David Gemmell
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Yu Sasuga, Terra Formars

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White Square Yu Sasuga, Terra Formars

Message par Marv le Mer 28 Mai - 14:41

TERRA FORMARS de YU SASUGA
Kazé Editions


"La population terrienne en constante augmentation épuise toujours plus les ressources de sa planète. Seule solution pour éviter l'extinction : faire proliférer sur Mars l'unique forme de vie capable d'endurer son environnement et de le rendre habitable… le cafard. 

An 2599 :
La terraformation entre dans sa phase finale et les rampants doivent maintenant être exterminés. À bord du vaisseau spatial “Bugs 2", quinze jeunes gens venus des quatre coins du globe, et génétiquement modifiés en vue de cette tâche, s'apprêtent à atterrir sur Mars. Ils ignorent encore tout du sort de leurs prédécesseurs disparus en tentant de remplir la même mission… Et si la théorie de l'évolution ne s'appliquait pas qu'à l'Homme ?"



Farmace a écrit:Salut à tous !

Histoire de changer un peu de mes critiques habituelles je vais tâcher de varier les plaisirs en même temps que les genres, et ça commence dès maintenant avec un manga.

Oui, je sais, critiquer un manga et un roman consiste en deux démarches fondamentalement différentes...
L'un se lit "vite" (et encore, quand on profite pleinement de sa lecture, qu'on admire vraiment le dessin, ou qu'on se retrouve face à un scénario bien plus complexe qu'il ne pourrait y paraître dont nos amis nippons ont le secret...), l'autre prend un temps souvent supérieur ; l'un est illustré et fait donc jouer beaucoup d'effets, d'émotions, de découvertes par le visuel, là où l'autre doit décrire sans être lourd ni trop avare...
Oui, c'est sans conteste un travail différent de critiquer un manga d'un roman.
Mais partant du principe que ce qu'on fait avant tout sur Avalon Fantasy c'est parler d'une histoire et de la façon dont elle nous est racontée, je ne vois pas de raison de me priver.

l'introduction étant posée, attaquons le vif du sujet.

Terra Formars, puisque c'est de lui qu'il s'agit, nous raconte l'histoire d'un futur pas vraiment rose pour l'humanité. Au 26ème siècle, la surpopulation et l'épuisement des ressources nous fait nous tourner vers l'espace, et donc vers Mars, planète à laquelle il convient de donner une atmosphère si on veut s'en faire une résidence secondaire.
Pour ce faire, les humains usent d'une sorte de lichen et de cafards génétiquement modifiés afin qu'ils pullulent et assombrissent la surface de la planète, provoquant son réchauffement et l'évaporation de ses eaux gelées. Un plan audacieux qui est suivi par l'envoi d'une mission d'éradication des cafards après ces bons et loyaux services...
Mais tout ne se passe pas comme prévu (car dans les ténèbres d'un lointain futur... nope, je me goure de texte là...)

En effet, la première mission d'éradiction sobrement nommée "BUGS 1" disparait et une seconde est donc envoyée avec à son bord des personnages qui sont tous porteurs d'une technologie biologique nouvelle, leur conférent une force d'un genre nouveau qui va leur être plus qu'utile : leur ADN a été mélangé avec celui de divers animaux, ceci permettant une transformation partielle en hybride de combat (après injection d'une dose de produit chimique déclencheur, la transformation étant temporaire).
Et punaise, ils vont avoir besoin de s'en servir, de leurs capacités !

En effet, les cafards ont évolués en un rien de temps, les modifications génétiques apportées par l'homme et le climat extrême de la planète rouge leur ayant permis d'atteindre le stade du primate, mais avec leurs capacités d'insecte transcendées !
Extrêmement forts, rapides, efficaces comme jamais dans l'art de tuer, les cafards sont désormais chez eux et ne veulent pas de nous dans leur maison !

