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Masami Kurumada, Saint Seiya

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White Square Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Mar 24 Fév - 16:45


Les véritables héros ne meurent jamais, et ceux de la saga Saint Seiya démarrée en 1986 sont plus vivants que jamais :
- 6 séries en manga et 8 séries en anime
- 6 films (donc le dernier en 3D sort dans les salles français en février 2015)
- 11 jeux vidéos officiels, des jeux de rôles et des jeux de bastons amateurs en veux-tu en voilà !
- des milliers et des milliers de fanfictions, de fanarts, de fanfilms réalisés aux quatre coins du monde
La série initiale a marqué une génération, et la formule marche bien avec les nouvelles générations. ^^

Masami Kurumada a eu une idée géniale : associer mythologie et astrologie à tous les ingrédients du nekketsu (qu’on associe bien souvent, et à juste titre, au genre shonen en France). Mais, je reste persuadé qu’il n’a jamais été à la hauteur de cette idée : il suffit de comparer les avatars de la saga qu’il a supervisé et ceux qu’il n’a pas supervisé pour voire que la différence de qualité saute aux yeux.


C’est typiquement années 80 avec une narration à la va comme je te pousse (Pavlik copyright ^^) et des transitions abruptes entre les scènes. Je me suis demandé plusieurs fois s’il ne manquait pas des pages ici ou là (j’ai même rouspété contre mon libraire de l’époque tellement j’étais persuadé qu’il manque 1 planche ou 2 … c’est vous dire ! ^^)
Les arcs suivent peu ou prou le même modèle : cette gourdasse de Saori Kido (mélange de déesse de la guerre et de bouddha rédempteur) saute à pied joint dans le piège du grand méchant du moment, et ses 5 chevaliers de bronze vont devoir successivement affronter en duel les membres de la garde rapprochée dudit méchant du moment. Seiya ouvre et clôture les combats, Shiryu se sacrifie et perd la vue avec un droit de quota de flashbacks, Hyoga doit combattre un être cher tout en pleurant sa défunte mère avec un droit de quota de flashbacks, Shun crie à la face du monde son amour de la paix et son dégoût de la violence, ce qui oblige son frère badass à rappliquer pour lui sauver les miches. Il meurt et ressuscite, ou il ressuscite puis il meurt (c’est selon en fait ^^).
Le manga peut vite devenir répétitif puisque qu’il utilise continuellement les mêmes trucs narratifs ou visuels avec une effrayante régularité (mais même cette répétitivité est devenue légendaire)… Genre les personnages dont les visages restent masqués par l’ombre du casque pour mieux révéler leurs identités ultérieurement, ou les dialogues du style :
- Quoi ? C’est impossible ! Un chevalier de bronze ne peut pas blablabla…
- Oui, mais une même attaque ne marche pas deux fois sur le même chevalier ! (et hop, on insère un monologue sur l’espoir et l’amitié… ^^)


Et question charadesign, c’est en permanence la guerre des clones au vu de la palette très réduite de visages et d’expression développée par le mangaka :
- le bagarreur aux cheveux courts (en version good guy ou en version bad guy)
- le bagarreur aux cheveux longs (souvent beau gosse, d’où sa ressemblance avec les personnages féminin qui a souvent trompé les comédiens de doublage français)
- le gros balaise et musclé
- le petit laid voire hideux
- le maigre fourbe et vicieux
Quand les personnages le rentre pas dans un de ces moules, ils correspondent à un mélange des modèles présentés ci-dessus.
Les personnages féminins ? Ils n’ont même pas droit à un peu de variété et sont tous des variations du même modèle initial.

