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Collectif d'auteurs, Les Ombres de la Traitrise

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White Square Collectif d'auteurs, Les Ombres de la Traitrise

Message par Marv le Dim 2 Aoû - 10:41


Depuis les champs de bataille de Phall et Isstvan, et jusque dans les ombres qui menacent de recouvrir Terra, la plus grande guerre que l’humanité ait jamais connue fait rage.
Alors que les légions renégates mènent leur campagne de terreur à travers la galaxie, les troupes de l’Empereur préparent les défenses du Palais Impérial, en prévision de l’affrontement inévitable qui s’annonce…
Cette anthologie couvre l’intégralité de l’époque maudite connue sous le nom de l’Hérésie d’Horus, et contient des nouvelles par Dan Abnett, Graham McNeill et Gav Thorpe, ainsi que deux romans courts. Dans The Crimson Fist, de John French, vous en apprendrez davantage sur le destin de la flotte envoyée par Rogal Dorn sur Isstvan III ; et Prince of Crows, par Aaron Dembski- Bowden, vous fera plonger un peu plus profondément dans les ténèbres qui entourent la légion des Night Lords.
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Marv
Le Fléau des Démons

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White Square Re: Collectif d'auteurs, Les Ombres de la Traitrise

Message par Marv le Dim 2 Aoû - 10:50

FARMACE a écrit:Les Ombres de la traîtrise, où "Ils auraient dû le sortir avant".
Je reviendrai sur le titre de cette critique plus tard, en attendant, attaquons directement et jouons franc-jeu.
Il s'agit d'un recueil de nouvelles, et nous allons entamer avec (suspense) la... première ! (Ceux qui ne goutent pas à cet humour... ont parfaitement raison... désolé...)


On commence donc avec The Crimson Fist par John French et j'aime autant dire que ça commence fort...


