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Luca Blengino, Les 7 Merveilles

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White Square Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Mer 15 Oct - 15:42


Résumé du tome 1 : La Statue de Zeus
7 réalisations prodigieuses emblématiques du monde antique. 7 chefs-d'oeuvre. 7 mystères... Vous croyez tous savoir sur Les 7 Merveilles ? Pourtant, elles n'ont pas révélé tous leurs secrets. 88e édition des Jeux Olympiques (432 av J-C), trois gladiateurs se destinent à combattre dans l'arène du Pancrace. Aurelyos de Mikonos, à la recherche de son fils ; Pantarké d'Olympie, jeune lutteur ambitieux manipulé par ses supérieurs, et Chyonis d'Athènes, sur le point de révéler un complot en lien avec le sculpteur Phidias et le secret de son chef-d'oeuvre, la Statue chryséléphantine de Zeus.


Je me suis lancé dans cette BD juste pour mon amour de l’Antiquité sans rien attendre de plus que de satisfaire ma curiosité concernant le projet de raconter une histoire autour de chacune des Sept Merveilles antiques… Et j’ai été carrément embarqué par le récit de Luca Blengino et les dessins de Stephano Andreucci.
On nous raconte les événements qui se déroulent durant les 88e Jeux Olympiques, en 432 avant Jésus-Christ, et suit le parcours de 3 lutteurs qui s’affrontent dans la palestre et en dehors :
- Kionis, le champion athénien doit mettre la main sur le trésor dérobé et caché par le poète de la pierre Phidias
- Pantarké, le champion olympien doit assassiner son maître et amant Phidias pour discréditer la cité d’Athènes
- Aurelios, le champion de Mykonos qui vient pour la 3e fois à Olympie pour des raisons connues de lui seul…
On ne nous dit pas tout d’eux, et c’est tant mieux… Ils sont à plusieurs facettes et conservent une part de mystère.

Derrière les luttes de pouvoir et la recherche d’un trésor, quel est le véritable fil directeur du récit ?
- d’un côté nous avons un père qui revient à Olympie à la recherche de l’enfant perdu de son amour disparu
- d’un autre côté nous avons un enfant paria qui reste à Olympie dans l’unique espoir de retrouver son père inconnu
Alors que le père et le fils se retrouvent enfin et décident de prendre un nouveau chemin, la tragédie les rattrape… Une historie sur la famille, très bon racontée, touchante et émouvante car simple et universelle. Ceux qui la juge fouillie et peu lisible n’ont pas du faire beaucoup d’efforts pour la comprendre… Ou alors, habitués aux longues séries à rallonge, ils n’ont aucune indulgence pour les one-shot soumis aux rudes contraintes du format qui tient beaucoup de l’exercice de style.

Décidément l’école italienne regorge de talents ! Les dessins de Stephano Andreucci sont très maîtrisés, chaque personnage est bien campé, et dispose d’une belle palette d’expressivité. Le cadrage et la mise en scène bien que misant davantage sur l’ambiance que sur l’action sont aussi bien fichus qu’un storyboard hollywoodien. Et les couleurs de Lou se marient bien aux dessins et leur apportent une belle plus-value : on passe de la lumière à l’obscurité, de l’aube au crépuscule, des extérieurs délavés par la pluie à l’obscurité des temples éclairée au rouge de la flamme… Tout cela est vraiment très beau !

L’épilogue est une histoire en soi car que nous dit Aurelios Junior ?
« Je ne suis jamais retourné à Olympie. J’ai longtemps vagabondé, vu la mer et les montagnes aux frontières du monde… Et moi aussi, j’ai combattu… En Attique, sur les côtes du Péloponnèse, dans colonies de Sicile. »
Il faut comprendre qu’il a cherché vengeance des responsables de la mort de son père en combattant les Athéniens sur tous les champs de bataille de la Mer Méditerranée…
« A mon tour j’ai trouvé la paix, dans les bras de la femme qui m’a offert un fils… à qui j’ai donné mon nom. »
Il faut comprendre que la violence appelle stérilement la violence, et que pour trouver la paix il faut s’extirper de cycle éternel de la haine pour profiter des bonheurs simples de la vie, en aimant les siens et en respectant son prochain. Appartenir à cette grande humanité quoi, et pas aux homines crevarices… Un David Gemmell, un Javier Negrete ou un Paul Kearney nous en aurait fait un chouette cycle !