Au final les dessins sont désuets voire datés, et c’est peut-être encore pire au niveau des trames utilisées. Ils l’étaient dès les années 1980 car ils lorgnent beaucoup sinon largement sur ceux de Go Nagai dont l’apogée de la carrière se situe dans la première moitié des années 1970 (on peut aussi noter une similitude dans le charadesign masculin avec les toutes premières créations de Buichi Terasawa : c’était vraiment un style seventies). Il lui emprunte vraiment pas mal de trucs : le dynamisme et l’efficacité de la mise en scène certes, ainsi que quelques répliques ou punchlines à l’occasion, mais aussi plusieurs thématiques comme un trope pour l’Antiquité grecque, un trope pour le mélange entre nekketsu et culture mecha, un trope pour l’horreur et le gore, qui pointe régulièrement le bout de son nez dans les œuvres de l’auteur avec quelques planches bien violentes sinon bien sanguinolentes…
C’est d’autant plus dommage que les décors sont souvent très détaillés et très réussis, pour ne pas dire magnifiques (dès le tome 1 on peut ainsi noter une superbe reprise de La Bataille d’Alexandre d’Albrecht Altdorfer, un très bel amphithéâtre en ruine au sanctuaire, et quelques planches du plus bel effet consacrées aux créatures mythologiques). Une telle inégalité des graphismes est vraiment frustrante, on sent bien la différence entre le manga correct et le manga d’exception…. Nous étions alors à l’époque de gestation du genre shonen…



J’ai adoré l’anime, magnifié par les travaux de 2 grands artistes : Shingo Araki le charadesigner et Seiji Yokoyama le compositeur. Je l’ai adoré au point qu’il fait désormais de moi-même et que je replonge à chaque fois. C’est pour cela que je suis autant mitigé devant les limitations narratives et graphiques du manga d’origine. Mais bon sang ne saurait mentir, car qu’est-ce qu’on nous raconte ?
Nombre des dialogues semblent sortir tout droit de la controverse des Méliens, texte retranscrit par Thucydide dans sa Guerre du Péloponnèse, où les Athéniens expliquaient qu’en ce bas monde il n’existait pas d’autre loi que celle du plus fort… avant d’être châtiés par les dieux lors de la débâcle de l’expédition de Sicile.
Dans les récits antiques, les dieux châtiait la démesure des hommes, dans Saint Seiya ce sont les hommes qui châtient la démesure des dieux, véritables allégories des puissants qui se croient au-dessus du commun des mortels.
Au XXI siècle, la réincarnation d’Athéna Saori kido se dresse contre les siens pour détruire l’ordre établi par les dieux. Elle est à fois le Bouddha Kannon (celui qui compatit et pardonne) et le Bouddha Miroku (celui qui élève et éveille).
Au XVI siècle, les partisans du mouvement Ikko-Ikki se dressaient contre les daimyos pour détruire l’ordre féodal et fonder une société plus juste et plus égalitaire, basée sur la fraternité et la solidarité. Ils furent massacrés jusqu’au dernier par Oda Nobunaga, le premier unificateur du Japon mais aussi son premier tyran…


Le Grande Pope, c’est un nouvel Oda Nobunaga qui veut unifier le monde par la force, mais la Bataille du Sanctuaire c’est la revanche des défenseurs des faibles et des opprimés sur les tenants de la loi du plus fort.
Même si tout est passé à la moulinette de la mythologie grecque, il faut quand avoir des couilles pour aborder ces thématiques au Pays du Soleil Levant qui a longtemps érigé en principe de vie la soumission absolue aux puissants. Et en plus Masami Kurumada enfonce le clou avec le personnage de Seiya, qui emprunte tout ou presque à celui de Joe Kabuki. Qui est Joe Kabuki ? Le héros rebelle du manga Ashita no Joe, l’œuvre fondatrice du nekketsu et l’œuvre culte de la génération 68, qui fut stoppé sur ordre du gouvernement japonais…
Bats-toi pour demain Seiya !!!



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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Dark schneider le Mar 24 Fév - 19:27

Et oui, on peut, légitimement, critiquer les nombreuses imperfections graphiques du style Kurumada, mais gloire lui soit rendue pour ce coup de génie. Parcequ'il fallait y penser quand même à cet espèce de syncrétisme culturo-religieux au service d'un shonen.
Kurumada fait montre d'une immense culture classique et a su la recracher avec beaucoup d'intelligence. Car ces autres le manga le confirme !
Le chara design n'est effectivement pas son fort, et c'est le roi des archétypes : lisez par exemple Bt'x, on retrouve exactement les mêmes persos-caractères-design et même les armures (et pégase, et le dragon etc). Et ces fameuses absences d'expressions faciales (2 ou 3 à tout casser..)...
Pour autant, même s'il faut s'y faire, j'aime bien son style. Et puis on sent qu'il a plus de moyens en fin de série car les décors/armures d'Hades chapter sont magnifiques, vive les assistants !
Je te trouve un peu dur sur la narration du manga. Il est vrai qu'au début les transitions sont abruptes et choquantes, surtout après avoir visionné le DA, mais ça s'améliore tout du long.
Et globalement, l'histoire est beaucoup moins répétitive dans le manga que dans l'anime. De mémoire, dans le manga Ikki n'intervient qu'une ou deux fois pour aider Shun, grand maximum, dans l'anime, avec tous les épisodes de remplissage, il intervient beaucoup plus ! Et puis le chapitre Odin accroît également ce sentiment de répétition..


