David Gemmell
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Jay Kristoff, La Guerre du Lotus

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White Square Jay Kristoff, La Guerre du Lotus

Message par Marv le Dim 10 Mai - 20:11

Stormdancer TOME I


On disait éteinte la race des griffons, ces créatures mythiques menées par les danseurs d’orage. Pourtant, Yukiko et son père reçoivent l’ordre d’en capturer un pour le cruel shogun des îles de Shima. Contre toute attente, ils y parviennent, mais Yukiko se retrouve perdue dans une forêt sauvage, avec pour seule compagnie un griffon mutilé qu’elle nomme Buruu. Unis dans l’adversité, la jeune fille et l’animal s’entraident. Yukiko serait-elle la véritable danseuse d’orage, ultime espoir du peuple ?


Kinslayer TOME II


« Une plongée envoûtante dans les contrées du steampunk, mêlée de mythologie, de surnaturel, de violence et de thèmes futuristes, avec en prime une héroïne à la hauteur de Katniss Everdeen de Hunger Games. » Huffington Post
En assassinant le shgun, Yukiko a libéré son peuple d’un dirigeant cruel. Alors que la menace d’une guerre civile gronde, la puissante Guilde du lotus complote afin de placer un homme de son choix à la tête de l’empire, et de nouveaux ennemis rassemblent leurs forces aux frontières du pays fragilisé. Propulsés au rang de héros par les rebelles, Yukiko et son tigre de tonnerre voient croître leur nombre d’adversaires. Mais l’ultime menace pourrait bien venir de plus loin, au-delà des océans en furie...
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Marv
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White Square Re: Jay Kristoff, La Guerre du Lotus

Message par Marv le Dim 10 Mai - 20:13

Sortie le 21 Aout 2015

Endsinger TOME III



Alors que la guerre civile éclate, la Guilde du lotus s’apprête à utiliser son invention la plus meurtrière, afin d’unifier l’empire sous le règne de la peur. Yukiko et Buruu se voient contraints de prendre la tête de la rébellion, faisant appel à de nouveaux alliés et de vieux amis. Mais le passé de Buruu rend la tâche difficile, et la confiance des Kagé est fragilisée par la traîtrise qu’ils viennent de subir. Avec l’arrivée d’un nouvel adversaire dans la bataille, la victoire est plus qu’incertaine.
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Marv
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White Square Re: Jay Kristoff, La Guerre du Lotus

Message par Marv le Lun 25 Mai - 15:28




J'ai trouvé ce premier tome beaucoup moins bon que je me l'étais imaginé et surtout beaucoup moins rythmé que je l'espérai.
Si le monde en soi est assez original en mêlant un japon médiéval, un folklore mythologique et une technologie façon Steampunk, j'ai trouvé l'auteur impuissant à faire réellement voyager ainsi que qu'à transmettre une véritable représentation visuelle de son univers, au premier abord bien aguicheur.
Et si l'auteur use d'un riche vocabulaire japonisant dans sa narration il ne réussit pas selon moi à recréer les conditions d'immersion suffisantes, assez souvent les auteurs les plus cinématographiques dans leur prose, ne sont pas ceux qui assènent et matraquent de descriptions en tous genres...
Le premier tiers du roman est fastidieux d'ailleurs obligeant sans cesse à faire des allers et retours avec le lexique de fin de livre, alors que l'histoire n'avance pas et que les personnages principaux ne séduisent pas outre mesure.
Selon moi, installer une ambiance ne consiste pas simplement à adopter un vocabulaire local, c'est avant tout réussir à retranscrire de façon honnête toute la richesse culturelle et philosophique, ici un japon médiéval, sans tomber dans la facilité ou la caricature. Selon moi à ce niveau ( ce premier tome du moins) l'auteur n'a pas réussi son pari.


