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Brian Lumley, La Légende de Titus Crow

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White Square Brian Lumley, La Légende de Titus Crow

Message par Albéric le Mer 11 Jan - 20:07


Résumé : Titus Crow
Pour la première fois en France, les six romans qui composent cette saga sont publiés en grand format et en intégrale dans une version prestige. Pour voyager de nouveau dans l'univers sans pareil de H.P. Lovecraft.
Intégrale de six romans : Ceux qui se terrent dans les tréfonds ; La Transition de Titus Crow ; L'Horloge des songes ; Le Démon du vent ; Les Lunes de Borée ; Elysia.
Titus Crow, un érudit passionné d'occultisme, à l'esprit aventureux, entreprend d'éclaircir des événements récents aussi singuliers que terrifiants.
Dès lors, il se retrouve projeté dans une aventure horrifique hors norme par sa dimension et son danger pour l'esprit. Des profondeurs des océans, en passant par les fabuleuses Contrées du Rêve jusqu'aux espaces intersidéraux incommensurables, Titus Crow et ses alliés combattent dans une lutte sans merci et désespérée le retour des Grands Anciens et de leur maître à tous, l'abominable Cthulhu.
Brian Lumley est un des grands auteurs du fantastique anglais. Avec sa saga La Légende de Titus Crow, il rend hommage à l'immense H.P. Lovecraft et à sa création : le mythe de Cthulhu devenu une référence majeure de l imaginaire contemporain.
Lumley développe avec un formidable talent de conteur la sombre légende de Cthulhu, l'actualise et la marque d'une belle originalité. Maniant avec perfection la langue lovecraftienne, il ajoute sa touche personnelle et nous propose des hypothèses dérangeantes sur l'existence du mythe.
La Légende de Titus Crow est une lecture incontournable et palpitante pour tous les nombreux amateurs de H.P. Lovecraft et du genre fantastique.



La Légende de Titus Crow, c’est l’hommage rendu à Brian Lumley au légendaire H.P. Lovecraft (mais pas que ^^) !

Qui est H.P. Lovecraft ?
Fin connaisseur des œuvres d’Edgar Allan Poe dont il a toujours apprécié les côtés noirs et macabres, le Maître de Providence mêle horreur et science pour révolutionner le genre fantastique bien plus encore qu’en leur temps Mary Shelley et son Frankenstein… Il fait table rase de l’humanisme chrétien où l’homme a été placé au centre de l’univers par un Dieu à son image pour nous expliquer que face à l’immensité de l’espace et du temps l’homme n’est rien, et qu’au mieux il peut prendre conscience de son insignifiance et de la vacuité de son existence… Pire, l’infinité est peuplée de créatures antédiluviennes et de divinités blasphématoires pour qui les êtres humains ne sont que de minuscules mais horripilants insectes à écraser si besoin est…

Qui est Brian Lumley ?
L’auteur britannique est clairement à la jonction des érudits maudits et des chasseurs d’horreurs, des romans feuilletons faisant la part belle aux détectives de l’étrange et des séries télévisées faisant la part belle aux sociétés sécrètes luttant contre les forces des ténèbres (d’ailleurs ce cycle ouvre les portes menant à Psychomech, toujours pas traduit en français bordel de merde, et à Nécroscope). Je suis presque persuadé qu’en modernisant les classiques il a pu ouvrir la voie à James Herbert, Graham Masterton et Clive Barker, les maîtres britanniques de l’horreur qui ont pesé de tout leur poids sur l’évolution du genre horrifique dans le monde (et oui, ce dernier ne se résume pas aux dernières marottes en date de Stephen King ^^)