Dernière édition par Albéric le Dim 1 Mar - 15:22, édité 4 fois

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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Mer 15 Oct - 15:45


Résumé du tome 2 : Les Jardins de Babylone
Babylone, 585 avant J.-C. Hesediel, un esclave juif déporté, devient jardinier des Jardins suspendus de Babylone grâce à ses connaissances en botanique. Il y rencontre une prêtresse qu'il aime en secret. Lorsque le Souverain découvre cette relation interdite, il le soumet à un défi impossible... Hesediel a un an pour réussir à faire fleurir une rose. S'il échoue, 99 prisonniers juifs seront exécutés...?

Ce tome 2 est consacré aux mystérieux Jardins de Babylone (de nombreuses mentions mais aucune description digne et aucune trace archéologique avérée à ce jour).

Il met en scène d’un côté les intrigues de cours de Babylone, et d’un autre côté les heurs et malheurs de la communauté juive plus ou moins réduite en esclavage. C’est par les yeux du botaniste boiteux Hesediel que nous allons suivre la confrontation de ces deux univers.
Nabuchodonosor lance un défi à son nouveau jardinier en chef qui devra réussi en moins d’une année :
- s’il parvient à acclimater une mystérieuse fleur venue des terres aryennes du Nord, appelée « rose », cela sera la liberté et la richesse pour lui et Henka la femme qu’il aime
- s’il échoue, cela sera la mort pout eux deux et 99 membres de la communauté juive.
Puis il y a le scribe et médecin renégat Balthazar, qui détient les secrets du Bâton Sacré d’Aaron…
Puis il y a un complot contre le roi mené par la courtisane Lili et le général Nebuzar (un classique de l’Antiquité ^^)…
Puis il y a le patriote juif Malachi, persuadé que la destinée manifeste du Peuple Elu est de diriger le monde…
Sur fond de romance tragique entre les esclaves Hesediel et Henka, une histoire du scénariste Luca Blengino une nouvelle fois bien construite et bien remplie, qui comme les autres tomes de la série développe un relationship drama mettant à l’honneur les conflits de loyautés et de valeurs et les conflits.

Les dessins de Roberto Ali sont de qualité, prouvant si c’était encore nécessaire la vitalité de la bande dessinée italienne contemporaine. Du roi Nabuchodonosor au garde du corps muet Khubada les visages de tous les personnages sont bien campés et très expressifs, Sexe et violence sont bien dosés : ils ne sont ni trop crus ni trop pudiques. J’ai un peu tiqué sur la grosse poitrine de la courtisane Lili qui défit l’apesanteur, ridiculisant les égéries du calendrier Pirelli, mais il s’agit probablement d’un trope italien pour les matrones bien en chair… ^^. La colorisation de Javi Montes est toutefois un peu terne, laissant trop souvent apparaître encrage et coup de crayon malgré quelques planches particulièrement réussies. Sinon, une fois de plus, l’illustration de couverture de Matthieu Rebuffat est sublime !

