David Gemmell
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Jacques Martel, Sacrifice du Guerrier

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White Square Jacques Martel, Sacrifice du Guerrier

Message par Marv le Sam 3 Mai - 16:55

 SACRIFICE DU GUERRIER  de Jacques MARTEL TOME I
EDITEUR : MNEMOS
ILLUSTRATEUR : JULIEN DELVAL


"Une lointaine Antiquité ; le Hoplite sort de son long sommeil car une grande bataille se prépare. Une terrible et furieuse bataille, à laquelle participeront les plus grands Héros ; une bataille telle que les Dieux l’observeront ; une bataille pour laquelle la Mort en personne se doit d’être présente.
Dans les steppes de la Grande Aride, Jarl, fils d'Arkhaï le Brûlé, le Khan des Khans des Clans Nomades, doit prendre la place de son père aux mains de l'Empire Amer, réunir les Clans, former la Horde des Hordes ; un rôle pour lequel il n'a pas été préparé.
Faces aux Khans qui ne reconnaissent aucune autorité à ce "sans nom" issu des Grandes Cités, malgré sa propre aversion pour la guerre, le jeune Jarl s'impose afin que les Clans ne se détruisent pas eux-mêmes dans une vendetta sans espoir contre l'Empire.
Soutenu par deux personnages légendaires, que les poètes désignent par les noms du Roi Solitaire et de la Reine Vierge, il est entraîné malgré lui vers un destin sombre et violent, un chemin pavé de fureur et de sang, le long duquel les mythes sont réalités.
http://www.virtuhall.com/dayntsh-amia/index.htm"






Sacrifice du guerrier est une œuvre fascinante, un véritable récit de fantasy antique d'une beauté et d'une profondeur remarquable. En d'autres termes, un livre qu'aurait sans doute aimé David Gemmell tant les deux auteurs affichent des similitudes dans la forme narrative qu'ils emploient pour illustrer les comportements humains ainsi que la frénésie des scènes de bataille.

Dans ce premier tome, Jacques martel structure son récit sur deux lignes temporelles et ainsi nous suivons tour à tour l'évolution de la dramaturgie entrecoupée par les événements clés du passé de Jarl et de sa mère Illyrie.
Assez rapidement nous nous familiarisons avec cette forme scénaristique pour le moins inhabituelle et si parfois elle peut troubler et sembler ralentir le rythme du roman, son dessein est de nous livrer au coup par coup un passé douloureux, un passé oublié, un passé porteur de vérités qui alimentent un peu plus notre compréhension des événements présents et nous font mieux percevoir les enjeux de la tragédie à venir.

Dans ce monde mythologique qui emprunte autant à notre histoire de la Rome et de la Grèce antique, Jacques Martel dévoile les fondations d'un univers gigantesque d'une richesse et d'une diversité culturelle incroyable.
À cet effet il porte un soin tout particulier à illustrer tout ce qui a trait aux modes de vie, aux formes d'expression culturelle ainsi qu'aux fondements de la foi de ces deux peuples que tout oppose et qui s’apprêtent à s'affronter.
C'est un récit qui rappelle l'esprit des anciens mythes grecs, avec ces Dieux discrets mais omniprésents, véritables divinités guerrières qui s'affrontent sur Terre par l’intermédiaire des hommes dont la destinée semble écrite sur du marbre. C'est finalement une époque louée par les poètes et autres bardes, qui chantent les exploits de ces hommes et de ces femmes armés par les célestes, une époque propice à l’avènement de figures héroïque aux noms évocateurs tels que le Roi Solitaire, la Reine Vierge, le Libre Tisseur, le Conciliateur d’Airain.
À ce titre, Jacques martel montre un attachement à une certaine valeur de l’héroïsme dans la littérature fantastique, comparable une nouvelle fois avec David Gemmell.
Bien qu'il nous présente dans un premier temps le roi solitaire et la reine vierge comme de simples icônes héroïques assez monolithique, c'est encore une fois pour mieux nous surprendre par la suite en nous les faisant redécouvrir sous un jour nouveau où transparaitront des personnalités beaucoup plus complexe et torturé et donc plus attachante.

Ce premier tome pose les fondations de l'intrigue qui se dénouera sauvagement dans la seconde partie.
Le ton du roman est sombre, pessimiste et sauvage avec un petit côté mélancolique nous donnant le sentiment de vivre les derniers battements de coeur d'une époque qui touche à sa fin.
Le travail abattu par l'auteur sur le background et le world building est impressionnant, il fait référence à maintes reprises à des événements antérieurs où on put se distinguer les grands héros de cette époque mais également ceux du passé tel que le Prince Rimeur et l'Hydre dont l'auteur à consacré son dernier roman.

