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ANGE, La Geste des chevaliers dragons

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White Square ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Lun 1 Déc - 21:09


Résumé du tome 1 : Jaïna
Quand les dragons apparaissent, le chaos les suit et ravage les régions alentour : Un chaos que seules les jeunes vierges peuvent traverser indemnes... Aujourd'hui, Jaïna, de l'ordre des Chevaliers Dragons et son écuyère Ellÿs, partent affronter la bête. Mais qui sont les pires monstres, les dragons ou les hommes ?


Le scénariste bicéphale ANGE passe toute la mythologie du dragon à la moulinette :
- avec une inversion des situations, la vierge sacrificielle victime des dragons devenant une vierge guerrière pourfendeuse de dragon
- avec la constitution d’un ordre militaire consacré à la disparition des dragons, que nous découvrirons au fil des épisodes, et qui va se révéler au centre de toutes les tractations politiques mais aussi dépositaire de nombreux secrets (les amateurs de manga feront la comparaison avec le Claymore de Norihiro Yagi)
- avec l’introduction d’éléments résolument horrifiques, puisque l’aura draconique déforme la réalité (le Veill, auquel seules les guerrières vierges sont immunisées), faisant muter minéraux, végétaux et animaux, et transformant les êtres humains en monstres affublés de diverses tares physiques ou psychologiques…


ANGE et Varanda concoctent un récit simple mais efficace qui nous présente un univers dark fantasy de bon aloi.
La chevalière Jaïna et son écuyère Ellys sont engagés par les dirigeants d’une Cité-Etat qui veulent se débarrasser du dragon qui les menace, sauf que ces derniers ont un peu trop joué aux apprentis sorciers en tardant à se manifester (selon l’idée que plus longtemps le dragon sévit, plus de métaux et de minéraux rares il y aura à récolté après sa mort… Ah l’appât du gain est vraiment le père de tous les vices !). La résolue Jaïna cherche a savoir ce qui est advenue de sa sœur Dara précédemment envoyée occire le dragon, tandis que la jeune Ellys se demande si elle sera à la hauteur de la tâche…

Le récit est divisé en 3 parties :
- la traversée des campagnes largement plus infectée/infestées que prévu par diverses horreurs mutantes comprenant garous, stryges, vampires ainsi que quelques saloperies empruntant aux xénomorphes de HR Giger
Mine de rien on est un peu beaucoup dans un bon vieux survival horror et c’est tant mieux !
- le « répit » du fort du prince Jahn d’Epsard, assiégé chaque nuit par les créatures corrompues du Veill, où les auteurs installent une ambiance délétère voire étouffante, où tout le monde semble au bord de la crise de nerf…
- la confrontation finale avec l’infâme dragon et l’horrible révélation qui la précède
Spoiler:
Car les résistants du fort ont bien été contaminé par le Veill et leur commandant est devenu à l’insu de tous un émule d’Ed Gein, la célèbre goule du Wisconsin qui a inspiré moult auteurs amateurs d’horreur : Alfred Hitchcock pour son Norman Bates (Psychose), Tobe Hooper pour son Leatherface (Massacre à la tronçonneuse), Thomas Harris pour son Buffalo Bill (Le Silence des Agneaux)…

J’ai beaucoup apprécié la synergie entre les dessins de Varanda et les couleurs de Delphine Rieu (je n’ai pas eu l’occasion de voir la prime édition colorisée par Jung). Outre cette splendide double page initiale, dans la plus grande tradition de l’heroic fantasy, on arrive bien à rendre palpable l’immatérielle aura de corruption du Veill avec une ambiance lourde et pesante malgré des planches lumineuses et colorées.
Mais j’avoue que cette deuxième lecture a été moins ravissante que la première, car j’ai découvert quelques facilités, limitations ou précipitations dans le scénario d’ANGE, et quelques maladresses dans les dessins de Varanda (comme sur le charadesigen d’Ellys qui évolue trop rapidement de la force à la fragilité, ou de manière plus générale, sur les personnages féminins qui se ressemblent un peu trop et subissent la malédiction boobesque qui les oblige à voyager et combattre assez largement dénudées… ^^)
Mais il faut replacer les choses dans leur contexte : cette saga démarre chez Vents d’Ouest en 1998 et on est au tout début du revival fantasy en France, les éditions Soleil venant de tourner une page du genre avec sa série phare Lanfeust de Troy. ANGE se démarquait en nous offrant une fantasy adulte, sombre et sérieuse, presque dark et horrifique, mais qui va malheureusement quelque peu se trahir de mon point de vue en empruntant justement aux séries à la Lanfeust… (ce qui s’explique peut-être justement par la reprise en 2003 de la série par l’éditeur créateur des lanfeusteries qui a voulu tenter l’expérience américaine avec le dessinateur Philippe Briones).

Pas de souci donc, il s’agit d’un bon début pour une saga qui va bientôt atteindre les 20 tomes… Mais cette série est capable du bon comme du moins bon, du meilleur comme du pire, donc ce tome-ci ne reflète pas la valeur d’ensemble de la saga.

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Lun 12 Jan - 20:41


La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 2 intitulé Akanah et consacré au thème du choix.

Orin, chevalière vétérante et survivante de la bataille de Brisken (elle et son amie de petite taille armée d’une hache à double tranchant feront une apparition dans le tome 4 ^^), et ses deux apprenties pestes voire garces, Akanah et Eleanor, sont en mission diplomatique vers la ville de Monelles. Elles sont accompagnées dans leur voyage par le rêveur prêtre cartographe Jan d’Aeris…
Est-ce qu’ANGE avait déjà dans l’idée de consacrer une histoire à Akanah 5 ans avant la sortie du tome 2 ? ^^
Nous retrouvons l’orpheline sauvée par Jaïna et Ellys dans le tome 1 qui est devenue chevalière dragon après avoir rejoint le temple d’Ishtar. Mais elle est hantée par la mort de son petit frère Bryn touché par le Veill qu’elle a du tué de ses propres mains en lui fracassant le crâne à coup de pierre… C’est un peu pour soulager sa conscience qu’elle noue une histoire d’amitié puis d’amour avec celui qu’elle défendra jusqu’au bout (et celui-ci lui rendra bien), avant de nourrir le projet de quitter l’ordre pour fonder une nouvelle famille…

Beaucoup de choix dans ce tome consacré au choix :
- choix d’Akanah de tuer Bryn, de ne pas tuer Jan et d’épouser ses causes et ses rêves
- choix de Jan de cartographier le Veill puis de mettre fin à la traite des banches
- choix du capitaine d’accompagner les chevalières malgré les risques encourus
- choix d’Orin de prendre la suite d’Elwen et d’affronter le dragon avec une équipe de bras cassés
Et puis les choix finaux d’Akanah et de Jan d’Aeris quant à leurs destinées respectives…

Et malgré le côté espiègle et léger d’Akanah et d’Eleanor, on retrouve la Dark Fantasy d’ANGE avec cette cité de Monelles où la garde essaye de piéger leur doge dirigeant devenu une monstruosité démente, où les habitants par peur et ignorance cèdent aux pires superstitions, et où on préfère institutionnaliser la traite des pucelles plutôt que de se réfugier hors d’atteinte du Veill…

Une histoire plutôt sympathique qui m’a parlé voire m’a touché. Reste qu’elle est mise en images par les dessins de Philippe Briones, un transfuge du monde des comics, dont les ambitions graphiques sont moins élevées que de celles du monde de la BD. On a donc droit à un charadesign assez peu réaliste sinon simpliste (facilement transposable à tous les protagonistes ou presque), beaucoup de gros plans, peu de décors ou de panoramiques, une action un peu fouillis et çà et là un manque de souffle dans la mise en scène… (genre le combat contre le dragon qui emprunte pas mal à l’illustration « Flying Ship of Halruaa » du dessinateur Jeff Butler).