Après un premier tome séduisant, les auteurs nous offrent un tome très plaisant. J’aurais bien mis 4 étoiles, malheureusement mon sang laïc est trop peu compatible avec les valeurs du peplum biblique. Car l’auteur explique le choix de la bipolarité voire la schizophrénie de Nabuchodonosor, qui tient le peuple juif en esclavage mais qui construit un magnifique monument en hommage à leurs croyances, par la disparité des sources historiques : les sources juives parlent d’un tyran cruel et sadique, les sources chaldéennes d’un roi juste et généreux…
Les auteurs italiens sont un peu naïfs concernant les sources juives : dans les récits bibliques tous les souverains goys sont tyranniques, sanguinaires et mégalomanes sauf le shahanshah Cyrus qui avait proclamé la liberté des Juifs de Mésopotamie (dont bon nombre restèrent en Mésopotamie soit dit en passant). D’ailleurs la légende de Cyrus ressemble beaucoup à celle de Sargon d’Akkad, à laquelle celle de Moïse emprunte énormément… Cela apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que le récit de la captivité d’Egypte n’est qu’une allégorie déguisée de la déportation de Juifs dans la capitale babylonienne au VIe siècle avant Jésus-Christ).



Dernière édition par Albéric le Dim 1 Mar - 15:29, édité 2 fois

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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Mer 15 Oct - 15:50


Résumé du tome 3 : Le Phare d'Alexandrie
Andronykos, le gardien du phare, a littéralement pris feu avant de tomber du haut de la tour de Pharos ! Ptolémée II confie l'enquête sur ce meurtre a priori inexplicable à Kiostrates, le plus loyal et incorruptible de ses généraux. Ce dernier fait appel à Mathyatu, jeune mathématicien égyptien banni de l'Université de la ville. Lancés sur les traces d'un groupe de criminels phéniciens ayant enlevé le célèbre Archimède, ils vont découvrir le terrible secret qui se cache derrière l'Etoile tombée sur terre, plus connue sous le nom de phare d'Alexandrie...


Après un premier tome séduisant et un deuxième tome plaisant, la série sur les 7 Merveilles confirme qu’elle se porte à merveille ! A chaque opus, je n’attends rien et à chaque fois je suis comblé…

Antiquité, IIIe siècle avant Jésus Christ : alors que les successeurs d’Alexandre le Grand sont sur le point de se réconcilier avec le mariage de la princesse lagide Bérénice et du roi séleucide Antiochos II Théos, la mort mystérieuse d’Andronikos, premier gardien du Pharos, vient jeter un trouble. Le vieux général macédonien Kiostrates, homme de confiance de Ptolémée II Philadelphe, fait équipe avec Mathytu, jeune prodige égyptien des sciences exclu de la communauté scientifique, pour résoudre le mystère

Le mystère de la chambre close est rapidement éventé, et le duo va suivre des pistes tantôt matérielles tantôt intellectuelles pour remonter les fils d’un complot contre le royaume aux nombreux suspects, qui finira par croiser la route du célèbre Archimède de Syracuse…
Le scénario de Luca Blengino est intéressant, car au-delà de l’aspect enquête, il y a aussi une belle histoire d’amitié entre 2 hommes ayant l’impression d’avoir gâché leur vie… Dommage que le format du one-shot ne permette pas de développer le thème des conflits de loyautés : jusqu’où peut aller pour accomplir sa mission ? Trahir ses amis ? Trahir son pays ? Trahir ses valeurs ? Trahir ses idéaux ?

Les dessins eux sont plus que réussis, Tommaso Bennato nous prouve si c’était encore nécessaire que la bande dessinée italienne possède encore de beaux jours devant elle ! Ils associent des personnages et des accessoires réalistes à des décors grandioses surréalistes voire fantasmagoriques : le vertigineux Pharos, les différents niveaux de la Bibliothèque, le pont de l’Hepstadion, la nécropole silencieuse, le sinistre Temple de Sobek... C’est un peu la synthèse entre Alex Alice, Matthieu Lauffray (auxquels le dessinateur rend officiellement hommage) ou Robin Recht, et Philippe Xavier, ou Marini.
Dire que le projet d’Alex Alice sur Alexandre le Grand n’a jamais vu le jour… sniff

