David Gemmell
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Anthony Ryan, Blood Song

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White Square Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Mar 22 Avr - 6:55


Résumé :
Vaelin n’a que dix ans quand son père, le Seigneur de Guerre du roi, l’abandonne au pied de la grille d’entrée du Sixième Ordre. Cette commanderie éduque les frères qui sont de toutes les batailles. Vaelin y découvrira la vie austère, solitaire et dangereuse d’un combattant de la Foi, qui n’a désormais plus d’autre famille que l’Ordre. S’il voue une haine farouche à son père, cet homme qui l’a dépossédé de son droit de naissance, et chérit le souvenir de sa mère, Vaelin apprendra au gré de son noviciat que les apparences peuvent s’avérer trompeuses. De révélations en révélations, une seule vérité se fait jour : Vaelin Al Sorna est promis à un grand destin. Un destin qui risque fort de bouleverser le Royaume et, par-delà, le monde.


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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Mar 22 Avr - 15:27

Qu’y a-t-il de gemmellien chez Anthony Ryan ?

- le mélange entre intime et épique
- les romances touchantes mais naïves
- les allusions discrètes à l'homosexualité
- les relations familiales fortes mais compliquées
- les nombreuses piques contre les homines crevarices
- les réflexions sur les germes du mal en chacun de nous
- le devoir des forts de protéger les faibles, la veuve et l’orphelin…
(on peut presque reconstituer le code d’honneur de Druss la Légende !)
- les gimmicks sur les loups et les ours, la sympathie pour les chevaux et les chiens
- les fraternités de sang et d’amour de l’aventure basées sur des amitiés guerrières et viriles
- les scènes d’action bien troussées qui se veulent réalistes avec un côté parfois sans concession
(le héros et ses potes ne vont pas traverser 11000 pages sans pertes ni égratignures)
- les Pouvoirs Extra Sensoriels
- des citations qui semblent sorties du même moule…
… parce que les 2 auteurs partagent les mêmes valeurs humanistes
- la place accordée à la religion en générale et au christianisme en particulier
- les tropismes et les références historiques modernes, médiévales ou antiquisantes
- le côté Dark Sherwood de la Martishe, le côté Highlander des Lonaks
- les aparte humanistes (ici le récit du sculpteur chinois télépathe)
- Celui-Qui-Attend qui agit comme l’Esprit du Chaos
- l’enfance du héros qui rappelle celle de Thuro, Parménion, Talisman, Gaelen…


Mais là où Gemmell est grave et sombre, Anthony Ryan est plus léger et plus optimiste.
Et puis Gemmell puisait davantage dans les tourments de sa propre vie.
C’était plus viscéral parce que cela pouvait difficilement sonner plus vrai.
C’est pour cela que je trouve les comparaisons avec Patrick Rothfuss sont sans intérêt et celles avec GRR Martin assez horripilantes.
Ex: "oh on dirait la Garde du TdF !", ben non les 2 auteurs puisent tous les 2 dans l'historie de l'Angleterre avec ces rois qui renflouaient les troupes de la Guerre de Cent Ans en vidant régulièrement les prisons
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Mar 20 Mai - 19:21

Merci Babelio, merci Bragelonne, merci Masse Critique. Un bon livre de Fantasy qui fait passer de bons moments car c’est bien écrit, c’est bien rempli, c’est bien construit. Depuis plusieurs années maintenant, une nouvelle génération d’auteurs Fantasy nous livre des premiers romans ma fois déjà bien aboutis : nous vivons une époque formidable !
Je laisse à d’autres le soin de commenter le parcours de l’auteur qui s’est auto-édité avoir d’être édité en bonnes et dues formes. Je gage qu’en cours de route, l’œuvre a su être tirée par le haut.
Je laisse à d’autres le soin de commenter le name dropping du service marketing, car franchement il y a bien plus intéressant à dire à propos de l’œuvre en elle-même.

L’histoire démarre immédiatement. Nous découvrons Vaelin Al Sorna tiré des geôles impériales d’Alpiran où il croupissait pour le meurtre de l’Héritier de l’Empire, pour un livrer un duel judiciaire organisé par ses ennemis les plus acharnés. Il est accompagné pour son dernier voyage par Verniers Alishe Someren, chroniqueur, poète et amant du défunt prince héritier, qui désire recueillir son témoignage ou à défaut ses dernières paroles…
Je ne sais pas si le récit de Verniers est un flashforward qui nous présente la version alpirane des événements, ou si le récit de Vaelin est un flashback qui présente la version boréenne des événements. Dans tous les cas Vaelin, qui alterne narration à la 1ère personne et narration à la 3e personne, ne raconte pas la même histoire aux lecteurs qu’à son chroniqueur. Ainsi l’homme et sa légende conservent une part de mystère…

