David Gemmell
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Joe Abercrombie, Servir Froid

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White Square Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Dim 2 Juin - 19:10


Servir Froid (titre pourri : j'avais proposé à Bragelonne "elle se déguste froide", mais Stéphane Marsan ne m'a pas répondu) se déroule dans le même univers que la trilogie de la 1ère Loi :
C’est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la guerre.
La guerre est un enfer, mais c’est aussi un gagne-pain pour certains, comme Monza Murcatto, la plus célèbre et redoutée des  mercenaires au service du grand-duc Orso. Ses victoires l’ont rendue très populaire... trop, même, au goût de ses employeurs. Trahie, jetée du haut d’une montagne et laissée pour morte, Monza se voit offrir en guise de récompense un corps brisé et une insatiable soif de vengeance.
Quoi qu’il lui en coûte, sept hommes devront mourir.
Elle aura pour alliés un soûlard des moins fiables, le plus fourbe des empoisonneurs, un meurtrier obsédé par les nombres et un barbare décidé à se racheter une conscience.
C’est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la vengeance.


J'ai vraiment hâte de le lire car la plupart des lecteurs trouvent que l'auteur progresse dans sa voie.
Heureusement que je ne fie plus aux avis de ten.nikable, car on ne peut dire que Zaebas, libraire depuis 10 ans et spécialiste du genre, donne vachement envie :
Zaebas du site de la fantasy au quotidien a écrit:Je viens d'attaquer Servir Froid et contrairement à la première trilogie il y a bien moins de fioritures, l'histoire avance bien mieux.
Juste un bémol, il est dommage que la traductrice n'est pas tenu compte qu'elle traduisait un ouvrage qui contenait déjà trois tomes... Entre les expressions qui change et les noms, cela aurait été bien plus agréable...
Je jèterais un coup d'œil à la première trilogie demain, mais des noms comme Shivers ne me disent rien alors que je vois bien le personnage sont l'on parle, tout comme l'expression de "revenir à la terre" pour "retourner à la poussière". C'est pas très important ou handicapant mais c'est déplaisant.
Si c'est tout ce qu'il y a à retenir du livre, on en va vraiment pas très loin et on ne fait découvrir rien du tout... au secours !



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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Sam 13 Juil - 15:41


Il était une fois en Styrie les psychopathes, les brutes et les truands.
J’ai lu ces 666 pages uniquement avec du Ennio Morricone en fond sonore : c’était l’éclate totale !
C’est la foire à la vendetta impitoyable. Tout le monde veut se venger de tout le monde.
Cela trahit dans les sens, les alliances contre nature se multiplient et les dommages collatéraux sont légions…
L’ensemble baigne dans une amoralité parfois au 2e degré, parfois complètement étouffante.
Et les nombreux moments d’humour noir peuvent déboucher sur des scènes d’une grande noirceur.
Autant le dire tout de suite, Joe Abercrombie est un digne héritier de Glen Cook (La Compagnie Noire)

Un cinéphile averti pourrait lister tous les films de capes et d’épées, tous les wu xia, tous les westerns spaghetti et tous les films de gangsters qui sont mis à contribution : le tâche est ardue car les références sont nombreuses.
On alterne sans transition dialogues légers et ultraviolence, petits espoirs et grandes désespérances.
On recourt allègrement à la vulgarité, à la bagarre et au sexe mais on est loin des gimmicks de Richard Morgan !
Bref on retrouve tout un esprit tarantinien de bon aloi : marche-t-on dans les pas de Kill Bill ou d’Inglorious Basterd ? Dans tous les cas on est plus près des Douze Salopards que Sept Mercenaires !


Pour atteindre ses objectifs, Monza réunie une fine équipe de salopiots :
- un guerrier nordique complètement paumé (transfuge de la 1ère Loi)
- un bagnard atteint de troubles obsessionnels compulsifs
- un empoisonneur philosophe atteint d’un complexe d’infériorité, tout droit sorti d’un wu xia hongkongais, et sa sémillante apprentie plus ambitieuse qu’il n’y paraît
- une mère de famille tortionnaire (autre transfuge de la 1ère Loi)
- un condottière alcoolique (transfuge de la 1ère Loi lui aussi)
S’il s’agit d’un roman indépendant, je déconseille fortement de le lire après la trilogie de la 1ère Loi : même univers, même esprit, mêmes thématiques, personnages transversaux, des allusions toutes les 5 pages…

L’introduction est parfaite : on est tout de suite plongé dans le roman sans passer par une longue mise en place.
C’est très bien construit : à chaque partie correspond une cité, un plan, un développement et un dénouement.
Les 7 parties du roman constitue ainsi autant d’étapes dans la quête de vengeance de Monza.
Et comme c’est du Joe Abercrombie rendez-vous à l’amère fin qui renvoie tout le monde à la case départ.
Monza marche ainsi dans les pas de Glotka, Caul Shiver dans ceux de Logen Neuf-doigts…