Pour l'aspect Steampunck c'est mieux avec des armures exosquelette, des katanas tronçonneuse et d'autres armes de guerre bien inspirés, on retrouve aussi des navires volants façon Thorgal "pays Qa" et bien sur toute une économie basée sur l'industrialisation de la société autour de l'exploitation du lotus rouge, bon rien de vraiment marquant non plus.
D'ailleurs d'une certaine manière, il y a toute une allégorie avec notre société qui elle aussi est tributaire de l'or noir, on retrouve donc tout naturellement les mêmes problématiques liées à l'exploitation d'une ressource devenue le sang d'une société et l'objet de toutes les convoitises en même temps qu'elle assure à ceux qui la contrôlent le pouvoir.
C'est l'occasion pour l'auteur de développer tout un panel de sous intrigues opposant ceux qui ont le pouvoir et s'y accrochent, à ceux qui veulent s'en emparer dans l'ombre, ceux qui soutiennent un système quelque en soi le prix à payer parce qu'il génère du profit, à ceux qui ne vivent que pour le renverser.
Entre jeux de pouvoir, lutte des classes, problématique environnementale et prosélytisme religieux, le récit regorge de bonnes inspirations mais traité de manière trop superficielle pour véritablement intriguer un lecteur chevronné.
Et si la quête initiale avec la jeune adolescente Yukiko, parti accompagner son père et son oncle dans une mission confiée par le shogun, une tache hautement improbable consistant à capturer un animal légendaire ayant semble-t-il disparus depuis des lustres, assez rapidement cet aspect de l'intrigue va devenir tellement prévisible que l'intérêt du livre va assez rapidement se résumer à connaître ce qu'il y a derrière le mystère de l'exploitation du lotus rouge, l'action des terroristes qui s'attaquent aux fondations du pouvoir en place avec la destruction de champs de lotus. Terroristes qui pourraient finalement se révéler être de véritables révolutionnaires dont l'héroïne pourrait embrasser la cause accompagnée de son nouveau compagnon ailé etc.


Le problème du roman c'est qu'il est loin d'être imprévisible et que tout nous paraît arriver dans l'objectif d'un télescope, mais entre-temps le chemin est long et ennuyeux avant d'en arriver à quelques scènes d'action plutôt décevante.
Pas facile non plus pour un public aguerri, de s'aguicher d'une héroïne ado. rendue artificiellement forte par son association avec un Arashitora" un tigre du tonnerre" dont l'apparence rappelle le griffon héraldique mais avec un buste d'aigle et un arrière-train de tigre (au lieu de lion), dans tous les cas loin d'être la guerrière que nous retrouvons sur la couverture et l'on ne peut pas dire que sa personnalité soit aussi nuancée qu'un spectre de couleur.
La relation quasi symbiotique que la jeune femme noue avec l'animal est un peu rapide et manque un peu de subtilité toutefois cela reste tout de même l'une des trouvailles les plus sympathiques du roman, dommage que par un certain ressort scénaristique, nous n'ayons pas véritablement pu partager dans ce premier tome de vraies belles scènes aériennes.
On retrouve ici l'éternel schéma d'un héros prédestiné à endosser le costume de l'élue", à qui tout fatalement réussira après que celle-ci aura accepté d'en tenir le premier rôle.
Si on retrouve en cela un code quasi immuable de la littérature fantasy pour jeunes adultes, le mythe du sauveur est une nouvelle fois présent ici pour le meilleur et pour le pire.
La dernière scène du roman où l'on retrouve une Yukiko chevauchant son tigre, encourageant le peuple à se libérer du joug des puissants, avant de s'envoler et de se perdre dans le bleu de l'horizon, si l'image est belle, le sentiment de redit est tellement fort que cela en devient assez pathétique finalement.


Le livre est un peu à l'image de son épilogue, plein de bons sentiments et suffisamment dépaysant pour plaire aux easy readers (pour citer Albéric), mais pas assez costaud pour les lecteurs plus exigeant.

