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Greg Keyes, The Elder Scrolls

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White Square Greg Keyes, The Elder Scrolls

Message par Sieben le Lun 4 Mai - 20:22



Quarante-cinq ans après les événements d'Oblivion
     Tamriel est un immense continent peuplé par différentes races et gouverné par une autorité impériale. Une cité flottante, Umbriel, menace ses habitants. Là où elle passe, les gens disparaissent puis reviennent d'entre les morts...

     Un groupe de héros se réunit pour sauver leur royaume : un prince légendaire qui porte un terrible secret, un espion sur les traces d'une conspiration, un mage obnubilé par son désir de vengeance. Et Annaïg, une jeune femme sur laquelle repose le destin de Tamriel...



Les moins:

- Rentrer dans l’univers de La Cité Infernale peut s’avérer périlleux pour les non-initiés aux jeux vidéo The Elder Scrolls, le roman offrant beaucoup de références historiques sur les évènements précédents (on se situe plusieurs décennies après le jeu IV Oblivion), on a parfois le sentiment d’être mis de côté. Mais si vous disposez de quelques connaissances de base, il n’y a rien d’insurmontable. J’ai du finir le jeu Oblivion à peu près à 35% avant d’arrêter parce que cela me prenait trop de temps et finalement je suis plutôt bien rentré dedans passé un cap.

- Le cap, c’est la première partie (comptez environ 100 pages), difficile d’accès, l’auteur distillant au compte goutte des informations sur les différentes races (nombreuses) présentes. Difficile aussi de se repérer géographiquement, et donc :

- Il aurait été bien venu d’inclure une carte monde en début de livre pour pouvoir comprendre où l’on se situe, où les personnages vont, les distances… Je conseille de faire tout simplement comme moi et d’imprimer une carte de Tamriel et de l’avoir à côté de soi.

- J’en reviens à la première partie qui m’a semblé assez pénible. C’est un peu le problème avec ce genre de livre de commande, on part du principe que quasiment 90% des lecteurs seront forcément des amateurs de l’univers et donc qu’il n’y a pas besoin de remâcher toute la mise en contexte. Vous connaissez déjà le décorum, vous avez les images en tête, vous connaissez les cités présentes dans le bouquin, et on ne manquera pas de faire des petits clins d’œil que seuls les connaisseurs de la licence ne manqueront pas de repérer avec joie. C’est un peu le même principe que sur une licence comme Star Wars par exemple (dont Greg Keyes a aussi pondu des livres). Le lecteur nouveau peut se sentir exclu.

- Peut être déconseillé aux amateurs d’action readers car même si le bouquin ne manque de moment grandiose, ce n’est pas du Barclay et cie, et ce tome 1 se veut très introductif dans son ensemble. Le découpage en deux livres peut s’expliquer par le nombre de pages important mais vu comment ce livre 1 se termine, j’aurai préféré lire une version intégrale. Le livre se terminant sur une sorte de « à suivre » où on plante un peu le lecteur en plein milieu de l’action (même si pour mettre un bémol, Keyes parvient à conclure son histoire sur une note de suspens). Obligé de lire la suite donc.


- Un petit souci au niveau de la traduction. Les noms de cités et régions qui peuvent être traduites, le sont. Ainsi, High Rock devient Haute Roche, Hammerfell devient Lenclume, et Skyrim Bordeciel. Alors que pour Cyrodiil on garde Cyrodiil. Bon, ce n’est pas bien méchant mais purée… Bordeciel quoi !

Les plus:
Vous avez réussi à tenir jusqu’à la fin de la première partie et vous commencez à vous sentir à l’aise ? Parfait, le plus dure est fait, ça devrait bien se passer maintenant.

- La plume de Greg Keyes déjà, c’est du luxe d’avoir un auteur aussi agréable à lire pour romancer son univers vidéo ludique. Ni trop lourd, ni trop léger, Keyes c’est un juste dosage du nombre de caractères et l’assurance d’avoir une maîtrise du rythme. Keyes entraîne ses lecteurs dans Tamriel avec douceur, il tient compte du fait que tout le monde n’est pas forcément hardcore gamer de la licence, donc l’entrée se fait en douceur (d’où ce fameux pallier des 100 pages). Le rythme se fait plus soutenu à partir de la deuxième partie, on aura droit à des moments d’actions et son lot de rebondissement. On commence vraiment à se passionner pour cette histoire d’heroic fantasy.