L'intrigue est dense, elle dévoile un conflit qui va au-delà de l'opposition culturelle entre l'empire de l'amer comparable à l'Empire romain par sa philosophie et sa politique d’expansion, aux clans de nomades de la grande aride assimilables aux tribus de Huns ou de Mongols. Elle met également en lumière le conflit intérieur qui se joue en Jarl "Dayntsch Amia" (don du guerrier ou sacrifice du guerrier). Entre quêtes d'identité et acceptation d'une destinée sur laquelle il ne semble pas avoir de prises, Jarl semble condamner à guider les clans sur le sentier de la guerre alors qu'il descend lui-même des deux peuples et qu'il a autant de raisons de rejeter l'un comme l'autre.
Incontestablement, le sacrifice du Guerrier est un excellent roman d'héroic fantasy antique avec tout ce qu'il faut pour charmer les amoureux de ce genre de récit où les légendes et les mythes s’écrivent dans le sang et le vacarme du choc des lances sur des boucliers de bronze.

Bien que les événements la guerre de l'Hydre se passent avant le sacrifice du guerrier, je préconise de découvrir ce nouveau cycle de fantasy comparable au cycle Drenai, par le sacrifice du guerrier qui révèle certains éléments facilitant la compréhension historique du monde, mais également permet de faire connaissance avec certains personnages récurrents tels que le Hardi visiteur et Yhânna Deux-Esprits.

http://avalonfantasyforum.bbfr.net/t549-sacrifice-du-guerrier-tome-i-de-jacques-martel

modération (Albéric) : on respecte les règles de présentation dans les intitulés des topics, d'avance merci bien
  


Dernière édition par Marv le Jeu 16 Avr - 20:39, édité 2 fois
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Marv
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White Square Jacques Martel, Sacrifice du Guerrier Tome II

Message par Marv le Sam 3 Mai - 17:13

SACRIFICE DU GUERRIER  de Jacques MARTEL TOME II
EDITEUR : MNEMOS
ILLUSTRATEUR : JULIEN DELVAL



Arkhai le Brûlé, Khan des Khans des clans nomades de la Grande Aride, est mort.L’opération de sauvetage menée par son fils a échoué.
Pourtant, son sacrifice offre à Jarl un nom de guerre et le respect des autres clans.Jonas, humilié par cette incursion dans la capitale, décide en représailles de capturer la femme et la mère de Jarl.Ses mercenaires exécutent son plan avec succès.Jarl souhaite négocier leur libération mais il est convaincu par les guerriers des clans d’organiser un raid sur Arnok la nouvelle afin de sauver sa famille et d’en finir avec la menace de l’Empire de l’Amer.
La colère et la guerre, sous le regard bienveillant du Hoplite, sculptent désormais la destinée de Jarl.

"Guerriers, vrais Guerriers
Nous nommons-nous.
De quelle façon sommes-nous
Des guerriers ?
Car nous combattons
Pour la vertu élevée
Pour le haut dévouement
Pour la sublime sagesse.
Voila pourquoi nous sommes appelés Guerriers."


Le Choc des Empires !


Dans ce second volume Jacques Martel conserve l'esprit narratif du précédent tome et c'est ainsi que l'intrigue principale évolue en même temps que nous explorons cette fois le passé de la reine vierge. Assez rapidement, nous percevons une évolution dans la noirceur du récit qui nous apparaît de plus en plus comme une grande fresque aux nuances crépusculaires sur laquelle brille une constellation d'étoiles écarlates. Alors que Jarl prend finalement la mesure de sa destinée à la tête de la horde des hordes, les événements vont prendre une tournure inattendue et dramatique et les choses vont aller de mal en pis. 

Et comme Jacques martel ne fait pas à moitié les choses, vous ne trouverez pas non plus dans les échos du passé de Syène matière à respirer, son histoire est une tragédie et cela vous le découvrez dès les premières pages. Le passage qui met en scène la future reine vierge en compagnie de son frère Lychas, et ce alors qu'ils tentent d’échapper au massacre de leur famille perpétré par une troupe de mercenaires, est particulièrement traumatisant et donnent définitivement le ton. Lychas ce sera aussi le nom qu'elle donnera à son fidèle compagnon béni des dieux, un lynx pour qui elle développera un amour et une tendresse singulière, un véritable amour inconditionnel d'une jeune fille envers son petit frère.

Si le premier tome était centré principalement sur Jarl, ce second volume met en valeur plus que jamais le roi solitaire et la reine vierge, ou plutôt Kerraze et Syène , l'homme et la femme qu'ils sont derrière les masques héroïques.
En outre Kerrase se révélera être le seul personnage encore capable d'influencer et de canaliser dans une certaine mesure la rage qui n'habite plus que Jarl et le pousse à l'inéluctable.
Sous le regard du mystérieux hoplite, dont on perçoit de plus en plus en lui l'ombre du faucheur, toutes les pièces se sont mises en place pour que se joue devant nous le dernier acte.