Le Primarque Rogal Dorn a envoyé une flotte de représailles afin d'aller corriger les traîtres d'Istvaan, mais celle-ci est victime de terribles tempêtes dans le Warp et une large part de la flotte est tout simplement perdue et isolée, les communications ne passant pas à travers la terrible tempête.
Le commandant doit faire un choix difficile : attendre avec ses hommes là où ils se trouvent car ils sont sur un lieu de passage laissant supposer une arrivée ennemie et l'occasion de tendre une embuscade, ou repartir et porter le combat à l'ennemi directement.
Au même instant, sur Terra, on assiste au dialogue entre Dorn et son premier capitaine, Sigismund. Bon...
Je vais résumer ma pensée simplement : cette nouvelle avait tout pour être excellente, et elle ne l'est pas.
Je vais donc allègrement vous spoiler sur le pourquoi du comment, tenez le vous pour dit. Je vous avertie également que j'ai eu un vif débat avec un camarade de lecture, et nous ne sommes pas d'accords du tout, je vous encourage donc à la lire vous-même, votre propre opinion étant avant tout celle qui compte, sachant que la critique ici présente est marquée non seulement par un jugement très personnel ainsi qu'une mauvaise foi désormais légendaire.
Donc... L'ennemi arrive donc sur la flotte Imperial Fist qui n'a eu de cesse de se préparer pour cet instant, multipliant les entrainements et autres simulations.
C'est la flotte titanesque de Perturabo, primarque des Iron Warriors, qui se présente, et tout promet d'être grandiose dans cette affrontement entre les deux légions qui s'opposaient déjà du temps précédent la guerre civile.
Les Iron Warriors frappent les premiers et ils frappent fort !
La bataille fait rage, et la flotte déjà amoindrie par la tempête des Imperial Fist semble en mauvaise posture dès le début.
Que nenni ! Car le piège préparé avec tant de soin pendant des semaines se referme peu à peu !
Tel un voile recouvrant un fer de lance, dans un gigantesque mouvement d'encerclement, les Imperial Fist démontrent le brio tactique de leur commandant en éliminant peu à peu les cibles qui se trouvent sous leurs mains avides de vengeance ! La situation s'égalise, et entre en passe de se renverser malgré l'arrivée constante de nouveaux vaisseaux ennemis !
Et puis ! ... Dorn ayant appris la perte de trois des légions loyalistes panique, il ordonne donc l'envoi d'un message pouvant traverser la tempête par tous les moyens afin de demander à se flotte de revenir car au siège du Palais de Terra devenant de plus en plus probable, chaque homme pourrait compter.
Et les fils de Dorn, quand ils obéissent, ils ne le font pas à moitié...
Car le message leur parvient en plein milieux de la bataille, pile au moment où une brèche dans la tempête leur laissant la possibilité de retourner sur leurs pas se présente.
Ayant la loyauté vissée au corps, les Imperial Fist obéissent... ils tournent donc le dos à l'adversaire qu'ils commençaient presque à dominer et tentent de s'enfuir, et se font donc presque massacrer.
De son côté, Dorn et Sigismund parlent du fait que le premier capitaine a choisi de ne pas commander la flotte de représailles car il a eu une intuition donnée par une femme se faisant appeler la Sainte, une des très rares survivantes de la flotte d'Horus étant restée loyaliste et étant parvenue à s'enfuir.
Sigismund est persuadé de façon quasi-prophétique que son primarque aura besoin de lui au dernier instant, et se refuse donc à le quitter.
Cette révélation faite, Dorn est furieux que son fils se soit laisser emporté par de la superstition alors que c'est précisément ce que l'Imperium tentait d'éradiquer, le tout en lui ayant donc failli car rejeté une mission cruciale pour qu'elle soit confiée à quelqu'un d'autre.
Sigismund est condamné à vivre avec sa honte, quant à la flotte de représailles, elle s'en retourne vers Terra, réduite à peau de chagrin. Youpi.
Outre le fait qu'elle est plutôt bien écrite sans être remarquable, cette nouvelle s'avère alléchante comme une bonne galette des rois dont la fève serait un clou rouillé.
En ce qui me concerne, la loyauté des Imperial Fist est ici transformée en bêtise pure et simple les privant de tout niveau d'interprétation.
Parce que excusez moi, mais quand mon patron m'ordonne de rentrer à la maison fissa, je veux bien qu'on ne lambine pas, mais ça ne me ferait pas aller à 150 sur une départementale pour autant !
Arrêtez moi si je me trompe, mais quand Dorn ordonne le retour des ses troupes, je suppose qu'il les veut vivantes, oui ?
Alors tourner le dos à l'adversaire au moment le plus critique et se faire presque éradiquer, c'est tout simplement débile ! (Grrr).
C'est dépité et avec colère que je met à cette nouvelle un 12/20 là où l'on avait le potentiel pour bien plus.