Mais c’est plus subtil que cela et on retrouve tout l’esprit sergioleonesque dans une autre lecture du roman.
Car on nous raconte l’histoire de 2 couples maudits :
- d’un côté on nous raconte l’histoire de Monza à travers les yeux de Caul Shivers
- d’un autre côté on nous raconte en filagramme l’histoire de Benna à travers les yeux de Monza
La 2e finissant là exactement où commence la 1ère, on nous ce qui nous gratifie d’une belle narration à rebours.
Difficile de ne pas penser aux flashbacks du maître du western spaghetti qui raconte une histoire dans l’histoire.
Si Monza suit un chemin qui aurait pu être celui du polémique Nevada Smith (plus elle se rapproche de son objectif, moins la rage la consume), Caul Shivers lui entame une descente aux enfers mêlant amour et haine.

Et que serait un livre de Joe Abercrombie sans un subtext ultracorrosif ?
Derrière les années sanglantes styriennes, qui rappellent le très bon film La Chaire et le Sang de Paul Verhoeven, se poursuit la grande lutte entre les banquiers de Bayaz et les religieux de Khalul.


On pourrait croire à un nouvel avatar du choc des civilisations, mais la ligne de fracture pognon / religion divise également la société américaine en générale et le Parti Républicain en particulier.
Une vision pessimiste ? Les personnages qui s’en sortent sont ceux qui ont on dit à la fatalité de la pourriture !
L’auteur ne se gêne pas pour dynamiter notre société moderne bien pensante : on dézingue les politiques et la politique, on dézingue le financiarisme mortifère, on rappelle que le morale ne résiste pas 2 secondes face à l’opportunisme au quotidien, que ladite morale est une affaire de point de vue écrite par les individus les plus ambitieux et les plus cupides, et pour couronner le tout la maxime sans cesse répétée « la pitié, c’est la lâcheté » est celle du tristement célèbre Jack Neutron, maître à penser de tous les managers et directeurs des ressources humaines du monde entier.
Des thèmes éthiques d’une brûlante actualité qui n’ont pas besoin de littérature blanche pour être développées.


Quelques trucs pour autant pas très bien négociés :

Le fine équipe de Monza nous offre de réjouissants moments à la Ocean’s Eleven.
Avec des descriptions plus nombreuses et plus travaillées cela aurait tout balayé sur son passage
C’est vraiment dommage que la plume de l’auteur ne soit pas assez capiteuse pour y parvenir.
Et une fois le groupe éclaté, le rythme et la tension baissent un peu d’un cran.
Le traitement des personnages devient alors inégal et c’est fort dommage !
Castor Mooveer et Cordial avaient encore quantité de choses à nous raconter…

L’histoire de Shenkt n’est pas claire du tout : il nous presque tout pour refaire les évidents liens avec la 1ère Loi.
La relation entre Caz et Shylo est encore moins claire : il manque des trucs pour comprendre leur relation.

Ces histoires d’arcs chargés, d’arc plats et de carreaux… ce n’était pas plus simple de parler d’arbalètes ?
Parce qu’on ne peut pas tenir qqn en joue avec un arc et boire un coup en même temps !
Erreur de l’auteur ou du traducteur ? La question est posée.

Et était-on obligé d’aussi mal traduire le jeu de mot de l’auteur qui se base sur des citations françaises ???
« La vengeance est un plat qui se mange froid » (Choderlos de Laclos)
« La vengeance est un mets que l'on doit manger froid » (Talleyrand)
« La vengeance se mange très-bien froide » (Joseph Marie Eugène Sue)
C’est quand même assez nul de se retrouver avec « Servir Froid »…


J’ai quelque part qu’on pouvait faire des liens avec les Drenaï de Gemmell, et ce n’est pas faux !
On retrouve la cinéphilie qui transpire dans le fond et dans la forme, les répliques qui tuent, le goût pour les références historiques, d’envie de faire du western médiéval, les thématiques politiques, les héros désabusés…
… mais là où Abercrombie va jusqu’au bout de la causticité, Gemmell reste profondément humaniste.
L’auteur anglais confirme bien davantage que ses concurrents américains : Sanderson, Lynch, Rothfuss…
Les rendez-vous sont pris pour The Heroes (fin 2013) et Red Country (2014) !


Mais je n’ai que trop palabré, car comme dit Logen Neuf-Doigts :
(comment ten.nikable a-t-il pu passer à côté d’un clin d’œil aussi énorme ?)


