David Gemmell
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J. L. Bourne, Chroniques de l'Armageddon

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White Square J. L. Bourne, Chroniques de l'Armageddon

Message par Albéric le Dim 19 Fév - 21:05


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Albéric
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White Square Re: J. L. Bourne, Chroniques de l'Armageddon

Message par Albéric le Dim 19 Fév - 21:07


Résumé tome 1 : Les Chroniques de l'Armageddon
« Mes chers concitoyens, j'ai le regret de vous annoncer qu'en dépit de tous nos efforts, les mesures de confinement mises en oeuvre n'ont pas permis d'enrayer l'épidémie. Essayez de conserver votre calme. D'après les rapports, cette maladie se transmet par morsure ou griffure profonde d'un individu infecté. Les personnes contaminées décèdent rapidement, mais se relèvent dans l'heure et partent à la recherche d'humains. Puisse Dieu nous venir en aide. » Vous tenez entre les mains le journal de l'un des derniers rescapés l'apocalypse zombie. Que ces quelques notes vous viennent en aide si vous aussi avez le malheur de faire partie des survivants...


C’est mieux fichu que Le Virus Morningstar, mais ce n’est pas forcément plus emballant…
On évacue tout le côté virologique, et on évacue même presque le côté zombie puisqu’on se contente de mentionner des créatures qui rôdent seules ou en bandes, car on est dans le récit intimiste puisque tout est raconté par le journal de bord du survivant inconnu : cela se lit bien, facilement et rapidement même si cela met une distance entre le lecteur et les rares personnages secondaires… L’un des principaux intérêts de l’apocalypse zombie c’est de voir des gens lambda devenir des machines de guerre expertes en survie ou mourir face aux épreuves qu’ils rencontrent sur leur chemin, mais là le gars est dès le départ une machine de guerre experte en survie. L’épidémie n’a même pas encore démarré qu’il a déjà des panneaux solaires, des batteries, un groupe électrogène, 5 mois de réserves d’eau et de nourriture et un véritable arsenal à commencer par le Glock qu’il place consciencieusement chaque soir sous son oreiller sans parler du fusil à proximité… Donc peu/pas tension et peu/pas du suspens, sans parler que le narrateur n’est pas spécialement attachant en plus d’être un Gary Stu : ben oui l’auteur et le narrateur sont tous les deux pilotes, officiers dans la Navy, natifs de l’Arkansas, résidents de San Antonio et aficionados des forums survivalistes…
L’auteur fait des clin d’œil sympas aux classiques du genre, et ne se cache de s’inspirer peu ou pour de Je suis une légende de Richard Matheson, et puis les passages en Cessna rappellent un peu Le Dernier Pilote de Paul-Jean Hérault, mais pour le reste cela j’ai perçu ça comme du réchauffé : tout en se lamentant que bientôt il n’aura plus de chocolat e de coca-cola on pille les magasins pour récupérer de l’eau, de la nourriture, et des médicaments qu’on rationne pour retarder l’échéance (parce évidemment personne ne sait chasser, pêcher, cueillir et cultiver : on se demande comment l’humanité a pu survivre avant l’avènement de la consommation de masse ^^) et surtout pour récupérer des armes et des munitions, qu’on gaspille allègrement car pour survivre chaque rescapé doit s’entraîner d’arrache pied pour devenir un fine gâchette, surtout au M16 et à l’AK47… Ah ça on sent le militaire, voire le mec affilié à la NRA : à chaque étape on nous précise bien les types d’armes et de munitions emportés… Personne ne sait purifier l’eau ou creuser des toilettes sèches, et personne ne sait faire du feu du coup la team du survivant inconnu passe des semaines à bouffer des conserves froides et du poisson cru avant de dénicher un barbecue au propane… C’est pourtant la 1ère chose que font les candidats de Koh-Lanta qui eux ne sont passés ni par les rangs de l’armée ni par ceux d’une milice paramilitaire (putain même Ron Pearlman y arrivait dans La Guerre du Feu ! ^^ )

