David Gemmell
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Collectif d'auteurs, Les Primarques

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White Square Collectif d'auteurs, Les Primarques

Message par Marv le Mer 28 Mai - 15:31

 LES PRIMARQUES de Graham McNeill, Nick Kyme, Gav Thorpe, Rob Sanders    

EDITEUR : BLACK LIBRARY FRANCE
ILLUSTRATEUR : Neil Roberts
AUTEURS : 
_ Et le Reflet se brisa de Graham McNeill 
_ Triomphe de Fer de Nick Kyme 
_ Le Lion de Gav Thorpe 
_ Le Serpent en Dessous de Rob Sanders 



Créés par l’Empereur à sa propre image, les Primarques se sont longtemps considérés comme des princes parmi les hommes, et comme les maîtres de leur destinée. Ils ont mené leurs légions de space marines de victoire en victoire à travers toute la galaxie, et aucun ennemi de l’Imperium n’a jamais été capable de résister à leur fureur. Pourtant, au cœur de cette fratrie légendaire, les graines de la trahison ont été semées il y a bien longtemps, avant même que ne commence l’Hérésie d’Horus…



FARMACE a écrit:Bonsoir camarades de lecture !


Un nouvel exercice pour moi ce soir, puisque me voici pour la première fois en train de faire la critique d’un recueil de nouvelles, et d’avance je dois le dire, cette critique sera forcée d’être plus longue que mon format habituel.
Il s’agit de « Les Primarques », regroupant quatre nouvelles, chacune écrite par un auteur différent, et le titre évocateur de ce recueil vous indique qu’il se passe dans l’univers que j’ai déjà abordé de Warhammer 40 000. Si cet univers ne vous dit rien, j’ai bien peur que cette critique ne puisse vous parler en quoi que ce soit, aussi, je me permets de vous suggérer d’aller lire les romans du cycle Horus Heresy, rien ne sera plus instructif que ça.


D’avance il faut le préciser, c’est un exercice délicat de juger un quarteron d’histoires d’une seule traite, et ce à plus forte raison quand toutes sont issues d’un auteur différent, néanmoins les impressions que j’ai pu en avoir à la lecture de ce troisième recueil de la saga de l’Hérésie d’Horus furent assez marquées pour que je parvienne à en tirer une impression globale.
Si malgré tout, cela vous parait confus, n’hésitez pas à le dire, on a jamais fini d’apprendre n’est-ce pas ?


Sur ce entamons les hostilités...

La toute première nouvelle, il m’a été impossible de l’entamer sans un gros préjugé très favorable, puisque l’auteur n’est autre que l’excellent et Graham McNeill.
Cette impression positive avant même que mes yeux ne se soient posés sur la première page n’a pu qu’être renforcée quand j’ai vu qu’il s’agissait de rien de moins que la suite directe de ce qui est pour moi l’un des meilleurs romans de la Black Library : Fulgrim.
Impossible de vous en dire plus sans vous spoiler cette histoire, aussi m’arrêterais-je uniquement à un bref synopsis et mes impressions sur cette nouvelle.


La plume de l’auteur, aussi efficace et précise que le scalpel du chirurgien, nous livre un texte envolé et morbide à la fois.
Le tour de force passé avec brio par Graham McNeill, de nous asséner des horreurs et de nous en faire redemander est à la fois puissant et naturel, tant les pages se tournent avec facilité.
Un savant mélange d’action et de batailles, de discussions longues et philosophiques, de mystères et de révélations… 

Les abominations propres au Warp se révèlent avec leur cruauté tandis que les capitaines du Primarque soupçonnent un démon d’avoir pris le corps de leur père génétique.
De terribles conséquences vont alors découler de cette découverte…
Autant de friandises que l’on dévore avidement.
Le lecteur sensible sera touché par la cruauté de scènes à la violence crue, là où le puriste se concentrera sur la mise en place d’un univers aux multiples décors révélant moult choses sur la Légion des Emperor’s Children, mais aussi et surtout, une conclusion fascinante du roman précédent cette nouvelle. 


