David Gemmell
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Rob Sanders, La Légions des Damnés

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White Square Rob Sanders, La Légions des Damnés

Message par Marv le Mer 28 Mai - 15:55


EDITEUR : BLACK LIBRARY FRANCE
ILLUSTRATEUR : Jon SULLIVAN

++Interception exergétique : relayée par l’observatoire du chœur
astrotélépathique stroika-six – ordo obsoletus –vaisseau noir providence.++

++Ici la cinquième compagnie du chapitre Space Marine des Excoriators. Nous demandons assistance. Ceci est un signal de détresse priorité omega. Le furiocauste est arrivé sur Certus-minor. Nous sommes peu nombreux et faisons face à des forces colossales : des cultistes, des démons et des berserks de la légion renégate des World Eaters. Le dieu du sang ne s’arrêtera pas avant d’avoir anéanti la planète. Ses serviteurs vont passer tous les habitants au fil de l’épée. Nous avons besoin de renforts. La croisade de sang doit être stoppée.
Que l’empereur nous protège : nous prions pour un miracle...++
++Termini secundus : sous-secteur Sol Terra++
Destinataire final
++Palais impérial++




Farmace a écrit:J’ai déjà dans une critique précédente parlé de l’univers de Warhammer 40 000 et ne vais donc pas réitérer. Ceux qui ne le connaissent pas n’auront du reste aucun mal à se renseigner sur le sujet, internet étant truffés des références nécessaires.
Le héros de l’histoire que l’on va suivre est surnommé le Fléau. Space Marine du chapitre des Excoriators, issu de celui des Imperial Fist.
Bretteur redoutable et impitoyable tête de lard, on constate assez vite que le Fléau, ancien garde du corps de leur maître de chapitre en personne, est torturé par la perte de la grande bannière qu’il avait l’honneur de porter.
Manifestement emporté par une forme de défaillance génétique, il a sombré dans l’inconscience au pire instant, perdant ainsi le combat et son honneur.

Plongé dans une sorte de sommeil étrange et confus, on entre directement dans la tête de celui qui va rythmer le récit, et ainsi suivons-nous les pérégrinations de son esprit ravagé par le conflit opposant une volonté de fer à une terrible culpabilité. Eveillé par des moyens artificiels pour les besoins d’un tournoi à l’épée opposant tous les chapitres issus du primarque Rogal Dorn, à l’origine de la légion fondatrice des Imperial Fist, on constate que la défaillance génétique du héros n’a pas été sans dommage.
Presque sans cesse plongé dans une hallucination lui faisant voir un étrange Space Marine à l’armure noire et au regard flamboyant perçant à travers un crâne sans chair, notre excoriator va se retrouver au cœur d’une intrigue guerrière autrement plus importante qu’on ne dévoilera pas par soucis de vous laisser découvrir les tenants et aboutissants du grand final.


Soyons honnête, la Légion des Damnés est loin d’être la meilleure production de la Black Library.
Si le style littéraire de l’auteur ne pose pas de problème, (au contraire), l’intrigue globale manque de profondeur, et parfois même de cohérence. Du moins, un réel amateur de l’historique de cet univers sera-t-il seul à les remarquer. 

En terme de qualités pures, on peut noter que les pages se tournent presque d’elles-mêmes tant le style fluide et précis sans être trop dépouillé s’avère qualitatif. Les scènes de combat constituent d’ailleurs les apothéoses du récit, ce qui en dit malheureusement long sur le reste.
Le héros est sympathique comme le gros bras accompagnant un huissier, et son aspect torturé est montré de façon trop basique pour que cela lui ajoute une réelle profondeur.

L’intrigue générale, elle, est bancale, car met beaucoup de temps à démarrer pour nous en dire finalement assez peu, passage obligé et délicat pour lequel on peut se montrer indulgent, car l’auteur doit nous présenter un chapitre, ses rites, coutumes, et sa mentalité, ce qui pourrait en soit faire mille pages pour peu que l’on n’y prenne pas garde.
Reste le développement, qui, lui, traîne véritablement en longueur pour nous entraîner dans une guerre peu intéressante et dans laquelle on a du mal à s’impliquer.

Ainsi faut-il prendre ce livre pour ce qu’il est : ni un joyeux défouloir où la lutte est omniprésente, ni un roman subtil ponctué de dialogues captivants à l’intrigue complexe ; la Légion des Damnés est « une allumeuse » dans le sens où il aurait dû s’appeler « Livre qui parle d’un chapitre Space Marine qui se fait aider par la Légion des Damnés à la fin ».
Car oui, au final on ne voit pratiquement rien de ladite Légion si ce n’est sous la forme des hallucinations du héros et d’un passage final trop tardif pour avoir la moindre intensité.
Un livre que l’on peut lire, et dans lequel on peut prendre un plaisir de lecture certain, à condition de ne rien espérer de trop captivant. Si vous brûliez de connaître mieux cette Légion, passez votre chemin ; en revanche, si vous désirez profiter d’un récit simple et classique se passant dans l’univers de Warhammer 40000, vous ne serez nullement déçu. 

Un peu décevant, mais tout sauf désagréable en tant que tel. Si je devais lui donner une note : 11/20

FARMACE RHAIDEN
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Marv
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Date d'inscription : 18/04/2014

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