Une histoire solide, riche en action et en péripéties, servie par des dessins magnifiques et ayant pour cadre un lieu fascinant, la capitale intellectuelle du monde antique, et une époque fascinante : celle des Diadoques et des Epigones, située entre la chute d’Alexandre le Grand et l’ascension de Rome. Bref, tout ce j’aime, bien écrit et bien dessiné, arrivant au bon moment pour que je puisse apprécier le spectacle à sa juste valeur ! Avis aux amateurs…

PS: est-il besoin de préciser que cela ferait un film du tonnerre ? blink

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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Mer 15 Oct - 15:53


Résumé du tome 4 : Le Temple d'Artémis
Abder Phénix, voleur de profession, en a assez de vivre de petits larcins. Suite à un incroyable coup de chance, lui et son complice Déméter ont la possibilité d'entrer dans le sanctuaire d'Artémis et d'en piller le trésor. Tout ce dont ils ont besoin c'est une complice, prête à se faire passer pour la Grande Prêtresse. Ils la trouvent en la personne de la danseuse et actrice Daphné...


Quatrième tome, cette fois-ci consacré au Temple d’Artémis à Ephèse, et quatrième bonne surprise de la série consacrée aux 7 Merveilles de l’Antiquité. Pour résumé trois voleurs affrontent la Bête Immonde que constitue le Grand Capital ! ^^


Tout commence en Bithynie à Chrysopolis, où le duo de voleurs formés par le jeune Aber Phénix et le vieux Déméter se retrouve confronté à ses créanciers appartenant à la pègre locale… Lassé des petites combines, ils décident de plier bagages vers de nouveaux territoires… Et c’est là qu’il découvre l’escorte de la nouvelle grande prêtresse d’Artémis massacrée par des bandits de grands chemins, avant de recueillir les derniers mots de ladite grande prêtresse d’Artémis.
C’est un signe du dieu Hermès, protecteur des voleurs ! Et Abder Phénix décide alors de défier les Moires en réalisant le casse du siècle… Mais pour ce faire, il aura besoin des talents d’actrices de Daphné, voleuse émérite avec laquelle il a longtemps entretenue une relation tumultueuse.
Ensuite s’entremêlent, de manière un peu précipitée d’un point de vue narratif, one-shot oblige, mais de belle manière d’un point de vue visuel, les destins des uns et des autres avec :
- l’organisation du cambriolage de la salle des coffres la mieux remplie d’Europe et d’Asie (dans l’Antiquité chaque temple faisait office de banque)
- l’histoire d’amour entre Abder Phénix et Daphné
- l’historie de cul entre Déméter et Cassandre, la cheftaine amazone borgne qui s’occupe de la sécurité du temple
- les criminels de Chrysopolis qui souhaitent récupérer l’argent du sang promis par le grand prêtre d’Artémis
- les désirs de grandeur d’un jeune berger pyromane, qui hypnotisé par les discours d’Abder Phénix, souhaite lui aussi entrer dans l’Histoire
- les désirs de grandeur d’un vieux banquier adorateur de Crésus et du Veau d’Or que constitue l’argent roi, bref un financier apprenti sorcier qui souhaite devenir le maître du monde (toutes ressemblances avec un quelconque bankster adorateur d’Adam Smith et du Veau d’Or que constitue le Big Business n’est aucunement fortuite)
Quelles différences entre ces deux derniers ? Aucune ! Par orgueil, ils vont tous les deux incendier le monde…
Visiblement la libre économie mène au libre affairisme, et du libre affairisme à la libre filouterie, il n’y a qu’un pas vite franchi…
Quand on suit un peu les évolutions de la culture populaire, au lieu de la conspuer et de cracher dessus, on s’aperçoit assez vite qu’il y a un avant et un après crise des subprimes. Mais cela, tous ceux qui vivent en haut de leur tour d’ivoire ne peuvent pas le comprendre…