J’ai quand même trouvé que le récit s’améliorait en court de route, essentiellement parce que le narrateur commençait à penser à autre chose que sa pomme. Mais non il y régularité des gimmicks isolationnistes / complotistes / fanboy de la NRA qui me font sortir du truc, sans parler des péripéties qui font lever les yeux au ciel du genre « ah merde, on a oublié le chien : faisons demi-tour alors qu’on est à 100m d’un avion qui permettrait d’échapper à la bombe nucléaire lancée par le gouvernement », « pas de bol je suis tombé en panne d’essence avec mon Land Rover / Hummer qui consomme du 24 litres aux 100 kilomètres, alors qu’en cours de route j’ai croisé un camion citerne plein à ras-bord… » (oui je sais, je force le trait mais bon j’ai perdu patience rapidement avec le narrateur qui consulte les forums survivalistes sur internet alors qu’il n’y a plus ni téléphone ni électricité, et qui en faisant son paquetage précise qu’il ne faut rien amener de superflu avant d’y fourrer son i-mac)
A la fin twist et cliffhanger téléphonés : l’homme est un loup pour l’homme et il va falloir affronter d’autres groupes de pillards… Tout ça pour ça ? Autant fait un remake de Mad Max, cela serait plus pertinent ! (à moins que les zombies radioactifs ne fassent leur apparition dans les tomes restants…)

J’adore les récits de zombies et je ne suis aucunement allergique à la SF miliaire américaine, mais au final cela m’a fait plus l’effet d’une bonne fanfiction que d’un bon roman, donc nouvelle incursion dans la littérature zombifique et nouvelle déception…

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White Square Re: J. L. Bourne, Chroniques de l'Armageddon

Message par Albéric le Mar 18 Avr - 12:46


Résumé tome 2 : Exil
+++DÉBUT D’INTERCEPTION+++
Mes chers concitoyens, il n’existe plus aujourd’hui de gouvernement cohérent aux Etats-Unis d’Amérique, ni dans aucun pays sur Terre. Nous avons donné pour dernières consignes aux structures étatiques survivantes de fonctionner de manière autonome. Nous sommes maintenant seuls. Puisse Dieu nous venir en aide.
+++INTERCEPTION TERMINÉE+++
Cher Survivant, Vous tenez entre les mains le journal de l’un des derniers rescapés de l’apocalypse zombie. Que ces quelques notes vous viennent en aide si vous aussi avez le malheur de faire partie des survivants...



Dans tome 2 intitulé Exil la team du survivant inconnu, qu’on peut désormais appelé Kilroy, est basée dans la complexe militaire ultrasécurisé renommé Hôtel 13. Et s’il est plus long, ce tome n’est pas mieux que le précédent…
- on commence par une nouvelle opération de récupération de rescapés, qui ressemble à toutes celles qu’on a déjà lues dans le tome précédent donc on aurait pu s’en passer (j’ai bien ri quand l’auteur précise que la grand-mère et son petit-fils on survécu 1 mois sans manger quoi que se soit au sommet d’un château d’eau sans souffrir d’aucun des symptômes dus à la privation…)
- on poursuit par une routine survivaliste qui a mis ma suspension d’incrédulité à rude épreuve, avec une phase civile où on se nourrit de rations entre deux expéditions pour récupérer du carburant, de l’eau et de la bouffe, et une phase militaire où on se nourrit de ration en construisant des périmètres de sécurité entre deux expéditions pour aller récupérer du carburant, de l’eau et la bouffe et des blocs en béton pour construire des fortifications (oui parce que personne ne fait fabriquer du ciment), ou des patrouilles de surveillance et d’exploration en hélicoptère ou en avion (le genre de trucs qui ne doit pas trop consommer de carburant hein ^^)
- enfin Kilroy déprime parce qu’internet et le GPS ne marchent plus, et part dans des missions de plus en plus éloignées donc de plus en plus risquées jusqu’au moment où fatalement il se retrouve perdu en territoire zombie… Donc on suit 200 pages de trek en milieu hostile, et c’est long, lent, redondant et on ne retrouve ni la tension ni le suspens, ni la peur ni l’horreur propres au genre zombifique… Pire, il y a exactement la même chose dans World War Z, sauf que c’était vachement mieux écrit et que cela faisait vachement moins de pages, et qu’en plus on avait un twist malin ou lieu d’une succession de deus ex machina (la mystérieuse organisation Remote 6 qui grâce à sa technologie de pointe ouvre le chemin à Kilroy et lui assure une couverture aérienne…pour des raisons qui je l’imagine seront abordées ou pas abordées dans le tome suivant)
J’ai cru qu’on irait vers un Mad Max like, d’ailleurs l’auteur y fait allusion… Oui mais non, on quitte l’Hôtel 23 parce que les twists finaux nous emmènent vers un Virus Morningstar bis voire un Resident Evil like
Spoiler:
(OMG des Illuminatis veut contrôler ce qu’il reste du monde, OMG tout le monde est à la recherche du Patient Zéro pour fabriquer remèdes et vaccins, OMG tout a commencé avec la découverte d’un vaisseau alien au Tibet… Soupirs…)