Mais c'est vrai que le DA a clairement largement permis à la série d'être culte. Grâce au design de Shingo Araki, et grâce aux musiques vraiment sublimes. Il a le mérite aussi d'avoir fouillé beaucoup plus la partie pré-sanctuaire, bien que ce soit au prix d'épisodes de remplissage un peu bancals (et souvent sans Araki derrière les pinceaux, et là le résultat était souvent très laids) et d'avoir magnifié la partie sanctuaire. Il n'a en revanche pas su exploiter la partie Poséidon, qui reste le maillon faible de la saga. J'aime beaucoup l'ambiance de la partie Asgard, mais il est dommage que le DA ce soit contenté de reprendre la même trame habituelle, mais il y'a quand même de grand moments et l'ambiance y est superbe.

Et oui, malgré tout ces défauts évidents, impossible de ne pas se laisser prendre au jeu. Archi critiqué par certains bien pensant en France, Saint-Seiya est pourtant pourvoyeur de nombre de valeurs ultra positives... Franchement, à une époque où une partie de la jeunesse semble un peu ne pas savoir où aller, autant repasser cette série à une heure de grande écoute sur TF1, car ses valeurs sont saines !


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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Sieben le Mar 24 Fév - 20:14

Et ben ça c'est un avis ! C'est publiable dans un journal une critique pareille, bravo !

Je me suis relu une partie des manga il n'y a pas si longtemps et j'en ai tiré le même constat que sur la série télé: Seule l'arc du Sanctuaire est intéressant. Si on en était resté là, on tenait une série culte. L'arc consacré à Poséidon n'est qu'un vulgaire ersatz du Sanctuaire. Quant aux sagas Hadès et Asgard je les ai survolées, préférant en resté à la seule qui m’intéressée.

Quant au dessin, franchement, à part les armures qui en jettent toujours autant, c'est plutôt moyennasse. Et c'est visages hyper féminisés, j'ai eu du mal.

Mais alors, pourquoi est-ce qu'on kiffe autant cette série ? Je crois, comme tu l'a mentionné, que les compositions de Seiji Yokoyama sont le gros point fort de la renommée de Saint-Seya à travers le monde. Vraiment t'enlève les musiques, ils restent de bonnes idées, mais ça ne lui aurait pas permis d'entrer dans la légende. Même les musiques de Bernard Minet sont cultes.

« L’Aventure est sur toooon chemiiiin, il suffit de teeeeennndreeeuuuu ta main, en chantant ce petiiiiiiit refrain, en avant, en avant, chevalieeeeerrrrs !... »
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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Mar 24 Fév - 20:38

Sieben a écrit:Je me suis relu une partie des manga il n'y a pas si longtemps et j'en ai tiré le même constat que sur la série télé: Seule l'arc du Sanctuaire est intéressant. Si on en était resté là, on tenait une série culte.
Arc tellement puissant que la série est devenue culte !

Malgré ses lacunes, le manga est bien mieux construit et mieux rythmé que l’anime victime de nombreux trous d’airs. On sent que Kurumada sait dès le départ où il va : Ayor présent dès le tome 1, Hyoga missionné par Camus, Dohko et Mû qui s’investissent bien davantage, Shaka qui intervient avant même le retour d’Ikki vers le Japon…
Et où est-ce qu’il nous amène ? Vers une guerre civile, impensable au pays du légalisme ; vers une lutte fratricide, impensable au pays du nationalisme.
Et pourquoi se bat-on ? Pour renverser un usurpateur, cas de figure quasiment impensable au pays du conservatisme.
Et qui mène la lutte ? Une déesse Athéna qui comme le Bouddha Kannon prend la défense des faibles contre les puissants… Comme je l’ai dit, pour un peu les héros nous referaient la révolution Ikko-ikki !