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White Square Re: Jay Kristoff, La Guerre du Lotus

Message par Oncle Kiin le Lun 2 Nov - 18:42

Pas mal d’accord avec tous les aspects que tu pointes dans ta critique, Marv. En gros je fais la même analyse que toi, sauf qu'au bout du compte, je me suis laissé prendre au jeu, et finalement j'avais plutôt envie de voir le verre à moitié plein. Ma critique : 


« Une plongée envoûtante dans les contrées du steampunk et de la mythologie, avec en prime une héroïne à la hauteur de Katniss Everdeen de Hunger Games. »
The Huffington Post

« Comment ? Un roman de steampunk japonais, des créatures mythiques, une rébellion du peuple et une héroïne forte ? Vous m’avez eu à “steampunk japonais”. Ça m’a suffi ! »
Patrick Rothfuss, auteur du Nom du vent

À la lecture de ces blurbs, je me méfiais un peu. Ça semblait ratisser un peu trop large dans les trucs à la mode, avec un sale goût de fausse originalité, etc. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais disons que pour moi tout ça sonnait un peu marketing, un peu faux. En gros je craignais un bouquin de pubard, formaté pour être un pitch davantage qu’une véritable histoire avec de la vie et une âme.
Et je dois dire que la première moitié du roman n’a pas vraiment démenti ce préjugé. Le carré gagnant du concept (YA + steampunk + Japon + dystopie) accouche d’un univers pas très bien foutu, pas séduisant. Ce décor paraît trop fabriqué, trop bordélique (et trop déprimant, car durant toute la première moitié du livre on ne sent pas vraiment d’étincelle de rébellion parmi la population) pour qu’on ait réellement envie de plonger dedans. Tout le côté « Japon » fait un peu trop guide de voyage, ça ne paraît pas suffisamment digéré. La Guilde copiée-collée de Dune (des guildiens dont l’aspect physique est tenu secret vis-à-vis de la population, et dont le mantra est « Le lotus doit fleurir »...) ressemble elle aussi à une pièce rapportée, parmi tous ces nombreux trucs que l’auteur a piqué à droite et à gauche sans donner l’impression, et c’est là tout le problème, de se les être vraiment appropriés.
En plus de cet univers pas très facile à mettre en place, Jay Kristoff commet l’erreur d’instiller un certain nombre de non-dits inutiles concernant son monde et le passé de ses personnages, alors que le lecteur a besoin, à ce moment-là et dans ce contexte, de clarté et d’exposition. Bref, arrivé à ce stade je me sentais très étranger au livre, je ne trouvais pas ça vivant, et je n’étais pas convaincu du tout.

Et puis, à partir de la moitié du bouquin, j’avoue que j’ai commencé à marcher. L’héroïne prend du relief, rencontre les rebelles (des sortes de bandits ninjas assez classe), se lie peu à peu d’amitié avec un griffon bourru (ce qui donne lieu à des dialogues télépathiques souvent amusants), commence à être mue par des motivations plus nettes et plus propices à la narration... Je ne dirais pas ce que ça devient subitement génial, mais disons que tout ça se met en place gentiment, et on se retrouve finalement dans quelque chose de plus familier et de plus agréable.

Les thématiques filées par le roman n’échappent malheureusement pas à l’écueil de la sur-argumentation, voire du sermon. Jay Kristoff porte un discours écolo et antisystème à la Occupy, qui a évidemment toute ma sympathie. C’est du vu et revu, certes, mais d’une part ce discours reste pertinent, et d’autre part la critique formulée par l’auteur prend ici des accents parfois moins inoffensifs que ce qu’on a l’habitude de voir. Hélas, tout ça demeure beaucoup trop plaqué, si bien que d’accord ou pas d’accord, ça ne passe pas. Quelle que soit la fraternité qu’on peut ressentir envers les idées promues, la règle reste la même : dans une œuvre de fiction... show, don’t preach.

Au bout du compte, je dirais donc que ce roman n’est pas exempt de défauts, que tout le début est chiant, maladroit et inconfortable, mais que ça se rattrape bien par la suite.
L’objectif essentiel est atteint : je me suis finalement laissé séduire par les personnages, impliquer dans l’histoire, et j’ai envie de lire la suite.
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Oncle Kiin
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White Square Re: Jay Kristoff, La Guerre du Lotus

Message par Albéric le Mer 3 Fév - 17:20

J'avais trouvé le 1er tome plein de bonnes intentions, donc de promesses, mais à chaque partie il y a un truc qui m'a embêté... Mais au final cela pourrait se résumer à : pourquoi une enième héroïne YA et ses divers états d'âme dans un nouvel univers dystopique ?

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