Les dessins d’Antonio Sarchione, assisté de Gaétan Georges à la colorisation, sont très satisfaisants, moins que ceux de Tommaso Bennato dans le tome 3, mais je crois que ce dernier avait mis la barre assez haut en m’enchantant totalement. La comparaison n’est donc pas très juste… Je ne sais pas si le travail du dessinateur est un ton en dessous, tout en restant plaisants voire intéressants, ou si c’est juste l’alchimie entre le dessin, l’encrage, la colorisation et la mise en scène qui est moins aboutie…
Et puis il y a quelques cases qui lorgnent du côté cul, nichons, chatte… Mais rien de bien méchant. ^^
A noter aussi la couverture très réussie de Mathieu Rebuffat, qui depuis le débit de la série réalise un sans faute.


En ce qui me concerne le rendez-vous est pris avec le tome 5 qui sera consacré à la Pyramide de Kheops ! Et vous ? blink

PS: est-il besoin de préciser que cela ferait un film du tonnerre ? reblink

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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Sieben le Jeu 16 Oct - 20:27

Personnellement je ne suis pas fana de ces séries de commande car on va se retrouver avec un bon tome sans être sûr que la qualité des autres soit au rendez-vous. Delcourt nous avez déjà fait le coup avec sa série "Sept" où on a eu droit à ouat mille BD: sept yakuzas, sept survivants, sept mercenaires, sept voleurs, sept clones...
Pour moi c'est comme pour Elfes, pas mon truc.
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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Dark schneider le Jeu 16 Oct - 20:43

Albéric a écrit:
Résumé du tome 1 : La Statue de Zeus
[i]7 réalisations prodigieuses emblématiques du monde antique. 7 chefs-d'oeuvre. 7 mystères... Vous croyez tous savoir sur Les 7 Merveilles ? Pourtant, elles n'ont pas révélé tous leurs secrets. 88e édition des Jeux Olympiques (432 av J-C), trois gladiateurs se destinent à combattre dans l'arène du Pancrace.

Deux grosses erreurs historiques dans la même phrase, ça la fout mal !

Sinon, ça à l'air sympa quand même comme principe de série. Mais bon comme toujours, je n'aurais jamais de temps à y consacrer.
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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Jeu 16 Oct - 21:26

Dark schneider a écrit:
Albéric a écrit:
Résumé du tome 1 : La Statue de Zeus
7 réalisations prodigieuses emblématiques du monde antique. 7 chefs-d'oeuvre. 7 mystères... Vous croyez tous savoir sur Les 7 Merveilles ? Pourtant, elles n'ont pas révélé tous leurs secrets. 88e édition des Jeux Olympiques (432 av J-C), trois gladiateurs se destinent à combattre dans l'arène du Pancrace.

Deux grosses erreurs historiques dans la même phrase, ça la fout mal !
Erreurs qui existe dans la présentation mais pas dans la BD. Preuve encore une fois que tout fout le camp chez les éditeurs français.


Dernière édition par Albéric le Dim 24 Jan - 19:02, édité 1 fois

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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Jeu 16 Oct - 21:29

Sieben a écrit:Personnellement je ne suis pas fana de ces séries de commande car on va se retrouver avec un bon tome sans être sûr que la qualité des autres soit au rendez-vous. Delcourt nous avez déjà fait le coup avec sa série "Sept" où on a eu droit à ouat mille BD: sept yakuzas, sept survivants, sept mercenaires, sept voleurs, sept clones...
Pour moi c'est comme pour Elfes, pas mon truc.
Quand on arrive à avoir 4/5 bonnes BD en 1 an où est le problème ?
Combien de séries j'ai arrêté parce qu'on attendait toujours la suite au bout de 3 ans ?
En plus là c'est le même scénariste italien qui se charge de toute la série, donc si l'histoire du tome 1 est bonne, on peut largement parier sur la qualité des histoires suivantes ! Et là Sieben, vu les références visuelles du tome 3, tu te dois au moins d'y jeter un coup d'oeil... blink

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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Dim 1 Mar - 15:41


Résumé du tome 5 : La Pyramide de Khéops
2565 avant J.-C.. Surnommé "le Scribe noir" en raison de ses origines, Kemet, qui fut en poste à la cour du Pharaon, est soudain rappelé à Gizeh où on veut lui confier une mission délicate. Quelqu'un a entrepris d'assassiner un à un les architectes de la Grande Pyramide, le monument funéraire du souverain. Pour Kemet, c'est une certitude, le monument cache un terrible secret...