Enfin bref, c’est le cahier des charges du monde des comics où tout est conçu pour dessiner plus vite et plus facilement les 20 pages à fournir à son commanditaire chaque mois. C’est bien dommage, d’autant plus que le petit côté kawaichoupi à la Tellos de Mike Wieringo pour moi ne colle pas vraiment voire pas bien avec le ton de la série, sans parler dès le départ du marin qui ressemble à un commando navy seals ou de temps en temps des poses très lunettes de soleil et imperméables en cuir (comics post Matrix quoi ^^). La colorisation typique des productions Soleil, ici signée Stéphane Paîtreau, ne peut donc guère apporter de plus value à l’ensemble…


Cette série est capable du bon comme du moins bon, du meilleur comme du pire, donc ce tome-ci ne reflète pas la valeur d’ensemble de La Geste des chevaliers dragons.

PS : cela m’a quand même turlupiné cette histoire de bateau volant qui emmène directement les protagonistes jusqu’à l’antre du dragon, alors que dans la plupart des tomes les chevalières doivent passer par un trek sauvage et violent avant d’arriver à destination… (mais les bateaux volants c’était un peu à la mode dans les comics fantasy à l’époque ^^)

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Ven 23 Jan - 21:12


La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 3 intitulé Le Pays de non-vie et consacré au thème de la famille.

Un tome consacré à la famille donc avec :
- le clan de chasseur de Veill Vargas, tyrannisé par Melkarin, un pater familias hanté par un lourd secret qui lui pourrit la vie (il s’agit de chercheurs de trésors qui récoltent les minéraux transmutés par l’aura draconique : arrivés trop tôt ils succombent au dragon et à son veill, arrivés trop tard ils doivent se contenter des miettes !)
- la famille de la chevalière Mara, dont la sœur à choisie la vie civile et la vie de couple à la grande aventure
Une chevalière Mara travaillée par des désirs maternels inassouvis qui d’ailleurs va finir par trouver ce qu’elle recherche…
- la famille du bourgmestre devant la maison duquel se rencontre Mara et Eleanor
Le clan Vargas et la chevalière Mara ne cessent de se croiser, les uns dans leur quête d’un bon filon, l’autre dans ses investigations, pour finalement se retrouver dans l’antre du dragon au milieu de nulle part…
L’aura de démence que génère le Veill est ici très bien retranscrite, car dans une ambiance de plus en plus pesante scénaristiquement et graphiquement on glisse tout naturellement des querelles familiales à la folie meurtrière sur fond de slasher et de mutations humaines diverses et variées…
Spoiler:
avec cousine Saïra qui retrouve la vue juste pour voir arriver la hache qui lui prend la vie…
On aborde également à plusieurs reprises sans vraiment creuser (peut-être que cela sera sans un prochain tome ?) les conséquences des invasions draconiques qui génèrent des flots de refugiés voire de véritables mouvements migratoires de masse avec ici des survivants du Veill confrontés à la famine générée par l’action des sœurs de la vengeance (qui dans cet univers médiéval fantastique jouent le rôle d’Armes de Destruction Massive).

Le récit démarre et se conclut par l’exécution d’un dragon : les dragons sont ici nettement plus réussis que celui de Philippe Briones dans le tome 2 puisque qu’ils ont un côté Godzilla pas déplaisant du tout. Le combat final est cool, dynamique et épique, mais il ne fait que 3 pages… C’est presque dommage d’avoir aussi bien senti le truc et ne pas avoir été plus loin dans cette voie.
Peu de chose à redire aux dessins agréables car travaillés de Sylvain Guinebaud. Quelques charadesign interchangeables ou quelques visages surexpressifs mais absolument rien qui ne vienne gâcher la mise en scène. Ici Stéphane Paîtreau peut donner la mesure de son art avec une des couleurs sombres ou lumineuses en fonction de l’ambiance ou du propos, mais je gage que des yeux plus exercés que les miens pourront trouver à redire à tel ou tel point de la colorisation par ordinateur.
On se permet même une private joke sur la tenue de Mara, plus habillée que ses consœurs des tomes 1 & 2… ^^

J’adore la manière dont ANGE construit son univers par petite touche, car il ici le dernier mot de tome est « Eleanor ». La petite fille dont on a suivi le parcours dans cet épisode va ainsi devenir la camarade espiègle d’Akanath dans le tome 2 (d’ailleurs leurs divergences d’opinion malgré la similitude de leur caractère s’explique ici : Akanath n’a jamais vu de chevalière en action contre un dragon, Eleanor si, et c’est ce qui la guide !)
Si j’avoue avoir davantage apprécié la deuxième lecture que ma première, il reste encore un je ne sais quoi sur le fond ou sur la forme qui m’a empêche d’être totalement convaincu et de lâcher les étoiles. Si ce n’est que partie remise (et cela ne sera pas dans les tomes 4 & 5), il s’agit ici d’un tome plutôt réussi.

Cette série est capable du bon comme du moins bon, du meilleur comme du pire, donc ce tome-ci ne reflète pas la valeur d’ensemble de La Geste des chevaliers dragons.

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Sieben le Dim 25 Jan - 15:35

Excellentes critiques pour une série qui n'en demande pas tant. C'est complètement à la ramasse cette série. Où ça en est ? Au tome 19, 20 ? Il est tant que les aventures de ces femmes chevaliers vierges s'achèvent ? Trop originale le pitch ! Je suis vierge donc ça me donne un pouvoir spécial... Erf ! Une série d'une autre époque. Même pour Soleil ça devient carrément gênant. Depuis ils se sont lancés dans des trucs plus sérieux comme Servitude et autres. Mais tant qu'ils franchissent la barre des 30 000 exemplaires...
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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Dim 25 Jan - 15:42

Sieben a écrit:Excellentes critiques pour une série qui n'en demande pas tant. C'est complètement à la ramasse cette série. Où ça en est ? Au tome 19, 20 ? Il est tant que les aventures de ces femmes chevaliers vierges s'achèvent ? Trop originale le pitch ! Je suis vierge donc ça me donne un pouvoir spécial... Erf ! Une série d'une autre époque. Même pour Soleil ça devient carrément gênant. Depuis ils se sont lancés dans des trucs plus sérieux comme Servitude et autres. Mais tant qu'ils franchissent la barre des 30 000 exemplaires...
Comme beaucoup d'autres, je crois que tu te trompes au sujet de cette série.
Le pitch devient vite un prétexte pour développer l'univers et au final chaque tome est consacré à une/des thématique intéressantes. Après on ne va pas se mentir, il y à aussi à boire et à manger, mais je suis sûr que les projets d'ANGE se sont télescopés à plusieurs reprises à la volonté de Soleil de faire du Soleil, pire d'utiliser le pitch pour faire un truc mainstream bien boobé pour partir à la conquête de nouveaux marchés.
Il y a vraiment des tomes très bien ! (malheureusement pas le tome 4, qui de mon point de vue est un beau ratage...) Si c'est une série d'une autre époque, c'est aussi une série qui a fait changer la fantasy BD d'époque en essayant de faire de la dark fantasy à une époque où ne faisait que des trucs d'une classicisme aujourd'hui désuet.