- Une histoire d’heroic fantasy où la magie tient également une grande place, limite high fantasy en tenant compte de tout le bestiaire, des sorts et incantations. Une histoire avec l’aventure dépaysant en ligne de mire et c’est là aussi une astuce de Keyes pour garder l’attention du lecteur : se focaliser sur 4 personnages dont on peur dire principaux : Annaïg qui explorera la Cité Infernale depuis les bas-fonds ; Mere-Glim son ami argonien (un reptile humanoïde) perdu dans une autre partie plus aquatique de la Cité ; Colin l’espion avec des airs de Tommy Lee Jones en us marshals qui est chargé d’enquêter sur la disparition du prince ; et le prince Attrebus, tartuffe du prince héroïque qui se rêve en sauveur de la nation et qui par la force des évènements se retrouve affublé d’un acolyte qui lui remettra les idées en place : Sul le mage Dremer (humanoïde à la peau grise et yeux rouge). Dommage que l’intrigue se concentre un peu trop sur Annaïg et Attrebus, reste à voir dans la suite mais Colin avec sa touche dark peut apporter un plus.

- Le ton est parfois tourné young adult mais les personnages changent et évoluent progressivement (à lenteur d’escargot mais ça c’est le style Keyes), surtout Annaïg qui laisse tomber le rôle de demoiselle en détresse pour se tourner vers le dark side.

- Encore une fois, il faut tirer son chapeau à Keyes car il faut prendre en compte qu’il s’agit d’une œuvre de commande, avec tous ses défauts, les contraintes, les renonciations… Et pourtant l’auteur parvient à y imprimer sa marque. Les lecteurs des Royaumes d’Epines et d’os savent que Keyes aiment parler de bouffe (il s’entendrait grave avec George RR Martin celui-là), et avec Annaïg il se fait plaisir. Son histoire se déroulant dans les cuisines de la cité volante, on a droit à un truc totalement barré où l’auteur joue avec les mots gastronomiques, les saveurs tout ça…  Tout en gardant une part de violence et de baston. Faut imaginer le récit centré sur Annaïg comme une sorte de MasterChef en mode Battle Royal (ouais c’est assez barré le truc).

- La destinée du prince Attralus est celle qui m’a le plus surpris, intrigué. Où on apprend que les apparences sont souvent trompeuses, Keyes instille des rebondissements, des rencontres, des escarmouches
Spoiler:
épique le sacrifice des Khajiit dans l'Oblivion !
et de l’aventure à travers ce personnage. C'est le perso à suivre: enlevé, battu, voyage au quatre coin du pays, rencontre avec des nomades khajiit, traverser dans les enfers d'Oblivion... C’est un peu le blaireau de service qu’on aime détester, mais cet aspect « con » est justement bien balancé par la présence de Sul à ses côtés et qui est tout son contraire.

C’était un pari pas facile mais un pari en parti tenu je dirai pour l’instant avant de lire la suite directe dans le tome 2 et voir ce que vaut vraiment The Elder Scrolls.
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Sieben
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White Square Re: Greg Keyes, The Elder Scrolls

Message par Sieben le Jeu 7 Mai - 21:46


Le prince Attrebus poursuit sa quête de l'épée magique, Umbra, seule capable de défaire les envahisseurs de son royaume. En parallèle, à la Cité impériale, l'espion Colin découvre la preuve qu'un traître oeuvre au coeur de l'Empire. Annaïg, quant à elle, est devenue l'esclave du Seigneur des âmes d'Umbriel. Ces trois personnages parviendront-ils à sauver Tamriel ?



Les Moins:

- Je pensais que le tome 2 repartirait sur les bases de la fin du tome 1, c’est-à-dire avec un rythme qui continue de monter crescendo. Or, on retourne à la case départ avec un rythme plat durant toute la première partie puis qui monte progressivement, bref, la même structure que le tome 1.

- Alors que je pensais que l’histoire centrée sur Annaïg partirait dans une autre direction, finalement ce Masterchef en mode Battle Royal continu durant un long moment et cela créé une sorte de lassitude voir d’énervement. Ce que je considérais comme vaguement amusant dans le tome 1 devient très vite agaçant. Au point où ça en devient nanaresque. Cela m’a fait pensé à cet animé japonais, Mister Ajikko (Le Petit Chef en VF) : une série animée qui reprend quasiment tout les codes du shonen classique, mais dans une histoire de bouffe et de cuisine gastronomique.