Tome après tome, la série sur les 7 Merveilles confirme qu’elle se porte à merveille ! A chaque opus, je n’attends rien et à chaque nouvelle sortie je suis comblé… Et chaque nouvel opus révèle un nouvel artiste italien qui prouve que la BD transalpine se porte à merveille !


Le fonctionnaire nubien Kemet, autrefois banni de la cour pour avoir défendu la cause de la vérité, est mandé séance tenante par le Pharaon Horo Med Jedu (= Khéops) pour résoudre le mystère d’une série de meurtres rituels.
Sollicité de toutes parts, chaque parti le conseillant et le pressant d’abandonner son enquête et de retourner auprès de sa famille, l’enquêteur à la peau noire préfère défendre la cause de la Mâat (= la justice) coûte que coûte jusqu’à l’amère fin. Rapidement ses investigations le mènent jusqu’à la confrérie du vieux port et l’implication de personnages de haut rang…
Tous les éléments de l’intrigue sont assez classiques pour un lecteur averti, mais tous s’emboîtent assez bien.

J’ai longtemps hésité entre 3 et 4 étoiles, mais au final il y a plusieurs éléments qui n’ont pas marché avec moi :
Spoiler:
- le côté sombre voire glauque et malsain qui est trop ou trop peu exploité
avec cette princesse condamnée à la prostitution pour une relation adultérine qu’elle a subi et non sollicité
avec le prince aîné de la maison de Khéops qui ressemble à un alter ego de la créature Swamp Thing
avec la reine-mère de la maison de Khéops qui ressemble à une alter ego de Lady Deathstrike
- les graphismes de Carlos Magno sont bons, mais l’alchimie avec la colorisation de Romain Huet laisse à désirer car laissant une impression de surchargé... Mais c’est les goûts et les couleurs, les attentes et les exigences hein !

La dernière planche de cette bande-dessinée est assez triste pour ne pas dire tragique :
Spoiler:
Le fantôme de Kemet rend une dernière visite à sa famille avant de subir le jugement de Thot.
Il a préféré le suicide au déshonneur, la mort au travestissement de la vérité et de la justice…

Je comprends maintenant quels sont les fils directeurs de la série puisqu’à chaque tome que tout est construit autour des conflits de valeurs et de loyauté…
Et notons aussi la couverture très réussie de Mathieu Rebuffat, qui depuis le début de la série réalise un sans faute…

PS: est-il besoin de préciser que cela ferait un film du tonnerre ? blink

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Message par Albéric le Dim 1 Mar - 15:45

mise à jour du fil avec les critiques des tomes 1, 2 & 5

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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Sam 3 Oct - 22:26


Résumé tome 6 :
350 avant J.-C. Rendue folle par la perte son époux, Artémise fait construire pour lui le plus impressionnant monument funéraire jamais réalisé. Mais quand l'urne contenant ses cendres est volée par une mystérieuse bande de pilleurs, la reine se voit obligée de payer une rançon, et c'est à la noble Kalista et au général Pigrete qu'elle confie cette dangereuse mission.