La 1ère moitié du livre se concentre sur la formation de Vaelin et son camarade au sein du Sixième Ordre. On est dans la traditionnelle phase d’initiation du héros. Mais quand c’est bien fait, pourquoi vouloir critiquer le classicisme du sujet ?
Anthony Ryan a ici su trouver le parfait équilibre entre Robin Hobb et David Gemmell. Car dans un faux-rythme qui dégage une ambiance douce-amère, on partage les joies et les peines de Vaelin et ses compagnons : Canis l’intellectuel rêveur, Barkus le fils de forgeron réservé, Dentos le fils de catin fanfaron, Northa le fils de noble passionné, auxquels s’ajouteront entre autres le rusé Frentis, Balafre le fidèle molosse et Écume le destrier revêche. Les valeurs d’égalité, de solidarité et de fraternité sont clairement mises en avant et on s’attache rapidement à ce Club des Cinq coincé dans une commanderie templière qui a adopté quelques us et coutumes de l’agogê spartiate.
Cette partie dégage une belle unité de lieu et d’action et les pages défilent étonnement vite, car l’auteur recours aux techniques de foreshadowing pour que les lecteurs découvrent en même temps que le héros narrateur l’univers qui l’entoure (et pour nous rappeler que cette phase de formation n’est que le prélude des dangers à venir).

La 2e moitié qui fait la part belle aux intrigues de cours et aux champs de bataille ne dégage pas cette belle unité de lieu et d’action. Vaelin et ses compagnons désormais adultes participent aux conflits et aux complots du Royaume qui les a vu naître. On passe d’un théâtre d’opération à un autre en sentant bien une montée en puissance qui annonce l’inéluctable fin.
Les mystères se multiplient et se complexifient, alors mêmes que Vaelin est de plus en plus esseulé pour les résoudre et faire face aux menaces qu’ils dissimulent. Les nombreuses ellipses, donc les nombreux événements traités hors-champ, ne permettent pas de bien identifier le véritable fils conducteur (à moins d’être particulièrement attentif au whodunit qui se met discrètement en place…)
Si Anthony Ryan n’atteint pas le souffle épique des maîtres du genre, difficile de ne pas voir dans les scènes d’action bien troussées un héritage gemmellien, quoique je soupçonne clairement l’auteur de piocher assez largement dans un chef-d’œuvre lu, étudié et apprécié dans le monde entier sauf dans le pays qui l’a vu naître (je parle bien sûr du célébrissime Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas).


Au niveau du worldbuilding,
Spoiler:
plusieurs choses m’ont fait froncer les sourcils, avant de comprendre la véritable démarche d’Anthony Ryan.
Comme beaucoup d’auteurs de sa génération, il pioche allègrement dans l’histoire de son pays pour construire, nourrir et remplir son univers secondaire. Ici l’United Kingdom est une évidente allégorie du Royaume-Uni. Outre les références à l’invasion de Guillaume de Normandie (Guillaume le Conquérant pour nos amis d’Outre-manche), on retrouve des arcs longs gallois, des claymores écossaises, les spécificités draconiennes du droit forestier anglais, la Peste Noire ici nommée Main Rouge, mais d’abord et surtout un alter-ego de la religion chrétienne avec ses ordres monastiques, ses sectes hérétiques, son Inquisition et ses croisades. Sauf qu’à force de piocher également dans l’histoire du XVIIe siècle, on se retrouve aussi avec du rhum et du thé, des pâtisseries et des sucreries « anachroniques », une monarchie plus absolue que féodale et une révolte des Cumbraëliens tous de noir vêtus qui ressemble fortement au mouvement des Puritains tous de noir vêtus. Dans un univers résolument médiéval-fantastique, cela fait un peu tâche quand même…
Mais bon, rien qui ne vienne non plus tirer le roman vers le bas.

Au niveau du magicbuilding,
Spoiler:
La Ténèbre pourrait faire penser à l’Obscure de Pierre Pevel. Oui mais non, car en fait on est largement plus proche des Pouvoirs Extra Sensoriels de Robin Hobb, de David Gemmell ou plus récemment de Brian Ruckley. La Voix du Sang (Bood Song en VO), ou Chant du Guerrier, est très finalement plutôt aussi discrète qu’élégante dans sa mise en scène. Vaelin, son don et sa relation avec Balafre rappellent Fizt, le Vif et Œil-de-Nuit. Ce n’est sans doute pas un hasard si la figure tutélaire d’un loup veille sur la destinée de notre héros. Je ne sais pas si l’auteur ira dans cette voie par la suite, mais ces histoires de mutants dotés de dons divers et variés, pourchassés par leurs concitoyens dénués de pouvoirs qui les craignent et les haïssent, pourrait vite se muer en X-Men médiéval fantastique…

