David Gemmell
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Yann De Saint-Rat, Le Sang que l'on verse

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White Square Yann De Saint-Rat, Le Sang que l'on verse

Message par Marv le Ven 9 Mai - 22:58

"Le sang que l'on verse" de Yann de SAINT-RAT


ÉDITEUR :MNEMOS
ILLUSTRATEUR : Atelier Octobre Rouge

Résumé :
Je suis le guerrier le plus doué de tout l’empire Pryaméen.
« Je me nomme Étréham et j’aurai bientôt dix-neuf ans. J’ai appris seul à tuer, combattre, abattre. Une sève funèbre coule en moi, mon talent pour la guerre, mon Art comme je l’appelle. Personne ne répand mieux le sang.
J’ai délaissé tant de rêves au profit de macabres conquêtes. Alors la divine Asa m’a choisi pour affronter le dernier dieu que porte cette terre. Elle m’a fait don d’une force ancienne et ténébreuse, elle m’a rendu plus puissant encore.
Peu m’importent ses motivations, les plans des dieux maudits ne m’intéressent pas. Je marche vers mon plus grand combat. Je vais braver les ténèbres sous Pryamée et défier cette créature de cauchemar. Je briserai ses armées enragées et lui arracherai son dernier souffle. Je n’y réchapperai pas, mais c’est un beau jour pour mourir.»



Autant commencer par çà, bien que la couverture, et dans une moindre mesure le titre "le sang que l'on verse", nous suggère une épique fiction historique, le roman s’avère être un récit de pure Fantasy, vif et décomplexé.
Première oeuvre majeure de Yann de Saint -Rat, ce premier roman d'auteur souffre d'une certaine fébrilité sur certains aspects de la narration. Tout d'abord le roman est écrit à la première personne tout du long, bien que ce procédé puisse paraître séduisant au premier abord en matière d'immersion, il constitue assez souvent un exercice périlleux si l'auteur ne parvient pas à faire partager de manière réaliste les pensées et autres interactions sociales de ses différents narrateurs. Dans ce sens les premiers chapitres sont assez lourd et verbeux, l'auteur abuse de redondances pour présenter les personnages principaux au travers de leurs pensées personnelles, et les dialogues sont assez souvent fades manquant de volume ainsi que de  relief. 

Par la suite, après avoir installé le contexte et mis en place ses pions sur son échiquier, l'auteur s'en tire beaucoup mieux pour développer et conclure son intrigue, le récit gagne en souplesse et en fluidité et finalement on s’accommode plutôt bien de ce procédé qui s'il est bien exploité offre de bien belle mise en abyme en alternant des points de vue dynamique offrant par moments une belle dimension cinématographique au récit. 
Assez rapidement donc le ton de l'auteur devient moins solennel et moins artificiel, son écriture y gagne en efficacité mais aussi en sensibilité par un usage approprié de la suggestion.
Pour en finir sur la forme, hormis les tout premiers chapitres, le roman est plutôt bien écrit et bien maîtrisé avec une belle dimension poétique, le dernier tiers est particulièrement brillant dans sa forme comme dans son fond ultra visuelle et émouvant.
À ce titre ce final a un je-ne-sais-quoi de Devilman de Gō Nagai totalement fou et improbable, mais démentiel et spectaculaire, dantesque.


Pour en revenir à l'histoire en elle-même, elle démarre en reprenant le schéma classique du plus grand guerrier de son époque prié de prendre part au plus grand combat de son temps, afin de servir les intérêts d'une personne aux motivations plus obscures qu'il n'y paraît, alors qu'en apparence il s'agit d'un combat du bien contre le mal...en apparence.
Si le début du roman laisse craindre une suite de clichés de ce que la fantasy nous sert depuis 20 ans, Yann de Saint -Rat nous prouve assez rapidement que tout cela n'a que pour ambition de mieux nous surprendre et mieux nous déstabiliser par la suite et ce à la manière d'un Joe Abercrombie spécialiste de ce genre de chose.
Un des points forts du roman tient aussi dans ses personnages principaux.
Étréham qui n'est pas sans rappeler un certain Shinmen Takezō ( Miyamoto Musashi), est un guerrier au passé douloureux, investi littéralement par un code de conduite qui le pousse à ne vivre que pour l'accomplissement de son art de la guerre, jusqu'à ce qu'il rencontre une certaine Asa du moins..., une demi-déesse ayant pour ambition de briser le règne de son Dieu-père omnipotent et tyrannique. Le démon "Eyll", la Némésis de Dieu Mérydes, est en quelque sorte le reflet dans un miroir d'Étréham, elle ne vit que pour accomplir la volonté de son maître, n'existe que pour détruire, ce qui consiste pour l'occasion à s’opposer au projet d'Asa mais surtout à son humain.


Le sang que l'on verse est un récit fascinant et prenant de bout en bout, avec ce côté manga médiéval coréen ( ou japonais) très plaisant et assez inédit.
C'est aussi un récit regorgeant de bonnes idées et notamment celle de l'apprentissage de notre héros au combat dans le plan des esprits "l'Essence", avec des passages assez spectaculaires pour le coup.
Pour conclure, le sang que l'on verse est un très bon livre, très original et rafraîchissant et ce bien qu'il soit déroutant au premier abord.

http://avalonfantasyforum.bbfr.net/t611-le-sang-que-l-on-verse-de-yann-de-saint-rat


modération (Alfaric) : tant j'y étais, qque retouches de mise en forme pour homogénéniser par rapport aux autres présentation d'ouvrages
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Marv
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White Square Re: Yann De Saint-Rat, Le Sang que l'on verse

Message par Albéric le Sam 10 Mai - 10:32

MEGALOCK a écrit:À ce titre ce final a un je-ne-sais-quoi de Devilman de Gō Nagai totalement fou et improbable, mais démentiel et spectaculaire, dantesque.
MEGALOCK a écrit:Le sang que l'on verse est un récit fascinant et prenant de bout en bout, avec ce côté manga médiéval coréen ( ou japonais) très plaisant et assez inédit.
Mine de rien ça donne envie... c'est le genre de truc qu'il faut utiliser en 4e de couverture, parce chez Mnémos ils ne sont pas très forts dans ce domaine (à chaque livre on trouve "un des meilleurs auteurs du genre", cela finit par être risible)
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Albéric
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White Square Re: Yann De Saint-Rat, Le Sang que l'on verse

Message par Albéric le Sam 24 Mai - 19:55

1) Yann de Saint-Rat n'est pas un pseudo.
Il s'agit bien du véritable nom de l'auteur.

2) une fan de fantasy fraîchement revenue d'Australie m'a confié que le roman dégageait un vrai esprit seinen

Du coup le roman remonte dans ma PAL virtuelle...

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White Square Re: Yann De Saint-Rat, Le Sang que l'on verse

Message par Albéric le Lun 2 Juin - 15:27

boudicca a écrit:« Tant que nous demeurons ensemble » de Yann de Saint Rat a l'originalité de ne pas faire des sirènes de simples femmes fatales adeptes de la séduction, mais de véritables guerrières menant des raids jusque dans les demeures des hommes.
Yann de Saint Rat a participé à l'anthologie des Imaginales 2014, il m'intéresse de plus en plus cet auteur.
Sérieux la nouvelle génération d'auteurs français déchire grave sa race (du moins c'est bien parti hein !)

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