L’auteur se régale à piocher dans les classiques du Maître de Providence, mais pas seulement, du coup on multiplie par le biais de cette bonne vieille narration indirecte les chouettes hommages : Dagon, Le Cauchemar d’Innsmouth, L'Appel de Cthulhu, L’Horreur de Dunwich, Les Montagnes Hallucinées, Dans l’abîme du temps, Celui qui chuchotait dans les ténèbres, Celui qui hantait les ténèbres ou La Quête onirique de Kadath l'inconnue… Mais Titus Crow et Henry-Laurent de Marigny sont les héritiers de Sherlock Holmes et de John Watson, et notre paladin médium emprunte volontiers à Jules de Grandin, à Laban Shrewsbury, à Miro Hetzel, à Carnacki et au Docteur Who : si le Mythe de Dracula a son Van Helsing, le Mythe du Cthulhu a son Titus Crow !
Brian Lumley rompt avec le nihilisme lovecraftien où l’homme est au mieux un insecte à la merci des d’horreurs sans nom venu du fond des âges ou du fond du cosmos en introduisant une bonne donne de manichéisme. S’inspirant tantôt de la titanomachie de la mythologie grecque, tantôt de la rébellion de Satan de la mythologie chrétienne, il oppose les Grands Anciens vaincus et emprisonnés aux quatre coins de l’espace et du temps aux Très Anciens qui les surveillent depuis leur Palais d’Orion. Son œuvre divise, certain parlant de trahison d’autres de chouette continuation… Personnellement j’aime beaucoup, car les nouvelles de Lovecraft qui m’ont le plus plu c’est celles où au fond de la Boîte de Pandore on parvenait à entrevoir une lueur d’espoir... Et puis force est de constater qu’il a carrément déroulé le tapis rouge au gaming horrifique, tant toutes ses histoires sont facilement transposables en scénarii de jeux de rôle car l’homme peut rester acteur de son destin face aux Grands Anciens !


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White Square Re: Brian Lumley, La Légende de Titus Crow

Message par Albéric le Jeu 12 Jan - 21:19


Dans ce tome 1, intitulé Ceux qui se terrent dans les tréfonds (et non pas « Le Réveil de Cthulhu »), Titus Crow entre en possession d’étranges artefacts montrant non seulement l’existence du peuple des chtoniens, mais aussi que celui-ci est en train d’envahir l’Angleterre…
Dans une ambiance digne de la série Les Envahisseurs (mais aussi des films Tremors et Burrowers : surveillez bien votre sismographes !^^) le médium londonien et l’occultiste cajun sont pourchassés sur terre comme sur mer par les séides humains et inhumains des chtoniens, et nos héros n’ont aucun repos physique ou psychique car grâce à leurs capacités télépathiques leurs ennemis les traquent jusque dans leurs rêves… Mais ils sont secourus et recueillis par Wingate Peaslee (oui, celui de Dans l’abîme du temps ^^), qui les amène à la Fondation Wilmarth, une société secrète basée à Miskatonic (^^) qui depuis sa création mène une lutte sans merci contre les DCC (Divinités du Cycle de Cthulhu ^^) ! En mettant leurs connaissances en commun, et en utilisant le témoignage du seul survivant de la station pétrolière offshore Sea-Maid, nos héros parviennent à tendre un piège à leurs ennemis souterrains… Et la Bataille d’Angleterre est un grand moment : kaijûs, magie noire et pouvoirs psi ! Oh Yeah !!!
Nous suivons la contre-attaque des humains à travers le journal de Marigny, et si une grande victoire est remportée en Afrique du Nord grâce à l’aide du Général de Gaule (remember les essais nucléaires français dans le Sahara), c’est une terrible défaite qui frappe nos héros quand le Grand Ancien Shudde M’ell intervient en personne au fin fond du Rift d’Afrique de l’Est…
Les émules du Docteur et de son compagnon sont alors de nouveau la cible de leur ennemis, et après avoir échappé aux séides des chtoniens ce sont les serviteurs d’Ithaqua qui les oblige à trouver refuge dans l’une des antiques découvertes de Titus Crow (une étrange horloge d’origine non humaine « it's bigger on the inside » ^^)… To Be Continued !

Lecteur de L’Appel de Cthulhu, amateurs d’érudits maudits sombrant dans la folie tu peux légitimement tiquer voire hoqueter, joueur de L’Appel de Cthulhu, amateur de chasseurs d’horreurs luttant tant pour leur survie que pour celle de l’humanité tu vas sans nul doute grave kiffer ta race !
C’est quand même bien dommage qu’on passe trop vite des détectives de l’étrange aux chasseurs d’horreur, car la narration indirecte typique du style lovecraft en particulier et des codes du fantastique en général, parfaitement rendue avec le journal de Marigny, les extraits de correspondances et les témoignages divers et variés, ne se marrie pas forcément bien avec le côté action et aventure qui est déployé, très visuel pour ne pas dire cinématographique…