L’essentiel de mes bémols concernent la 2e partie, plus ambitieuse mais aussi plus casse-gueule :
Spoiler:
- la différence de ton, de rythme, d’ambiance voire de registre entre les 2 parties va gêner pas mal de lecteurs, dans un sens ou dans l’autre à mon avis (mais je ne suivrai ceux qui dénoncent la manque d’intérêt et les nombreuses confusions de cette 2e partie, car certains ont écrit noir sur blanc qu’il n’appréciait ni l’action ni les batailles en Fantasy or celle-ci leur fait la part belle…)
- les nombreuses ellipses seraient mieux passées avec une chronologie des faits mieux établie (un calendrier des événements n’aurait pas été de refus)
- la construction du récit en flashbacks / flashforwards en fait de trop en opérant 3 retours en arrière au sein du retour en arrière général, auxquels il faut ajouter le récit au passé de la vie du sculpteur de pierre télépathe venu d’Extrême-Occident (il faut lire extrême-oriental, c’est-à-dire chinois).
- le récit fait la part belle au héros, ses bonheurs et ses malheurs, ses doutes et ses espoirs, du coup on perd un peu de vue ses compagnons
Comme on insiste bien sur le côté fraternité, à force de combattre ou côtoyer des homines crevarices qui ne défendent d’autres cause que celle de leurs petits intérêts bien calculés, nos compagnons dumasien sont clairement confrontés au désenchantement du monde qu’ils s’étaient imaginé entre les 4 murs de leur monastère.
Et ne me demande pas pourquoi, j’ai eu quelques réminiscences des valeurs humaines du shonen classique qui a toujours mis en avant l’espoir et l’amitié qui permettent à la justice de toujours triompher. Et ne me demandez toujours pas pourquoi Vaelin m’a fait penser à Olivier Hatton / Captain Tsubasa qui doit affronter ses plus grands défis en l’absence de ses compagnons de toujours…
- les romances sont touchantes, mais j’ai eu la désagréable impression qu’il manquait des trucs pour qu’on y croie vraiment au lieu de les trouver un tantinet naïves (manque de vista sans doute de ce côté-là…)
Et puis le côté demoiselle en détresse de Sherin est suffisamment redondant pour qu’il soit à la limite du running gag.
- les révélations finales auraient pu être géniales, mais comme le whodunit qui les concerne se met réellement en place quelques chapitres avant celle-ci, difficile de distiller la tension et suspens que les lecteurs auraient été en droit d’attendre.
C’est un peu con quand même, car on aurait pu avoir un super partie de « qui est le traître agissant pour les forces des ténèbres ! » comme dans Les Royaumes d’épines et d’os ou dans La Symphonie des siècles d’Elisabeth Haydon… On en revient au bon vieux dilemme hitchcockien : mieux vaut-il 15 secondes de surprise ou 15 minutes de suspens ?

Contrairement à d’autres lecteurs, j’ai trouvé le dénouement très intéressant : attention SPOILERS !
Spoiler:
Le récit au temps passé rejoint celui du temps présent. Le prisonnier du Château d’If choisit une autre voix que celle de la colère pour embrasser sa destinée. Et un ultime retour en arrière lève le voile sur les mystères développés auparavant. Car dans un bon cycle chaque tome doit apporter des réponses aux questions qu’il a posées. On apprend ainsi que le véritable fil conducteur du roman est moins les games of thrones du Roi Janus ou les intrigues du Septième Ordre que le Master Plan de Celui-qui-Attend (ce dernier rappellera d’ailleurs de bons souvenirs aux spectateurs du Témoin du mal, un thriller fantastique de Gregory Hoblit).
A posteriori sont ainsi démêlés les fausses pistes et les vrais indices semés par l’auteur tout au long du roman.
Et c’est dans les toutes dernières pages que les amateurs du genre découvrent que nous sommes dans la Fantasy la plus classique qui soit avec un héros guidé par une prophétie qui doit empêcher le triomphe d’un Sombre Seigneur.


Un récit n’a pas besoin d’être un chef-d’œuvre pour être appréciable, et il n’a pas non plus besoin d’être révolutionnaire pour être plaisant. Les néophytes et les casuals devraient adorer, et comme ceux qui ont aimé Pierre Pevel et Antoine Rouaud en 2013 vont se retrouver en terrain connu, c’est évidemment une bonne pioche pour Bragelonne, l’éditeur français spécialisé dans les littératures de l’imaginaire.
Easy readers allez-y sans aucune crainte, hardcore readers passez votre chemin sans trop de regrets.
Ce tome 1 qui évite tous les écueils du tome d’introduction se suffit presque à lui-même, mais c’est avec impatience que je vais guetter la sortie du tome 2 placé sous le signe de la lutte du Bien contre le Mal. Quels dangers attendent Vaelin et les survivants du tome 1 ? Quel camp vont choisir le Septième Ordre, l’envoûteuse apostate et la sorcière volarienne ? Qui est la Reine de Feu annoncée par les uns ou par les autres ? (vu les inspirations historiques de l’auteur il va falloir trancher entre Bloody Mary et un équivalent héroïc fantasy de la reine vierge Elisabeth Ière) Je ne vous cache pas que j’ai hâte d’y être !