Après Hécatomnos qui avait réussi à obtenir du Roi des Rois l’indépendance, les Cariens portent tous leurs espoirs sur son fils Mausole qui a fort à faire entre les ambitions de l’Empire perse et la rébellion de Rhodes… Mais on s’enlise dans un conflit sans fin alors que décède le roi, héros de son peuple et de son épouse inconsolable qui malgré l’effort de guerre lance les travaux du plus grand édifice funéraire depuis l’époque des pharaons de légende…
Le Mausolée, la tombe construite par la reine Artémise pour son roi Mausole, surnommé la mère de toutes les tombes, est plus un MacGuffin qu’autre chose car s’il sous-tend tout ou partie de l’intrigue, on ne le voit qu’à la deuxième et la dernière page…

La reine Artémise est dépeinte dans ce tome comme une héroïne de tragédie grecque jusqu’au bout des ongles : ses chagrins sont aussi profonds que ses amours sont puissants. Et les uns comme les autres ne supportent aucun compromis ! Après avoir follement aimé son frère aîné Mausole, pour éviter de sombrer dans la folie elle reporte son amour sur son petit frère Idrieus pourtant promis à Ada sa sœur cadette… Sauf que l’intéressé n’a d’yeux que pour l’esclave Géa !

Luca Blenigo continue d’explorer avec cette série les conflits de valeurs et de loyauté… Kalista doit ramener les cendres de Mausole à sa veuve, Pigrete doit assassiner une femme enceinte pour ramener son amant à sa reine, le Satrape Noir veut sauver le pays et le peuple qu’il a toujours aimés avant de les abandonner. Un vol, une rançon, une expédition vers la capitale abandonnée de Mylasa et l’épée de Damoclès que constitue la menace du général Antalcidas de l’armée d’Artaxerxés.
Bref, rien à redire sur l’histoire qui a l’image de celle des autres tomes de la série est aussi belle que tragique. Encore que les matériaux est riche et il y avait davantage à dire sur ce pays pris en étau entre les puissances perses et rhodiennes, entre les affres de guerre et le poids des impôts et au final le relationship drama était assez intéressant pour alimenter 1 ou 2 tomes de plus… Ce sont les limites de l’exercice de style du one-shot.


Les dessins de Lionel Marty sont globalement satisfaisants, mais à côté de belles cases/planches mettant en avant les paysages ou les combats, on a un charadesign fluctuant, des traits du visages ou des couleurs de cheveux changeant d’une planche à l’autre, sans parler de cette succession de case avec une flèche droite puis tordue puis droite à nouveau sans autre explication que le manque de rigueur du dessinateur. Les couleurs de Matteo Bassini offre une unité de ton aux graphismes, mais là aussi je reste persuadé qu’ils sont perfectibles…
Et pour finir, notons aussi la couverture très réussie de Mathieu Rebuffat, qui depuis le début de la série réalise un sans faute…


PS: est-il besoin de préciser que cela ferait un film du tonnerre ? blink

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White Square Re: Luca Blengino, Les 7 Merveilles

Message par Albéric le Dim 10 Avr - 19:53


Résumé tome 7 :
292 avant J.-C. Après des années de guerre, Rhodes goûte aux joies de la paix et de la prospérité, sous le regard bienveillant de la statue d'Hélios qui monte la garde à l'entrée de l'île. Amaryos, médecin personnel de l'amiral Flégones, va bientôt épouser sa fille et hériter de ses richesses. La vie semble lui sourire. Mais en son cœur, la voix d'un fantôme exige réparation.


L’Histoire est un éternel recommencement : je ne sais pas si elle se répète, mais dans tous les cas elle bégaye très fortement… Après leur victoire sur le shahanshah Xerxès, les Athéniens avaient choppé le melon et avaient traités comme de la merde leurs alliés de la Ligue de Délos, ici après leur victoire sur Démétrios Poliorcète, les Rhodiens ont chopé le melon et ont traité comme de la merde leurs alliés fédérés…

