David Gemmell
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James Swallow, Signus Daemonicus

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White Square James Swallow, Signus Daemonicus

Message par Marv le Mer 28 Mai - 15:59


SIGNUS DAEMONICUS De James Swallow
ÉDITEUR : BLACK LIBRARY

"La guerre a atteint le secteur Signus Prime. Horus envoie les Blood Angels sur place pour affronter les terribles démons de Khorne. Mais cette décision du Maître de Guerre n’a rien d’innocent : Il espère bien tirer avantage d’un défaut dans le gene-seed des Blood Angels (et qui sera plus tard connu sous le nom de Soif Rouge), et les faire succomber aux appels du Dieu du Sang. Au coeur d’une bataille sans merci, le primarque Sanguinius doit affronter un Prince Démon, et de l’issue de ce combat dépendra l’avenir de sa Légion…"



Farmace a écrit:Ceux qui lisent régulièrement mes critiques savent que les romans de la Black Library font partie intégrante de ma culture SF, tout particulièrement en ce qui concerne le cycle de l’Hérésie d’Horus. Ces mêmes personnes qui me font l’amitié de lire ce que je pense des divers livres me passant sous la main savent également que je suis souvent emporté par ce que j’ai sous les yeux et que bien souvent, on tombe dans une critique particulièrement sévère, ou fortement enthousiaste.

Aussi, quand j’ai vu que c’était James Swallow qui était aux commandes, j’ai été partagé.
En effet, auteur de La Fuite de L’Eisenstein, selon moi l’un des meilleurs romans de l’Hérésie, mais également de Deus Encarmine et Deus Sanguinius quelques années auparavant, peut-être deux des pires tomes que la Black Library ait jamais sorti, il y avait de quoi se demander à quoi s’attendre.
Cet état de fait est d’autant plus frappant que ces deux tomes traitaient du Chapitre des Blood Angels, tout comme celui dont je fais ici l’analyse.
Sanguinius et ses fils allaient-ils à nouveau être passés à la moulinette ? C’est fébrile que je me suis mis en quête d’une réponse.

Tout d’abord, un peu d’Histoire.

Les Blood Angels sont envoyés dans un secteur reculé de la galaxie par Horus, Maître de Guerre qui a déjà instillé sa trahison à ce moment des faits.
Envoyés dans un piège où manipulations démoniaques, anomalies monstrueuses à l’échelle de planètes entières, et combats terribles les attendent, les Blood Angels vont devoir faire face à une tentative de corruption sur leur légion toute entière.

Disons le immédiatement, si Signus Daemonicus n’aura pas les qualités littéraires exceptionnelles d’un Graham McNeill, il reste tout à fait agréable à lire et les pages tournent d’elles-mêmes entre nos mains avides de découvrir la suite.
La légion du Primarque Sanguinius est présentée avec assez de détail pour qu’on ait l’impression de bien la connaître au bout de quelques chapitres seulement sans pour autant que l’on soit noyé sous une myriade de précisions inutiles.
Un très bon point quand on sait que le néophyte comme l’initié va donc pouvoir se retrouver rapidement plongé dans le récit malgré quelques longueurs, qui s’avèrent nécessaires pour poser le décor et l’ambiance générale.

Les personnages présents sont nombreux, et chacun a le mérite de disposer d’un caractère affirmé qui lui est propre, ce qui nous aide à mieux cerner les évènements à travers le prisme de leurs divers regards.
Un autre point à mettre au crédit de l’auteur, qui parvient à nous rendre une vision globale des aventures de la légion dans l’amas de Signus tout en nous permettant de nous focaliser sur plusieurs personnages clef qui donnent au récit une dimension humaine tout ce qu’il y a d’acceptable.

Pour rester dans les points positifs, on ne peut passer sous silence une science de l’hyperbole somme toute fort bien maîtrisée, des batailles détaillées et prenantes, quoique manquant du souffle épique et haletant caractérisant d’autres tomes de ce cycle.
Les descriptions permettent fort bien d’imaginer les scènes présentées sous un jour très cinématographique, et le livre nous cache plusieurs bonnes surprises que l’on ne dévoilera pas ici, précisément car une surprise doit rester cachée.

Les points positifs étant faits, il faut également aborder les points qui fâchent.

Premier aspect et non des moindres qui mérite que la maison d’édition (et non l’auteur) se fasse taper sur les doigts : les fautes !

Cela est triste à dire mais vrai, ce roman est parsemé d’erreurs grammaticales, (« J’en sais moins que vous le penser ». Si… « er »…) un nombre difficile à croire de « s’ » totalement inutiles, avec par exemple un « s’enfler » au lieu de « enfler », histoire de donner une idée, un « d » se baladant tout seul, pour l’éternité privé de son « e »…
On est en droit de s’attendre à mieux de la part d’un roman qu’on achète 17 euros, et qui est passé entre les mains d’un traducteur, et, (supposément) d’un relecteur !
L’auteur n’est pour rien dans ces coquilles malheureuses mais cela ne change rien au fait qu’elles gâcheront sa lecture au lecteur à l’œil attentif.
Un reproche d’autant plus vif que ce genre d’observation ne m’est jamais apparu lorsque Bibliothèque Interdite était aux commandes pour la version Française des tomes de l’Hérésie, et sur lequel il ne fait aucun doute que Black Library doit concentrer ses efforts d’améliorations.

Ceci étant dit, on peut reprocher à la trame générale de manquer d’un réel suspense.
Parfois un peu angoissant, parfois intéressant, mais jamais épique, telle est la faiblesse de ce tome qui peine à nous donner des Blood Angels une vision d’exception.
Certes, le but du livre est de mettre en avant sa part sombre et dissimulée, torturée même, par certains aspects.
Mais là où la mission est parfaitement accomplie dans un « Fulgrim » ou un « Les Faux Dieux » qui nous montrent progressivement à quel point les Space Marines peuvent être corrompus et torturés par leurs doutes tout comme par des puissances extérieurs, l’essai n’est ici tout simplement pas transformé.
En somme, rien dans ce livre ne provoquera la passion, ce qui est regrettable quand on connait la légion des fils de Sanguinius.

A cela, on peut ajouter une fin qui manquera très cruellement de percutant, comme de suspense, malgré de bonnes idées parfois sous-exploitées, telles que la présence d’un démon qui aurait mérité un développement nettement plus poussé ainsi qu’une réaction du Maître de Guerre Horus qui vaille la peine qu’on s’en préoccupe, ce qui n’est désespérément pas le cas.


En conclusion, Signus Daemonicus figure parmi les livres que l’on peut avoir chez soi sans rougir de son achat, mais ne constituera en aucun cas une œuvre que l’on veut partager à tout prix.
Dans une moyenne positive sans atteindre des sommets, il comptera parmi les livres de l’Hérésie qui font passer le temps relativement agréablement sans transcender le lecteur exigeant. 14/20 est la note que je lui donne.

Merci de m’avoir lu et à bientôt pour de nouvelles critiques !

FARMACE RHAIDEN
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Marv
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Date d'inscription : 18/04/2014

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