PS: je pensais exactement comme toi avant de me pencher sérieusement sur la série et ses nombreux tomes

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Lun 30 Mar - 21:48


Résumé du tome 4 : Brisken
La bataille la plus sanglante de l’histoire de l’Ordre des Chevaliers Dragons !
Des dizaines de milliers de créatures déformées par le Veill déferlent sur le pays, comme une marée de morts. Après avoir balayé les troupes de l’empire, les monstres ne sont plus qu’à quelques journées de la capitale.
Seules les Chevaliers Dragons sont assez fortes pour s’interposer, et l’Ordre ne peut ignorer la demande de l’Empereur. La bataille de la passe de Brisken, restera-t-elle dans les mémoires pour avoir été la bataille qui a sauvé l’empire, ou le plus grand piège dans lequel est tombé l’Ordre des Chevaliers Dragons ?



La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 5 intitulé Brisken et consacré au thème du sacrifice. Beaucoup de sacrifices donc au court du récit, individuels ou collectifs, l’Ordre de Messara devant ainsi sacrifier sa vengeance sur l’autel du devoir…

ANGE recours ici à un de se ses schémas narratifs préférés : débuter par un flashforward qui annonce dès le départ une amère et inéluctable fin, avant que le récit ne rattrape le flashforward pour aboutir à la véritable fin.
Et ici on nous raconte une des plus vieilles, une des plus efficaces et une des plus universelles histoires du monde : le combat héroïque mais désespéré de peu contre beaucoup. Bref, ici on nous refait la Bataille des Thermopyles et c’est vachement cool ! (le « 400 » d’ANGE est sorti du même moule que le 300 de Zack Snyder… ^^)
L’Empereur de Messara, dépassé par l’avancée de l’avancée de l’aura de corruption d’un nouveau dragon, demande au premier ordre des chevaliers dragons de tenir la passe de Brisken pour protéger la capitale en attendant l’arrivée des renforts. Dès le départ cela pue le traquenard à plein nez, mais la matriarche et les anciennes convoquent le ban sonne le ban-arrière ban de l’ordre et chevalières, écuyères et apprenties partent sauter à pieds joints dans le piège qui leur ait tendu.
A travers les yeux de la chevalière Alia (sur le principe du journal utilisé par Glen Cook dans sa très dark fantasy Compagnie noire), on suit donc siège, assaut, contre-assaut, charge désespéré, retraite sinon fuite désespéré et dernier baroud d’honneur avec les renforts de l’ordre d’Ishtar commandé par la chevalière Orin (et qu’on retrouvera dans le tome 2 avec son amie de petite taille spécialiste du combat à la hache)… Bref, c’est la totale pendant qu’on suit en parallèle les instigations d’une ancienne chevalière de l’ordre de Narak concernant le dragon par qui le malheur est arrivé et qui est censé être mort… (Dragon que par ailleurs on ne verra jamais, ce qui tord à ceux qui critiquent la série comme étant un monster of the week).
Vaste complot ou machination incroyable derrière tout cela ? Non, juste un dirigeant comme les autres dont l’ego ne peut pas supporter qu’il existe en son royaume des individus qui ne lui obéissent pas au doigt et à l’œil, pire des individus qui soient peut-être plus puissant que lui donc hors de portée de ses caprices d’enfant pourri gâté. On connaît bien la chanson, puisqu’on subi les mêmes IRL chaque jour qui passe... VDM

Passons aux choses qui fâchent : les dessins de Philippe Briones. Autant l’humour espiègle des apprenties chevalières Akanah et Eleanor pouvait bien s’accommoder des graphismes comics un peu cartoon dans le tome 2, autant là avec autant de pathos et de tragédies je dis non (ben oui, les goûts et les couleurs, les attentes et les exigences hein). Je n’ai rien contre lui ou son travail, mais il est clairement plus à l’aise avec le monde des comics qu’avec celui de la bande-dessinée à l’européenne, et là pour cette histoire epicness to the max il nous offre des personnages visuellement interchangeables qui ne dégagent pas grande chose (sauf peut-être la commandante Asten) et des créatures qui ne ressemblent pas à grande chose (des espèces de chat-gobelins-garous bondissants qui visuellement font plus rire que peur). Et puis les chevalières qui changent de visages ou de morphologie toutes les pages, cela m’a sorti constamment du truc ! La palme revient sans du chevalier Tora, héroïne du récit qui ressemble à un clone bodybuildé de Grace Jones sans aucune grâce et sans aucune classe, à moins qu’elle ne revienne à la jeune Naëlle dont le charadesign change à chaque case où elle apparaît (page 44 elle passe de nonne en communion à garçon manquée narquoise en 2 cases… n’importe quoi !!!)
Il y a bien quelques planches très heroic fantasy qui essayent de tirer l’ensemble vers le haut à l’image des couleurs de Stéphane Paitreau (qui peuvent difficilement s’exprimer ici), mais les partis pris comics / cartoons / kawaitchoupi sont une Erreur Terrible de Casting qui ne colle pas du tout à l’esprit Dark Fantasy de l’univers et de la série. Un coup d’épée dans l’eau quoi. Du coup ma note est sévère voire salée, mais relève du coup gueule contre le choix de dessinateur… (Qui doit sans doute être imputé à l’éditeur Soleil qui a tenté l’aventure américaine avec ce tome et ce dessinateur qui constitue le premier épisode de Tales of the Dragon Gard. Pour pénétrer le marché américain, on a pris un dessinateur très proche du monde comics qui suit les codes des comics pour ne pas trop dépayser les lecteurs de comics.) Quand on voit les autres dessinateurs de la série, je pleure un peu quoi ! Varanda, Sieurac Démarez, Vax et cie sont carrément bien meilleurs, et là ce n’est pas une question de goûts et de couleurs…

Cette série est capable du bon comme du moins bon, du meilleur comme du pire, donc ce tome-ci ne reflète pas la valeur d’ensemble de La Geste des chevaliers dragons.

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Ven 1 Juil - 20:48


La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 5 intitulé Les Jardins du palais et consacré au thème de la valeur.

On suit Ralène en pleine crise de confiance, Snejana en pleine crise d’arrogance et Josanifellana-Sîn a Dekellanne, une petite peste blonde et boobée qui n’attend qu’une occasion de se carapater pour retrouver son ex fiancé... Le trio se lance dans une course au trésor pour retrouver la Pierre d’Arken (clin d’œil à l’Arkenstone du Hobbit de Tolkien) dans l’ancien palais du doge Alanessi, saccagé par un dragon et son aura de corruption. Palais qui pour ne rien arranger est situé au cœur d’une jungle remplie créatures mutantes plus dangereuses les unes que les autres.
On commence par une super scène d’ouverture à la Predator, mais on finit en insistant plus que nécessaire sur une tentative de viol sur une pétasse narcissique vierge, tandis que la peste blonde cumule gaffes et ennuis avant de mystifier tout son monde… Ouais c’est pas mal, mais je n’aie pas été convaincu par ce nouveau récit élaboré par le scénariste bicéphale ANGE.