PS : Et j’avais failli oublier de mentionner la traduction sobre donc classe de Maxime Le Dain, qui colle bien à prose efficace et sans fioriture de d’Anthony Ryan qui fait se faire coulante et fluide pour être accessible, mais aussi se poser pour construire une belle ambiance quand il le faut.


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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Marv le Mar 20 Mai - 19:25

superbe critique
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Mar 20 Mai - 19:31

MEGALOCK a écrit:superbe critique
ce n'est pas bien difficile : quand un auteur est sincère, on a envie de chevaucher à ses côtés...
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Marv le Mar 14 Avr - 21:04

Je viens d'acheter le tome 2 :)

Sinon j'avais suivi ton conseil de lecture et ta critique plutôt positive sur ce roman.
Ce blood song  premier tome est très bon, l'auteur a une plume comme je les aime, c'est un véritable page turner et çà c'est très agréable.
La structure du roman en elle même m'a fait un peu penser au roman d'Antoine Rouaud (que j'avais fortement apprécié aussi), d'ailleurs j'ai trouvé pas mal de points commun dans le style des auteurs et l'ambiance générale des deux romans.
Contrairement à plusieurs critiques sur le net, j'ai pas ressenti de cassure dans la narration et un affaiblissement de l'intrigue passé la premier partie du livre et l'apprentissage du héros, au contraire j'ai trouvé le livre plutôt bien équilibré avec une intrigue solide.

Ma seule petite déception est peut être le final et la bataille finale qui n'a pas vraiment eut lieu et que j'attendais, mais le livre réserve tellement de bonne choses et procure tellement de bonne sensations de lecture.
Sincèrement ce Blood Song est une très bonne surprise, si vous avez aimé les derniers romans de Pierre Pevel, Antoine Rouaud, vous aimerez celui là incontestablement.


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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Marv le Mar 14 Avr - 21:07

La couverture du tome 2 justement avec un Didier Graffet pas au meilleur de sa forme encore une fois !

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Mar 14 Avr - 21:14

Marv a écrit:La couverture du tome 2 justement avec un Didier Graffet pas au meilleur de sa forme encore une fois !
C'est le moins qu'on puisse dire... Mais bon, cela ne m'empêchera pas d'en être malgré tout car j'avais bien aimé ce "Lone Wolf" like... blink

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Dim 7 Juin - 19:58

Le tome 1 sort chez France Loisir en poche, preuve qu'il a bien marché dans notre pays... Au grand dam de Gillossen le boss de ten.nikable qui continue de cracher son venin dessus !

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Sieben le Sam 3 Oct - 21:32

Que dire, que rajouter de plus au commentaire d’Albéric ? Il a dit tout le bien que je pouvais penser de ce roman qui n’est peut être pas un coup de cœur mais assurément pour l’heure actuelle ma meilleure lecture de l’année. Avis à tout les junkies en mal de David Gemmell, allez vous injecter une dose de Blood Song car Anthony Ryan est le digne héritier de notre anglais préféré. Ce n’est pas pour rien si Gemmell a droit aux éloges de Ryan dans ses remerciements en fin de volume, loin d’être une simple copie, Ryan arrive dans la partie avec ses propres billes tout en conservant, reprenant, les thèmes chères à son maître cités ci-dessus par le sieur Albéric.

Alors que puis-je rajouter de plus ? Pas grand-chose, je vais me contenter de rentrer dans les détails, histoire qu’on puisse un peu en causer entre passionnés.

Mais déjà, préambule.  Qu’est-ce que c’est que cette critique à deux ronds sur Elbakin ?!

Car l’auteur a vraiment su soigner son lancement et a réussi à créer un vrai petit phénomène autour de lui (même s’il n’était question « que » d’un peu plus de 2000 ventes en cinq mois en mai 2012).
Pourquoi ce préambule ? Car ce roman, le premier tome d’une… trilogie, va sûrement nous / vous être vendu comme un phénomène justement. Mais l’est-il ? Non, malgré des centaines de « 5 étoiles »

On perçoit là une volonté d'amoindrir le succès du bouquin, on veut le tailler mais sans trop que ça ce voit. Sous-entendant que Blood Song ne doit son succès qu’à son parcours atypique (enfin pas tant que cela vu que ça commence à devenir la norme pour un écrivain de se faire connaître par la mise en ligne de son histoire sur l’internet) ; alors qu’il est évident que si Blood Song a aussi bien marché, a reçu autant de critiques élogieuses des internautes, c’est avant tout parce que c’est tout connement un putain de bon livre. Au moins, Anthony Ryan a fait les choses dans l’ordre on peut dire en ayant d’abord été adoubé par les lecteurs avant qu’une maison d’édition ne saute sur l’occasion. Pas comme d’autres qui doivent une grande partie de leur succès à coup d’annonces aussi fracassantes que factices de la part de l’éditeur (oui Terry Goodkind c’est à toi que je m’en prends, je sais tu n’a rien à voir avec la choucroute, désolé de te mêler à ça, t’es là pour servir d’exemple et d’un autre côté c’est à ça que tu sers le mieux).