Le dernier tiers du roman nous offre un pur déchainement de rage et de fureur comparable aux meilleurs affrontements de l’Iliade. Les dieux entrent également en scène pour soutenir telle ou telle camp, et avec eux tout un bestiaire de créatures mythologiques foule l’arène poisseuse des combats d'où s’échappent des effluves de sang et de sueur.
Et si Jonas a laissé la place au conciliateur d’airain comme chef de file des forces de l'Amer, celui-ci n'apparaît pas en simple faire valoir, Jacques martel l'a doté d'une aura ultra charismatique en lui insufflant une personnalité calquée sur celle du plus grand conquérant de l'antiquité, Caius Julius Caesar. À la tête de ses légions de vétérans, il représentera une menace bien plus sérieuse encore que tous les loups gigantesques et autres harpies que devront affronter les hommes des grandes arides.

L'écriture du roman est toujours aussi fluide et évocatrice, elle rappelle incontestablement les meilleurs écrits de David Gemmell ou de Bernard Cornwell, mais ce qui m'aura pour le coup le plus impressionné c'est bien le travail titanesque effectué sur le développement de l'environnement sociologique, culturel et mythologique où évolue la dramaturgie.
Sacrifice du guerrier est le premier maillon d'un grand cycle de fantasy antique, auquel appartient également la guerre de l'hydre, mais c'est surtout un fabuleux récit épique auquel participe une galerie impressionnante de personnages charismatiques.

Comment ne pas citer particulièrement le khan Ourl qui nous gratifiera de l'un des plus grands moments de bravoure et d'émotions quand il effectuera une dernière charge héroique à la tête de ses monteurs de Rhino contre les murs de boucliers des legions de l'Amer. 
Vous l'aurez compris, j'ai adoré Sacrifice du guerrier et je remercie Jacques Martel de perpétuer (sans le vouloir) l'héritage de David Gemmell en proposant une vision de l'héroic fantasy dans laquelle je me retrouve complètement.

http://avalonfantasyforum.bbfr.net/t550-sacrifice-du-guerrier-tome-ii-de-jacques-martel


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Marv
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White Square Jacques Martel, La Guerre de l'Hydre

Message par Marv le Sam 3 Mai - 21:29

La Guerre de l'Hydre, Jacques Martel
EDITEUR : MNEMOS
ILLUSTRATION DE COUVERTURE : JULIEN DELVAL


C’EST AVEC LE SANG QUE S’ÉCRIVENT LES LÉGENDES.

"Une cité millénaire au bord du monde, assiégée depuis des siècles. Derrière ses murs, un jeune messager tente de survivre et de trouver un moyen de fuir. Devant ses murs, l’armée de la reine-guerrière qui a fait le serment d’ouvrir les Grandes Portes, prête à lancer l’ultime assaut.
À quelques lieux, la terre tremble sous les sabots des cavaliers de l’invincible guerrier que l’on appelle l’Hydre, souverain incontesté des Grandes Steppes. Pour sa plus grande conquête, il a jeté son dévolu sur la première cité du monde. Rien, jamais, ne résiste au déferlement flamboyant des soldats menés par le colosse. Aucun homme, jamais, n’a pu survivre au déchaînement frénétique de ses coups de hache. 
Alors que la menace de combats d’une violence inouïe gronde, les destins s’entremêlent et se heurtent de plein fouet au rythme des tambours de guerre : c’est avec le sang de chacun que s’écrira cette histoire de métal, de feu et de fureur."

La guerre de l'Hydre est un roman qui nous relate le siège d'une cité antédiluvienne dont les origines remontent aux sources de l'humanité.
Le récit suit le parcours de trois personnages très différents qui vivront les événements avec un regard et des motivations très personnelles.
Tout d'abord il y a la neuvième exilée, qui à la tête d'une Grande armée entame le siège d'Ur Al-Khàlam. Cette dernière est bien décidée à réussir là où ses aïeux avaient échoué auparavant L’assoiffée revendique la souveraineté de la cité par son héritage de sang alors que ses illustres ancêtres en avaient été injustement bannis.

Mahesha le Khan des khans des Grandes steppes, marche à la tête d'une véritable force d'invasion afin de se rendre mettre de ce qu'il considère comme la pièce manquante pour sublimer Sa Grandeur, la plus ancienne et la plus prestigieuse cité de la création.

Et puis il y a le jeune Rhyàan (Kàss) à la double identité, qui vit ou plutôt survit derrière les murs de la citadelle et ne rêve que d'une seule chose, profiter des débordements à venir pour soustraire la jeune Khàlyn de l'emprise du maitre de la fosse, et s’échapper en sa compagnie vers des horizons qui l’éloigneront de l'enfer que recèlent les bas fonds d'Ur Al-Khàlam.

À ces trois personnages principaux l'on peut greffer autant de personnages secondaires ayant reçu un traitement certes moins important, mais revêtant des rôles tout aussi clefs dans le récit.
Ur Ahlyatte, prince des piètre, le Vieu, le seigneur sorcier de la fosse conspire secrètement contre le roi Sàdyatte Ud afin de le renverser. 
À la tête des nombreux mécréants de la fosse (secteur malfamé de la ville où grouillent parias, mendiants, voleurs et assassins); il désire plus que tout retrouver son ancien rang et pour réinstaurer la dévotion au culte de Mos dont il est le premier serviteur .