Les dessins et la colorisation sont très corrects, mais on ne peut pas instaurer une ambiance lourde et pesante avec des graphismes à la Tellos, et Christian Paty n’a pas le talent de feu Mike Wieringo.
En plus on voit bien que moult planches ont été conçues pour mettre en valeur la plastique des héroïnes plus ou moins dénudées. Depuis les succès d’Arleston, les BD fantasy françaises subissent la malédiction et l’invasion des boobs. lol
Du coup le baroud d’honneur de Ralène, qui culpabilise d’avoir survécu à son combat contre le dragon là où toutes ses camarades sont tombées, et le drame vécu par Snejna confrontée à son cousin qui la hait cordialement n’ont fonctionné qu’à moitié avec moi. Quelques mises en scène sont réussies, mais comme les graphismes d’ensemble ne sont pas top cela ne marche pas très bien non plus. Mais bon, dès le départ la couverture n’était déjà pas très inspirée…

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Ven 1 Juil - 20:52


La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 6 intitulé Par-delà les montagnes et consacré au thème de l’incertitude.

Le combat contre le dragon est traité d’entrée par une scène blockbusterienne peu prolixe en phylactères.
Le reste du récit va se centrer sur la chevalière N’Aria, renommé Raiäd par les Nauris, une tribu montagnarde affectée par l’aura corruptrice du veill. D’abord décidée à aller au bout de sa mission de nettoyage, elle va peu à peu se décider à prendre fait et cause pour ceux qui l’ont sauvé, à commencer par la jeune et résolue Djana et Kiar le séducteur… Quitte à s’opposer à sa némésis Na’Kira et à son âme sœur N’Elwen.
Le gros de récit se veut judiciaire, et on pioche joliment dans la Controverse de Valladolid, même si les débats se portent plutôt sur la possibilité de condamner quelqu’un pour un crime qu’il n’a pas encore commis, ou les limites du principe de précaution… (remember Minority Report ^^)

Ce qui fait vraiment le sel de cette bande-dessinée, c’est ce final tragique qui s’achève sur une planche magnifique. Tandis que le récit poursuit par le dessin, les dialogues cèdent leur place à un narrateur omniscient qui raconte les faits tels qu’ils sont restés dans les annales… Avec leur lot d’incertitudes et de zones d’ombre, donc la fin est totalement ouverte !!!

Les dessins de Laurent Sieurac sont plutôt réussis, mais la colorisation de Stéphane Paitreau n’est pas toujours au niveau, et quelque part c’est un peu dommage (on navigue entre le bon et le bof…).
Comme tout se passe dans les montagnes dans un climat plutôt polaire, les personnages sont emmitouflés dans leurs doudounes. Du coup on évite joliment la malédiction et l’invasion des boobs et du fan-service voyeuriste à 2 balles ! ^^

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Sieben le Sam 2 Juil - 12:56

Pour l'instant à part le tome 1 dessiné par Varanda on ne peut pas dire que ce soit le luxe niveau graphisme. Encore un regret comme sur Le Serment de l'Ambre que ce ne soit pas le dessinateur d'origine qui accompagne la suite de la série...

Je n'ai pas envie de défoncer la série, alors pour partir avec un bon à priori je vais faire une sélection et me tourner vers les albums avec lesquels je pense avoir un bon feeling graphique: T1 de Varanda, T8 de Fabrice Meddour, T11 et 20 de Looky, T13, 17 et 18 de Vax, T21 collectif, et le dernier T22 d'Alexe.
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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Sieben le Sam 13 Aoû - 21:02

Je n'ai pas dû commencer par le bon bout car ce tome 22 d'Alexe... sans commentaire. Franchement je n'ai pas envie de m'étendre dessus mais parler de déception serait de l'euphémisme. Voilà un album qui fait partie du bas de l'échelle...

Aussi, je pensais qu'on était dans du one shot avec "La Geste" mais apparemment comme beaucoup de série qui prétendre faire du one shot à la base, à mesure qu'on prolonge la série les nouveaux albums recoupent leur scénario avec ceux des précédents albums. Parce qu'en lui-même ce T22 raconte du rien, vraiment que-da-lle ! Jon Snow sur le mur d'Hadrien qui attend la menace de l'autre côté. Elle va finir par se pointer ? Et ben non, tu te fais juste chier pendant 50 pages pour rien. Bon, même si je ne les connais pas les références, j'ai compris grosso modo de quoi ça parlait, mais bon ANGE n'était clairement pas inspiré ici.

Et puis le dessin... elle est où la jolie nana et sa jolie armure de la couverture ? Publicité mensongère...

Mais je ne vais pas prolonger le supplice. Tu te feras une idée lorsque tu y parviendra.

La prochaine fois, je commencerai par le début et le tome 1, de l'avis général le meilleur du cycle.
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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Sam 13 Aoû - 21:11

Moi je suis la série en intégrale, et généralement c'est 1 bon, 1 correct, 1 médiocre...

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

Message par Albéric le Sam 13 Aoû - 21:18


La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 7 intitulé Revoir le soleil et consacré au thème de l’espoir.

Argh la grosse frustration. Il y avait tellement de bons ingrédients pour que cela marche du tonnerre… Mais la mayonnaise n’a pris qu’à moitié avec moi, alors que j’ai senti et que je sens encore un potentiel de ouf avec cette histoire. Bref, il manque un je-ne-sais-quoi pour que le récit tienne toutes ses promesses… Si tout avait été bien négocié, j’aurais mis 5 étoiles sans mégotter.

Le Veill est sur la cité (qui à moins que je n’ai pas été vigilant, n’est pas nommée), mais ses funestes manifestations ne sont pas encore visibles. Les autorités prennent tout leur temps pour recevoir la délégation des chevalières dragons… Il semble y avoir quelque chose de pourri dans le royaume qui ressemble à une version grimm & gritty de feue Pompéi…
Je n’ai jamais vraiment su où les auteurs voulait en venir avec tome ? Quel est le fil directeur d’ailleurs ?
- la jeune adolescente Miyo qui veut sauver ses jeunes camarades avant qui n’il ne soit trop tard, et qui égorge le gros porc à qui on a donné son corps juvénile en récompense, avant d’être violée collectivement par une demi-douzaine de brutasses
- l’opposition entre Enôr d’origine roturière qui explique à cor et à cri que valeurs humaines doivent passer avant les subtilités politiques, et qui va mourir salement, et Vaune d’origine nobiliaire, qui explique que le règlement est le règlement et qui va faire semblant de ne pas voir les souffrances de tout un peuple (avant de changer radicalement d’avis et d’être la seule survivante de son groupe)
- la chevalière fumeuse Tyra (anachronisme dans un monde médiéval fantastique ? ^^) qui discours sur le fait qu’elle n’est là que pour zigouiller un dragon et rien d’autre et qui va mener ses camarades à une mort inéluctable avant de mourir à son tour héroïquement (une tragédie qui m’a rappelé aux bons souvenirs du manga Claymore !)
Pourquoi insister sur l’esclavage sexuel de masse des adolescentes et des adolescent de ce royaume par une caste de nobles pourris et dégénérés se prenant pour des demi-dieux, si c’était pour offrir à ces derniers une belle image et une belle tirade dans le final apocalyptique ???
Avec cette aristocratie imbue d’elle-même qui exploite un peuple d’esclaves, j’ai senti qu’ANGE réutilisait le travail effectué sur la belle trilogie des Trois Lunes de Tanjor. Sauf que tout transposer à l’univers de La Geste des chevaliers dragons en 48 pages, c’était une gageure sans doute hors de portée pour l’auteur bicéphale.