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White Square Re: Brian Lumley, La Légende de Titus Crow

Message par Albéric le Dim 22 Jan - 20:02


Résumé : La Transition de Titus Crow
« ... Dans les vents étranges hurlant entre les mondes, parmi les constellations inconnues et les nébuleuses sans nom qui étincelaient dans le noir de jais des immensités cosmiques, je vis, volant à travers l'espace, cette forme énigmatique, depuis longtemps consacrée, d'un cercueil ; et j'entendis la voix de mon ami perdu.
« Je criai instinctivement pour lui répondre, et j'allais recommencer lorsque, sortant des ténèbres dans le sillage du singulier vaisseau de Titus Crow et grossissant en une phosphorescence verdâtre qui emplit en un instant mon champ de vision tout entier, apparut...
« ... une forme ! Cthulhu ! »
Et c'est une vertigineuse épopée, où l'audacieux Titus Crow lutte de toutes ses forces et de tout son esprit contre l'abominable puissance retrouvée des Anciens Dieux et le Chaos croissant surgi du fond de l'Espace.



Ce tome 2, intitulé La Transition de Titus Crow (et non « La Fureur de Cthulhu »), commence par le retour d’Henri-Laurent de Marigny mystérieusement sauvé des eaux... Dix années se sont écoulées depuis le tome 1, ce dont il ne garde aucun souvenir (l’auteur écrit avant le déroulement de son récit, donc on se retrouve un peu dans l’anticipation avec un Tunnel sous la Manche qui n’existait pas encore IRL et la conquête de Mars programmé pour 1985 ^^). Durant sa convalescence, Marigny retrouve la mémoire : ce n’est pas dix années qui se sont écoulées, mais seulement les journées qu’il a passé l’hôpital depuis qu’on l’a retrouvé et Titus Crow est perdu quelque part dans l’hyper-espace-temps à bord d’un TARDIS à la dérive… Véritable balise spatio-temporelle, Marigny permet à un Titus Crow transfiguré de rentrer à la maison malgré le barrage des Grands Anciens, et c’est à travers ses notes qui nous suivons son étrange odyssée à travers l’espace et le temps poursuivi par les terribles Chiens de Tindalos !


« A la fin des temps » est un hommage à La Machine à explorer le temps d’H.G. Wells, mais je vous laisse le plaisir de la découverte
« Le Crétacé » est un hommage au Monde Perdu d’Arthur Conan Doyle, mais je vous laisse le plaisir de la découverte
« Le Règne des robots »
Spoiler:
Chez Mary Shelley, le Docteur Victor Frankenstein restaurait une forme de vie artificielle, alors qu’ici T3RE restaure une forme de vie naturelle. Pour ne rien gâcher on retrouve une civilisation cybernétique divisé entre créationnistes et darwinistes, avec des androïdes discutant des lois de l’humanitude au lieu des humains discutant des lois de la robotique ^^).
Et au cours de ce chapitre, le Charles Darwin mécanique reconstruit le corps de Titus Crow morceau par morceau, sans lui demander son avis en optimisant de manière radicale son appareil cardio-vasculaire… ^^
« La Bretagne romaine »
Spoiler:
Egaré dans la campagne anglaise sous le règne de Marc-Aurèle, il est plus au moins séquestré par Felicius Tetricus qui le prend pour son fils ressuscité avant de l’être par la Grande Race de Yith qui s’interroge sur son cas pendant qu’il fait connaissance avec Crom-Ya, Kephnès et Wolfred Herman Freiman
Trou noir, étranges formes de vie de la périphérie d’Andromède, Horreur de Halli et Yo-Sothoth comptent parmi les obstacles qui se dressent entre lui et Elysia ou l’amour de sa vie l’attend ardemment alors qu’il ne l’a jamais rencontré (la belle Tiana au corps de déesse et à l’âme de cristal est un chaînon manquant entre les héroïnes d’Henry Rider Haggard et d’Edgar Rice Burroughs et celles de Dan Simmons et de Steven Moffat…). C’est escorté par les derniers dragons, réfugiés recueillis par les Grands Anciens, que Titus Crow est reçu par le souverain cosmique Khanid aux yeux d’or qui lui révèle son identité et ce qu’il attend de l’humanité… Attention, révélations ouffissimes ! ^^
Spoiler:


OMG, certains de mes épisodes préférés de la saga Doctor Who sont inspirés des romans de Brian Lumley… Cool !!!
C’est par le biais du fantastique et de l’horreur que Brian Lumley rend joliment hommage aux grands classiques de la proto-sf, et c’est joliment rendu par de nombreuses descriptions bien traduites par France-Marie Watkins (qui avait déjà réalisé un travail très appréciable sur l’ambiance sixties du tome 1). Avec la succession de fragments de récits c’est un peu décousu, mais comme c’est plus une novella qu’un roman ce n’est pas bien méchant. Non, le petit truc qui m’empêche de mettre 4 étoiles c’est l’introduction et la conclusion qui nous racontent l’Opération Cthylla par le biais du témoignage d’Arthur D. Meyer qui n’a aucun impact sur l’ensemble du récit… Mais tremblez DDC, les chasseurs d’horreurs disposent désormais des armes pour vous traquer à travers l’espace et le temps ! L’humanité vaincra !!! ^^

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White Square Re: Brian Lumley, La Légende de Titus Crow

Message par Albéric le Jeu 16 Fév - 17:48


Résumé : L'Horloge des songes
Prisonniers dans le pays du rêve, Titus Crow et Tania d'Elysia sa bien-aimée courent un danger mortel... Et c'est Marigny, rêveur bien inexpérimenté, qui reçoit pour mission d'aller les sauver, envoyé par le grand Ancien Dieu lui-même, Kthanid aux yeux d'or.
Combien de périls devra-t-il affronter, combien d'abominations, combien de cauchemars avant de retrouver ses amis dans une situation pire que la mort ? Prisonniers des êtres cornus de Dylath-Leen, monstrueux séides de Cthulhu l'immonde, ceux-ci ont en effet abandonné tout espoir quand Marigny descend des cieux au moyen de sa cape volante et, tel un esprit vengeur, les arrache à la concupiscence de l'infâme Nyarlathotep. Mais ils connaîtront bien d'autres péripéties, bien d'autres malheurs, bien d'autres combats innommables contre des êtres inimaginables, avant de triompher enfin grâce à Kthanid le génie du Bien.



Les tomes de la saga Titus Crow se suivent et ne se ressemblent pas ! Après un tome 1 rendant hommages aux classique fantastico-horrifique et un tome 2 placé sous le signe de la proto-SF, ce tome 3 intitulé L’Horloge des songes et improprement sorti sous le titre « Les Abominations de Cthulhu » est placé sous le signe de la proto-fantasy… Du coup les connaisseurs se régaleront des références à Edgar Rice Burroughs, Clark Ashton Smith, Lord Dunsany, Abraham Merritt, et R.E. Howard ! (vade retro tokienas ^^)

Grosso modo Titus Crow et sa fiancée elfique se rendent dans les contrées du rêve humaines pour déjouer les plans des DCC dirigées par l’ignoble Cthulhu, mais ils tombent entre les griffes des sbires de Nyarlathotep le Chaos Rampant, et Kthanid aux yeux d’or est obligé de convoquer Henri-Laurent de Marigny à Elysia pour lui confier la mission de délivrer sa pupille femme-déesse et son amant plus qu’humain… Donc grosso modo c’est le Doctor Who qui débarque à l’âge hyborien ! ^^
Tout commence dans la Cité d’Ulthar à L’Auberge des Mille Chats Endormis et on est dans la quête avec des contrées inconnues, des poursuites, des cavales, des combats au sabre, des créatures antédiluviennes et tutti quanti, avec une phase ou il faut délivrer notre héros et son bimbo, une phase où il passer le blocus d’Ilek-Vad, puis une autre il faut rassembler une coalition pour déjouer les plans des DCC (de la pur fantasy quoi ! ^^)…
L’auteur parvient très bien à reproduire le style des auteurs à qui il veut rendre hommage avec autant d’excellentes descriptions que de chouettes scènes d’action, mais les univers de ces auteurs ne se marient pas forcément. Reste que j’ai été agréablement surpris par le récit du rêveur Grant d’Enderly, récit dans le récit où nous est conté les intrigues des marchands venus du Plateau de Leng (Alerte Jaune) qui disséminent d’étranges rubis venus des mers méridionales (Alerte Orange) étendant l’influence hypnotique néfaste et malsaine du Feu-de-Nuit venu d’au-delà des étoiles (Alerte Rouge)... On est pilepoil à la grande époque du duo Lovecraft et Howard, et pour le reste le duo Titus Crow et Henri-Laurent de Marigny tient ici autant d’Holmes / Watson que d’Elric / Tristelune sur fond de Conan le Barbare… Mais on est aussi et d’abord dans la Portal Fantasy puisque pour résoudre les problèmes du monde éveillé il faut progresser dans le monde du rêve, et pour résoudre les problèmes du monde du rêve il faut progresser dans le monde éveillé ! (mention spéciale à la scène de la potion magique, où clairement l’auteur passe en mode 2e degré en s’inspirant des aventures d’Astérix & Obélix ^^)