Disons le tout net, ce manga n'est pas un Seinen pour rien (manga pour jeune homme, ndlr).
Effets gores en cascades, massacres sans nom, combats épiques et dépassement de soi sont les marques de ce qui fait l'esprit de Terra Formars.
Un conseil : ne vous attachez à personne dans cette histoire, car les survivants sont peu nombreux et toujours en sursis ; les habitués du genre manga suivent généralement l'idée qu'un personnage que l'on commence à bien connaître sera épargné par le scénariste au nom du fan service : il n'en est rien ! 

Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue en elle-même, mais je tiens cependant à préciser que ceux qui voudraient un bête manga de baston seraient déçus sur un point : il y a de la complexité en grande quantité au fil des tomes, et c'est très agréable.
Complot, zones d'ombres, manipulations et mensonges enrichissent un scénario jouant avec nos nerfs avec la carte du mystère, tandis que les nombreuses informations scientifiques parlant des animaux avec lesquels les hommes ont été mélangés, ou les cafards eux-même, sont légions.

Les personnages, intéressants quoique souvent "classiques" pour du manga (les plus méchants diraient "caricaturaux") portent à nous faire toucher au domaine de l'émotiona avec empathie et efficacité.
Le rythme et la construction, sans conteste répétitifs au fil des tomes (comme le serait une série de films d'action en somme), s'avèrent efficaces et suffisamment retors pour nous tenir en haleine en permanence.
Les scènes de combat sont bien exécutés, aidées en cela par un graphisme que je qualifierais de "carré". Carré, oui, dans le sens où les proportions n'ont pas le réalisme presque "parfait" propre à un Naoki Urasawa, mais est aussi réaliste que possible tout en étant agréable à l'oeil.
Suffisamment marqué pour ne pas ressembler à toutes ces productions au graphisme archiclassique et pour ainsi dire "sans âme" que l'on peut trouver un peu partout, Terra Formars a incontestablement une "Gueule", une vraie !
C'est avec fébrilité que l'on suit les batailles, intérêt que l'on suit le scénario, et plaisir que l'on profite du design.

Pensé pour être efficace, Terra Formars est en ce qui me concerne une réussite à tous points de vue, le seul réel défaut de ce genre est qu'il n'est pas très "ouvert".
Un Seinen est un Seinen, un Drama est un Drama, et un Gemmell est un Gemmell, en somme, et le seul "reproche" qu'on peut donc lui faire sera sans doute d'être trop marqué par son genre pour être tout public. J'aurais tendance à gager (on se refait pas), qu'il sait pourtant rassembler des fans de diverses provenances de part son aspect brut de décoffrage et son scénario intriguant et intelligent. 

De la bonne Science Fiction comme je l'aime, et des tomes que l'on collectionnera avec joie, voila avant tout ce qu'il faut en retenir ! Terra Formars mérite un bon gros 17 sur 20 !

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout.
Mes prochaines critiques porteront, histoire d'équilibrer, sur un manga de Dark Fantasy, une saga MP3 de SF, le roman Deathwatch de l'univers de Warhammer 40000 (oui, je sais, j'avais dit que j'allais stopper...) et enfin, la Horde du Contrevent de Alain Damasio (qui est assez dur à lire bordel, mais je l'aurais !).

Vous voyez, j'ai du boulot, mais en attendant je dis bonne lecture, et à vous les studios !

Farmace Rhaiden, le 21/05/2014



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White Square Re: Yu Sasuga, Terra Formars

Message par Albéric le Jeu 29 Mai - 22:37

Kamen Rider sur Mars, tout un programme...


Dernière édition par Albéric le Ven 19 Aoû - 15:01, édité 1 fois

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White Square Re: Yu Sasuga, Terra Formars

Message par Albéric le Sam 9 Mai - 12:09

C'est le controversé Takashi Miike qui sera le réalisateur de l'adaptation live de Terra Formars : truc de ouf !!!

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White Square Re: Yu Sasuga, Terra Formars

Message par Albéric le Sam 9 Mai - 14:39

En attendant le film, ça déchire aussi en anime :




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White Square Re: Yu Sasuga, Terra Formars

Message par Albéric le Dim 10 Mai - 19:59

Dark Schneider va adorer : une survival horror qui emprunte les meilleurs éléments du genre ! (et en plus le premier à crever c'est le commando du Mossad...)