Les personnages, anciens comme nouveaux (Dean, le sergent Ramirez, le sniper moyen-oriental Saien), ne dégagent rien : on n’est coupé d’eux par une narration à la première personne entièrement centré sur un Kilroy peu charismatique et peu attachant malgré quelques private jokes sympatoches, et ils n’ont guère droit qu’à quelques lignes de dialogues chacun dans tout le roman. Pourtant j’en ai lu un paquet livres racontés à la première personne où le narrateur a une âme et où on sent la personnalité de tous qui le côtoient. Bref, la caractérisation est particulièrement faiblarde !
Et pour le côté survie on sent encore une fois le Gary Stu encarté à la NRA spécialiste en fusils, flingues et poignards mais qui ne sait pas cueillir, pas pêcher, pas chasser et encore moins trouver de l’eau ou faire du feu (et je ne parle même pas de l’agriculture, de l’élevage et du bricolage). Ce gars qui fait des camps de survie depuis qu’il est petit n’est pas plus futé que ces touristes yankees qui se tapent une tourista parce qu’ils ont usé et abusé des comprimés au chlore devant leur éviter la tourista. De la même manière il précise que son paquetage de 25 kilos ne doit pas comporter un gramme de trop et nous en détaille longuement la composition : il emporte plusieurs armes, des centaines de munitions et quelques grenades à fragmentation (et je ne vous parle même pas de son fétichisme des Lunettes de Vision Nocturne), mais seulement quelques boîtes de conserves et quelques rations lyophilisées sans avoir les moyens de faire chauffer de l’eau… De temps en temps, il se met à réfléchir en se disant qu’il devrait plus souvent penser à l’eau et la bouffe au lieu des armes, que puisqu’il n’y plus de GPS il va falloir trouver des cartes topographiques et des atlas routiers, qu’il va falloir faire une virée en bibliothèque pour trouver des manuels techniques pour faire fonctionner des trucs ou pour fabriquer/construire des trucs… Je pourrais continuer longtemps : il y a World War Z qui traite le sujet de manière réaliste et intelligente, et il y a la plupart des autres qui flirtent avec la frontière du nanar ! (Marre des auteurs sans imagination qui oublient que tous les jours au moins la moitié de l’humanité vit dans les mêmes conditions de vie qu’ils décrivent dans leurs récits post-apocalyptiques, où des personnages WASP abrutis par le mode de vie américain sont incapables de survivre plus de 48 heures sans piller un Wallmart ! Si au moins c’était un Weldom, un Bricodépôt, un Leroy Merlin… Plutôt que de geeker sur les forums spécialisés, ils devraient regarder quelques épisodes de Rendez-vous en terre inconnue ^^)

Il y a bien quelques moments où j’ai arrêté de lire en diagonale : la chasse aux zombies radioactifs, quelques opérations de nettoyages dans le Golfe du Mexique, la rencontre avec la communauté qui survit grâce aux zombis asservis… Mais j’ai gloussé avec les terribles zombies mutants qui se déplacent plus vite que la moyenne et qui savent ouvrir portes et portières (et aux armes expérimentales anti-zombies qui laissent perplexe le narrateur alors qu’un collégien comprendrait tout de suite leur mode d’emploi)…
L’auteur se moque de Koh-Lanta et tutti quanti, mais impossible de savoir si c’est du 1er ou du 2e degré au vue des grosses lacunes du narrateur Gary Stu en matière de survie au quotidien. Et puis on aurait pu se passer des lieux communs sur les teubés européens qui méritent de crever parce qu’ils ne sont pas armés, ou sur les méchants chinois communistes et expansionnistes, ainsi que les métaphores foireuses comparant les zombies aux immigrés et aux minorités…

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