David Gemmell
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Ben Counter, Chevalier Gris

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White Square Ben Counter, Chevalier Gris

Message par Marv le Mer 28 Mai - 15:38


ÉDITEUR : Bibliothèque interdite

"le grand maître mandulis des chevaliers gris livra autrefois bataille sur khorion ix contre ghargatuloth, un prince démon, qu'il parvint à bannir et à renvoyer dans le warp au terme d'un combat qui lui coûta la vie. mille ans plus tard, le justicar alaric met la main sur valinov le fugitif ; parmi les artefacts récupérés dans l'antre de l'inquisiteur renégat, un ouvrage sacré annonce la résurrection imminente de ghargatuloth. à la tête d'un groupe d'élite de chevaliers gris, alaric part démanteler les cultes fanatiques qui pavent la voie au retour de la créature. le temps presse et les chasseurs de démons doivent percer le secret qui leur permettra de bannir à nouveau leur ennemi."



Farmace a écrit:L’univers de Warhammer 40000 est particulièrement riche, aussi est-il difficile de rendre une critique de l’un des romans portant sur cet univers sans préalablement donner quelques explications qui serviront de rappel à l’expérimenté, et d’informations essentielles pour le profane.

« Dans les ténèbres d’un lointain futur, il n’y a que la guerre », une phrase qui résume bien l’ambiance de cette Haroic Fantasy qui se passe dans les étoiles.
Car oui, il est impossible de classer cet univers dans le genre de la science-fiction. 
Pourquoi ? 
Parce que la science-fiction a vocation à se montrer scientifique, d’anticipation, et dans une relative mesure, réaliste. 
Le choix de ce mot peut sembler incongru, mais il ne vient pas de nulle part. Imaginer que l’on a trouvé un moyen d’user de la téléportation, grâce à la science, la technique, la physique, est 
« réaliste » dans la mesure où il s’agit d’une avancée technologique. 


Or, l’univers de Warhammer 40000 est rempli de démons, de dieux sombres, de supers-soldats qui s’apparentent nettement plus à des « chevaliers des étoiles » qu’à des soldats futuristes. 
Ici repose un point clef du lecteur qui découvre cet univers : il lira de la Fantasy de l’espace, et non de la science-fiction ; une nuance importante.

Que dire sur cet univers à présent ? L’Imperium de l’humanité rassemble un million de mondes.
On y vénère l’Empereur Dieu, qui unifia ladite humanité sous sa coupe il y a de cela des éons, et les menaces, extérieurs comme intérieures sont légions. 
Dans le cas présent ce n’est pas la pléthore de races aliens qui nous intéresse, mais un péril issu du Warp.
Le Warp ? Un univers parallèle où les lois de la science et de la raison n’ont plus cour.
Une dimension d’horreur et de folie rassemblant le potentiel psychique de milliards de milliards d’âmes, folles ou corrompues par leurs plus bas instincts. 


Quatre divinités ignobles y règnent sur des légions de démons ne demandant qu’à percer le voile de la réalité afin de s’infiltrer dans l’univers matériel, semant le chaos et la désolation, simplement car telle est leur nature. 
Pour lutter contre cette menace permanente qui emporta et continue d’emporter des milliards d’humains vers leur perte, l’Imperium s’est doté d’un organisme terrifiant : l’Inquisition.
Outre ses milliards de soldats, et ses quelques centaines de milliers de supers soldats améliorés appelés les Space Marines, l’Imperium use de cet organisme avec une froide et cruelle efficacité. 


Un Chapitre de Space Marines est entièrement dévoué à l’Inquisition : les Chevaliers Gris.
Meilleurs guerriers de l’Imperium, chaque Space Marine a reçu des améliorations génétiques, un endoctrinement impitoyable, un entrainement frôlant le conditionnement physique et neural. 
Les Chevaliers Gris, de par la nature de ce qu’ils doivent affronter, reçoivent un entrainement et un endoctrinement encore supérieur à cela.
Chacun d’entre eux recèle un potentiel psychique certain dont ils usent afin de se prémunir de la corruption du Warp.


Cette longue introduction passée, parlons du livre en lui-même.

