David Gemmell
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Poul Anderson, L'Epée Brisée

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White Square Poul Anderson, L'Epée Brisée

Message par Sieben le Jeu 19 Nov - 19:59


Pour se venger du Danois établi en Angleterre ayant massacré sa famille, une sorcière saxonne informe Imric, souverain des elfes de l'île, que cet homme vient d'avoir un fils qui n'est pas encore baptisé. Imric engendre un changelin, qu'il substitue au nourrisson : un féal humain, capable de manier le fer, sera pour lui un précieux auxiliaire. Mais lors de la cérémonie où il reçoit son nom, Skafloc se voit offrir un sinistre présent : une épée de fer, brisée en deux, qui ne peut manquer d'être reconstituée et qui, par la suite, commettra un mal terrible. Pendant que Skafloc devient un hybride d'elfe et d'humain, au coeur vaillant et à la force gracieuse, son double, Valgard, devient une brute, un berserker, qui finit par tomber sous la coupe de la sorcière saxonne toujours avide de vengeance.




Selon Michael Moorcock c’est l’un des livres de fantasy les plus influents qu’il est lu dans sa jeunesse, et on comprend aisément pourquoi.

(si quelqu'un a un lien vers la préface de Moorcock (qui est en fait un vieil article) qu'il n'hésite pas à mettre un lien, c'est plutôt intéressant)

Le personnage de Skafloc, d’abord archétype du preux héros se mue peu à peu en être rongé par la colère à cause de l’épée brisée dont on imagine que Moorcock s’est inspiré pour inventé Strombringer. L’œuvre est un tel condensé d’idées (dont je ne sais si elles sont nouvelles ou si Anderson s’inspire lui aussi), qu’on ne sait plus où donner de la tête. Moorcock a dû s’en inspiré pour tout un tas de truc comme l’histoire d’amour incestueuse entre Skafloc et sa sœur Frena rappelant celle d’Elric et Cymoril, les deux se terminant pareillement en tragédie. L’inéluctabilité du destin, les personnages qui ne sont que des pions entre les mains de sombres puissances, etc. Il n’y avait que Moorcock pour rédiger cette préface.

En reparlant de Skafloc, c’est fout mais son parcours, sa destinée sont sensiblement la même que celle d’Artas de Warcraft 3.


A force d’en apprendre un peu plus sur les grands classiques de la fantasy je vais finir par croire que les scénaristes de jeu vidéo n’ont jamais rien inventé d’original et qu’ils se contentent tout comme les scénaristes d’Hollywood de pomper chez les anciens et les romanciers moins récents.

Voilà, j’ai aimé malgré certains "défauts" d’usure. Le style d’Anderson est un peu poussiéreux, très narratif, parfois répétitif, combien de fois j’ai lu des scènes de combats à base de "crânes fracassés" ou "fendu", j’ai arrêté de les compter. Je dis que c’est un peu poussiéreux mais ce n’est pas un reproche entendons nous bien, il faut le replacer dans son époque, juste un constat.

Une geste épique mélangeant mythologie nordique, celtique, viking, fééries et heroic fantasy. Cela se lit vite et bien. Franchement quand je replace le bouquin dans son époque, 1954, soit la même année que La Communauté de l’Anneau, ça devait être un putain de bon bouquin. Mais comme le souligne très justement Moorcock c’est l’antithèse du Seigneur des Anneaux. Dommage cependant que dans sa préface Moorcock égratigne (pour ne pas dire descendre) Tolkien pour ses incohérences mais sans soulever celles d’Anderson (aaah Moorcock n’a jamais eu sa langue dans sa poche et quand il n’aime pas un auteur, il ne se prive pas pour le dire)…

L’œuvre n’est pourtant pas parfaite, j’ai trouvé la fin précipitée, il manque un épilogue, le style je l’ai dit trop narratif, les relations incestueuses totalement assumées (et je n’ai pas saisi où voulait en venir l’auteur avec ça), je pensais qu’on se dirigeait vers une fin Ragnarok à la tome 8 d’Elric mais non apparemment, il semble qu’une suite aurait pu être écrite. Bon je ne vais dresser la liste.

C’est un grand classique de la fantasy écrit par un grand monsieur dont je m’étonne qu’en France on ait mis aussi longtemps à (re)publier. Un immanquable du genre. C’est stupéfiant même vu son importance dans le genre mais après recherche il apparaît qu’en France Poul Anderson a été victime de ses engagements politiques, notamment sur la guerre du Viêtnam, on lui a fait payer en n’éditant pas ses livres. Grosse connerie.
 
PS : l’illustration de couverture n’est vraiment pas géniale, et quand on sait que cela pèse à 50% dans la décision d’achat en SFFF… dommage, pouvait mieux faire.
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Sieben
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White Square Re: Poul Anderson, L'Epée Brisée

Message par Derfel le Dim 22 Nov - 18:37

C'est une lecture qui me fait hésiter depuis un bon moment, je crois que je vais me lancer une fois ma rage d'Asimov terminée.

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Derfel
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White Square Re: Poul Anderson, L'Epée Brisée

Message par Sieben le Dim 22 Nov - 23:08

Derfel a écrit:C'est une lecture qui me fait hésiter depuis un bon moment, je crois que je vais me lancer une fois ma rage d'Asimov terminée.

Pour tout curieux des grands classiques de la Fantasy je pense à mon humble avis que c'est une lecture indispensable.

Rien d'étonnant à ce que Moorcock le tienne en si haute estime.

De par son ancienneté tout ça, on aura du mal à le considérer comme un must pour un lecteur qui le découvrirai aujourd'hui, comme moi. Mais replacé dans son époque, whoua quoi !
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Sieben
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