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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Mar 24 Fév - 21:16

Dark schneider a écrit:Je te trouve un peu dur sur la narration du manga. Il est vrai qu'au début les transitions sont abruptes et choquantes, surtout après avoir visionné le DA, mais ça s'améliore tout du long. Et globalement, l'histoire est beaucoup moins répétitive dans le manga que dans l'anime.
Si tu me laisses le temps de poster mes critiques tome par tome, si tu vas voir qu'on vite tomber d'accord ! ^^

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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Dark schneider le Mar 24 Fév - 22:35

Ton précédent message le laisse déjà sous-entendre, en effet !
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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Mer 25 Fév - 11:17

Il faut bien différencier le manga et l'anime. Graphiquement Masami Kurumada a toujours été en retard sur son temps alors que Shingo Araki, le principal artisan de la série sur ce plan, a toujours été en avance sur son temps. Il n'y a voir son travail sur l'anime Goldorak : il a très bien vieillit alors que la plupart des animes de l'époque (les années 1970) sont aujourd'hui inregardables...

Mais l'anime est très fidèle au manga sur le fond, arrivant même à la magnifier si on met de côté ces épisodes bouche-trous trop souvent bien pourris.
Le mangaka se répète beaucoup, et c'est pour cela que la Bataille du Sanctuaire reste souvent l'arc préféré des fans : avec lui, Masami Kurumada a exposé tout son répertoire et ensuite le plaisir de la découverte ne joue plus...
Mais tout n'est pas à jeter pour autant dans tout ce qui a suivi ! On notera toutefois que l'anime "Asgard" divise la fanbase : nec plus ultra pour certains, trahison pour d'autres... Moi, j'ai choisi mon camp. ^^

Le mangaka a toujours été jaloux de son oeuvre pour laquelle il a mouillé sa chemise. Elle constitue une prise de risque dans son oeuvre (spoken, ninja, mecha... peu de prises de risque pour ses autres titres hein !), et son bras d'honneur perso à une certaine droite japonaise qui avait tué son manga préféré donc il y tient beaucoup... Mais je lui en ai longtemps voulu d'avoir pourri l'anime Asgard, non scénarisé par lui et pourtant meilleur que ce qu'il a fait en bien des points tout en gardant l'essence de l'histoire d'origine, il a pourri le film Tenkaï qui devait le prologue du chapitre Zeus (il a laissé les mecs se démerder avant de leur casser du sucre sur le dos) alors qu'il a adoubé Saint G qui est tombé dans le nawak et les magical girls de Saint Seiya Omega (qui passé le choc traumatique, finit par être pas si mal que ça avec son fanservice bien géré)...
Mais il s'est rattrapé en laissant la fangirl Shiori Teshigori aller au bout de ses nouvelles idées pour Lost Canvas.

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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Dark schneider le Mer 25 Fév - 12:02

Kurumada a la réputation de ne pas être quelqu'un de très facile je crois, mais bon c'est assez courant dans ce milieu, et assez typique de la rigidité japonaise.

Je suis un peu revenu de Lost Canvas. Le début est sympa mais après ça s'étiole rapidement, je n'ai même pas fini le manga : il devient lassant et l'ambiance y est trop gentil, je lui reprocherai presque un manque de manichéisme ! Par contre j'avais beaucoup aimé l'anime.
Et puis tout ces spin-off pour exploiter à fond le filon...

Saint Seiya G je n'avais pas accroché en raison du graphisme trop confus et d'une histoire peut-être top complexifiée. Cela dit, cette série était nettement plus novatrice que Lost Canvas.

Pour Asgard, je regrette que les scénaristes se soient contentés d'un schéma narratif identique au sanctuaire, en plus comme ça s'enchaîne à Poséidon qui a le même schéma, ça a contribué à ce fort sentiment de redondance de l'anime. Ce que n'a pas le manga, la structure d'Hades étant quand même assez différente.
Après il n'empêche pas moins que ce soit une réussite : l'ambiance, la musique, les personnages, les combats, tout y est réussi !

Pas aimé du tout le film Tenkai : long, lent, prétentieux...