C’est dommage que j’aie ressenti l’impression qu’on reprenait un peu le final du tome précédent.
Mais au niveau de la narration il y a un truc vraiment super :
Le tome commence par une scène de carnage avec une rescapée qui se prépare à affronter un dragon sans son épée. C’était un flashforward. Retour au présent cinq jours plus tôt, et quand le récit rattrape ce qui avait été conté par le flashforward, on reprend les mêmes phylactères que ceux de la scène introductive tout en continuant l’action qui avait été laissée en suspend. C’est d’autant bien fait qu’on met en parallèle le dernier combat de Tyra contre le dragon et celui de Vaune contre l’esclavagisme de la cité. Là je me lève, je frappe des mains et je dis bravo : c’était excellent !!!

Les graphismes de Thierry Demarez, un dessinateur que j’aime bien, sont de qualité, surtout au niveau des décors très réussis, et bien mis en valeur par une mise en scène dynamique. Pour ne rien gâcher, l’encrage et la colorisation collent bien à son travail. Si on essaye de ne pas trop insister sur les boobs, les fesses et les cuisses des diverses protagonistes féminines du drame (est-ce dommage vu que le dessinateur est si doué pour mettre en valeur les formes de ses héroïnes ? ^^), il reste des expressions faciales que j’ai trouvée un peu trop marquées sur telle ou telle case. Un peu comme si on avait appuyé sur pause lors du visionnage d’un film… Dommage aussi que le dragon ressemble un peu trop à un velociraptor géant échappé de la saga Jurassic Park.

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Message par Albéric le Lun 15 Aoû - 8:53


La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 8 intitulé Le Chœur des ténèbres et consacré au thème de la folie.

Ici aussi une histoire très (trop ?) ambitieuse : faire une relecture du Cœur des ténèbres, le classique de Joseph Conrad !
Comme si le titre n’était pas assez signifiant, c’est indiqué noir sur blanc dès la 1ère case… Bref ce tome 8 est placé sous le signe de l’hommage.
Les premières images nous rappellent aux bons souvenirs de La Quête de l’Oiseau du temps de Serge Le Tendre et Régis Loisel, mais la chevalière Marly présente de faux airs de Sonya la rousse et Joseph (encore un clin d’œil à Joseph Conrad et son œuvre) de faux airs de Conan le barbare, tous deux créations de R.E. Howard (cela nous offre quelques belles planches pleines de morts, de sang et violence).
Les scènes horrifiques de cette BD (2009) m’ont rappelé aux bons souvenirs des films The Descent (2005) et The Burrowers (2008). Et en cours de route l’hommage au Cœur des ténèbres peut se muer en hommage à Apocalypse Now. Et la belle et amère fin, emprunte à quelques classiques des mondes des comics ou du manga. Et puis cette histoire de chevalière envoyée par son ordre régler le compte d’une camarade ayant sombré dans la folie, cela fait très Claymore de Norihiro Yagi, n’est-ce pas ? ^^

Ce tome est l’histoire d’un voyage à travers l'obscurité d'une jungle mystérieuse, mais aussi un voyage initiatique, où la chevalière Maly est confrontée à elle-même. Un voyage où rêves et réalité se mêlent, et où la folie ronge les soubassements de la raison.
On comprend vite que cela ne tourne pas rond dans la caboche de la chevalière Marly, victime d’hallucinations :
- elle entend les voix qu’elle a entendu consciemment ou inconsciemment au cours de son passé, ce qui nous en apprend quelque peu sur sa personnalité, sauf qu’à la fin le flashback devient flashforward et qu’on entre dans le postmodernisme...
- elle entend les descriptions du narrateur dont on suit les déclarations au fil des phylactères : on est en plein postmodernisme (c’est génial ou c’est bidon, c’est à vous de vous faire une opinion !)
- elle entend régulièrement un mystérieux chant, et on ne saura jamais si c’est ou si ce n’est pas celui des monstres-esclaves de l’exploitation d’enoire de Krista.
Pour ne rien gâcher, elle est aussi atteinte de crises de violence sanguinaire, spécialement quand on la traite de folle… Ce qui nous fait dire qu’elle est carrément bipolaire puisque qu’elle pleure sur le sort des victimes du veill, dont elle conteste l’honteuse utilisation, avant de les tuer sauvagement sur un coup de sang…
On comprend vite aussi qu’il a anguille sous roche : il y a un dragon à affronter, mais on n’en parle peu, il y a une expédition pour le tuer, mais Marly n’est fait pas partie… Du coup pourquoi la chevalière Marly veut-elle rejoindre la chevalière Krista ?
Outre la folie du personnage principal, ce qui rend difficile la reconstitution de puzzle scénaristique c’est les ambiguïtés des personnages secondaires :
Spoiler:
- que recherche le barbare musclé Joseph en entretenant une relation intime avec la guerrière vierge Marly ? Visiblement sa vision nietzschéenne de l’existence, mais c’est tout sauf clair…
- pourquoi la chef Hariane recherche-t-elle la première occasion pour se débarrasser de la chevalière Marly ? mystère
- pourquoi les membres du deuxième campement pratiquent-ils sacrifices humains et auto-scarifications ? mystère
- que souhaite belle-nièce en jouant les stalkers vis-à-vis de Marly, et qui recherche la proximité des victimes du veill qui vont finir par la dévorer vivante ? WTF !
- que recherche bel-oncle qui accompagne Marly aussi loin que faire se peut avant de se muter en monstre en 1 case ? WTF !
J’ai lu, relu et rerelu la BD en long en large et en travers, mais je n’ai pas trouvé les noms des deux personnages…

Malgré un scénario pas facile d’accès, il y avait largement moyen d’apprécier l’histoire. Mais les dessins de Fabrice Meddour, colorisés par Stéphane Paitreau, m’ont à la fois fait entrer dans le truc et fait sortir du truc…
Dès le départ ça ne va pas avec cette chevalière en body noir échancré et en corset de cuir rouge, destinés à montrer ses cuisses de face et ses fesses de dos. Qu’importe puisque de toutes les manières on aura droit ici ou là à des planches bien boobées. Mais ce qui ne va vraiment pas c’est le charadesign sans aucune constance… Les personnages changent de traits d’une page à l’autre voire d’un case à l’autre. Pour l’héroïne, cela pourrait être une expression de sa schizophrénie, mais au vu des petites approximations de proportions, d’anatomie et de symétrie, je n’y crois guère. C’est tellement olé olé, que parfois je me suis emmêlé les pinceaux entre quelques personnages…
C’est d’autant plus dommage que les décors et les créatures assez voire très réussis participent eux pleinement à l’ambiance lourde et pesante qui colle parfaitement au scénario. Mine de rien, c’est un peu du gâchis ! Si les graphismes n’avaient pas été si inégaux, j’aurais passé outre les ambiguïtés du scénario et j’aurais mis 4 étoiles sans hésiter davantage.