On enchaine donc avec Le Roi Sombre, de Graham McNeill.
Pour ceux qui me lisent souvent : un de mes chouchous.
Cette nouvelle-ci, beaucoup plus courte, sert en fait plus de prélude, je la passerait donc rapidement : Nous suivons une partie du parcours de Conrad Kurze avant l'Hérésie.
Psychopathe et philosophe partisan du pire, pessimiste convaincu devant l'éternel, Nous pouvons voir ses crises de rage et sa mélancolie profonde se superposer à une science du meurtre proprement abyssale.
Le tout est très bien écrit, visuel et profond.
Je n'en dirais pas plus, et je ne mettrais pas de note : c'est beaucoup trop court pour que je me permette un jugement plus approfondi.
En trois vient donc La Tour Foudroyée par Dan Abnett.
Je me répète mais tant pis : ceux qui me connaissent savent que Mr Abnett fait partie de ceux qui me plaisent également beaucoup, même s'il n'a pas le génie d'un McNeill.
Encore une fois, la nouvelle est courte, mais a le mérite de s'avérer intéressante de bout en bout malgré une absence d'action assez ostentatoire.
Disons le tout net, cette histoire est reposante et envoutante, teintée d'une aura de mystère nous plongeant avec un brio très factuel dans l'esprit d'un Primarque, dans ses doutes, et plus : dans sa peur.
Alors que Dorn désespère de devoir transformer la merveille absolue qu'est le palais de Terra en forteresse imprenable, il dialoguera avec plusieurs personnes ce qui nous aidera à explorer sa psyché tourmentée par les horreurs qui ne vont pas tarder à atteindre le monde capital de l'Humanité.
Ce dialogue intérieur puissant et sans concession est une véritable bouffée d'air frai qui nous laisse le loisir de penser et réfléchir à la suite des évènements, et surtout à la façon dont ils seront agencés.
Une nouvelle courte mais de qualité, à laquelle je mettrais 15/20.
S'ensuit Le Projet Kaban, à nouveau par Graham McNeill.
Nous sommes sur Mars, cœur impérial de toute la technologie dont dispose toute l'humanité.
Un adepte travaille sur l'une des nombreuses forges de la planète, et fait la rencontre d'une machine inédite, dotée de conscience, avec laquelle il discute et se lie d'amitié, pourrait-on dire.
Le soucis est que cette machine d'un genre nouveau est l'incarnation même d'une violation d'un des édits de l'Empereur.
Pas d'intelligences artificielles autorisées au sein de l'Imperium.
Contraint de fuir et protégé par la machine au départ, on assiste à la traque de celui qui en sait trop par une légendaire et sadique assassin du Mechanicum.
Perdu, confus, l'adepte va chercher conseil auprès d'un haut Technoprêtre avant de se réfugier in extremis dans la forge de son ancien maître.
Mais rattrapé par des circonstances dont il ne maîtrise rien et qu'il ne comprend que bien trop tard, la fin de l'adepte nous fait percevoir les prémices de ce qui sera l'arrivée de l'Hérésie sur Mars. Palpitante sans être brillante, cette nouvelle est bonne, même si du "bon" pour du Graham McNeill c'est clairement tout juste acceptable.
On lit vite et avec plaisir, mais également avec le regret de ne rien voir de ce qui a fait le génie dans cet auteur dans cette nouvelle.
Pour ça, je lui met 14/20.


Après, nous avons Le Vol du Corbeau par Gav Thorpe.
La nouvelle n'est pas courte mais la critique le sera ici. Véritable prélude à Délivrance Perdue, Nous suivons Corax, primarque de la Raven Guard après la traîtrise ayant vu la très large majorité de sa légion être anéantie.
Au même instant, sur Delivrance, le monde de Corax, un humain de l'Armée Impériale attachée à la légion de la Raven Guard fait des cauchemars dont il sent au plus profond de lui qu'ils sont prophétique. Il sent ce qui s'est passé à Istvaan, et il sent que Corax a besoin d'aide, le soucis étant qu'il doit convaincre sans aucune preuve autre que ses rêves abominables le commandant Raven Guard laissé sur place.
Tâche pour le moins difficile.
Cette nouvelle porte avant tout sur le besoin de convaincre, la détermination face à une mort certaine, les émotions face aux pertes terribles...
Une nouvelle sans surprise ni saveur et encore moins se suspense car Delivrance Perdue est sortit bien avant donc le dénouement est déjà connu.
Pas du tout mal écrite pour autant sans m'avoir laissé de souvenir indélébile non plus, je lui laisse un petit 11/20 alors qu'elle mériterait peut-être mieux. A vous de juger.


Et nous revenons à Mr McNeill avec La Mort d'un Orfèvre !
Disons le dès le départ, ce fut sans conteste ma favorite de cet auteur pour ce tome-ci, et pour cause !
A elle seule, elle relève totalement le niveau de ce qui a été fait précédemment. Magnifique préquelle au tout premier tome de l'Hérésie, nous suivons un orfèvre qui était absolument brillant sur Terra.
Explorant son passé, son génie qui se révèle, son succès qui arrive, on le voit rejoindre la légion des Luna Wolves en tant que comémorateur.
Une étrange commande lui est passée, il est mal à l'aise, il s'exécute, quel est le tenant de tout ça...
Je vais frapper cette histoire du sceau du "je n'en dirais pas plus" tout bonnement car j'ai aimé cette histoire, et particulièrement sa chute angoissante et porteuse de bien des significations. Hors de question que je la spoile.
Brillamment écrite, mise en scène avec justesse, cette histoire pourrait être l'apothéose de ce que Les Ombres de la Traîtrise avait à offrir (d'où le 17/20 que je lui met sans hésiter un instant).
Mais il n'en est rien, car Aaron Dembski-Bowden dépasse le maître McNeill avec un final plus grandiose encore !