Hardi visiteur, conseiller de Mahesha, homme aux motivations aussi obscur que son passé. C'est lui qui insufflera les germes de l'ambition à Mahesha afin de l'inciter à se rendre maitre d'une cité légendaire se situant aux confins du monde connus.

La guerre de l'hydre est roman remarquablement bien écrit et extrêmement précis, Jacques Martel y a accompli un travail titanesque afin de concevoir un monde original et cohérent. 
Bien que la trame principale nous invite à suivre le déroulement d'un siège assez classique, cet aspect-là de l'histoire n'est que le fond sonore à trois intrigues beaucoup plus originales . Le fil narratif se concentre sur le destin des différents personnages et au final le récit nous apparaît tel un puzzle complexe dont l'auteur nous dévoile progressivement les pièces afin de nous amener à découvrir un tableau bien plus séduisant qu'il n'y paraît.
Les scènes de bataille sont violentes et sauvages, et en cela nous rappelle David Gemmell notamment dans le livre légende qui traite également du sujet d'une forteresse assiégée. 

Mahesha, l'hydre, le seigneur des larmes est une force de la nature, un véritable Dieu de la guerre que rien n'ébranle sur le champ de bataille. Telle une vague déferlante, sa furie sanguinaire ravage tout sur son passage et s'exprime notamment par des hurlements de rage, véritables ondes de choc qui ébranlent le moral de ses ennemies et provoque la confusion dans leurs rangs.
Si l'intrigue avait été encore plus centrée sur ce personnage, nul doute qu'on aurait pu trouver en Jacques Martel le successeur probable de David Gemmell tant sur bien des aspects l'Hydre semble sortir d'un roman de ce dernier.

Pour autant le rythme du roman et le soin apporté au développement du contexte avec ce souci du détail "presque trop poussé par moments", donnent à la guerre de l'Hydre l'aura d'une belle préquelle à un grand cycle de fantasy.
Toutefois les partis pris de l'auteur de forcer la plume sur les aspects descriptifs, historiques, contemplatifs de cet univers, ainsi que de traiter de manière poussée la psychologie, les origines et l'introspection de ses personnages, ralentissent parfois le rythme du roman sans trop de conséquences en revanche sur le plaisir de la lecture.
La guerre de l'hydre est un excellent roman à découvrir après la lecture du sacrifice du guerrier (tome I et II) et ce bien que les évènements qui y sont relatés se déroulent avant.
Finalement la seule vraie faiblesse du roman réside dans l'absence d'un véritable personnage principal qui aurait pu nous amener à nous impliquer un peu plus émotionnellement. J'ai parfois ressenti lors de la lecture une certaine indifférence aux sorts de certains protagonistes, d'un autre côté le parti pris de scinder le schéma narratif selon trois points de vue différents offrent une profondeur à l'intrigue intéressante et assez peu commune
Au final, la guerre de l'hydre est un bon Livre de fantasy à découvrir en complément du sacrifice du guerrier dans un cycle qui adopte sur bien des aspects une forme semblable au cycle Drenai, avec toutefois une plus gros travail de recherche de l'auteur sur le background que David Gemmell.

http://avalonfantasyforum.bbfr.net/t540-la-guerre-de-l-hydre-de-jacques-martel
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Marv
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White Square Re: Jacques Martel, Sacrifice du Guerrier

Message par Albéric le Sam 3 Mai - 21:32

On m'a dit le plus grand bien de Jacques Martel.
Cela sera un auteurs que je découvrirai cette année !

Par contre, si c'est le même univers que Le Sacrifice du guerrier, ami MEGALOCK pas la peine de créer un nouveau topic ! blink
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Albéric
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White Square Re: Jacques Martel, Sacrifice du Guerrier

Message par Marv le Sam 3 Mai - 21:38

Albéric a écrit:
On m'a dit le plus grand bien de Jacques Martel.
Cela sera un auteurs que je découvrirai cette année !

Par contre, si c'est le même univers que Le Sacrifice du guerrier, ami MEGALOCK pas la peine de créer un nouveau topic ! blink
oui c'est bien le même univers mais le cycle n'a pas de dénomination officielle à ce jour.
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Marv
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White Square Re: Jacques Martel, Sacrifice du Guerrier

Message par Marv le Sam 3 Mai - 22:00

ENTRETIEN AVEC JACQUES MARTEL
http://www.virtuhall.com/


PARTIE I : La Guerre de l'Hydre

Laurent Marv (Megalock): Bonjour M Martel, Comment est née l'idée même du roman ?