Cette série est capable du bon comme du moins bon, du meilleur comme du pire, donc ce tome-ci celui-ci ne reflète pas la valeur d’ensemble de La Geste des chevaliers dragons...

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Message par Sieben le Lun 15 Aoû - 11:49

Quand même tu as beau défendre contre vents et marées la série, tu en conclus souvent à 'l'album qui ne reflète pas la valeur de l'ensemble". Donc au final il y a plus de négatif que de positif pour le moment, donc la "valeur d'ensemble" elle tire méchamment vers le bas. :(

Ce tome 8 est un de ceux qui m'intéresse le plus. Beaucoup on parlait d'un côté Apocalypse Now fantasy. A lire.

En tout cas tes avis sont de loin les plus pertinents que j'ai pu lire sur cette série. Keep Going
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Message par Albéric le Lun 15 Aoû - 11:52

Sieben a écrit:Quand même tu as beau défendre contre vents et marées la série, tu en conclus souvent à 'l'album qui ne reflète pas la valeur de l'ensemble". Donc au final il y a plus de négatif que de positif pour le moment, donc la "valeur d'ensemble" elle tire méchamment vers le bas. :(
j'ai aussi souvent dit que les tomes plus plus moyens se concentrait sur les débuts de la série qui a dépassé les 20 tomes... blink

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Message par Albéric le Lun 15 Aoû - 15:28

sinon oui, un tome 8 intéressant mais pas assez réussi pour être passionnant

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Message par Albéric le Lun 15 Aoû - 15:36



La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 9 intitulé Aveugles et consacré au thème de la trahison.


Tout commence immédiatement avec trois guerrières ligotées dans un lieu inconnu, qui tentent de se libérer de leurs liens avant que les créatures du Veill qui se trouvent derrière une cloison de bois ne les mettent en pièces. Mathide de l’Ordre de Narak, Loÿs de l’Ordre de Messara et Oris de l’Ordre d’Ishtar (voir tomes 2 et 4) sont trois personnes qui ne se connaissent pas et qui doivent faire cause commune pour s’échapper et démasquer leurs mystérieux ravisseurs…
Cela ne vous rappelle rien ? Si, tous les codes du survival-horror post Saw. Les amateurs de récits horrifiques apprécieront. ^^
Nous suivons ensuite le prêtre Hassan, un spécialiste des dragons qui tente de percer leurs mystères et ceux du Veill, et qui recherche un allié pour financer ses recherches, et la comtesse Albyne (dont la cousine chevalière Snejada sévit dans le tome 5) qui cherche un allié dans pour faire avancer la cause des femmes, à commencer par la sienne…
Nous suivons enfin la chevalière Alia, rescapée du drame de Brisken (voire tome 4), qui supervise la reconstruction de l’ordre de Messara sous les ordres d’une nouvelle matriarche qui est cynique là ou l’ancienne était idéaliste.

Aveugles sont tous les personnages : Mathilde, Löys et Oris ne savent pas qui les séquestre, Hassan ne sait pas qui l’a trahi, Albyne ne sait pas qui l’a dénoncée, Alia ne sait pas qui est derrière les attaques contre les chevalières dragons. Evidemment ANGE se fait un plaisir de semer les fausses pistes pour mieux nous perdre et mieux nous surprendre par la suite... ^^
Certains sont aveuglés par leurs intérêts personnel comme l’ambition, le profit ou un désir de revanche ma placé voire malsain, d’autres sont aveuglés par leurs idéaux, comme la préservation de leur ordre ou la soif de connaissances… C’est donc fatalement la désillusion et le désenchantement qui les attendent tous, et qui tous deux vont et qui se rejoindre dans les ténèbres du désespoir.
Celle qui voulait sauver son ordre a failli le conduire à sa perte, l’espionne Halyssa déjà aperçue dans le tome 4 prend tout à celui qui voulait tout lui donner, Alia qui avait défendu jusqu’au bout ses idéaux va feindre et mentir pour profiter de la situation ou lieu de faire éclater la vérité… Mais de la Boîte de Pandore peut jaillir l’Espoir, comme les chevalières Mathilde et Loÿs qui après une histoire d’amitié entament une histoire d’amour, ou comme le prêtre Hassan qui redémarre ses recherches de zéro pour peut-être découvrir le grand secret de l’origine des dragons (voire tome 13)…

ANGE a toujours aimé jouer avec les procédés narratifs : ici c’est la comptine récitée par l’apprentie Mara (voire tome 3) qui sert à la fois de flashforward, de fil directeur et de conclusion morale pour les 3 POVs du récit.
Il était une fois un vieil homme tout seul, habillé de noir et de démons, il était le seul à voir clair... Il était un homme amoureux et son amour lui avait crevé les yeux...rendant son intelligence aveugle sans qu'il ait mal et sans qu'il le sache... Il était des princesses enfermées, closes dans une prison de pierre, et elles avaient beau lever les yeux, les rochers aveuglaient leurs paupières... Il y a ceux que jamais rien n'arrêtera, ceux qui recommencent encore, ceux qui recommenceront toujours et ceux qui dansent en riant...
L’histoire est bonne, mais si elle ne peut prendre toute sa dimension dans le format étriqué du one-shot, et c’est bien dommage car chacun des 3 POVs auraient gagné à être développer, au lieu de parfois s’entrechoquer… Les dessins de Francisco Ruizgé sont agréables car de qualité, et bien mis en couleurs par l’expérimenté Stéphane Paitreau : tous les feux sont au vert pour cette BD fantasy.


Décidément, cette série Dark Fantasy ne dément pas ses références horrifiques, c’est pour ça que je ne comprend vraiment pas pourquoi Soleil a essayé d’en fait un truc comics/manga mainstream en édulcorant à plusieurs reprises, et de manière assez visible, la noirceur du fond par des graphismes kawaitchoupi sur la forme -d’où des Erreurs Terribles de Casting au niveau des dessins).

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Message par Albéric le Lun 15 Aoû - 15:40


La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 10 intitulé Vers la lumière et consacré au thème du changement.

