David Gemmell
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Harry Harrison, Le Monde de la Mort

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White Square Harry Harrison, Le Monde de la Mort

Message par Derfel le Dim 15 Juin - 21:20


Deathworld (1960)
Jason dinAlt est un joueur professionnel, un homme de mauvaise réputation, un type de survivant qui tombe toujours sur ses pieds. Lorsque nous le rencontrons, dinAlt est contacté par un mystérieux inconnu qui lui propose un marché. Le joueur ne peut pas résister. Après avoir remporté une fortune aux dés au casino local dû à la chance et l'aide de ses pouvoirs psi, Jason suit son nouveau partenaire sur sa planète d'origine, Pyrrus. Ce monde qui est le plus infernal de toute la galaxie : le double de la gravité terrestre, volcanisme actif, un climat rude, et la faune locale dont le seul but semble être de lutter contre les colons. Les habitants de cette colonie ne se séparent jamais de leurs armes qui jaillissent en un clin d'œil de harnais électriques attachés à leurs bras afin de leur donner une chance de survivre sur ce monde de la mort Pour le joueur qu'est Jason dinAlt, Pyrrus représente un énorme défi et il décide de trouver le mystère qui sous-tend la combativité féroce de la faune et de la flore planétaire.


Le Monde de la Mort est un classique et l'histoire n'est pas vraiment entachée par le temps passé, le roman ayant été écrit voilà plus de 50 ans. Les personnages sont peut-être dessinés en traits grossiers, mais ils demeurent attachants et crédibles. La prose et l'intrigue sont des exercices de simplicité efficace. S'il est une grâce salvatrice, c'est l'idée originale du mystère Pyrrus : pourquoi cette planète est-elle tellement en opposition avec la vie humaine et qui sont ces mystérieux Grubbers qui semblent en harmonie avec ce monde sauvage.


Deathworld 2 : Appsala (1964)

Les enjeux étaient l'esclavage - ou la vie de Jason dinAlt. 
La planète était inconnue... un endroit sauvagement primitif où chaque homme doit tuer tout homme - ou vivre comme un esclave. 
Les habitants vivaient au début de l'âge de Bronze dans certaines régions, et au début de l'âge industrielle dans d'autres. Un seul point commun : l'esclavagisme. La technologie avait dégénéré en un certain nombre de mystères jalousement gardés par des confréries distinctes. 
Mais Jason dinAlt est un joueur. Il s'est rendu compte que s'il n'allait jamais obtenir une main gagnante dans ce jeu, les confréries auraient toutefois besoin d'un remaniement, d'une aide pour parvenir à un niveau technologique supérieur et pour se faire, seule une guerre pouvait amener à l'unité des clans...
Jason dinAlt se retrouve donc abandonné sur un monde primitif où l'esclavage est l'une des principales coutumes de la culture locale. Les sociétés les plus avancées de cette planète étant au seuil de l'ère industrielle, dinAlt monte rapidement les échelons en utilisant sa connaissance supérieure des machines à vapeur, de l'électricité, des catapultes et des navires de guerre, etc., pour impressionner les dirigeants.
Ce roman est un Planet Opera à la Jack Vance (Le cycle de Tschaï), mais sans le talent de Vance. C'est là tout le noeud du problème. Cependant, il est de lecture facile et vise un public faisant ses premiers pas en SF.


Deathworld 3 : The Horse Barbarians (1968)

Les Cavaliers Barbares nous ramène les Pyrrusiens à l'avant-plan de l'histoire. Les habitants de Pyrrus doivent maintenant déménager ou mourir, et leur prédisposition génétique pour survivre dans un monde hostile fait de Félicité la seule option possible. Mais il y a un grand groupe de personnes là-bas qui refuse de négocier les conditions d'un partage de la terre, à l'exception d'à la pointe d'une épée.  La majeure partie de cette histoire tourne autour du temps que Jason passe avec les gens sauvages de ce monde. De ce fait, ce roman partage un lien de parenté avec tout ce qui peut s'apparenter à ce que l'on sait des Mongols de Gengis Khan.
Finalement, quel sera la solution pour Jason dinAlt ? Infiltrer et détruire de l'intérieur, bien sûr. L'ancien joueur va donc rejoindre les tribus nomades en tant que barde et essayer de modifier leur culture en l'intégrant. Ce qui rend le tout dangereux, c'est que si les Pyrrusiens sont conditionnés pour survivre, les nomades de Félicité sont conditionnés génétiquement à tuer. Donc un affrontement entre les deux peuples est fort prometteur.

Ce livre a beaucoup à dire au sujet de la fusion des cultures et la manipulation de celles-ci. Est-ce que la manipulation de l'évolution d'une culture, même si elle change leur vie afin de soit disant l'améliorer est d'accord avec la quête d'une autre culture avancée technologiquement pour sa survie? 
L'action est plus crédible par rapport aux autres histoires mais les personnages sont peu étoffés.  Les Cavaliers Barbares ne déçoit pas. C'est une aventure SF enlevante avec un chef barbare puissant et cruel, ainsi que des personnages présents dans Deathworld 1 (Meta et Kerk), et suffisamment de rebondissements dans l'histoire pour garder les choses intéressantes.


Cette intégrale est tout simplement l'un de ces bouquins que vous aurez plaisir à lire.
Cinquante et quatre ans après sa sortie, ce qui pourrait être considéré comme un roman mineur de science-fiction se révèle contenir une thématique bien moderne. Il a également réussi à mettre un sourire sur mon visage, en particulier dans la manière dont Harry Harrison a terminé l'histoire. 
L'action dans les trois histoires de la série m'a gardé en éveil. Au milieu des dangers (et le mince sentier de romance qui serpente à travers les intrigues), chaque élément contient des informations scientifiques, sociales et psychologiques - les préjugés, le fanatisme religieux et le changement culturel - qui font que vous dévorerez ce livre.
The Mothballed Spaceship (1972)

Cette nouvelle qui clôt l'intégrale, fut écrite en hommage à John W. Campbell. Une armada, les Hordes, va envahir les mondes humains. Afin de lui faire face, on fait appel aux Pyrrusiens pour s'emparer d'un gigantesque vaisseau interstellaire de combat de trois kilomètres de long et vieux de cinq mille ans. Son armement est toujours de pointe et il est en sommeil malgré que son ordinateur de bord veille à empêcher toute intrusion à son bord. Jason dinAlt ainsi que Meta et Kerk devront trouver un moyen de s'en emparer.

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