A ceux qui ont aimé Fulgrim, « Et le Reflet se brisa » est l’épilogue qui manquait.
Rien n’est à jeter, et cette première nouvelle, quoique ponctuée de quelques longueurs, joue volontairement avec notre patience.
Il s’agit en tous les cas d’une entrée fracassante dans le recueil des primarques, et cette seule nouvelle est un apéritif nous donnant plus que jamais envie de voir ce que le buffet nous réserve pour la suite.
On lui reprochera cependant quelques longueurs et un léger défaut de mise en place qui ne parviendront nullement à gâcher la lecture du connaisseur patient et attentif.


Je lui mettais 17/20 sans hésiter.

Et ainsi passons nous à la seconde, « Triomphe de fer » écrit par Nick Kyme.
Ne connaissant nullement cet auteur j’étais très curieux de découvrir son style et ses idées, et force de constater que pour une rencontre, on peut parler de désastre.


En bref, nous suivons ici Ferrus Manus, Primarque des Iron Hands, Légion ne jurant que par la force de la technologie et la faiblesse de la chair.
Le mépris affiché pour la notion de faiblesse en général est d’ailleurs caractéristique de cette légion qui laisse volontiers mourir ceux qui, selon ses membres, « ne font que la ralentir ».
D’emblée la légion froide et cruelle peine à convaincre car son mépris affiché pour la chair et la faiblesse n’a même pas le mérite de compenser par un charisme vraiment fort.
Les capitaines et les sergents sont dépourvus d’une réelle puissance, et manquent simplement de présence tant ils sont dépeints avec une maladresse les confinant à la caricature.
Les problèmes concernant cette nouvelle ne s’arrêtent cependant pas là, car le scénario global est lui-même tout simplement mauvais. Impossible de nuancer ce constat : la trame de l’histoire est à l’image d’un Iron Hand prenant un obus, c’est-à-dire à l’emporte-pièce… 

La Légion s’en prend à l’antique race des Eldars qui usent de subterfuges pour tenter de faire rentrer dans l’esprit du Primarque une notion de trahison sur laquelle on ne peut trop en dire, au risque de trop en révéler à ceux qui n’ont pas lu les précédents tomes de l’Hérésie.
En bref, les Eldars usent de leurs dons prophétiques et de leurs illusions, et quel meilleur candidat pour tenter cette prise de conscience que l’esprit le plus borné de l’Imperium de l’humanité entier ? 
D’office les pièges et allusions sans grâce ni réelle subtilité qui peineraient à faire vaciller un esprit entrainé et discipliné apparaissent comme grotesquement dérisoires face au Primarque.

Les scènes de batailles en elles-mêmes, rares et sans saveur, servent plus d’excuse scénaristique pour nous montrer quelques pans de la technologie eldare, ainsi que divers détails qui ne retiennent guère l’attention. Pas crédible pour deux sous, faible, et réussissant la performance d’être ennuyeuse une page sur deux, cette nouvelle s’avère être le repas au fast food qu’on veut éviter et qu’on oublie sitôt la porte de sortie franchie.
Après la nouvelle introduisant le recueil c’est ici une douche glacée qui nous stoppe net.
Que vous aimiez ou non cet univers, que vous aimiez ou non les Iron Hands, et que vous aimiez ou non la science-fiction tout court, cette nouvelle est tout simplement trop fade pour mériter qu’on s’y attarde, et d’office je la classe comme la plus mauvaise du recueil. 