Le combat contre le dragon est expédié d’entrée par un combat aérien. On réexploite les bateaux volants ironpunk du tome 2, mais tout cela n’est absolument pas développé (et pour moi tant mieux, je trouve que cet élément contredit trop la mythologie de la série). On se concentre sur les efforts des survivants… ANGE nous annonce dès le départ que l’un d’entre eux est promis à un grand avenir, que l’un d’entre deviendra roi de ses propres mains, que l’un d’entre eux changera la face du monde !
Jan l’officier blasé entre deux âges ?
L’expérimentée chevalière Marik ?
Un jeune homme beau gosse ?
Une mère et son enfant ?
On est dans le survival, puisqu’on se concentre sur les rescapés du crash et les relations qu’ils entretiennent entre eux mais on est aussi dans la Dark Fantasy à l’ancienne puisque tout le monde tombe rapidement dans les filets des nomades sardes esclavagistes. On évoque voire on survole donc tous les thèmes des relations de maître à esclaves… Ceux qui ont été récemment réduits à la servitude ne pensent qu’à retrouver leur liberté, mais certains œuvrent pour leur prochain, tandis que d’autres ne pensent qu’à leur petite gueule. Comme IRL quoi, et plus on monte dans la société et plus on ne pense qu’à sa petite gueule… Les ventes aux enchères battent leur plein, jusqu’à l’intervention des armées du duc (duc de quoi, on n’en saura jamais rien), diversion inespérée pour les personnages d’échapper à leur sort…
Spoiler:
Et au final l’élu du destin est le petit Louis, enlevé par le cavalier noir et qui deviendra sans doute le roi des Sardes qui déclenchera la Guerre de Mille Ans…

Une assez bonne histoire donc, mais on ne va pas se mentir les dessins sont mauvais ! Les éditions Soleil ont fait leur beurre en mariant à la bande dessinée franco-belge les influences des comics et des mangas, et je suis partisan de cette politique cosmopolite pour ne pas dire syncrétique. Mais on n’est pas obligé de copier bêtement des cahiers des charges castrateurs des uns et des autres… Pourquoi des arrière-plans moyens voire vides ? Pourquoi des personnages masculins prognathes ou point de devoir porter des pièces d’armures pour protéger cette partie de leur anatomie ? Pourquoi des personnages féminins bien boobés mais mal ? Pourquoi une guerre des clones au niveau d’un charadesign peu expressif pour rester poli (toutes les camarades de Marik se ressemblent comme des gouttes d’eau) ? Pourquoi comme dans moult comics j’ai l’impression que les enfants ressemblent à des hobbits cartoonesques ? Je n’ai rien contre Edouard Guiton, mais là même le duo formé par Stéphane Paitreau et Eiko Takayama n’arrive pas à tirer les graphismes vers le haut… Résultat ? Un beau coup d’épée dans l’eau !

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Message par Sieben le Mar 16 Aoû - 22:14

C'est très personnel mais en ce qui me concerne j'accorde toujours plus d'importance aux graphisme, comme je l'ai déjà dit. Non pas que je considère le scénario comme secondaire mais je lis une bd d'abord pour les dessins.

Pour cela que je ne risque pas d'en lire énormément d'albums de ce cycle. Ruizgé je l'aime bien depuis son uchronie fantastique avec Mangin sur Luxley. Donc le tome 9 fait parti de ma shot list. Content qu'il possède également une bonne histoire d'après ce que tu annonce. Pour le t10 c'est niet direct. Qu'il est vilain !
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Message par Albéric le Mar 16 Aoû - 22:23

oh oui, qu'il est vilain ce tome 10 : du mauvais comics

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Message par Albéric le Mar 16 Aoû - 22:33



La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 11 intitulé Toutes les milles est une lunes.

Encore une fois un très bon tome, d’autant plus plaisant qu’il suit un tome moyen sinon médiocre.
Les 33 ordres chevaliers dragons se rassemblent la forteresse, un lieur isolé à l’écart du reste du monde, objet de toutes les rumeurs (comme celle de l’emprisonnement d’un dragon endormi…), pour prendre les décisions qui s’appliqueront à tous.
600 ans après Brisken, les expériences de Milgram du tome 9 qui faisait figure d’abomination, de crime contre l’être humain, font désormais partis des rites initiatiques des Chevaliers Dragons… Autres temps, autres mœurs avec une Ancienne très spartiate dans l’âme qui réclame à cor et à cri le retour aux lois de fer des âges de fer (le mythe de l’âge d’or, de la décadence et de la régénération nationale et tout ça… on connaît bien la mélopée funèbre des crypto-fachos). Les Chevaliers qui avaient juré de ne jamais se mêler de politique ne font ici que de la politique, avec tous ses complots, intrigues et trahisons propres au genre politique !

Encore une fois un tome très riche avec ses 3 POV’s qui s’entremêlent ici assez bien :
- nous suivons le POV des novices qui tentent de réussir leurs épreuves initiatique dans des conditions très difficiles : la violente épreuve du corps, la terrible épreuve du cœur et l’horrible épreuve de l’âme. Parmi ces novices, on met en avant Amarelle, Letty et Iosra de l’Ordre d’Ishar.
- nous suivons le POV des matriarches, qui s’allient ou s’opposent à la politique de l’Ancienne avec Farida, Matriarche de l’Ordre d’Ishtar, désignée pour être l’arbitre du scrutin ou les matriarches des Ordres de Tcha-Sarki et de Chastelle qui entretiennent relation jugée naturelle par certaines et contre nature par d’autres…
- nous suivons le POV de l’Ancienne, obnubilée par la guerre à venir et prête à tout et au reste pour se faire réélire et mettre en place son délirant programme de révolution nationale basé sur la loi du plus fort et la survie du plus apte, mais qui derrière ses grands discours œuvre sans doute d’abord et surtout pour son orgueil et son goût du pouvoir…
Les novices vont-elles survivre à leur épreuve ?
Faro va-t-elle suivre sa raison ou son ambition ?
Les deux amantes matriarches seront-elles les premières victimes du nouvel ordre mondial néocons ?
Letty et sa camarade orientale Hessaï seront-elles sacrifiées sur l’autel des ambitions de l’Ancienne
La courageuse Amarelle sera-t-elle sacrifiée sur l’autel des manipulations des uns et des autres ?


L’épilogue est riche en foreshadowing :
Spoiler:
L’Ancienne reprend le chemin de la guerre qu’elle n’aurait jamais du quitter.
Farida obtient le poste d’Ancienne qu’elle avait finalement toujours désiré.
Les deux matriarches doivent mettre fin à leur histoire d’amour lesbien…
Letty et Hessai entame leur propre histoire d’amour lesbien…
Quant à la brave Amarelle, elle sera la principale opposante au Roi des Sardes introduit dans le tome précédent… Mais Vax nous dessinera tout cela dans les tomes 18 & 19, les plus aboutis de la série !

J’ai eu un peu de mal à m’habituer au style graphique de l’autodidacte dessinateur Looky, mais une fois passé le temps d’adaptation cela n’a été que du bonheur ! Chaque personnage dispose de son propre charadesign, chaque personnage dégage charisme et expressivité (même si pas mal de cicatrices viennent un peu atténuer cette expressivité). Mieux, les décors distillent une belle ambiance croisades en alternant d’un planche à l’autre influences chrétiennes, byzantines ou musulmanes. Inutile de vous dire que les coloristes Stéphane Paitreau et Eiko Takayama se sont régalés sur ce tome !

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Message par Albéric le Mar 16 Aoû - 22:35



La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 12 intitulé Ellys et consacré au thème de la culpabilité.