Next Dimension s'est souvent fait pourrir par les critiques...pourtant je ne le trouve pas si mauvais que ça ! Même s'il y'a beaucoup de recyclage, rien à faire, ça fait toujours son effet ! Et puis au moins, on a une préquelle-suite cohérente et canonique, ce qui manquait jusque là. Ce qui est scandaleux c'est la lenteur de parution.
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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Mer 25 Fév - 12:22

@ Dark Schneider

Pas aimé du tout le film Tenkai : long, lent, prétentieux...
Mais tellement beau graphiquement ! ^^
Toutefois, il me semble que le réalisateur est quelqu'un d'assez spécial...

Je suis un peu revenu de Lost Canvas. Le début est sympa mais après ça s'étiole rapidement, je n'ai même pas fini le manga : il devient lassant et l'ambiance y est trop gentil, je lui reprocherai presque un manque de manichéisme ! Par contre j'avais beaucoup aimé l'anime.
Et puis tout ces spin-off pour exploiter à fond le filon...

Saint Seiya G je n'avais pas accroché en raison du graphisme trop confus et d'une histoire peut-être top complexifiée. Cela dit, cette série était nettement plus novatrice que Lost Canvas.
Tu t'es arrêté où ?
Le manga Lost Canvas souffre de nombreuses irrégularités et trous d'air, mais j'ai plus envie d'accuser l'éditeur qui obligeait la mangaka à pondre 20 pages par semaines inspiration ou pas inspiration que la mangaka elle-même qui a fait tout ce qu'elle pu.
Après ou aime ou on n'aime pas le côté fangirl et bishonen (beaugosse attitude) de son travail. Mais j'ai aimé qu'on développe dans les derniers tomes ce que Masami Kuramada avait fait sur l'arc "Poséidon".
Spoiler:
Kannon manipulait Julian Solo qui se croyait Poséidon pour servir ses propres buts, trahissant ainsi les autres marinas qui croyaient servir le vrai Poséidon : le thème du peuple et des champions trahit par leurs seigneurs et leur leader est cher à l'auteur.
Dans Lost Canvas, certains sont loyaux au véritable Hadès alors que d'autres cherchent à manipuler Alone/Hadès, et une 3e faction veut se servir d'Alone pour que les 2 camps se détruisent mutuellement... Cela atténue grandement le côté manichéen de l'oeuvre qui sans cela serait assez bourrine.
Les spin-off j'aime bien : vue la brève durée de vie de la plupart des Gold Saints dans Lost Canvas ce n'est pas un luxe que leur offrir quelques pages supplémentaires. D'autant plus que comme la mangaka n'a plus la pression, c'est mieux dessiné et parfois mieux écrit. Et plus j'avoue que le côté "mythologies du monde entier" me parle bien... ^^

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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Mer 25 Fév - 22:47


Résumé du tome 1 :
Après de longues années d'entraînement sous l'égide de son maître Marine en Grèce, Seiya affronte Cassios dans un combat dont il sort victorieux. Il obtient ainsi le droit de revêtir l'armure de bronze de Pégase et rentre dans son pays natal, le Japon. Il participe au tournoi galactique organisé par Saori Kido de la fondation Graad et terrasse le chevalier de bronze Geki de l'Ours.


Commençons par le commencement avec ce tome 1 :
Le mangaka introduit son univers par les yeux de deux touristes japonais rassurés par un vieux pope grec quant aux mystères du Sanctuaire. Seiya, en concurrence avec le cruel Cassios pour l’obtention de l’armure de Pégase, est pris en tenaille entre les entraînements infernaux de la chevalière Marine, et la haine que lui porte Shaïna, la chevalière qui enseigne à son rival. Et la victoire de Seiya n’arrange pas les choses, bien au contraire, lui qui n’a de cesse de rentrer au Japon pour retrouver sa sœur Seika dont il a été séparé. Cette séquence est un peu pédagogique, et nous explique tout ce qu’il y a à savoir sur les chevaliers d’Athéna…