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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Sieben le Dim 22 Déc - 13:40

Bon ben j'allais écrire mon avis sur Servir Froid mais ça ne sert à rien après lecture de l'avis d'Albéric. Il a dit tout le bien que je pensais de ce livre dans les moindres détails.

C'est dingue je voulais même parler de cette histoire d'arc et de carreaux pas très clair. Comment Victus peut à la fois tenir en joue Cosca avec un arc et boire un coup avec l'autre main ? Il pouvait pas écrire qu'il tient une arbalète ?

Sinon t'as tout dit au niveau du style proche d'un Gemmell avec des punch lines, des répliques cultes... Et surtout, qu'est-ce que c'est drôle ! Un humour noir acide qui m'a bien fait bidonner.
Une belle bande de salopards la compagnie de Monza, tous autant qu'ils sont. Trahisons, vengeance, retournements de veste.

Je précise que je n'ai pas lu La Première Loi. Je n'ai donc pas compris grand chose sur les quelques pages avec Shylo et Caz.

Par contre moi je trouve que les personnages secondaires comme Morveer sont assez bien développés. Abercrombie en dit suffisamment pour qu'on puisse se faire un portrait bien précis. Le bouquin fait déjà 672 pages.

Le personnage de Shenkht est plutôt énigmatique mais je l'ai trouvé grave badass et il apporte cette touche fantasy qu'il manque. Shenkht c'est une allégorie de la liberté. Orso, Monza, tout le monde le dit: il y a toujours quelqu'un devant qui s’agenouiller. Orso devant la banque Valint et Balk et Monza devant Orso. Shenkht a un crédo: "Je ne m'agenouille devant personne", et il le répète à de nombreuses reprises. On peut décrypter d'une certaine façon que c'est de là qu'il tire son pouvoir. Insoumis et inféodé, c'est un électron libre dans la partie d'échec que se livre la banque de Valint et l'Eglise Gurkhul.
Aussi, existe t-il réellement ce Shenkht ? Je pars sûrement en plein délire mais quand il raconte qu'il a été tour à tour apprenti, ambassadeur... bref que des métiers où on est soumis à une hiérarchie. Et puis sa description physique: un visage ridé mais sans être vieux. On dirait presque une entité non humaine, une allégorie de la liberté salvatrice.
Spoiler:
A la fin, Monza devient-elle l'apprentie de Shenkht ? Puisqu'elle dit pour la première fois face au représentant de la banque Valint "Je ne m'agenouille devant personne"

En tout cas, lecture incontournable. Pas étonnant qu'Abercrombie est remporté un Gemmell award.
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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Dim 22 Déc - 14:28

@ Sieben
Oui c'est clair qu'il y a un autre niveau de lecture avec le personnage de Shenkt : il y a un peu de l'allégorie de V (de V pour Vendetta) avec lui.
Dans son mode opératoire, il y a un message à la fois anarchiste et humaniste qui tranche avec l'amoralité du cycle de La Première Loi où les crevards manipulateurs venaient se loler sur les tombes de leurs marionnettes d'alignement loyal ou neutre bon.

Reste à savoir comment Joe Abercrombie va faire évoluer son univers, mais clairement il a compris que la fantasy de rupture grimm & gritty atteignait vite ses limites... Curieux de savoir à quoi va ressembler sa nouvelle gemmellienne !


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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Sieben le Sam 3 Mai - 14:30

Quelqu'un a t-il lu Les Héros et Pays Rouge ?


J'ai adoré Servir Froid mais j'hésite à me les acheter vu le prix que je trouve un peu excessif, 30 euros le bouquin. En moyenne un livre grand format chez Bragelonne c'est 20e, pourquoi aussi cher ?

D'ailleurs est-ce qu'il s'agit d'une trilogie ? Les couvertures dans le même ton me font dire que oui mais j'aimerai savoir.

Et n'ayant pas lu la trilogie La Première Loi, pouvez-vous me dire les liens entre ces romans s'il y en a ?
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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Sam 3 Mai - 14:41

Sieben a écrit:Bragelonne c'est 20e, pourquoi aussi cher ?
30€ c'est le tarif pour un livre relié par rapport au broché.

Sieben a écrit:D'ailleurs est-ce qu'il s'agit d'une trilogie ? Les couvertures dans le même ton me font dire que oui mais j'aimerai savoir.
Non. Mais il y a un ordre chronologique impératif à suivre, les personnages des uns réapparaissant dans les autres.