Je voulais développer le personnage de l’Hydre, ainsi que le nomment les poètes, (Mahesha le Favorable, Khan des Khans, Maître des Troupeaux et Seigneur des Larmes des Grandes Steppes, de son véritable nom) brièvement mentionné dans Sacrifice du Guerrier l’un des plus puissants héros ayant arpenté le monde.

En lisant un livre sur les civilisations antiques, je suis tombé sur la retranscription du message gravé au pied d’un énorme bloc de pierre :
« Le dieu Assour mon Seigneur me dit de marcher, je disposai mes chars et mes armées et je m’emparai des forteresses du pays d’Itui et du pays d’Ayu, sur les pics élevés des montagnes impénétrables, aigues comme la pointe d’un poignard et qui n’offraient pas de passage à mes chars.
Je laissai mes chars dans la plaine et pénétrai dans la montagne tortueuse. Je couvris de ruines les pays de Saranit et d’Ammanit ; depuis un temps immémorial ils n’avaient pas fait leur soumission. Je me suis mesuré avec leurs armées dans le pays d’Arouma, je les ai châtiés, j’ai poursuivi leurs guerriers comme des bêtes fauves, j’ai occupé leur ville, j’ai emporté leurs dieux. J’ai fait des prisonniers, je me suis emparé de leurs biens et de leurs trésors, j’ai livré les villes aux flammes, je les ai détruites ; j’en ai fait des ruines et des décombres ; je leur ai imposé le joug pesant de ma domination, et, en leur présence, j’ai rendu des actions de grâce au dieu Assour, mon Seigneur. »
« Car je suis Touklat-Habal-Hasar, le roi puissant, le destructeur des méchants, celui qui anéanti les bataillons ennemis. »

Immédiatement, j’ai senti qu’il s’agissait de l’ambiance générale qui irait avec le personnage de l’Hydre. Adapté à mon univers, cela donnait une ville au bord du monde, accolée aux Brumes qui cernent ce monde, vers laquelle se dirige l’Hydre, bien décidé à la prendre. Mais une simple ville ne suffisait pas pour cadrer avec le côté légendaire que je veux placer dans les romans se situant dans cet univers, donc pourquoi pas une ville déjà assiégée ? 
Et pourquoi pas depuis des générations ? 
Quelles seraient les réactions des deux camps en en voyant arriver un troisième ?

La situation se prêtait bien à différents points de vue, j’ai donc décidé de faire suivre l’action par les yeux de trois personnages, un dans chaque camp, chacun donnant ainsi sa vision des choses. Rhyàn, une jeune garçon de la cité qui rêve de la quitter, qui connaît exactement la vie dans la cité ; Erythée, la Neuvième Exilée, qui poursuit le siège entamé par ses ancêtres depuis sept générations, qui imagine l’intérieur qu’elle ne connaît pas ; l’Hydre, qui vient de l’autre extrémité du monde, pour qui elle est une légende synonyme de richesse.

Quels travaux de recherche vous ont aidés dans le développement de cet univers et des personnages ?

Passionné par l’antiquité et l’histoire, j’ai puisé l’inspiration pour mon univers dans les légendes, les textes anciens de tous pays, dans la façon qu’avaient nos ancêtres de voir le monde, avec ses dieux, ses mythes, ses héros.
C’est également de la façon de penser de ces anciens que je m’inspire pour les motivations de mes personnages, que je veux humains, avec leurs forces et leurs faiblesses, même si ses dernières sont dissimulées, et même chez un conquérant comme l’Hydre. Je m’efforce de rendre les personnages cohérents, dans leurs actes et leurs pensées, avec leurs cultures d’origines, et ces cultures et contrée cohérentes avec le monde en général.

Voulant développer mon univers sur plusieurs romans, mais sans faire de série à rallonge, j’ai décidé d’écrire des récits « finis », avec des personnages principaux différents pour chaque.
Dans cette optique, certains personnages secondaires sont présentés sous plusieurs facettes suivant les romans, certains seront un jour les personnages principaux d’autres romans. Seul le Hardi Visiteur, sorte de fil rouge, et compagnon des Héros, est présent à chaque fois, motivé par... à vous de le découvrir. 

Le Roi Solitaire et la Reine Vierge, juste cités par le Hardi Visiteur dans La Guerre de l’Hydre comme étant ses amis, sont les héros de Sacrifice du Guerrier, où il est précisé qu’ils ont combattu avec l’Hydre, aux côtés du Prince Rimeur, des années auparavant.
Le Hardi Visiteur, présent dans Sacrifice du Guerrier, y parle lui-même des Subtils Maraudeurs, au sujet desquels il est interrogé (et répond avec réticence, dans la Guerre de l’Hydre).
Yannah Deux Esprits, comme certains autres personnages des Grandes Steppes d’où vient l’Hydre sont communs aux deux romans, ainsi que certains événements. Mais chacune des histoires est indépendante, se passant dans les lieux et à des moments différents.
Les Héros cités dans un roman feront chacun l’objet de romans spécifiques, se passant avant ou après, suivant le personnage. Le Prince Rimeur, le Guerrier Rieur, Riënna la Farouche, Ülfur Shïn le Loup Blanc, le Libre , ou Sombre suivant les opinions, Tisseur, Sheeren Chants Sauvages lorsqu’elle sera devenue une légende, seront développés comme des personnages au fil du temps. Ce qui risque de prendre tout de même un bon moment.