Le roman d’Anthony Ryan s’avère certes particulièrement solide, s’améliore globalement de chapitre en chapitre, mais ne bouleverse rien.

Oui, tu as raison saigneur Gillossen, La Voix du Sang ne révolutionne rien et fait parti d’une fantasy qu’on pourrait répertorier comme, néo-classique ? Oui, et alors ? Comme 99% de la production fantasy annuelle ! Qu’est-ce que c’est que ces gens qui attendent un bouleversement cosmologique, qui cherchent à atteindre leur huitième sens à chaque fois qu’ils ont un nouveau bouquin entre les mains ? Du grand délire.

Il n’en demeure pas moins qu’il réussit vraiment à bâtir une intrigue équilibrée, avec notamment des séquences action enlevées, qui permettent de mieux comprendre pourquoi l’auteur se dit par ailleurs grand admirateur de David Gemmell.

Et voilà. Voilà la phrase qui m’a… choqué ? Attristé plutôt. Attristé pour ce critique qui visiblement est totalement passé à côté de l’œuvre de David Gemmell, il ne pouvait donc pas comprendre La Voix du Sang et il n’y a finalement rien d’étonnant dans son ressentit. Résumer David Gemmell a de bonnes scènes d’action, c’est l’erreur que commettent beaucoup de lecteurs, des analphabètes pour la plupart il faut le dire, oh certes, les scènes d’actions d’Anthony Ryan font évidemment beaucoup penser à celle de Gemmell, cela fait déjà un point de comparaison. Mais n’y avoir vu que la partie action comme seul point de similitude, est juste un aveu de n’avoir jamais rien capté aux histoires contées par Gemmell, et donc de La Voix du Sang. Les similitudes, elles sont évidentes et elles ont été mentionnées plus haut par Albéric.  On y est sensible ou pas. Ou on peut même carrément ne pas les voir comme Gillossen mais ça c’est un autre problème.

PS: je vous ai passé les moments où il égratigne le plus le livre, j'ai sélectionné des phrases.

Ceci-dit. Parlons un peu du livre :

-Les amourettes cul-cul la praline ne m’ont pas gêné personnellement. D’ailleurs c’est marrant, la scène où Vaelin croit délirer sur son lit d’hôpital avec Sherin qui l’embrasse est quasiment un copier-coller de celle de Troie avec Enée et Andromaque.

- Bien aimé l’entente entre Vaelin et son mentor chinois exilé.

- J’ai bien apprécié le background distillé au compte goutte où les personnages évoluent dans la première moitié du roman (partie 1 et 2) dans un monde à huis clos, leur petit monde se limitant à la Loge du Sixième Ordre ; et qui dans la seconde moitié vont prendre conscience du monde qui les entoure, son histoire sombre et sanglante qu’on leur a cachée ou bien édulcorée durant leur adolescence, s’éveiller ou se fermer aux autres croyances alors qu’ils pensaient la chose impossible… le lecteur s’éveille en même temps que ce club des cinq et j’ai bien aimé cette promiscuité avec les personnages, tous attachant d’une façon ou d’une autre par ailleurs.

- Bien aimé quand le background aborde les intrigues liées à la Ténèbres, avec la cité perdue millénaire peuplée autrefois de « x-men » comme dit Albéric.

- Et que dire de Celui-qui-attend, le grand manitou, charognard des âmes mortes, où quand le conte d’enfance cruel devient réalité (comprendront les lecteurs du livre). Très gemmellien ça aussi où on comprend que les enjeux sont ailleurs que dans les batailles et conquêtes de terres et de richesses des puissants. Il faut chercher du côté de Kadmilos ou d’Emsharas, il y a un dieu ancien qui guette dans l’ombre et attend son heure pour asservir l’humanité. Hâte de voir comment ça se développe dans la suite.