Après, le moteur des péripéties ça reste comme souvent dans la proto-fantasy délivrer la demoiselle en détresse qui se fait enlever trois fois ! Mais elle est conne ou quoi, elle qui est censée est supérieurement courageuse, cultivée et cultivée ? (1er ou 2e degré ? ^^)
Un court mais sympathique moment de lecture, mais encore une fois je reste sur ma faim car on traite hors-champ le truc le plus cool du roman, c'est-à-dire la guerre des armées du rêve contre les séides humains et inhumains des DCC, où les porteurs de lumière de Randolph Carter l’aventurier américain (aka le Gary Stu d’Howard Phillips Lovecraft lui-même !), les nefs volantes du roi celte Kuranes (alter ego de Robert Erwin Howard ?) et le TARDIS de notre dynamique duo partent en croisade pour détruire les Machines de Cauchemar de l’ignoble Cthulhu…
Le dénouement est énorme, dans le plus style moorcockien (genre celui des elfes armées de fusils lasers débarquant dans les jardins de Babylone pour délivrer les derniers résistants des armées du chaos… et il y avait aussi une horde zombie du côté des gentils ^^), et tout se finit comme dans un album d’Astérix & Obélix par un grand banquet, évidemment à L’Auberge des Mille Chats Endormis...

PS: je ne vous cache pas que le romans cool raoul de l’auteur sont vachement sympas, et qu’il me tarde de lire ses romans serious business qui comme de coutume sont essentiellement VO only… (après tant d’années le peu d’ambition, d’imagination voire de compétence de certains éditeurs français, et pas des moindres, me surprend encore… soupir…)

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White Square Re: Brian Lumley, La Légende de Titus Crow

Message par Albéric le Dim 16 Avr - 18:27

Je savais que l’anglais Brian Lumley était un connaisseur et un amoureux des littératures de l’imaginaire, mais avec ce tome 4 de La Légende de Titus Crow intitulé Le Démon du vent, il m’a carrément pris par surprise… Cela commence avec une introduction 100% lovecraftienne et cela se termine par une conclusion 100% howardienne, le tout ressuscitant magnifiquement la SFFF d’antan dans un formidable hommage aux Habitants du Mirage du pionnier Abraham Merritt ! C’est le surkiffe vintage, mais mieux encore comme de grands pionniers de l’imaginaire avant lui il s’élance sur la piste réjouissante de la science-fantasy amérindienne : trop cool !!! ^^

Le Professeur Wingate Peaslee nous rapporte les transcriptions de la télépathe Juanita Alvarez, connecté à Hank Silverhutte pourtant présumés décédés avec ses compagnons lors d’une campagne en Alaska contre les DCC incarnées ici par Ithaqua le Marcheur du Vent. Car leur avion a été emporté par le Dieu-Démon, et après une longue traversée des limbes aériennes (voir le film lovecraftien à petit budget Altitude : bravo les Canadiens !) c’est en contemplant trois lunes et un soleil blafard que les survivants de l’accident comprennent qu’ils ne sont plus sur Terre… et que seul l’un d’entre eux n’a pas été marqué par l’empreinte d’Ithaqua grâce à sa pierre des étoiles (non-morts, vous avez-dit non-morts ? ^^).