Dans la quatrième de couverture des Éditions Mnemos, on vous compare à David Gemmell. Qu'en pensez-vous ?

J’en suis très heureux, et flatté. J’avais connu Gemmell avec le Prince de Macédoine chez Mnemos (le monde est petit...) et avais adoré le texte. Au début 2000, alors que je m’occupais avec deux associés du magazine Histoire Médiévale, l’un des membres fondateurs d’une jeune maison d’édition m’a demandé de lui traduire les termes d’escrime d’un roman. 
J’ai eu ensuite le plaisir de recevoir chez moi Légende de Gemmell, le roman en question, édité par les éditions Bragelonne, alors naissantes. La claque ! Cela faisait une éternité que je n’avais pas lu ce genre de fantasy. Alors quand on me compare à Gemmell, je ne peux qu’être heureux !

Comment présenteriez-vous La Guerre de l'Hydre à de futurs lecteurs ?

Il s’agit du récit assez violent et sombre, d’une cité, la première cité des Temps Anciens, devenue une légende pour le reste du monde, assiégée depuis des générations, qui voit venir à elle un ennemi encore plus violent que ne l’est chacun des adversaires en place.
Mais en même temps, chacun des personnages principaux cherche à briser la vie et les règles qui l’enferment. Rhyàn, le jeune garçon de la cité rêve de la quitter, en compagnie d’une jeune fille des bas-fonds, pour voir le monde, alors que les siens sclérosés par des années de sièges ne pensent à vivre et mourir sur place. Erythée, la Neuvième Exilée, l’Assoiffée pour ses ennemis, qui poursuit le siège entamé par ses ancêtres depuis sept générations, a décidé de changer la façon de faire pour en finir rapidement, vaincre une fois pour toute ou perdre à jamais. L’Hydre, dont la colère est palpable, telle d’énormes serpents l’accompagnant (d’où le nom donné par les poètes), Khan des Khans des Grandes Steppes, cherche à fonder un nouveau royaume, bien en dehors des territoires de conquêtes habituels. Des aperçus du passé de chacun éclairent leurs motivations et expliquent leurs réactions, permettent de les comprendre. 
Chacun d’eux veut changer les choses, et les choses vont changer... 
Mais changeront-elles à leur avantage ? 
L’Hydre, L’Assoiffée et le jeune Rhyàn connaîtront-ils l’espoir ou la déception ? 
Dans ces temps de légende, c’est avec le sang que s’écrivent les légendes !

PARTIE II : L'Auteur

La guerre de l'hydre et le sacrifice du guerrier sont les premiers maillons d'une chaine se voulant être à terme un grande cycle de fantasy.
À ce titre, avez-vous déjà trouvé un nom qui pourrait être donné à ce cycle de romans ?

J’avoue que non. J’y pense de temps à autre, mais je n’ai rien trouvé qui «sonne » juste. Le nom du Hardi Visiteur fera partie du titre, mais c’est la seul chose dont je sois sûr, et encore...

Que peuvent attendre vos fans de votre prochain livre concernant cet univers ?
Pouvons-nous espérer revoir Mahesha prochainement... ?

Le prochain roman présentera le Guerrier Rieur, décidé à franchir les mers et les brumes - chose impossible dans l’esprit des gens du monde connu - afin de rejoindre d’autres terres, en compagnie du Subtil Maraudeur. Il entreprend cela pour Paläka Melzï, la Gardienne Indomptée selon les poètes, reine déchue et brisée dont il est éperdument amoureux.
Quand à Mahesha le Favorable, il est certain que nous le retrouverons dans le récit qui décrira son combat aux côtés du Prince Rimeur, de la Reine Vierge et du Roi Solitaire, face aux armées de l’Empire Amer, mais quand ? Tout cela demande du temps...

Outre David Gemmell, quels auteurs du passé ou contemporain vous ont influencé et inspiré dans cette entreprise ?

Je ne peux vraiment dire que David Gemmell m’ait inspiré, du moins pas consciemment ; je ne me suis pas dit, je vais faire comme Gemmell, ou comme untel. Je pense que les l’influences sont plus ou moins inconscientes, provenant de tous ce que j’ai a pu lire dans ma vie, que j’ai aimé, quel que soit le genre littéraire. Une dont je suis sûr, est le ton épique, flamboyant, avec des héros plus grands que nature, de Salammbô de Flaubert.
La Brume qui cerne le monde, que les hommes repoussent au fur et à mesure de leur expansion, est par contre un élément directement venu d’une lecture : une image tirée la courte nouvelle de Earl Aubec, de Mickaël Moorcok, qui m’a marqué à sa première lecture, et ne m’a jamais quitté depuis.