- En parlant des peuplades, les Lormakes et les Seordah Silh me rappellent un peu le ptich de la série Orcs de Stan Nicholls car comme on l’apprend au fil du récit, ils appartiennent aux races primaires en quelque sorte, ils sont les habitants d’origines de ce monde et ont pâti de l’arrivée des Boréens (le peuple du royaume unifié) qui, on l’apprend, sont un peuple d’exilés religieux à l’origine. Je ne sais pas ce qu’en ont pensé les lecteurs mais moi les Seordah Silh m’ont fait penser à des elfes sylvestres (même si je sais qu’ils sont humains) très tolkinien. Dans les quelques lignes de dialogues où ils parlent dans leur langue j’y ai trouvé comme des consonances du langage elfique chez Tolkien. C’est sûrement un gros trip que je me fais mais je ne sais pas, leur langage lu à voix haute sonne très elfique.

- D’ailleurs bien aimé la façon qu’à l’auteur de conserver et révéler le mystère qui entoure la voix du sang, le pouvoir du personnage principal qu’on pourrait résumer à la Force de Star Wars. Certains « doués » ont des pouvoirs thaumaturgiques, d’autres de dextérité, etc. Celui de Vaelin Al Sorna se résume à une sorte d’instinct qui ne se trompe jamais et permet au héros d’avoir soit un coup d’avance sur ses ennemis soit de se sortir d’un mauvais pas, bref, un peu comme un petit homoncule omniscient qui serait perché sur son épaule. Les deux sont à la fois liés et ne font qu’un mais parfois j’ai eu l’impression que la voix avait sa volonté propre. Elle a parfois des réactions violentes en encourageant Vaelin vers le meurtre et se fait capricieuse lorsque ce dernier ne suit pas ses conseils. Je me dis que cette relation s’apparente à celle d’Elric avec Stormbringer qui lui réclame toujours plus d’âmes et de sang. La question du libre arbitre et de facto également abordée dans Blood Song, car il y a une histoire de prophétie et ajoutée à la voix du sang qui se fait oppressante, Vaelin ne semble pas totalement libre de ses décisions. Manipulé comme un pantin à la fois par les riches et possédants mortels adeptes du there is no alternative, et à la fois par de sombres puissances magiques ancestrales qui tirent les véritables ficelles du jeu, alors que Vaelin ne rêve lui que de mener une vie paisible avec son amour de jeunesse et souhaiter le meilleur à ses amis. Mais la voix du sang ne semble que le guider vers la voix de la guerre et du massacre, Vaelien demeurant prisonnier de sa condition.

- Moi j’ai autant aimé la première que la deuxième partie. La première moitié à un côté anti-Harry Potter. L'ambiance a un peu le cul entre deux chaises, entre de la fantasy Young Adult et quelque chose de plus dark. Pour les gamineries à la Harry Potter : les élèves chapardeurs qui s’échangent des bonbons et autres friandises, le côté à chaque nouvelle épreuve (la Course, la Nature, L’équitation, L’épée…) ou année scolaire dans Harry Potter, il va se passer quelque chose, un évènement important qui va marquer le personnage principal. Mais après c’est un peu Harry Potter, sans les niaiseries, sans la magie rigolote et enfantine, sans les dialogues dénués d’intérêts… Mais avec des brimades, développement à la Parménion ou Taliesen (même si concrètement il est plus proche d'un Waylander), un humour de gamin de la rue du genre à vous suriner dans le dos (du genre Gemmell quoi). Mais au niveau violence, ce n’est pas trop gore, la vie est dure mais le ton n’est pas spécialement dark fantasy.

- La deuxième moitié du roman devrait contenter les plus impatients avec son lot d’escarmouches, de duels et d’intrigues de cours. Cela manque de bataille peut être, on en dénombre qu’une avec la conquête de la plage façon Troie (le film avec Brad Pitt) mais pour ma part j’ai su m’en contenter, il y a tellement d’autres aspects où ça claque. Je ne me suis ennuyé dans aucune des deux moitiés.

- Peut être que certains ont trouvé qu’arriver vers la fin l’auteur tué le suspens. Pour ma part j’étais tellement dans le côté page-turner que j’ai été surpris par certains twists de fin.

- Et puis j’aurais dû le dire plus tôt mais j’ai trouvé, sincèrement, que c’était bien troussé, avec un bon rythme, superbe écriture simple et efficacité redoutable. Il lui a fallu 6 ans ? Ben vu les 672 pages du bouquin ce n’est pas étonnant.

- D’ailleurs, et pour finir là-dessus, bravo à Bragelonne pour avoir édité le bouquin en un seul volume alors qu’avec ces deux moitiés bien distincts (bien que s’enchaînant parfaitement), certains éditeurs n’auraient pas hésité à charcuter le roman en 2 volumes.

Un top qui vaut bien un 8,5 ou 9/10.
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Sieben le Sam 3 Oct - 21:49

Tombé sur une info datant de juillet 2015 sur Elbakin:

http://www.elbakin.net/fantasy/news/23538-Anthony-Ryan-revient-deja

Ah, Anthony Ryan.
Son Blood Song avait su créer la sensation dès 2013 en VO et l'an passé en VF - notamment du fait de son statut initial de phénomène de l'auto-édition - avant que le deuxième volet de sa trilogie ne semble doucher quelques espoirs même parmi les lecteurs convaincus. Ne revenons pas d'ailleurs sur le troisième et dernier volume, qui vient de sortir en anglais et se prend globalement une volée de bois vert, notamment sur Amazon.com ou divers forum spécialisés.