Borée est l’un des nombreux déserts blancs dans lesquels a été banni le Dieu-Démon, condamné à un étrange nomadisme interstellaire par les Anciens Dieux, et qui pour tromper son ennui y a enfermé avec lui tous ceux qui à travers les âges se sont perdus dans le froid hivernal : Yakoutes, Toungouses, Mongols, Russes, Finnois, Scandinaves, Amérindiens, Inuits… Mais parmi les esclaves marqués de son empreinte pour résister à un environnement hostile (non-morts, vous dits non-morts ?), il y a les kapos au service de leur maître et les rebelles qui défendent l’humanité… Et le rapport de force s’est considérablement rééquilibré depuis que la résistance a été rejointe par Armandra la Fille du Vent, jeune femme hybride aux fabuleux pouvoirs, jeune femme superbe qui été mutilée pour gommer les marques de son inhumanité, qui a choisi le camp de sa mère plutôt que celui de son père.
Alors vint Hank, cheveux noirs, regard sombre, aux accès de mélancolie tout aussi démesurés que ses joies, destiné à fouler de ses sandales les trônes constellés de joyaux des gros crevards… et avec les connaissances rassemblée par la Fondation Wilmarth lui et ses compagnons apportent un Nouvel Espoir ! Le Dieu-Démon qui veut faire de sa fille une déesse pour l’accompagner dans ses errances interstellaires comprend que le temps presse car Hank veut au contraire faire d’elle une simple humaine disposant de son libre arbitre… Après moult péripéties pulpiennes, c’est donc un Texan qui mène la Grand Alliance des Pieds-Noirs, Nootkas, Micmacs, Chimakuas, Algonquins, Hurons, Ojibwas, Onondagas, Chilkats, Mohawks, Tlingits contre la Horde Sauvage d’Ithaqua et ses séides…
Vaisseaux des neiges, cerfs-volants de combat, ours dressés et loups de guerre : waouh ça envoient du lourd ! Et au final une poignée d’humaine font face à un titan antédiluvien, pour montrer que peu importe qu’il soit dieu ou démon tous ceux qui méprisent notre monde doivent savoir que les humains peuvent frapper fort ! (Nouvel Angyo Onshi copyright ^^)
Hank finit par devenir roi de ses propres mains en entrant dans la légende des Amérindiens, mais la guerre contre les DCC n’est pas terminée… To Be Continued avec le Docteur Who et son TARDIS qui arrivent à la rescousse ! mdr

C’est bien écrit et bien traduit, et malgré la brièveté du récit l’alternance entre narration indirecte et narration à la première personne n’empêche par un chouette caractérisation des personnages : on sent bien les tourments d’Armandra la femme-déesse, les hésitation d’Hank Silverhutte le télépathe, le fatalisme de Paul White le précog, la loyauté de James Ailes-Grises Franklin et de Kota’na le dresseur d’ours, la sagesse de Charlie Tacomah le vétéran de la WWII, la tendresse d’Ontawa la belle gosse Pieds-Noirs, le courage de Tracy qui se bat avec ses armes, la morgue et l’irascibilité de Nothan le Seigneur de Guerre, la lâcheté et la traîtrise de Boris Ztchakov… Et puis beaucoup de belles scènes aussi, comme ce moment étrange et envoûtant où les héros traversent un cimetière marin glacé, où entre brise-glace et drakkars se mêlent tous les bateaux naufragés de l’humanité… Ah ça on sent la différence entre un bon et un tâcheron ! Alors oui je sais que l’auteur fait débat au sein de la communauté lovecraftienne, mais ici j’ai beaucoup aimé qu’un être hybride face le choix de l’humanité au lieu de devenir un énième séide des Grands Anciens infiltrant sournoisement les rangs des humains, du coup ici on se retrouve avec un Merlin au féminin et c’est très très cool comme idée ^^

PS: mention spéciale au bloggeur français Nebalestuncon, le sous Odieux Connard de la SFFF complètement bidon, qui parle de sous-littérature populaire complètement conne… Mais bon, tout le monde sait que c’est un hater à la con, à commencer par lui-même visiblement… oui je sais ce n’est pas très classe, mais avec ceux qui crachent constamment leur venin maintenant je ne prends plus de gants !

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