Sieben a écrit:Et n'ayant pas lu la trilogie La Première Loi, pouvez-vous me dire les liens entre ces romans s'il y en a ?
Les événements des Héros découlent directement de La Première Loi. Le roman se déroule dans le même univers 9 ans après le tome 1. Je ne peux expliquer, sinon on tombe dans d'immenses SPOILERS. Disons qu'entre autres choses la guerre froide entre ploutocrates et théocrates trouve un nouveau champ de bataille en plus du retour de tous les survivants du Cycle.
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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Sam 3 Mai - 17:23

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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Sieben le Sam 3 Mai - 23:55

Albéric a écrit:Excellent, j'adore et j'adhère !  
http://ngewosworld.blogspot.fr/2009/08/best-served-cold.html

Très bon casting, y a de l'idée.

Merci pour tes réponses. Donc toute les histoires d'Abercrombie se déroulent dans le même univers si je comprends bien. J'ai la Première Loi en epub, j'attendrai donc avant de lire Les Héros.

Mais pour Pays Rouge ça ne devrait pas poser de problème je suppose. En lisant le 4ème de couverture je n'y ai pas reconnu de personnages de Servir Froid.
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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Dim 4 Mai - 7:26

Sieben a écrit:Mais pour Pays Rouge ça ne devrai pas poser de problème je suppose. En lisant le 4ème de couverture je n'y ai pas reconnu de personnages de Servir Froid.
Oui mais non.
On y retrouve Nicomo Cosca, le condottiere compère de Glotka au siège de Dagoska et compère de Monza le Serpent de Talins dans sa quête de vengeance ; et pour ne rien gâcher l'un des grands disparus de La 1ère Loi fait son come back !
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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Marv le Mar 6 Mai - 23:10

"C’est le printemps en Styrie. 
Et avec le printemps, vient la guerre… Et la guerre peut-être un enfer, mais pour Monza Murcatto, Serpent de Talins, mercenaire célèbre et redoutée que ses victoires ont rendue très populaire, c’est aussi une bonne manière de se faire de l’argent. Toutefois cette notoriété n’est pas du goût de tous ses employeurs, notamment du Grand-Duc Orso qui entend balayer tous les obstacles dans sa lutte pour accéder au trône. Pour prix de ses services, Monza se voit trahie, jetée du haut d’une montagne et laissée pour morte… ou presque. Bien que son corps soit brisé, son esprit réclame vengeance. Quoi qu’il lui en coûte, sept hommes devront mourir ! Elle aura à ses côtés des alliés hors du commun : un ivrogne charismatique, un empoisonneur fourbe, un meurtrier obsédé par les nombres et un barbare désabusé. Leurs ennemis : plus de la moitié du peuple. Avec, à sa tête, les sept hommes qu’elle s’est jurée de tuer. C’est le printemps en Styrie. 
Et avec le printemps, vient la vengeance…"



CRITIQUE DE SERVIR FROID 

En premier lieu, Servir Froid de Joe Abercrombie peut se lire comme un one shot bien qu'il n'en soit pas vraiment un. En l’occurrence on y retrouve un grand nombre de personnages secondaires et tertiaires de la trilogie la première loi à qui l'auteur y accorde ici une importance tout autre. C'est le cas notamment pour le Nordique Shivers "frissons dans la traduction J'ai Lu ", le mercenaire Cosca, le tourmenteur Vitari, le banquier Mauthis, Sulfur le mage-disciple de Bayaz, le Duc Orso, la courtisane Dame Eider etc.

Pour autant, et bien que les événements de Servir froid se passent peu de temps après l'épilogue de "Dernières querelles", Joe Abercrombie réussit le tour de force de concevoir une aventure pouvant se lire comme une suite indirecte à sa trilogie, sans pour autant en révéler à ceux qui ne l'ont pas encore lu, les clefs de son intrigue et de son dénouement.
Je reste toutefois persuadé qu'il est préférable de commencer par la trilogie avant d'entamer ce nouveau chapitre, sous peine de manquer toutes les savoureuses références que l'auteur sème ici ou là et qui ajoute au background et donc à l’intérêt du roman.

Servir Froid nous raconte donc la quête de vengeance dans laquelle se lance la mercenaire Monza Murcatto après qu'elle ait été trahie par son principal employeur "le duc Orso".
Alors que son frère a été violemment assassiné sous ses yeux et qu'elle-même a étée laissé pour morte dans un piteux état, un mystérieux inconnu ramassera son corps disloqué parmi les déchets de la cité, et lui apportera les soins nécessaires à sa résurrection.

De jours qui se transforment en semaines puis en mois, la rééducation est longue pour cette femme qui ne vit plus que pour voir se realiser son obsession, mettre à mort ses bourreaux.
Ils sont au nombre de sept à avoir participé ou assister aux événements et ils devront fatalement tous payer. Mais Monza n'est pas dupe pour autant, si elle veut mener à bien ses plans, elle devra opposer à un mal un plus grand mal encore et pour cela il lui faudra des compagnons d'infortune, en quelque sorte de véritables cavaliers d'un apocalypse qu'elle s'apprête à déclencher en Styrie.
Sur une terre sans roi et sans unité, où les duchés jouent d'alliances commerciales ou militaires pour étendre leur influence les uns envers les autres, les agissements de la bande à Murcatto pourraient bien une nouvelle fois replonger la Styrie dans la confusion la plus totale et dans un bain de sang.