Le tome 2 ne serait pas à la hauteur ? Et le tome 3 une catastrophe ?

Ça se confirme ou c'est juste du flan de la part du critique qui, on le sent, n'a pas digéré le succès du premier tome ?
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Marv le Sam 3 Oct - 21:55

Tout çà me donne envie d'entamer le tome 2, merci sieben pour cette analyse bien pensé comme à chaque fois pour un livre qui sur le forum semble faire l'unanimité.
Oui c'est un top pour moi aussi
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Sieben le Sam 3 Oct - 22:00

Marv a écrit:Tout çà me donne envie d'entamer le tome 2, merci sieben pour cette analyse bien pensé comme à chaque fois pour un livre qui sur le forum semble faire l'unanimité.
Oui c'est un top pour moi aussi

Merci Marv.

Je serais carrément déçu que le T2 ne soit pas à la hauteur. Mais on ne m'empêchera pas de penser que le T1 mérite amplement son succès. Dans son genre c'est du tout bon. Que demande le peuple ? y a tout ce qu'il faut dans ce roman. Loin d'être parfait non plus, mais personnellement les défauts qu'on peut relever n'ont pas affecté mon enthousiasme.
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Sam 3 Oct - 22:12

Sieben a écrit:Le tome 2 ne serait pas à la hauteur ? Et le tome 3 une catastrophe ?
Ça se confirme ou c'est juste du flan de la part du critique qui, on le sent, n'a pas digéré le succès du premier tome ?
A ton avis ?
Chouette critique, il va falloir que je décortique tout cela à la moulinette...

Mais déjà, préambule. Qu’est-ce que c’est que cette critique à deux ronds sur Elbakin ?!
tu comprends pourquoi je les ai pris en grippe, voire les trouve nuisibles...

Oui, tu as raison saigneur Gillossen, La Voix du Sang ne révolutionne rien et fait parti d’une fantasy qu’on pourrait répertorier comme, néo-classique ? Oui, et alors ? Comme 99% de la production fantasy annuelle ! Qu’est-ce que c’est que ces gens qui attendent un bouleversement cosmologique, qui cherchent à atteindre leur huitième sens à chaque fois qu’ils ont un nouveau bouquin entre les mains ? Du grand délire.
Argh, enfin ! Depuis le temps que je me bats contre l'argument d'autorité "c'est mauvais parce que cela a déjà été fait"... Putain, on ne demande pas à chaque livre de genre de révolutionner son le genre : si c'est bon c'est bon, même si cela n'apporte rien de neuf. Imaginez un critique gastronomique qui refuse d'aimer quelque chose à laquelle il a déjà goûté ! Mais c'est complément débile comme positionnement, on peut vite virer rageux des familles en pensant comme ça bordel de merde !!! ça m'énerve d'autant plus que c'est devenu un gimmick journalistique repris par touts les critiques amateurs qui veulent faire sérieux dans leurs avis... Au secours le panurgisme !!!

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Sieben le Dim 4 Oct - 11:22

Albéric a écrit:A ton avis ?

C'est bien là le problème car il semble s'en remettre aux critiques des lecteurs. Bon apparemment pas les critiques d'Amazon France car j'ai été voir et elle me semble correctes, en tout cas le t2 est plutôt jugé positivement. Je n'ai pas été voir sur Amazon anglais mais il s'appuie là-dessus. Quant au tome 3 VO il y a effectivement beaucoup de notes très basses sur Amazon avec des commentaires de personnes déçues. Mais sur 314 commentaires on atteint une moyenne de 3,4 sur 5. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Pffff.. je vais devoir lire le T2 pour me faire une idée. Reste plus qu'à le dénicher en prêt.

Albéric a écrit:tu comprends pourquoi je les ai pris en grippe, voire les trouve nuisibles...

Il m'arrive aussi d'être souvent d'accord avec leurs notations. Mais concernant Blood Song la mauvaise foie du critique fait vraiment pitié. Et puis quand bien même les tome 2 et 3 ne seraient pas à la hauteur voire un complète déception cela n'empêche pas que le T1 est lui réussi. Et puis j'aime vraiment la remarque "c'est un phénomène parce que issu de l'auto édition"... c'est surtout un très bon bouquin, point barre. Le monsieur n'a pas l'air de supporter que le livre est d'abord été adoubé par les lecteurs avant de passer par le contrôle qualité des "pros".