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White Square Re: Yu Sasuga, Terra Formars

Message par Albéric le Dim 21 Juin - 20:36


On a dans Terra Formars quelques tirades savoureuse genre « on n’est pas dans un manga… », « on n’est pas dans pas dans les comics… », « les superhéros avec des superpouvoirs, ça n’existe pas ! »… Alors qu’en fait, c’est ça : les auteurs piochent dans l’héritage du mangaka culte Shotaro Ishinomori, qui avait décidé dans les années 1960/1970 de contrer les comics américains à lui tout seul (et il le fit vachement bien, posant avec Jinzō Toriumi les bases des séries live tokusatsu, aujourd’hui interdites d’exportation par les méchants marketeux de la Disney Corporation… VDM)
Kamen Rider dans l’Espâce ? C’est sûr ! Cyborg 009 dans l’Espâce ? Hum, c'est bien parti ! ^^
Cyborg 009, c’était (et c’est encore, car les légendes ne meurent jamais ! ^^) un groupe d’humains venant de tous les pays transformés en machines de guerre qui se rebellaient contre leurs créateurs pour devenir les bienfaiteurs du genre humain…
Kamen Rider, c’était (et c’est encore, car les légendes ne meurent jamais ! ^^) le superhéros insectoïde qui défendait la veuve et l’orphelin en combattant les supervilains insectoïdes ennemis du genre humain…
Bref, le véritable chaînon manquant entre l’optimisme d’Ozamu Tesuka et le pessimisme de Go Nagai !

J’ai eu des réminiscences du manga Gunnm de Yukito Kishiro, avec cette association entre sciences et arts-martiaux et cette humanité livrée aux caprices d’une élite persuadée d’appartenir à une race supérieur prédestinée à l’immortalité et à l’éternité
J’ai eu des réminiscences du manga Eden d’Hiroki Endo avec sa pandémie aux ravages effrayant et ses adolescents livrés en pâture aux turpitudes de l’enfer ultralibéral/ultraféodal mis en place par les organisations internationales.
J’ai eu des réminiscences du manga Gantz d’Hiroya Oku qui faisait cohabiter relationship drama soigné et ultraviolence absurde certes, mais graphiquement travaillée.
J’ai eu des réminiscences du manga L’Attaque des titans d’Hajime Isayama, avec cette dystopie où grand dam des intéressés des générations entières sont envoyées au casse-pipe des générations entières au nom d’un conflit artificiel qui n’a d’autre fonction que d’assure le maintien au pouvoir d’une élite corrompue.
Ah finit les bons sentiments de la SF Vintage pleine d’optimisme et d’espérance : fiasco de leader du monde libre au Vietnam, Bhopal, Exxon Valdez, Tchernobyl, SIDA, Monsanto, fanatismes, intégrismes, terrorismes, 11/09 et sa puante récupération idéologique, Chicago Boys et leurs expérience de Milgram à l’échelle mondiale et 7 krachs boursiers dont les populations payent toujours les pots cassés (bientôt le 8e : accrochez vos ceintures !)… L’homme est devenu un loup pour l’homme avec la bénédiction de ceux qui prétendait le guider vers un avenir radieux. Il fut un temps où tout le monde pensait que demain serait meilleur qu’aujourd’hui… Ce temps-là est bien loin derrière nous et cela se sent dans Terra Formars car on ne perd pas une occasion de cracher sur la ploutocratie, les uber-richs et l’argent-roi…

