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J'ai tué..., Collectif d'auteurs

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White Square J'ai tué..., Collectif d'auteurs

Message par Albéric le Sam 9 Avr - 14:05


Résumé : J'ai tué... Abel
L’Ancien Testament dit que les deux frères Caïn et Abel eurent un jour la fâcheuse idée de faire des offrandes à leur dieu Yahvé. Celui-ci accepta celles d’Abel, l’éleveur nomade, et refusa celles de Caïn, le cultivateur sédentaire. La suite est connue : de dépit, Caïn, l’aîné, tua Abel, le cadet, et c’est ainsi que le premier homme né d’une femme devint le premier assassin de l’histoire de l’humanité. Ce que ne disent pas les textes sacrés, c’est que ce crime originel s’est perpétué à travers les âges jusqu’au temps de Babylone. L’heure de la vengeance de l’un et du sacrifice de l’autre est venue... Pour inaugurer cette collection, Guillaume Sorel et Serge Le Tendre réinterprètent l’Histoire et proposent une vision originale et inédite du mythe de Caïn et Abel.


Ce tome, qui est censé lancer cette nouvelle série concept, nous offre une relecture du mythe d’Abel et Caïn. J’ai trouvé qu’on était assez proche du tome 2 de la série Les 7 Merveilles consacré aux jardins de Babylone, mais autant j’ai tiqué sur le fond biblique pris au premier degré dans cette sérié là, autant sur cette série-ci le coté biblique m’a vraiment plu dans son côte mythologique voire fantasy.

Le petit mais très croyant chef de tribu Hamor est convoqué par le grand mais incroyant tyran de Babylone Nébunedzar pour être le nouveau chroniqueur de son règne. Tout n’est qu’allégorie dans cette bande dessinée : Hamor qui prêche une Dieu d’amour, Nébunedzar qui prêche un dieu de cruauté, de colère et d’injustice, l’idéalisme contre le cynisme, le pacifisme contre le bellicisme, l’esclave contre le maître, le pasteur contre le cultivateur, le serpent contre l’aigle, bref le faible face au fort… Et Kindu l’Egyptien sert d’exécuteur des basses œuvres à un tyran qui ne sait plus comment plus comment se débarrasser du fardeau de l’immortalité… Ce dernier soumet à la tentation son âme sœur qui a juré de ne jamais attenter à la vie d’autrui en s’attaquant successivement de la manière la plus abjecte qui soit à ce quoi il tient le plus : son pays, l’amour de sa vie, sa fille unique et son petit-fils unique…

Le scénariste Serge Le Tendre n’est pas dupe, la bande dessinée s’ouvre et se termine par le rire abscons d’un fou de dieu qui représente Dieu lui même : nous ne sommes que des pions dans la paume du Tout-Puissant, et les frères ennemis ne font au final que s’échanger le fardeau de l’immortalité… Qu’il aille donc se faire foutre ce gros connard omnipotent et omniscient qui se rit de nous !!!
Niveau dessins, on ne présente plus Guillaume Sorel qui depuis longtemps régale de superbes couvertures les lecteurs de SFFF, mais il faut bien reconnaître qu’ici il s’est surpassé… (Je me demande même si ce n’est pas l’œuvre la plus aboutie de toute sa belle carrière)

Au final un duo gagnant qui nous offre une très belle intensité dramatique et des dessins de toute beauté…

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White Square Re: J'ai tué..., Collectif d'auteurs

Message par Albéric le Sam 9 Avr - 14:11


Résumé : J'ai tué... Philippe II de Macédoine
En 337 avant J.-C., le roi Philippe II de Macédoine est au summum de son règne. Il a fait de son pays un royaume puissant et respecté par toute la Grèce. Sa succession est assurée en la personne d'Alexandre, né de son union avec Olympias, sa 4ème épouse. À présent, ce boiteux borgne de 45 ans s'apprête à se marier pour la 7ème fois, avec la jeune Cléopâtre, tout en préparant l'invasion de l'Asie. Il n'aura pas le temps de mener à bien tous ces projets puisqu’il meurt assassiné en juillet 336. Un régicide qui permettra à un jeune homme d'à peine 20 ans de devenir le plus grand conquérant au monde. L'Histoire n'a retenu que le nom du bras armé : Pausanias d'Orestis, le garde du corps de Philippe. Mais qui sont les véritables responsables ?