En ce qui concerne l’ambiance générale, le ressenti des personnages et leurs sentiments, je m’inspire surtout de textes anciens, de chroniques du moyen ou de l’antiquité, afin de trouver une « touche » que j’espère vraie, qui sera cohérente avec l’univers. J’essaie de faire en sorte que mes personnages ne voient pas et ne jugent pas les événements, les héros, les guerriers, ou les grands personnages, ou les petits, comme nous le faisons avec notre culture et nos règles sociales, mais comme le feraient des contemporains.

Dans la forme narrative comme dans le fond, de quel écrivain vous sentez vous finalement le plus proche ?

Aucune idée. C’est aux lecteurs de le dire. Pourquoi pas une question sur votre forum ? La réponse m’intéresserait.

Qui correspondrait à vos yeux votre référence ultime en matière d'écriture fantasy ?

Je ne pense pas qu’il y ait de référence « ultime ». Il y a tant de diversité dans ce domaine, avec des styles et des auteurs différents, que rien n’est comparable. 
Je peux par contre vous citer les œuvres qui m’ont marquées, que je conseille.

Dans les anciens : l’Iliade et l’Odyssée, d’Homère. 
Le Métamorphoses, d’Ovide. L’Ane d’Or, d’Apulée. Le Livre des Merveilles, de Marco Polo, qui n’est pas un roman, mais sa vison du monde est presque « fantasy ». Salammbô, de Flaubert.

Dans les contemporains, autres que Gemmell dont nous avons déjà parlé : Conan, Solomon Kane, et beaucoup de nouvelles « moyenâgeuses » de RE Howard, surtout dans la nouvelle édition de Bragelonne. Le Cycle des Epées de Lieber. Tout Jack Vance en fantasy. Moorcock des premiers Elric, du Chien de Guerre et de Mother London. Espoir de Cerf, d’Orson Scott Card. Les Dits De La Terre Plate de Tanith Lee. Terremer, La Vallée de l’Eternel Retour, d’Ursula Le Guin. La Compagnie Noire, de Glenn Cook. Le Trône de Fer, de George RR Martin.
Dans les très récents : La Geste des Six Royaumes, d’Adrien Thomas, que j’ai commencé récemment ; une pléthore de personnages immédiatement attachants, aux dialogues savoureux, avec une écriture « fragmentée » parfaitement maîtrisée, qui vous accroche. Le Cycle de Tire d’Aile, de Philippe Tessier, avec un ton, des personnages et un univers uniques, dans lequel chacun des éléments du monde est un être conscient - le soleil un phénix - et le héro un pantin animé par un sorcier.
J’ai dû en oublier, mais c’est ce qui me vient à l’esprit spontanément, en restant dans le domaine de la fantasy. 
Il faut également garder à l’esprit que je ne peux citer que ceux que j’ai lus. Je suis certainement passé à côté de bijoux que d’autres citeront. C’est ce qui fait l’intérêt et la richesse des échanges : découvrir de nouvelles choses.

BLOODY MARIE est une œuvre de science-fiction, quelle place donnerez vous à ce genre de littérature par la suite dans votre carrière ?

La même place que celle qu’aura le monde du Hardi Visiteur, avec le même principe. 
Je travaille en ce moment sur un roman dans le même univers, se passant quelques années plus tard, avec comme personnage principal, l’un des secondaires de Bloody Marie : Tatïana des Sphères. 
J’ai également un roman sur un thème fantastique actuellement en lecture chez nos amis éditeurs. Je ne me sens pas enfermé dans un genre spécifique ; lorsqu’une idée de personnage me vient, s’il me semble assez consistant pour en faire un roman, je m’y attaque, quel que soit l’univers dans lequel ce personnage évoluera.

À ce titre, si vous avez le choix entre un bon livre de fantasy antique et un bon livre de science-fiction, quel serait votre premier choix de lecture ?

Je ne fais pas de préférence, ce sera le premier acheté, ou le plus petit format si je dois voyager et le glisser dans ma poche, mais pas le genre. 
Et ils seront en « concurrence » avec des textes d’autres genres.

Avant de commencer l'écriture de la Guerre de l'Hydre, pouvez-vous indiquer les différentes phases de votre travail préparatoire ?

Comme pour mes autres romans, j’avais au départ les personnages principaux, la situation, et la fin.
Ensuite, je n’ai pas vraiment fait de travail préparatoire. Les travaux de recherche, les étapes de création et d’affinement du monde se font au fur et à mesure. Si un personnage, issu d’une partie du monde, pense et agit comme il le fait, c’est que c’est en accord, ou en opposition, à sa culture et son éducation, d’où découle une des caractéristiques de cette culture. Alors, en essayant de rendre cette culture cohérente, des points apparaissent, qui à leur tour, vont jouer sur la façon d’être et de penser du personnage. 