Mais au final de quoi ça parle ce manga ? ^^
Condamnée par le cancer productiviste, l’humanité s’est lancée dans la terraformation de la planète Mars sur plusieurs siècles (cf. la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson ou le film Red Planet d’Antony Hoffman). Sauf qu’au moment de vérifier les résultats de cette gigantesque entreprise au tournant des 26e et 27e siècles, l’humanité s’aperçoit avec horreur que la place est déjà prise par une espèce d’australopithèques insectoïdes. Pour reprendre ce qu’elle considère comme son bien, l’U-Nasa pratique des expériences au faible taux de réussite sur des paumés issus des basses classes de la société pour fabriquer des hommes-insectes capables d’affronter les insectes-hommes dans l’environnement martien.
Mission « BUGS-1 », taux de mortalité : 100%
Mission « BUGS-2 », taux de mortalité : 87%
Mission « ANNEX 1 », taux de mortalité : calcul en cours…Mais ça meurt à tous les chapitres ou presque !!!
Toutefois qui est vraiment l’ennemi ? Ces cafards dont l’évolution biologique et technologique est trop rapide pour être naturelle ? Ces grandes puissances mondiales qui souhaitent s’emparer des découvertes biotechnologiques de leurs rivaux ? Ces donneurs d’ordres qui utilisent les personnages comme cobayes humains dans une course aux armements qui ne dit pas on nom (remember la saga Resident Evil ^^) ? Et il y a aussi la vraie / fausse piste de la panspermie avec la civilisation de Rahab et les pyramides de Mars…


Le scénario de Yu Sasuga se donne la peine de donner à chaque protagoniste du drame, et ce quelle que soit son espérance de vie, une personnalité et un passé, plein de rêves et de désillusions. C’est assez sadique d’ailleurs car on s’attache à plein de gens qui vont tous de les crever salement, et avec tout le pathos nécessaire pour bien nous faire pleurer…
Le manga est riche en phylactères, car une voix-off très présente nous expliquent les mutations, les caractéristiques physiques, physiologique et martiales des antagonistes. De plus la narration fait alterner récit au présent, flashbacks consacrés au passé cabossé des personnages et flashback consacrés aux les discussions des officiers sur les enjeux de la mission. D’habitude je suis blasé du procédé, mais là cela a super bien marché sur moi...

Les dessins de Ken-Ichi Tachibana sont de qualité, tant pour le charadesign que pour les décors souvent fort joliment travaillés, avec une mise en scène de la violence très réussie. On pourra regretter un tramage informatique un peu artificiel, et quelques personnages clonés mais vu que la mission ANNEX 1 nous montre 100 membres d’équipage avec en plus leurs familles dans les flashbacks qui leur  sont consacrés, on peut bien leur pardonner. Sinon, Shokichi Komachi a comme un faux air du Commandant Shepard de la saga vidéoludique Mass Effect… ^^


Pour terminer, un carton jaune à toutes les critiques à la Télérama de la Toile, truffée de pinailleurs et de première bourre toujours prêts à pérorer sur le manque d’originalité et de profondeur de presque toutes les œuvres, alors que manifestement ils semblent bien mal connaître l’histoire du manga pour ne citer qu’elle…

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White Square Re: Yu Sasuga, Terra Formars

Message par Albéric le Mer 4 Mai - 18:23



Avec le tome 1, les auteurs ont eu l’excellente idée d’élaborer leur premier tome à la fois comme un one-shot et comme le prologue d’une série au long cours. Comme ça que le succès ou l’insuccès soit au bout du chemin, on conserve une bonne histoire avec un début, un milieu et une fin.
En 2599, les 15 membres de l’équipe de la mission BUGS-2 ont subi l’opération entomomorphique qui leur octroie d’évoluer librement dans l’environnement martien avec en bonus les capacités d’une autre espèce : la narration joue dessus et nous découvrons leurs pouvoirs au fur et à mesure d’un survival horror d’excellente facture qui emprunte autant aux récits anti-système des années 1970 qu’aux slashers classiques des années 1980. Les loyalistes et les traîtres de la shadow team vont devoir s’unir ou périr !
Le final est très réussi : malgré l’héroïsme du capitaine Donatello K. Davis, c’est l’hécatombe et les survivants sont ceux qui avaient le moins envie de l’être, le plus désespéré d’entre eux abandonnant son humanité pour donner une chance de s’en sortir à ceux qui dans le malheur sont devenus ses amis. On sent la fraternité qui unit ces personnages cabossés par les misères de la vie qui finissent par comprendre qu’ils ne sont que des cobayes, des prototypes ou de la chair à canon pour des homines crevarices qui n’ont d’humains que le nom… Et suprême élégance la fin offerte est bel et bien ouverte !