Sans intérêt : 6/20

Refroidi mais n’ayant pas perdu tout espoir, c’est avec une attention redoublée que vous commencerez la lecture de la nouvelle qui suit : « Le Lion » par Gav Thorp.
Faisant suite à un récit présent dans un autre recueil de nouvelles consacré à l’Hérésie, on constate que l’on retrouve une ambiance semblable et une continuité dans l’histoire somme toute pas désagréable.
Lion el’Jonson, Primarques des Dark Angels, coincé dans une lutte stérile avec l’un de ses frères ayant trahi l’Empereur, décide de se rendre dans une base secrète qui pourrait faire pencher la balance en sa faveur.
Vu d’ici la trame globale ne casse pas des briques, disons le…
Mais ce serait réducteur de s’arrêter à cela car il faut reconnaître que la plume de Gav Thorp relève le niveau par rapport au naufrage précédent, et les pages sont autrement plus aisées à tourner. L’ambiance est posée, les longueurs peu nombreuses et ne gênent pas le récit, le Primarque n’est certes pas celui qui fait montre des actions les plus éclatantes mais on le décrit suffisamment bien pour qu’il bénéficie d’une aura et d’un charisme certain. 


La première partie du récit est intéressante, pleine de rebondissements, d’actions et d’un suspense qui teinte la trame narrative globale d’une ambiance efficace.
On sera donc d’autant plus déçu et étonné que cela s’arrête lorsque l’on entame la seconde moitié de la nouvelle, plate et trainante à souhait.
Je ne dirai pas quelle est la fin, mais me contenterai de préciser qu’elle est en queue de poisson, soudaine et semble arriver en plein milieux de nulle part.
Définitivement, « Le Lion » m’inspire un résultat mitigé.
A la fois bon et mauvais, on se demande pourquoi cette fin avec dégoût là où le voyage se révélait prometteur et passionnant. 


C’est avec dépit que je lui donne 12/20, malheureusement.

Un très bon, un très mauvais, un moyen…
Il va falloir compter sur la dernière nouvelle pour trancher et nous dire si acquérir ce tome vaut oui non le coup. 
Ainsi entamons-nous « Le Serpent en dessous » de Rob Sanders.
Je pense être obligé de le préciser, les romans d’espionnage (militaire ou non) ne sont pas de mon goût, aussi m’est-il difficile d’accueillir les romans traitant de l’Alpha Légion dont le secret et la dissimulation sont la spécialité.
Mon opinion ici sera sans doute entachée de ce manque de goût pour ce type de récit, qu’on se le dise. 


En deux mots : Après leur trahison et leur jonction avec les forces traîtresses du Primarque Horus, les Primarques jumeaux Omegon et Alpharius apprennent qu’une de leur base secrète d’une importance capitale connait un problème sans doute lié à une trahison de la part d’un de leur membre.

Quelle va être la réaction d’Omegon, en charge du dossier, je vous laisse le découvrir vous-mêmes.
Cette nouvelle est une véritable montagne russe de ratage et de réussite, certains dialogues s’avérant aussi passionnants que mon orteil droit là où d’autres captivent et font se poser mille questions.
Le niveau littéraire n’a vraiment rien de remarquable, défaut qu’on ne peut imputer à la traduction tant il semble évident que l’auteur n’a pas souhaité s’attarder sur les envolées lyriques.

C’est du droit au but teinté d’une subtilité de roman policier qui d’un coup se révèle être une scène de bataille, puis une scène dantesquement épique où une psyker fait s’écrouler un quartier entier dans une ville, suivie d’une scène d’infiltration plate comme un bonnet A, pour enfin aboutir à la révélation finale manquant cruellement de surprise et de clarté. 
Difficile de juger le récit qui alterne avec une célérité maladroite ses scènes et passages différents qui peinent à nous vendre du rêve.
Je n’ai pas trouvé ça bon, je n’ai pas trouvé ça mauvais, le verdict sera d’un 12/20 hésitant. 


Dommage, car un potentiel certain était à noter.

AU FINAL : 

« Les Primarques » mérite une note total de 11,75/20.
On y relève d’indéniables qualités qui ne suffisent certainement pas à rendre le recueil globalement passionnant.
Inégal, parfois épique, haletant, poussif, on ne peut pas dire qu’on a détesté, on ne parvient pas à dire qu’on a aimé.
Il est à classer dans les livres qu’on peut lire, si l’on désire en apprendre plus sur certains primarques et patienter en attendant que d’autres livres de la Black Library ne sortent.

FARMACE RHAIDEN
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Marv
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Date d'inscription : 18/04/2014

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