Après 3 tomes riches en intrigues et/ou en foreshadowing, ANGE revient à une histoire simple mais très touchante pour ne pas dire très émouvante. Nous retrouvons Ellys, écuyère de Jaïna (voir tome 1), qui chassée de l’Ordre d’Ishtar a refait sa vie comme aventurière avant d’épouser le Duc Louis… Elle affronte les attaques mesquines voire ridicules de sa belle famille avec le soutien inconditionnel de sa servante et conditionnel de son époux, qui hésite à la répudier en l’absence d’héritier et qui suppute en elle un sombre secret… Car Ellys ne s’est jamais pardonné la mort de Jaïna...

Parallèlement nous suivons un autre personnage rongé par la culpabilité : Laïla des tribus des fils de N’aria dite Riad (voir tome 6), mécontente de son mariage avec Mourk, un vieillard de 28 ans (sic), a voué aux gémonies sa tribu avant qu’un dragon n’en anéantisse tous les membres à l’exception d’elle-même…

Comme personne ne croit en la présence d’un dragon avant qu’il ne soit trop tard (remember l’histoire du garçon qui criait au loup), les locaux vont devoir affronter la Bête par leurs propres moyens. Ainsi, tandis que le Duc Louis affronte les créatures du veill, Ellys et son fidèle Hendj forment un commando de vierges guerrières pour affronter la menace draconique : des 25 novices, il ne reste que 6 élues, et des 6 élues, il ne restera que 3 rescapées…
Laïla la miraculée, Hanaé l’ambitieuse et la mystérieuse jeune fille voilée qui a renoncé à ses convictions religieuses pour remporter la victoire.

Dans ce tome Ellys partage plusieurs points communs avec les héroïnes howardiennes (Agnès de Chastillon, Sonya, Bêlit…), et il y a un agréable côté Le Maître de Guerre (Clint Eastwood) voire La Stratégie Ender (Orson Scott Card) dans la formation d’un groupe de combattantes promise à une ordalie qui peut leur apporter la mort ou la gloire, mais le format du one-shot ne permet pas de développer tout cela… C’est frustrant !
Si on chipote, on trouvera aussi quelques trucs à redire :
Spoiler:
La manière dont le duché se retrouve coupé du monde est un peu facile, les stratagèmes de la belle-famille d’Ellys pour la discréditer sont clichés, la relation entre Ellys et Hendj ne sont pas explicité (parce que bon, il l’admire assez pour plonger au cœur du veill), le dragon est over-grosbill par rapport à notre commando d’adolescentes mal dégrossies et quelques incohérences viennent pointer le bout de leur nez (si on les envoie combattre le dragon aux yeux duquel elles sont invisibles, pourquoi les faire mener par Hendj qui lui est visible comme le nez au milieu de la figure et qui peut sombrer dans la folie ou muter en créature du veill à tout moment et se retourner contre elles…)

Niveau graphismes, les dessins de Brice Cossu mêlent agréablement influences franco-belge et influences comics. Stéphane Paitreau et Eiko Takayama sont pour bien mettre en couleurs son travail. Une pierre blanche ? La manière dont on croise la confession/rédemption de Laïla et celle d’Ellys : c’était vraiment très réussi ! Un point noir ? L’illustration de couverture d’Alberto Varanda étonnamment peu inspiré sur le coup…

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Message par Albéric le Sam 20 Aoû - 21:53



La saga des vierges guerrières tueuses de dragons continue avec ce tome 13 intitulé Salmyre et consacré au thème du devoir.

A Salmyre, la puissante et prospère cité commerciale, la révolte gronde contre le régime en place :
- en défiant en duel le Duc Pergia, le Prince Lancelas lance l’inexorable processus qui va amener les honestiores à se rebeller contre leur roi
- en revenant dans son pays natal, la célèbre chevalière Alène lance l’inexorable processus qui va amener les humiliores à s’insurger contre leur roi, avant qu’elle ne devienne leurs porte-drapeau
Pour sauver son pays, le Conseiller Atko fait en sorte que les rebelles et les révoltés se rassemblent, et pour éviter la guerre civile qu’ils s’unissent… Un rêve éveillé pour Lancelas qui n’a jamais eu d’yeux que pour la belle et intrépide Alène, mais cela sera un mariage blanc dicté par la raison d’Etat !

Le récit aurait pu s’arrêter là, dans la calme, le luxe et la volupté de la paix retrouvée, mais l’Ordre des Chevaliers Dragons débarque avec ses armées pour réclamer la tête d’Alène coupable de s’être mêlée de politique (suprême hypocrisie vu que moult tomes nous ont montré que l’Ordre n’a jamais cessé de se mêler de politique). Pour le peuple de Salmyre, il est hors de question de livrer sa libératrice, et pour le roi de Salmyre, il est hors de question de livrer sa reine : c’est donc la guerre !!!

D’un côté on défend la liberté, l’égalité et la fraternité, de l’autre la loi, l’ordre et la tradition… Le siège est long, terrible et impitoyable et face aux dangers, le mariage de raison devient un mariage d’amour, avec une inversion des archétypes puisque la reine monte au front chaque jour que les dieux font alors que le roi reste à l’arrière. Mais avec l’enlisement du conflit la soif, la faim et la maladie commencent leurs ravages sur les habitants de la cité… Le jeune roi doit faire un choix : la femme qu’il a toujours aimé ou le peuple qu’il a juré de protégé… Survient donc l’inévitable fin, l’amère fin dont la tragédie est démultipliée quand on comprend à qui le roi en fait le récit et pour quelle raison…

Graphiquement Vax s’éclate avec un charadesign androgyne faisant la part belle aux beaux gosses et aux belles gosses, des décors entre orient et occident très réussis et des scènes d’action qui pète la grande classe avec une touche de cinéma HK.
Et pour ne rien gâcher, le coloriste Stéphane Paitreau qui a trouvé à qui parler semble s’éclater lui aussi ! On ne lit pas cette courte tragédie, on la vit : on rit, on pleure, on tremble avec les personnages écrasés par un destin qui les transcende avant de la écraser…

De la bonne fantasy comme on aime ! Evidemment l’histoire est bien trop vaste pour tenir en un seul tome, et un diptyque n’aurait pas été de trop pour aller au bout de son potentiel… Mais les auteurs ont bien su se jouer des écueils de l’exercice de style.
Si on connaît ses classiques, on reconnaît les Borgias derrière les Pergias, on reconnaît le preux Lancelot derrière le courageux Lancelas, le Capitaine de Treville derrière le chevalier Traville et on reconnaît le roi Kull de Valusie crée par R.E. Howard derrière le roi de Salmyre, ses tigres blancs et ses tueurs rouges…
Si on est attentif, on apprend aussi que le prêtre Hassan, trahi, bafoué et humilié par l’Ordre des Chevaliers Dragons à la fin du tome 9 a poursuivi ses recherches sur l’invasion draconique et que de tous les personnages de la saga c’est sans doute celui qui est le plus près de la sombre vérité… Kaijûs Power !!! ^^

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Message par Marv le Sam 20 Aoû - 22:51

Albéric a écrit:



 de quel film ?
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Message par Albéric le Dim 21 Aoû - 10:12

Le Royaume interdit (2008).
Un film hollywoodien qui rend hommage au cinéma HK.

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White Square Re: ANGE, La Geste des chevaliers dragons

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