Plus encore que dans la première loi, Joe Abercrombie nous régale toujours autant par son style qui lui est définitivement propre et qui donne la part belle aux interactions entre les différents personnages. L'intrigue se construit en temps réel et à aucun moment nous n'avons le sentiment que les différents "héros" semblent prisonniers d'une destinée tracée à l'avance. Chacun avance avec ses propres motivations ou états d’âme et nous percevons tour à tour leurs réflexions et leurs incompréhensions entre eux, qui rendent à leurs altercations des moments d'un profond réalisme, et parfois même de savoureux retournements de situation. En fait tout sonne vrai dans la première loi, il n'y a finalement pas de bons ni de mauvais, mais seulement des hommes et des femmes qui marchent vers un destin qu'ils se forgent, bercés par leurs esperances ou leurs illusions...

Servir Froid est aussi un récit d'aventures dépaysant où l'on parcourt un nouveau territoire qui ressemble dans sa philosophie et dans sa diversité à la péninsule Italique du XIV ème siècle avec ses cités-États en perpétuelle opposition, dans cette idée le monde de la première loi se voit une nouvelle fois enrichi par une nouvelle terre sur laquelle l'auteur a particulièrement poussé son travail de world building.

Servir Froid est un grand roman de fantasy où l'on retrouve avec plaisir un auteur au ton définitivement cynique et ironique mais cruellement réaliste pour notre plus grand plaisir. Le rythme du récit est intense, haletant, avec cette fois un chapitrage plus judicieux que dans la première loi, se focalisant pour l'essentiel sur notre bande de tueurs mercenaires tout en nous faisant vivre l'action selon des points de vue différents à chaque fois. Il en ressort une meilleure fluidité dans l’évolution de l'histoire, celle-ci réservant bon nombre de rebondissements tout en ne se limitant pas à un enchaînement de meurtres plus ou moins bien orchestrés.
À noter que ce livre ouvre plus de portes qu'il n'en ferme et semble faire le trait d'union avec les prochains romans du même monde.

http://avalonfantasyforum.bbfr.net/t567-servir-froid-de-joe-abercrombie
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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Lun 9 Juin - 16:29

Sieben a écrit:Sinon t'as tout dit au niveau du style proche d'un Gemmell avec des punch lines, des répliques cultes...
Si tu savais...
Plus on avance dans la bibliographie et plus cela se gemmellise. Les Héros, c'est un Légende inversé et Pays Rouge me semble emprunter à Druss la Légende et à La Quête des héros perdus.
Joe Abercrombie a compris que le grimm & gritty était une impasse. Dommage que tout le monde n'ait pas compris l'auteur.

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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Sam 14 Juin - 17:59

Igguk de babelio a écrit:Orso et son entourage ont tué son frère et l'ont laissé pour morte, et Monza va se venger. Servir froid est le premier roman de Joe Abercrombie qui suit la trilogie de la première loi, c'est un one-shot plus léger mais qui reste dans le même univers, je recommande tout de même d'avoir lu la trilogie en question avant, tant les références sont nombreuses.

Une liste de 7 personnes à tuer, elle n'a ni pyjama jaune ni katana mais oui, la structure rappelle Kill Bill. Chaque victime va constituer un gros chapitre dans l'histoire, coupant le roman en 7 grosses nouvelles n'ayant presque aucun lien et c'est certainement le premier problème que j'ai eu avec le livre. Sa structure très découpée zappe toute construction d'ensemble du bouquin, on lis l'histoire de la victime numéro untel, conclusion, téléportation, nouvelle victime et c'est reparti. Mais surtout, il n'y a pas de réelle surprise dans le déroulement, c'est affreusement plan-plan malgré quelques coups de théâtre ponctuels plutôt bien vus, l'histoire ne surprend jamais dans l'ensemble.

Mais le point fort de l'auteur n'a jamais été dans son originalité, par contre il a su nous emporter grâce à ses personnages souvent solides et originaux mais là encore, déception. Pourtant le livre part sur un principe riche, Monza se constitue une dream-team en engageant les meilleurs mercenaires, une vraie équipe de choc qui promet des étincelles mais ça tombe à plat pour moi : Monza ne m'a pas du tout intéressé, Morveer est un abruti égocentrique plutôt stupide, Day est survolé, Vitari aussi, Cordial avait un gros potentiel mais tombe à plat puisqu'il ne sert que de gimmick littéraire (l'obsession des chiffres). Cosca sauve le casting par son ton léger et amusant mais reste une caricature de celui qu'on a croisé à Dagoska. Mais surtout Shivers, le seul personnage qui m'a vraiment tenu dans l'histoire, le héros intéressant qui, au deux tiers du roman tombe complètement à plat en se transformant sans raison. Finalement les personnages ne servent pas de personnages, mais seulement de ressorts scénaristiques purement mécanique pour les coups de théâtre et manquent cruellement d'épaisseur.