Amaryos, jeune médecin originaire de Kos, devrait être est un homme comblé. La jeune et belle Clymenes aux blonds cheveux est folle amoureuse de lui, et il est dans les bonnes grâces de son père Flegones, richissime grand amiral de la cité de Rhodes, qui compte faire de lui son unique héritier… Sauf qu’Amatyos est là pour les châtier en accomplissant la vengeance de son père Héphaestion dont le fantôme le hante à chaque instant ! La série a toujours eu pour fil conducteur les conflits de loyauté et c’est encore le cas ici : Amaryos respectera-t-il son serment de médecin ou ses vœux d’assassins ? Et quand le destin le met au centre d’une vaste conspiration, il est soumis à la tentation : pour assouvir sa vengeance, il n’a plus qu’à ne rien faire du tout… Le sang-mêlé immigré sera-t-il le sauveur ou le destructeur de sa cité d’adoption ? Car qu’il soit fou ou possédé, c’est la damnation ou la rédemption qui l’attend au bout du chemin…
Les bien-pensants ont toujours soupçonné les étrangers de déloyauté, pourtant la plupart des exemples historiques montrent qu’ils sont souvent plus loyaux que les locaux (il suffit ainsi de comparer la sociologie de la Résistance et celle de Collaboration durant la Seconde Guerre Mondiale pour s’en rendre compte). Il faudra rappeler cela aux amis de Mr Zemmour et de Mr Sarkösy de Nagy-Bosca, eux-mêmes sang-mêlés enfants d’immigrés qui ne cessent de cracher leur venin sur leurs semblables…
Comme dans plusieurs titres de la série, la merveille du tome, équivalent antique de la Statue de la Liberté (ne serait que par ses dimensions), sert essentiellement de McGuffin. Charès de Lindos aurait percé le secret de l’Hélépole de Polyeidos de Thessalie, la Destructrice de Cités, la plus terrible machine de guerre de l’Antiquité abandonnée après l’échec du siège de Rhodes, et l’aurait caché dans son chef d’œuvre, le Colosse, alors que bien des personnes aimeraient bien s’en emparer…
Et comment tout cela finit-il ?
Spoiler:
Happy End ? Non, car 17 ans après la bataille du Colosse, c’est maintenant c’est le jeune Naxos qui hanté par le fantôme de son père Atylos est en quête de vengeance contre Amaryos et sa fille Terpsichore… L’Histoire est effectivement un éternel recommencement !

Les graphismes du dessinateur italien Antonio Palma sont excellents. Il œuvre dans le réalisme sinon dans l’hyperréalisme, dans un style assez proche que de qu’on fait avec la rotoscopie en animation : il travaille clairement à partir de modèles existants pour tout ce qui touche au charadesign des personnages. Je ne sais pas qui a servi de base pour le personnage d’Amaryos, mais il a de faux aire de Kit Harington / Jon Snow de la série Game of Thrones… ^^
Pour tout ce qui est scènes de guerre ou d’action, on sent l’héritage des films 300 et 300 : Rise of an Empire avec tous ces hoplites musclés et huilés dévêtus de cuir et de métal… Personnellement j’ai trouvé que cela redynamisait le peplum en lui donnant un côté bigger than life et/ou epicness to the max bienvenu pour dépoussiérer le genre. Mais après, c’est les goûts et les couleurs hein !
Et malédiction de cette série, je ne suis toujours pas sûr qu’encreurs et colonisateurs soient à la hauteur des dessinateurs : c’est dommage !


La série est terminée et force est de constater que la qualité a toujours été au rendez-vous. Il ne faudrait pas s’arrêter en si bon chemin avec un Luca Blengino très inspiré par l’Antiquité et une nouvelle génération de dessinateurs italiens au meilleur de sa forme : les Diadoques et les Epigones qui se sont combattus plusieurs générations durant pour s’emparer de l’Empire d’Alexandre sont un source de sujet inépuisable pour qui voudrait bien l’exploiter, car la réalité de leurs aventures et leurs mésaventures ont bien souvent dépasser la fiction !

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RES ADVENTURA
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Date d'inscription : 16/01/2012

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