Ensuite, en bon connaisseur des manga de boxe et de catch (il est l’auteur de 1977 à 1983 du manga Ring ni kakero), Masami Kurumada commence son histoire par un récit de tournois, les Galaxian Wars organisées par la Fondation Graad : dix chevaliers de bronze doivent lutter pour remporter l’armure d’or du Sagittaire (signe Zodiacal de l’auteur). Et on nous présente par le menu leurs capacités extraordinaires pour faire du teasing. C’était les années 1980, avant qu’Akira Toriyama ne popularise le procédé avec les d’artistes martiaux de Dragon Ball… ^^


Seiya est ainsi le 8e chevalier arrivé au Japon, mais se tamponne le coquillard des Galaxian Wars, lui qui ne souhaite que retrouver sa sœur. Logiquement il pète un câble en apprenant que Seika a disparu depuis son départ pour la Grèce, mais Saori Kido lui promet de mettre à sa disposition tous les moyens de la Fondation Graad pour la retrouver s’il participe au tournois et le remporte.
Après un passage sur Jabu de la Licorne et son droit de quota de flashback, le tournoi début sur le combat entre Seiya et le puissant et terrible Geki de l’Ours…
mdr

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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Jeu 26 Fév - 7:32


Résumé du tome 2 :
Hyoga obtient son armure du Cygne en Sibérie. Il participe lui aussi au tournoi intergalactique dans lequel il doit affronter le chevalier de l'Hydre. La poussière de diamants le fait triompher. Shiryu, le chevalier du Dragon, arrive des cinq pics en Chine. Il livre contre Seiya, un combat des plus titanesques. Les deux garçons échapperont de peu à la mort. Au même moment, le chevalier Ikki du Phénix fait son apparition.


Les Galaxian Wars continuent de plus belle et ce tome est bien élaboré puisque centré sur le combat entre Seiya et Shiryu, encadré par les arrivées des 9e et 10e chevaliers de bronze, Hyoga du Cygne et Ikki du Phénix (vous savez celui qui a survécu à l’Île de la Mort, à l’Enfer, et aux erreurs du doublage français ^^). Le début du manga montre bien que ce sont les 2 derniers arrivés qui devaient mener leurs camps respectifs, mais l’auteur a finalement choisi une autre voie…
Tout commence donc en Sibérie où on nous présente tout ce qu’on doit savoir de Hyoga qui obtient son armure en abattant un magnifiquement bien dessiné glacier éternel à mains nues (et noter bien le petit foreshadonwing sur la lettre qu’il reçoit du Sanctuaire, cela aura son importance par la suite ^^).


Par une ellipse dont le mangaka est coutumier, on enchaîne directement avec le combat de Hyoga contre le terrible et mortel Ichi de l’Hydre… mdr


Nouvelle ellipse et on continue en puisant dans la chambara et le wuxia pour offrir de l’action, de l’émotion et du pathos à un combat de shonen pour que le cosmos des lecteurs / lectrices s’enflamme. Et c’est réussi ! Je crois que c’est à ce moment là que démarre vraiment la série… Un passage puissant et mémorable ! Quoi de plus normal vu que le mangaka s’inspire la scène culte de son manga fétiche : le légendaire combat entre Joe et Rikiishi dans Ashita no Joe.


Nouvelle ellipse et on se retrouve avec le combat de Jabu de la Licorne contre Shun d’Andromède : le premier n’arrive pas à trouver une faille dans la défense formé par la chaîne nébulaire de son adversaire, déguste salement et finit par se prendre une méchante raclée…


La tension monte, l’ambiance devient pesante, Shun présent un danger… et Ikki du Phénix émerge de la boîte de Pandore de l’Armure d’or… To be continued !


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Message par Albéric le Dim 16 Aoû - 9:05

Les vrais héros ne meurent jamais !


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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Mer 7 Oct - 15:16

Les vrais héros ne meurent jamais !


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Message par Sieben le Sam 23 Juil - 11:09

Trop drôle ce résumé du Sanctuaire. Vraiment, j'étais mort de rire parfois.

https://www.youtube.com/watch?v=oY2T5b_6JLE
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White Square Re: Masami Kurumada, Saint Seiya

Message par Albéric le Mar 2 Aoû - 2:01

Sieben a écrit:Trop drôle ce résumé du Sanctuaire. Vraiment, j'étais mort de rire parfois.

https://www.youtube.com/watch?v=oY2T5b_6JLE
cette série me faire rire aux éclats depuis des années

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