Le pire c'est qu'on en connait déjà une grande partie, Abercrombie essaie constamment de faire le pont avec la première trilogie en faisant apparaitre des personnages et des notions connues, à tel point qu'on a parfois l'impression de lire un best-of, un produit dérivé pour fan, une collection de clins d'œil permanent « pour toi, lecteur, je t'ai pas oublié, tu vois, j'ai mis machin dedans » jusqu'à l'overdose. L'effet s'estompe dans la deuxième moitié mais au final on n'a pas vraiment un one-shot, je n'arrive pas à dissocier ce livre de la saga originale tellement il y est lié, je pense qu'un lecteur qui lit ça sans connaitre le reste de l'histoire en perd beaucoup d'intérêt.

Le thème principal de l'histoire, la vengeance, n'est pas non plus énormément exploité, on a quelques questionnements sur « la vengeance, et après ? » mais sans plus, ça n'influe en rien sur les décisions des personnages, et c'est un symptôme du principal défaut du livre. En voulant faire un one-shot plus léger, l'auteur survole tout sans jamais rien approfondir et j'ai pas réussi à m'y impliquer, ça va vite, on sourit, c'est rigolo mais ça ne marque jamais vraiment le lecteur.

Malgré tout le livre reste divertissant grâce au style de l'auteur et de ses dialogues, la lecture n'est pas désagréable car c'est toujours une écriture très ludique donc on ne s'ennuie pas non plus, on reste dans l'équivalent littéraire du bon film d'action débile du dimanche après-midi, amusant mais qui n'apporte pas grand chose, vite lu, vite oublié.
J'en ai repéré qques unes du même tonneau.
Mais c'est sur lui que mon "courroux" est tombé. C'est moi qui est trop bon public, ou c'est autre chose...
Les goûts et les couleurs, les attentes et les exigences, mais si celui-ci est banal, fadasse et mal fagotté... putains les autres en dessous ils valent quoi alors ?


Dernière édition par Albéric le Sam 14 Juin - 18:51, édité 1 fois

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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Sieben le Sam 14 Juin - 18:47

J'ai lu Servir Froid sans m'être tapé auparavant sa trilogie et j'y ai quand même trouvé beaucoup d'intérêt.
Bah, j'ai l'impression que ce n'est pas son genre de fantasy on dirait. Le seul personnage qui retient son attention est Shiver. Je sais pas, il devrait s'orienter vers des trucs plus introspectifs avec le héros qui se prend la tête sur sa condition de héros sauveur de l'humanité.
Je n'y accorde pas beaucoup d'importance. Le succès commercial et surtout de la presse et des lecteurs montre qu'il a tort (nah!). Mais après tout, moi j'ai eu beaucoup de mal avec La Compagnie Noire, alors... chacun sa bête noire.

Dire que la lecture "reste agréable et pas agaçante" c'est un euphémisme. On s'éclate ouais ! 
Dire "téléportation, nouvelle victime", ça s'appelle une ellipse et ce n'est pas interdit. A croire qu'user d'ellipses dans un récit devrait être proscrit. Il faut tout raconter. Et puis il abuse là, on est souvent avec les personnages sur la route.
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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Sam 14 Juin - 19:09

Pourtant le gars a adoré La Première Loi.
Mais il ne cesse de couvrir d'éloges Patrick Rothfuss qui raconte tous, mais alors tous les moments de la vie de son héros Kvothe...
Ce qui m'a fait rager c'est "trilogie mal condensée en one-shot", j'ai senti qu'en dehors des cycles tout était forcément mal fagoté, "Caul Shivers change sans raison", euh on n'a pas lu le même livre (bon Igguk m'a répondu qu'effectivement il était passé à côté du truc), "mauvais film d'action du dimanche après-midi", c'est presque un mauvaise private joke de rageux...

Il y a aussi une elbakinienne qui a pesté contre Monza caricaturale en fantasme sur patte... Mutilée, handicapée, toxicomane, psychopathe, incestueuse... lol quoi !
Mais bon j'aime toujours les gens qui descendent un bouquin dont ils n'ont pas lu la moitié...