Nous terminons donc par Le Prince des Corbeaux.
Soyons clairs, parlons peu, parlons bien, je défie quiconque de me dire que cette nouvelle n'est pas brillante !
Nouvelle la plus longue, divisée en plusieurs parties et bénéficiant même d'un petit prologue, on a presque plus un petit roman qu'une réelle nouvelle et c'est tant mieux car ça se mange sans faim !
Nous suivons donc la jeunesse torturés de Conrad Kurze, une enfance de meurtres dans une cité abominable où le crime était une institution.
Excellent dans l'art de la tuerie et de la terreur, nous voyons pour la toute première fois un primarque grandir en détail et nous comprenons mieux sa philosophie barbare et pessimiste quant à l'humanité.
Jamais le passé d'un primarque avant qu'il n'ait été retrouvé par l'Imperium n'a été si bon ni si complet.
C'est superbement bien écrit, et on en redemande !
Puis nous suivons le dénouement se déroulant bien des siècles plus tard de ce qui était le jeu de cache-cache entre les Dark Angels et les Night Lords, avec pour la première fois, l'Imperium dans le rôle du vainqueur, de l'homme fort.
La légion des fils de Kurze est victime d'une terrible et très sévère défaite, Konrad est dans le comas et presque mourant, et c'est une arrivée en catastrophe pour les traîtres que nous suivons.
Pour la première fois, le rapport de force est inversé et ça fait du BIEN ! Non pas qu'il faille y voir l'aspect "gentils contre méchants" mais plutôt une lassitude face aux héros de l'Imperium systématiquement mis en difficultés, devant s'échapper, ou se sacrifier, ou perdant une réelle occasion de répliquer.
Cette fois-ci, la vengeance arrive portée par les crocs des fils du Lion, et bon sang qu'est-ce que ça change !
Surtout que nous nous plaçons du point de vue des Night Lords avec l'hypercharysmatique personnage qu'est le premier capitaine Sevatar. Sevatar... un fou, un tout puissant casse-cou faisant dans cette nouvelles des cascades dont Hollywood ne voudrait pas et qui ferait passer Michael Bay pour un auteur de films sentimentaux.
Sevatar est un véritable chef né, arrogant mais intelligent, Loyal à ses hommes mais pragmatique, impitoyable sans être une brute sans cervelle...
Le genre de personnage qui nous donne envie de le voir gagner quel que soit son camp...
Les scènes de batailles et d'actions sont dantesques, le récit suprêmement bien mené, les personnages bons et approfondis, le déroulé logique et cohérent...
Cette nouvelle justifie à ELLE SEULE d'acheter ce livre, qu'on se le dise : 19/20 dans ta face ! (oui je m'emporte !)


Alors, ce recueil vaut-il le coup ? Oui, indubitablement, mais je vais revenir à ce que je disais au début : Il aurait dût sortir avant ! The Crimson Fist aurait dû sortir avant tous ces tomes où nous voyons Dorn alors que sa flotte est déjà rentrée.
Même remarque pour La Tour Foudroyée.
Le Roi Sombre aurait dû sortir avant Vulkan est vivant, tout comme Le Prince des Corbeaux.
Le projet Kaban aurait dû sortir avant Mechanicum.
La fuite du Corbeau aurait dû sortir avant Délivrance perdue. Seule exception : la mort d'un orfèvre.
En somme presque toutes ces nouvelles auraient pu faire figure de préquelle, et certaines d'entre elles sont celles qui font ENFIN le lien entre plusieurs évènements que l'on découvrait perplexe dans d'autres tomes précédents.
Des explications et des liens logiques qui arrivent donc bien trop tard ce qui sera fatalement dommageable à la qualité de lecture.
On obtient donc, nouvelle par nouvelle, un moyenne globale de 14,5 ce qui est tout à fait respectable, mais restera entaché par le dernier aspect évoqué.
Je baisse donc cette note à 13 pour cela, ce qui le laisse toujours au dessus de "Les primarques"
Sur ce je vous rend l'antenne et vous dit à vous les studios !


Postée sur la page Facebook du forum le 02/08/2015
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