J’effectue le même travail sur les relations entre les états et les nations, avec les relations commerciales, les échanges ou les conflits. Ceci mène à des travaux de recherche sur les modes de vie ou civilisations passées, au fur et à mesure de la construction du roman. C’est une sorte de boucle permanente pour arriver (j’espère) à créer un univers dans lequel les personnages sont humains, avec des sentiments et des réactions crédibles.

Selon vous, en phase d'écriture, quelle est la partie qui vous pose généralement le plus de difficultés ?

Pas la partie, toutes les parties ! Je plaisante, mais à peine. Il n’y a pas de généralité ; suivant les romans, les choses sont différentes, mais en général, il me faut beaucoup de temps, de modifications, de relectures, pour me dire : là, c’est bon ! et être content de moi.

Julien Delval a réalisé les magnifiques illustrations de trois de vos romans, quel a été votre éventuelle participation à leur conception ?

Ma participation à l’élaboration des couvertures a été très réduite, puisqu’elle s’est bornée aux descriptions des personnages que l’on trouve dans le roman. Mais lorsque j’ai reçu le dessin du premier tome de Sacrifice du Guerrier, qui présente le personnage du Roi Solitaire, je me suis dis : waouh ! Ce n’est pas possible, c’est lui ! La tête baissée, l’air triste que l’on perçoit... Julien a dû le rencontrer en personne.

Vos talents d'illustrateur numérique peuvent-ils nous laisser supposer qu'un jour vous aimeriez réaliser la couverture de l'un de vos romans ?

J’aimerais, mais il faut être réaliste. J’ai essayé dans mon coin, pour me rendre compte que je n’ai ni le talent d’un Delval, d’un Brion, ou d’un Sorel, pour ne citer que les illustrateurs Mnemos. L’illustration est un vrai métier, qui demande des connaissances, une vision, et une « main » que je ne possède pas. Mes textes sont bien mieux en mis valeur et présentés par Julien que je ne saurais le faire moi-même.

Quelles ont été vos principales difficultés pour faire éditer votre premier roman ?

J’ai eu la chance de ne rencontrer aucune difficulté. Enfin, rien que je considère comme une difficulté. Après avoir fini d’écrire la première partie de Sacrifice du Guerrier, je l’ai envoyée à une vingtaine de maisons d’édition, Mnemos en premier, et ai entamé directement la rédaction de la seconde partie (si on n’y croit pas, ce n’est pas la peine de commencer, me disais-je). 
Pendant une année j’ai reçu des réponses négatives, et enfin, bons derniers, Mnemos m’a répondu positivement. Donc, pas vraiment de difficulté, juste de la patience, et la chance d’être tombé sur la bonne personne, au bon moment, sensible au texte que j’avais soumis. Je vous avoue que j’en ai fait quelques bonds sur place, après avoir raccroché le téléphone, en criant Ouais ! Ouais !! Ouaaaaaaiiiiiiiis !!!

Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes écrivains à ce sujet ?

Travailler, retravailler, et travailler encore son manuscrit jusqu’à ce que vous vous disiez « là, je suis au bout », et que vous soyez sincèrement persuadé que vous ne pouvez plus faire mieux. (Vous verrez ensuite que l’éditeur et ses infatigables et acharnés Coraleurs vous montreront que vous pouviez encore faire mieux.)
Ne vous découragez pas, acharnez-vous, ne vous rendez jamais.

Note : le Coraleur est une sorte d’hybride entre le correcteur et le tortionnaire, qui s’évertue sans relâche à extirper de vous tout ce qui peut parfaire le texte.

Dernière question : Existe-t-il des manuscrits dont vous n'avez jamais pu obtenir l'édition ?

Là encore, par chance, je peux répondre non.

Jacques Martel

Question Ouverte 

Votre dernier manuscrit concernant une histoire fantastique mêlant des ogres, est il en voie d'être publié ?
Pouvez-vous nous en livrer le synopsis ?

Jacques MARTEL : 

Le manuscrit est actuellement en lecture (ou en attente de lecture) chez un éditeur. Je préfère ne rien dire de l'intrigue tant que tout n'est pas bouclé de façon "officielle" avec l'éditeur qui le publiera.

Toutefois, c'est sur cette page DGU que je donnerai les premiers renseignements lorsque cela sera possible.

En attendant, quelques renseignements généraux :
- Cela ce passe au nouveau monde en 1804 au sein d'une troupe de saltimbanques.
- Le personnage principal est une femme.
- Certaines parties du récit seront situées dans des époques antérieures, remontant jusqu'à la haute antiquité.
Pour ceux qui ont lu Sacrifice du Guerrier, un indice : le titre du manuscrit est "Loups Sombres".

Merci de votre intérêt pour mes romans.
A bientôt,

Entretien de Jacques Martel, par Laurent Marv du 03/06/2013
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Marv
Le Fléau des Démons

Date d'inscription : 18/04/2014

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