Par contre, j'en reparlerai ultérieurement, alors que La Première Loi est amoral et cynique de bout en bout, Servir Froid amorce une bifurcation de l'auteur qui abandonne progressivement le grimm & gritty d'où quelques sauts de registres parfois peu efficaces.

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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Sieben le Sam 14 Juin - 19:57

Albéric a écrit:
"mauvais film d'action du dimanche après-midi", c'est presque un mauvaise private joke de rageux...

Déjà le dimanche après-midi c'est Walker Texas Ranger. Ensuite, depuis quand Le bon, la brute et le truand est un mauvais film ?
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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Derfel le Mer 30 Juil - 15:02

Albéric a écrit:
Servir Froid (titre pourri : j'avais proposé à Bragelonne "elle se déguste froide", mais Stéphane Marsan ne m'a pas répondu)
Elle se déguste froide, titre encore plus pourri, on croirait une pub de bière !      
Je le comprend de ne pas avoir répondu.  

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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Albéric le Dim 3 Aoû - 23:15

Derfel a écrit:
Albéric a écrit:
Servir Froid (titre pourri : j'avais proposé à Bragelonne "elle se déguste froide", mais Stéphane Marsan ne m'a pas répondu)

Elle se déguste froide, titre encore plus pourri, on croirait une pub de bière !      

Je le comprend de ne pas avoir répondu.  
Ouais. Sauf que Loi Evin oblige, ce genre de pub télévisuelle n'existe pas vraiment chez nous. Après de l'autre côté de l'Atlantique, je ne dis pas... ^^

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White Square Re: Joe Abercrombie, Servir Froid

Message par Derfel le Jeu 14 Aoû - 15:21

Albéric a écrit:
Igguk de babelio a écrit:Orso et son entourage ont tué son frère et l'ont laissé pour morte, et Monza va se venger. Servir froid est le premier roman de Joe Abercrombie qui suit la trilogie de la première loi, c'est un one-shot plus léger mais qui reste dans le même univers, je recommande tout de même d'avoir lu la trilogie en question avant, tant les références sont nombreuses.

Une liste de 7 personnes à tuer, elle n'a ni pyjama jaune ni katana mais oui, la structure rappelle Kill Bill. Chaque victime va constituer un gros chapitre dans l'histoire, coupant le roman en 7 grosses nouvelles n'ayant presque aucun lien et c'est certainement le premier problème que j'ai eu avec le livre. Sa structure très découpée zappe toute construction d'ensemble du bouquin, on lis l'histoire de la victime numéro untel, conclusion, téléportation, nouvelle victime et c'est reparti. Mais surtout, il n'y a pas de réelle surprise dans le déroulement, c'est affreusement plan-plan malgré quelques coups de théâtre ponctuels plutôt bien vus, l'histoire ne surprend jamais dans l'ensemble.

Mais le point fort de l'auteur n'a jamais été dans son originalité, par contre il a su nous emporter grâce à ses personnages souvent solides et originaux mais là encore, déception. Pourtant le livre part sur un principe riche, Monza se constitue une dream-team en engageant les meilleurs mercenaires, une vraie équipe de choc qui promet des étincelles mais ça tombe à plat pour moi : Monza ne m'a pas du tout intéressé, Morveer est un abruti égocentrique plutôt stupide, Day est survolé, Vitari aussi, Cordial avait un gros potentiel mais tombe à plat puisqu'il ne sert que de gimmick littéraire (l'obsession des chiffres). Cosca sauve le casting par son ton léger et amusant mais reste une caricature de celui qu'on a croisé à Dagoska. Mais surtout Shivers, le seul personnage qui m'a vraiment tenu dans l'histoire, le héros intéressant qui, au deux tiers du roman tombe complètement à plat en se transformant sans raison. Finalement les personnages ne servent pas de personnages, mais seulement de ressorts scénaristiques purement mécanique pour les coups de théâtre et manquent cruellement d'épaisseur.

Le pire c'est qu'on en connait déjà une grande partie, Abercrombie essaie constamment de faire le pont avec la première trilogie en faisant apparaitre des personnages et des notions connues, à tel point qu'on a parfois l'impression de lire un best-of, un produit dérivé pour fan, une collection de clins d'œil permanent « pour toi, lecteur, je t'ai pas oublié, tu vois, j'ai mis machin dedans » jusqu'à l'overdose. L'effet s'estompe dans la deuxième moitié mais au final on n'a pas vraiment un one-shot, je n'arrive pas à dissocier ce livre de la saga originale tellement il y est lié, je pense qu'un lecteur qui lit ça sans connaitre le reste de l'histoire en perd beaucoup d'intérêt.