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White Square Re: Yu Sasuga, Terra Formars

Message par Albéric le Mar 10 Mai - 21:36



En 2619, les 100 membres de la mission ANNEX 1 ont subi l’opération Mosaic Organ qui a permis d’élargir les possibilités d’hybridation de l’être humain par thérapie génique à n’importe quelle espèce animale ou végétale. Les progrès biotechnologique sont énormes : le taux de réussite passe de 30 à 36%... L’U-NASA a recruté en masse pour un nouveau voyage sur Mars malgré les fiascos précédents, car le virus Alien Engine se répand mortellement à la surface la Terre (allégorie même pas déguisée du SIDA°) et la seule chance de pouvoir trouver un remède est de retrouver le virus souche sur la Planète Rouge en dépit de la présence cafard…
Les plus grands espoirs d’humanité reposent sur 2 individus hybrides qui ont hérité de des capacités entomomorphiques de leurs parents et peuvent donc se passer d’injections pour passer en mode combat de leur propre volonté :
- la militaire Michelle K. Davis, la fille de Donatello K. Davis dont elle souhaite venger la mort
- l’artiste martial Akari Hizamaru (dont le nom est un gros clin à un légendaire samouraï tueur de démons-insectes ^^)
Ils apparaissent tous les deux dans la scène introductive de ce tome 2 donc sont appelés à un bel avenir dans la série (une scène d’ailleurs qui constitue un pain dans la gueule des élites bien-pensantes mondialisées). L’histoire d’Akari et de Yuriko ressemble tellement à celle de Shokichi Komachi et Akita Nanao que je demande si SPOILERS
C’est un tome d’exposition qui nous présente donc les nouveaux protagonistes du drame : les Mexicains Alex, Marcos et Sheila, amis d’enfance qui ont tenté sans succès l’aventure de l’American Dream, les Russes Sylvester Asimov le badass, Elana l’optimiste, Ivan le jovial ou les Allemands Adolf Reinhard le sinistre et Eva Frost la pessimiste…

Alors que la mission n’est même pas entrée dans l’atmosphère martienne, il y a traîtrise et sabotage avant que les choses ne dégénèrent gravement dans le sang et les larmes (ou dans les tripes et la cervelle). Il y a quelque chose de pourri au royaume de l’U-NASA, mais qu’attendre d’autre de ceux qui ne se cachent même d’avoir utilisé la mission BUGS-2 comme test grandeur nature pour déterminer les hybridations les plus efficaces … Mais les plus efficaces pour quoi ? Pour nettoyer Mars de la vermine cafard ou pour nettoyer la Terre de la vermine humaine…

Cela m’a quand même turlupiné, c’était que personne ne se demande pourquoi l’U-NASA disposait d’autant de spécimens cafards malgré les fiasco des missions BUGS-1 et BUGS-2, que personne ne s’interroge sur la nécessité de retourner sur Mars capturer des cafards avec tous ses spécimens à leur disposition, et qu’à part Shokichi Komachi personne ne s’offusque plus que ça des ordres bizarres et contradictoires de l’U-NASA qui laisse clairement nos héros à leur triste sort…
C’est pour cela que j’aurais aimé que les auteurs nous montre les survivants de la mission BUGS-2 monter avec le professeur Honda une mission concurrente à celle de l’U-NASA au lieu de reprendre le schéma de la manipulation, de la trahison et de la shadow team. Mais après tout, ils avaient bien le droit de réaliser une version longue de leur one-shot ! (edit : en fait, les auteurs ont complètement fait comme je le voulais, il suffisait juste d’attendre une petit peu pour cela ^^)

ATTENTION, SÉRIE QUI DÉCHIRE SA RACE !!!  

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