Ce tome nous raconte la légende avant la légende, puisqu’entre deux interventions de la pythie de Delphes on nous raconte comment Alexandre est devenu roi de Macédoine avec l’assassinat de son père Philippe.
Entre vétérans confirmés et héros en devenir, entre vieux courtisans et jeunes arrivistes, la cour de Pella est un nid de vipères, et c’est dans ce nid de vipères que le sournois Attale avance ses pions. Il offre au roi Philippe sa fille Cléopâtre, une jeune poulinière pimbêche aux chevaux blonds, qui devient sa septième épouse… Ni le père ni la fille ne cache leur ambition de faire monter leur sang sur le trône de Macédoine et se mettent rapidement à l’œuvre pour évincer Alexandre et sa mère.
La manière dont Alexandre passe de fils en mal de reconnaissance en assassin en puissance est joliment amenée par petites touches successives. Philippe lui-même est traitement plutôt finement car derrière le patriarche brutal, queutard et alcoolique, se cache un père hanté par la question de sa descendance dans une civilisation qui ne jure que par la question du sang, car il se retrouve en porte à faux avec un fils mentalement déficient et un fils brillant mais métisse…
Alexandre et Olympias hésitent constamment entre rébellion et conciliation, et c’est finalement Pausanias d’Orestide le somatophylaque qui va être agent du changement en soumettant le jeune prince à la tentation. Le jeune guerrier qui a renié son passé n’a plus d’avenir, et s’oublie en traquant et tuant sans pitié ceux qui l’ont dépouillé de son innocence après l’avoir humilié. Le personnage ne s’insère par facilement dans les intrigues de cours développées par le récit, mais force est de reconnaitre qu’il n’est pas facile pour lui d’exister face à ceux qui sont entrés dans la Geste de Macédoine… A la fin, c’est sans regret qu’il se donne à Alexandre : s’il lui promet de lui donner Attale, il lui donnera Philippe ! Alea Jacta Est ?
Spoiler:
Non, les dieux punissent toujours ceux qui s’adonnent à l’hybris : Pausianas meurt à quelques mètres de sa délivrance, et Alexandre qui le plus grand empire du monde pour une dynastie qui s’éteindra avec lui…

Je suis très content de pouvoir enfin dire tout le bien que je pense d’Isabelle Dethan ! Cette perle rare scénarise, dessine, encre et colorise elle-même toutes ses histoires (ici avec le soutien du grouillot Mazan pour les finitions des dernières planches). Enfin bon, je dis dessine mais je devrais dire peint tellement ses traits se rapport de la peinture toutes ces scènes dédiées aux monuments ou aux paysages, notamment cette case magnifique qui nous montre en contre plongée le palais de Pella et qui respire l’impressionnisme ! Notons aussi sur le fond la jolie place faite dans cette histoire à tous les personnages féminins, car ils n’ont pas toujours autant à la fête dans la bande dessinée franco-belge…

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White Square Re: J'ai tué..., Collectif d'auteurs

Message par Albéric le Sam 9 Avr - 14:13


Résumé : J'ai tué... Marat
Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday assassine au couteau Jean-Paul Marat dans sa baignoire. Ils ne se connaissent pas, ne se seront vu que cinq minutes en tout et pour tout. C’est le temps qu’il aura fallu pour que tout bascule... Mais qui était Charlotte Corday, et pourquoi a-t-elle tué « L’Ami du Peuple » ? Bien que favorable aux idées révolutionnaires, cette jeune femme originaire de Caen considère les responsables de la Terreur comme le véritable poison de la société. Elle s’imagine que, par sa mort, Marat en sauvera des milliers. L’Histoire lui donnera tort...


Ce tome nous raconte un des épisodes les plus connus de la geste révolutionnaire : l’assassinat de l’ami du peuple Jean-Paul Marat par l’ennemie du peuple Marie d’Armont, dite Charlotte Corday !

Les partis pris sont originaux : tout commence par l’exécution racontée et vue littéralement à travers les yeux de la condamnée jusqu’au moment fatidique. Dans l’au-delà, l’assassine rencontre l’assassiné qui de débats en foire d’empoigne nous racontent leurs vies et les événements qui ont conduit à leur courte mais funeste confrontation !
Charlotte Corday ressemble pas mal à la Jeanne d’Arc de Luc Besson…
Marat ressemble pas mal au Jean-Jaurès de Jean David Morvan…
Au final il apparaît qu’ils sont les deux faces d’une même pièce : ils ont défendu la même cause, ils ont mené le même combat, ils se sont battus sans faille avec la même détermination contre les maux de la société d’Ancien Régime… Mais Marie d’Armont s’est sacrifié en tuant un homme déjà condamné d’avance par la maladie… Un meurtre qui va être la goutte d’eau de violence faisant déborder le vase de l’extrémisme et en voulant sauver des vies, celle qui passera à la postérité sous le nom de Charlotte Corday va participer contre son gré à la mise en place de la Terreur qui va causer 300000 victimes supplémentaires dans cette ère de tourmentes !
Ils ont été ennemis alors qu’ils auraient pu être alliés, car l’un comme l’autre ont pareillement déploré la démission des élites qui en fuyant la France comme des rats quitte le navire ont livré un pays et un contient aux dérives des extrémistes…

Le scénario de Laurent-Frédéric Bollée est soigné et bien réalisé, et les dessins d’Oliver Martin assisté aux couleurs de Sébastien Bouet ne sont pas en reste. De la très bonne BD, et si je ne mets pas 5 étoiles, c’est uniquement parce que je n’ai pas aimé le charadesign de Marat (enfin bon, IRL il n’entrait pas dans la catégorie BG non plus ^^)… Prochain épisode, "J’ai tué John Lennon" !

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