obscures de la crevardise, on remplace le happy end romantique par le sad end grimm & gritty : c'est un choix assumé auquel j'ai du mal à adhérer, mais pas de souci tout cela se tient bien. Mais c'est peut-être dommage de lui consacrer 7 pages qui auraient pu être consacrées (au choix des auteurs) à l'explication de la situation sur la Planète Émeraude, aux allégories colonialistes et anticolonialistes, aux expérimentations scientifico-horrifiques, ou au trek dans la jungle à l'environnement plus qu'hostile…
Graphiquement j'ai beaucoup aimé le travail de Stéphane Berger, car le résultat particulièrement coloré parvient à insérer une ambiance lourde et pesante dès les premières pages qui au fur et à mesure du récit prend le pas pour devenir glauque et oppressante.
J'ai un peu surnoté car je sais par expérience que c'est typiquement une BD qui va se retrouver bashée alors qu'au final on est dans un exercice de style qui a été réussi. Et puis les auteurs ont tout compris à la phylogénie de l'oeuvre et du genre, donc se sont éclatés à disséminer plein d'easter eggs que je me suis éclaté à repérer. J'espère que vous aussi vous vous amuserez à repérer les clins d’œil à Ulysse 31, Albator, Akira, La Bataille des Planètes, Capitaine Flam, Cobra, Alien, Blade Runner, Le Cinquième Elément, Le Vagabond des limbes, L'Âge de cristal, Babylon V, James Bond, X-Men

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