Le Joueur du Grenier en avait fait une critique très drôle.
https://www.youtube.com/watch?v=MZSN-MkehOQ  (voir à partir de 19:55)

- Greg Keyes abuse parfois du tirage à la ligne, c’est son style qui veut ça mais je pense que l’histoire aurait gagné à être allégé sur certains POV come Annaïg et Mere-Glim, et davantage développé sur Colin et Madgraz (un nouveau personnage, une femelle orc).

- Greg Keyes a visiblement du mal à écrire des scènes de bataille : le siège de la Cité Impériale où l’on suit donc Magraz, une femme orc soldat de la Cité, est plutôt intéressant. Mais sous-exploité, totalement. C’est limite si on ne peut pas parler d’ellipse. On ne sent pas la montée d’adrénaline, le désespoir chez les personnages et je trouve ça fortement dommage parce qu’il y avait moyen de faire un tric super épique.

- De même j’ai trouvé les 30 dernières pages assez confuses niveau action, n’ayant pas toujours capté ce qui était en train de se passer sur Umbriel, que font les personnages, visualiser la scène… pas toujours très clair le Keyes.

Les Plus:

- Les mêmes qualités que sur le tome 1. Toujours sympa à lire le Keyes, on reconnaît bien son style, ses passions pour le pinard et la bouffe, son amour de la musique, de la nature… tous ses éléments déjà incrusté et que j’ai aimé lire dans sa création originale Les Royaumes d’Epines et d’os.

- L’évolution du duo "d’amoureux" à distance Annaïg et le prince Attrebus qui vont connaître des trajectoires différentes, l’une flirtant avec le chemin du côté obscur au risque de s’y perdre, et l’autre trouvant la voie de la sagesse. Des bifurcations, puis le classique passage de la rédemption et des retrouvailles. C’est beau. Dans un procédé inverse, le destin de Colin est plus tragique.

- Même si il y a un sentiment mitigé qui demeure terminé le tome 2, je me dis quand même que j’ai passé un bon moment de lecture. C’est un bon récit d’aventure qui aurait pu gagner avec des personnages un peu plus étoffés et un brin moins « young adult ».  
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Sieben
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White Square Re: Greg Keyes, The Elder Scrolls

Message par Albéric le Ven 8 Mai - 6:31

Comme je dis souvent, pas de la grande littérature mais de l'agréable novélisation ? blink
Merci pour ces retours de lecture.

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White Square Re: Greg Keyes, The Elder Scrolls

Message par Sieben le Ven 8 Mai - 12:20

Albéric a écrit:Comme je dis souvent, pas de la grande littérature mais de l'agréable novélisation ? blink
Merci pour ces retours de lecture.

De rien. Et ouais, c'est pas un grand cycle, on peut s'en passer, mais je pense qu'il plaira aux amateurs du jeu.

Je pense en avoir terminé avec Greg Keyes, j'ai fais le tour. Quoique, il y a son cycle de L'âge de la déraison... si quelqu'un l'a lu...
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Sieben
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White Square Re: Greg Keyes, The Elder Scrolls

Message par Albéric le Ven 8 Mai - 15:07

Sieben a écrit:Je pense en avoir terminé avec Greg Keyes, j'ai fais le tour. Quoique, il y a son cycle de L'âge de la déraison... si quelqu'un l'a lu...
Ben oui, tu penses bien...
Un cycle sailpunk très cool et très fun truffé de bons idées, limite superhéros au Siècle des Lumières. Les héros c'est Benjamin Franklin, Voltaire, le roi Charles de Suède, le tsar Pierre le Grand et un shaman indien... ^^

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White Square Re: Greg Keyes, The Elder Scrolls

Message par Sieben le Ven 8 Mai - 17:06

Albéric a écrit:
Sieben a écrit:Je pense en avoir terminé avec Greg Keyes, j'ai fais le tour. Quoique, il y a son cycle de L'âge de la déraison... si quelqu'un l'a lu...
Ben oui, tu penses bien...
Un cycle sailpunk très cool et très fun truffé de bons idées, limite superhéros au Siècle des Lumières. Les héros c'est Benjamin Franklin, Voltaire, le roi Charles de Suède, le tsar Pierre le Grand et un shaman indien... ^^

Pourquoi je ne suis pas étonné que tu l'aies lu...    En tout cas, intéressant. ça vole plus haut que Les Trois Mousquetaires (le film) de Paul Anderson j'espère ? S'il y a Vauban (ouais, j'aime bien Vauban) dans les bouquins et d'autres personnages historiques ça peut m'intéresser. Je note ça.
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Sieben
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