Le thème principal de l'histoire, la vengeance, n'est pas non plus énormément exploité, on a quelques questionnements sur « la vengeance, et après ? » mais sans plus, ça n'influe en rien sur les décisions des personnages, et c'est un symptôme du principal défaut du livre. En voulant faire un one-shot plus léger, l'auteur survole tout sans jamais rien approfondir et j'ai pas réussi à m'y impliquer, ça va vite, on sourit, c'est rigolo mais ça ne marque jamais vraiment le lecteur.

Malgré tout le livre reste divertissant grâce au style de l'auteur et de ses dialogues, la lecture n'est pas désagréable car c'est toujours une écriture très ludique donc on ne s'ennuie pas non plus, on reste dans l'équivalent littéraire du bon film d'action débile du dimanche après-midi, amusant mais qui n'apporte pas grand chose, vite lu, vite oublié.
J'en ai repéré qques unes du même tonneau.
Mais c'est sur lui que mon "courroux" est tombé. C'est moi qui est trop bon public, ou c'est autre chose...
Et moi, je suis d'accord avec le mec (Igguk). C'est bien écrit mais il manque quelque chose à la sauce. Comme j'en attendais beaucoup plus, c'est une déception.

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Message par Albéric le Jeu 14 Aoû - 15:33

Derfel a écrit:Et moi, je suis d'accord avec le mec (Igguk). C'est bien écrit mais il manque quelque chose à la sauce. Comme j'en attendais beaucoup plus, c'est une déception.
Ou bien c'est juste pas ta came. On ne peut pas tout aimer. Les goût et les couleurs : ce n'est pas toujours la peine de rechercher ce qu'il ne va pas alors que c'est juste une formule avec laquelle on n'a pas d'atomes crochus.
J'ai vu pas mal de fois écrit "ouais, c'est pas mal mais bof je n'arrive pas à m'attacher aux personnages et c'est trop froid tout ça"... Ben oui, ça s'appelle la Dark Fantasy : on aime ou on n'aime pas, mais après faut pas lui reprocher de faire son boulot, ou pire, d'aller rouspéter contre la fantasy classique avec ses personnages sympathiques certes, mais tout beau et tout blanc... On ne peut pas tout avoir.

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Message par Derfel le Jeu 14 Aoû - 16:42

Je vais retenter l'expérience avec un autre Abercrombie, mais je ne sais pas si je devrais me lancer dans sa première trilogie (Premier Sang) ou bien poursuivre avec Les Héros.
Le fait que je n'ai pas kiffé sur les personnages n'a pas aidé. Mes préférés étaient Cordial et Cosca, et un peu Shivers avant qu'il ne devienne obsédé de tuer Monza, qui elle m'a laissé complètement ...froid.

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Message par Albéric le Jeu 14 Aoû - 17:16

Derfel a écrit:Je vais retenter l'expérience avec un autre Abercrombie, mais je ne sais pas si je devrais me lancer dans sa première trilogie (Premier Sang) ou bien poursuivre avec Les Héros.
Le fait que je n'ai pas kiffé sur les personnages n'a pas aidé. Mes préférés étaient Cordial et Cosca, et un peu Shivers avant qu'il ne devienne obsédé de tuer Monza, qui elle m'a laissé complètement ...froid.
Les personnages froids (et qui donc laissent froid), c'est un peu le fond de commerce de la Dark Fantasy. Joe Abercrombie s'éloigne des personnages froids, cyniques et amoraux avec Les Héros et Pays rouge, mais impossible d'apprécier le destin de nombreuses figures si on ne les a pas déjà rencontrées auparavant avec dans La Première loi...

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Message par Derfel le Jeu 14 Aoû - 17:18

Albéric a écrit:mais impossible d'apprécier le destin de nombreuses figures si on ne les a pas déjà rencontrées auparavant avec dans La Première loi...
C'est ce à quoi je m'attendais.

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Message par Albéric le Jeu 14 Aoû - 17:21

Derfel a écrit:
Albéric a écrit:mais impossible d'apprécier le destin de nombreuses figures si on ne les a pas déjà rencontrées auparavant avec dans La Première loi...
C'est ce à quoi je m'attendais.
Après tout si c'est les 1800 pages du cycle qui te font hésiter, tu peux toujours te tourner vers la version comics..

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Message par Derfel le Jeu 14 Aoû - 17:23

C'est sûr que lire une trilogie après un premier jet qui ne t'a pas complètement convaincu, c'est pas une mince tâche.

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Message par Albéric le Jeu 14 Aoû - 17:27

Derfel a écrit:C'est sûr que lire une trilogie après un premier jet qui ne t'a pas complètement convaincu, c'est pas une mince tâche.
Au pire tu peux attendre le début de son nouveau cycle qui sort à l'automne, même si celui-ci se veut YA (enfin, du jeunes adultes pour Abercrombie, c'est vachement adulte que des ouvages estampillés adultes chez d'autres auteurs.

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