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James Swallow, Némésis

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White Square James Swallow, Némésis

Message par Marv le Ven 24 Oct - 23:07



Némésis de James Swallow

Black Library France

Après les horreurs d'Istvaan V,
Horus se déclare en guerre ouverte
contre l'Imperium. Dans les recoins sombres
du palais de l'Empereur, de bien mystérieuses
personnes tiennent réunion. Leur plan est d'envoyer
une équipe d'assassins pour exécuter l'archi-traître
Horus et mettre ainsi un terme à cette guerre avant
même qu'elle n'embrase toute la galaxie. Mais ce
qu'ils ne peuvent savoir, c'est qu'Horus et ses
sombres alliés se sont engagés dans un plan
tout aussi sinistre que le leur.
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Marv
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White Square Re: James Swallow, Némésis

Message par Marv le Ven 24 Oct - 23:10

Farmace Rhaiden a écrit:Je l’ai déjà dit dans une critique précédente, j’ai des sentiments mitigés sur l’œuvre de James Swallow concernant l’univers de warhammer 40000. 
Il a écrit certaines des plus grosses merdes qu’il m’ait été donné de voir (ça commence bien pas vrai ?) et étrangement il est également à l’origine de La Fuite de l’Eisenstein qui est une très belle réussite, alors j’ai beaucoup hésité devant Némésis, un des derniers de la série de l’Hérésie d’Horus que je n’avais pas encore lu. Certains m’ont dit qu’il était minable, d’autres qu’il était bien.
Histoire de se forger une opinion il fallait se lancer. 


Donc… Et bien spoilons à outrance !
Alors… l’histoire en quelques mots : c’est la guerre (ba tiens…) et l’Imperium considère que combattre à la loyale n’est plus à l’ordre du jour. 
Du coup, des organisations officieuses chacune spécialisée dans un certain type d’assassinat tente sa chance au tour à tour pour aller tuer Horus et qui évidemment échouent et se voient confier un ordre nouveau. 
Ils doivent cette fois-ci monter une équipe afin d’optimiser leurs chances, chose n’étant jamais arrivée pour ces organisations secrètes habituées à travailler en solo. 
Nous allons donc suivre un sniper, une empoisonneuse, unemutante métamorphe, un spécialiste de l’information, un psychopathe pro du corps à corps et enfin une psyker.
Seulement tout est complexifié par le fait que du côté des forces d’Horus, un assassin tout particulier est lui aussi en train d’agir pour décapiter le camp ennemi.


Histoire de ne pas vous laisser sous le coup de ce suspense insoutenable, disons le tout de suite, je fais partie de ceux qui classeront ce livre dans la catégorie « grosse bouse ».
Et voici pourquoi : je passerais sur le fait que les Temples de l’Assassinorum ont basiquement un historique expliquant que ces temples existent de façon officielle dans l’Imperium après l’Hérésie et non pendant, ce n’est pas le problème. Non. Le problème (enfin… « le »…) c’est que cette histoire nous est racontée comme une mauvaise fiction à ambiance vaguement militaire, le tout alors que plus de la moitié du bouquin est articulée autour d’une enquête policière LAMENTABLE et tuant le récit par son intrigue au déroulement sans intérêt. 


Je vais pour une fois faire vite : TOUS les personnages sont chiants et pour ainsi dire indignes de leur fonction.
Un assassin, un bon, un vrai, est charismatique car sans peur, détaché de la notion d’humanité, il a une mission qui compte plus que tout. Surtout quand on parle d’assassins élevés depuis l’enfance dans l’optique de devenir des professionnels. 
Mais non… on se perd dans des histoires de familles sans intérêt destinées à humaniser les personnages ce qui a pour unique conséquence de leur enlever charisme et crédibilité. Je ne parle même pas de l’intrigue, la façon dont le plan des assassins se déroulant étant un véritable gruyère basé sur des approximations telles qu’à ce niveau-là ce n’est pas un plan qu’ont les assassins mais un véritable acte de foi ! Suppositions et supputations sans parler de raccourcis à la logique douteuse font que l’intrigue semble constamment reposer sur un malheureux fil prêt à casser à tout instant.
Intrigue plate et bancale, personnages sans charisme ni intérêt, que serait tout ça sans un style littérale très banal frôlant le manque de style ? Oui, c’est à noter : pas bon, pas mauvais, se lit vite, mais passe partout et dénué de style, de griffe propre qui aurait le mérite de le rendre un minimum original.
Non, définitivement non, Némésis est un superbe exemple de ratage, plus mauvais que La Bataille des Abysses qui était lui-même mon livre le plus détesté parmi les Horus Heresy, jusqu’à présent. 
Une honte quand on connait le potentiel des divers Temples de l’Officio Assassinorum qui se voient vraiment malmenés par ce roman donnant l’impression qu’on a envoyé des débutants faire le travail d’un pro. 
Cerise sur le gâteau : il n’apporte aucune information un peu inédite sur l’univers de 40K comme c’est de temps en temps le cas.


Malgré tout je mettrais un peu d’eau dans mon vin pour deux raisons : Une scène de bataille bien menée qui empêche le livre de sombrer dans les abysses indicibles du fiasco intégral, et un personnage réussi dans son genre : l’assassin Eversor qui bénéficie d’une personnalité de sociopathe jouissive et pleinement accomplie, surtout qu’il parvient même la performance de se rendre attachant sur la fin, du moins, d’une certaine manière.
Définitivement je déconseille Némésis à quiconque, ceux qui connaissent cet univers et ceux qui le découvrent. 
Les amateurs de SF, de Space Opéra, de Littérature… 
Récemment j’ai reproché à Stan Nicholls d’avoir avec les Chroniques de Nightshade pondu une trilogie basée sur une succession de clichés et de raccourcis, le tout se terminant avec un Deus ex Machina extrêmement rapide, mal amené et maladroit, et je confirme cette opinion. 
Néanmoins, je reconnais volontiers qu’un gamin de 10 ou 12 ans découvrant la lecture et peu habitué à ce genre d’histoire peu s’en servir comme tremplin de découverte ; une initiation en somme. 
Découvrir implique de ne pas connaître, et ce qui apparaît comme cliché au lecteur vétéran a basiquement été une découverte au moins une fois dans sa vie. 
En ce sens, la trilogie es Chroniques de Nightshade perd ce qui fait toute sa faiblesse pour devenir une véritable force. Il faut juste les lire dans de bonnes conditions. Némésis n’aura même pas ce mérite ; jamais. Il est raté, point barre.


Je lui accorde un trop généreux 4 sur 20 et vous supplie de vous épargner ça. 
Temps perdu et argent mal dépensé : c’est de cela qu’il s’agit et la récente réédition de Némésis se doit d’être un fiasco histoire que les auteurs se le tiennent pour dit et en tirent les leçons.

Pour l’heure je vous laisse, je m’empare de mon Philip K.Dick, et en attendant, je vous dis, à vous les studios !
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Marv
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