Une introduction pour le moins détonante nous voit débarquer au sein d’une bataille aux proportions dantesques, opposant les abominations corrompues et les démons matérialisés de l’un des quatre dieux du Warp, Tzeench, maître de la manipulation, de la sorcellerie, et des sombres connaissances, aux prises avec les Chevaliers Gris.
Un gigantesque Prince Démon au service de Tzeench est miraculeusement abattu.
Et mille ans plus tard, il est sur le point de revenir.
Nous voici donc à la suite d’un capitaine Chevalier Gris fraichement promu, Alaric, menant l’enquête aux côtés d’une inquisitrice aussi jeune qu’intelligente, afin de prévenir le retour du monstre. 
On apprend grâce à la capture d’un inquisiteur corrompu jusqu’à l’os le futur retour dudit démon.
Il faut donc se hâter, mener l’enquête, combattre, et remonter la route parsemée de cadavres et de mystères. 


D’office on s’attache au héros, Alaric, qui manifeste énormément d’humanité malgré le fanatisme qui l’anime lui et ses frères de combat.
Il a sa part d’ombre, de doutes sur lui-même, mais jamais une seconde ne songe à trahir sa mission ou ses frères.
On sent derrière sa détermination le besoin d’accomplir son devoir de façon presque compulsive. 
A sa puissance et sa détermination s’ajoutent les capacités hors normes de Ligeia, inquisitrice relativement jeune, d’origine noble, qui apporte au roman la touche de subtilité sans laquelle ce livre aurait été un défouloir d’action sans interruptions. 


Car oui, la phase d’enquête, de questionnement, de révélation, (et de traîtrise) est continue, mais également souvent ponctuée de scènes de batailles proprement fabuleuses de par leur diversité. Sorciers, démons, humains corrompus, les meilleurs guerriers de l’Imperium peuvent s’en donner à cœur joie. 

Une scène particulièrement marquante, presque drôle avec son aspect pour le moins décalé, nous fait suivre une bataille opposant une quarantaine de Chevaliers Gris à au moins deux milliers d’humains… d’un monde n’ayant pas dépassé le stade de l’époque médiévale.
Armures de très haute technologie, hallebardes énergétiques, et armes à feux à munitions explosives s’opposent à de petites épées, haches, arcs et flèches avec une efficacité jouissive nous faisant presque voir la scène comme irréelle. 


Il est pratiquement impossible de s’ennuyer à la lecture de ces scènes qui voient avancer les combattants envers et contre tout sans jamais songer une seconde à fléchir. 
Même les scènes de prière d’avant bataille prennent un aspect épique qui nous laisse présager du meilleur. 
En fait de batailles, il faut surtout retenir celle de la fin, qui nous offre une apothéose de duplicités, de manipulations, et de révélations, où les combats entre dans une dimension aussi nouvelle qu’inattendue. 

On alterne avec efficacité suspense et action, drames sans pitiés et horreur, ce qui achève de nous rassasier, peut-être de façon un peu trop bourrative.
Car si le roman a une faiblesse l’empêchant d’être un grand livre, c’est sans aucun doute son aspect trop efficace pour être réellement subtil.
Le style d’écriture est franc et direct, l’univers bien retranscrit a le mérite de nous en apprendre plus sur les très mystérieux Chevaliers Gris ; et on savourera ce roman comme un bon burger : rapidement et sans couverts. 


L’enchainement des évènements reste brutal, de même que les batailles dantesques qui prennent pratiquement le pas sur l’aspect mystérieux. Les Chevaliers Gris combattent et meurent en respectant le schéma hollywoodien destiné à nous montrer qu’ils font un métier relativement dangereux, le méchant est un grand méchant, les démons sont démoniaques… 

Bref, un manque de surprise certain caractérise ce livre qui va droit au but sans nous laisser reprendre notre souffle. 
Sa lecture reste agréable, et si l’on regrette qu’il reste un roman réservé aux personnes ayant déjà été initiées à l’univers de Warhammer 40000, du moins si l’on veut saisir la plupart des subtilités, on se rend vite compte que lesdites subtilités restent optionnelles. 
Commencer son entrée dans l’univers de l’Imperium avec ce roman est parfaitement envisageable, même si le cycle de l’Hérésie d’Horus est plus conseillé. 


Le lecteur averti ne retiendra probablement pas ce livre pour autre chose que ce qu’il est : un bon défouloir sur fond d’enquête ; le néophyte, lui, sera plus curieux de découvrir cet univers particulier avec des œuvres autrement plus marquantes comme Les Fantômes de Gaunt. 

A lire, mais à condition de ne pas attendre un chef d’œuvre.

FARMACE RHAIDEN
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Marv
Le Fléau des Démons

Date d'inscription : 18/04/2014

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