Mais sinon, j'ai rien contre eux moi, j'aime bien même aller sur leur site pour la pêche aux infos. Mais c'est juste dommage qu'il n'y ait qu'une seule critique par livre...
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Dark schneider le Dim 4 Oct - 12:52

Sieben a écrit:[Et puis j'aime vraiment la remarque "c'est un phénomène parce que issu de l'auto édition"... c'est surtout un très bon bouquin, point barre. Le monsieur n'a pas l'air de supporter que le livre est d'abord été adoubé par les lecteurs avant de passer par le contrôle qualité des "pros".


J'y vois une forme de jalousie, peut-être inconsciente mais bien là. Gillosen est très certainement un auteur frustré, il a soumis son bouquin Elbakin a plusieurs éditeurs il y a quelques années et il n'a eu que des refus. L'extrait trouvable sur le net est d'une lourdeur pas possible, on comprend que personne n'en a voulu. Je croix qu'il a actuellement un autre bouquin qui serait cette foi-ci en cours d'édition, il a eu le temps de nouer des contacts avec les années... Et puis prendre de haut l'auto-édition alors qu'il n'est pas le dernier a usé du net pour faire connaître ses écrits (Archibald machin truc), franchement...
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Dim 11 Oct - 22:56

Sieben a écrit:
Albéric a écrit:A ton avis ?

C'est bien là le problème car il semble s'en remettre aux critiques des lecteurs. Bon apparemment pas les critiques d'Amazon France car j'ai été voir et elle me semble correctes, en tout cas le t2 est plutôt jugé positivement. Je n'ai pas été voir sur Amazon anglais mais il s'appuie là-dessus.
quand on sait tout le mal qu'il pense des critiques amazon, sur lesquelles il ne me manque pas une occasion de cracher son venin, c'est à se rouler par terre de rire... ^^

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Sieben le Mar 13 Oct - 12:29

Albéric a écrit:
Sieben a écrit:
Albéric a écrit:A ton avis ?

C'est bien là le problème car il semble s'en remettre aux critiques des lecteurs. Bon apparemment pas les critiques d'Amazon France car j'ai été voir et elle me semble correctes, en tout cas le t2 est plutôt jugé positivement. Je n'ai pas été voir sur Amazon anglais mais il s'appuie là-dessus.
quand on sait tout le mal qu'il pense des critiques amazon, sur lesquelles il ne me manque pas une occasion de cracher son venin, c'est à se rouler par terre de rire... ^^

N'empêche que le tome 3 a l'air de se prendre une sacrée volée de bois. Ceci-dit j'attends d'un critique "pro" qu'il lise lui-même les bouquins avant de les porter au bûcher. Déjà, mettre la main sur le T2.
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Mer 3 Fév - 17:27


Blood Song tome 3 : La Reine de feu
Réchappée d'une mort certaine, la reine Lyrna est déterminée à reconquérir l'indépendance du Royaume Unifié. Elle doit faire appel à des forces qui naguère encore lui répugnaient : les êtres dotés des étranges facultés de la Ténèbre. Et l'issue du conflit repose sur Vaelin Al Sorna, désormais Seigneur de Guerre. Mais la voie vers la victoire est semée d'embûches, surtout lorsque la voix du sang, le pouvoir qui faisait de lui le plus grand guerrier de son temps, demeure obstinément muette...

On t'a reconnu Dakeyras !

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Lun 28 Mar - 21:04

Sieben a écrit:
Albéric a écrit:
Sieben a écrit:
Albéric a écrit:A ton avis ?

C'est bien là le problème car il semble s'en remettre aux critiques des lecteurs. Bon apparemment pas les critiques d'Amazon France car j'ai été voir et elle me semble correctes, en tout cas le t2 est plutôt jugé positivement. Je n'ai pas été voir sur Amazon anglais mais il s'appuie là-dessus.
quand on sait tout le mal qu'il pense des critiques amazon, sur lesquelles il ne me manque pas une occasion de cracher son venin, c'est à se rouler par terre de rire... ^^

N'empêche que le tome 3 a l'air de se prendre une sacrée volée de bois. Ceci-dit j'attends d'un critique "pro" qu'il lise lui-même les bouquins avant de les porter au bûcher. Déjà, mettre la main sur le T2.
J'y suis allé et la notation du tome 3 est très partagée entre ceux qui ont beaucoup aimé et qui n'ont pas aimé. Quels sont les arguments de ceux qui n'ont pas aimé ? "la fin n'est pas bien..." je me superméfie de ces arguments, tellement le fanboy/fangirl qui sommeille en nous peut rager quand l'auteur nous prend à contrepied. Wait & see comme on dit, mais les 100 premières pages du tome 2 m'ont bien plu !

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Lun 30 Mai - 21:30

L'avis du gros blasé d'en face est tombé :
Gillossen de ten.nikable a écrit:Ah, Blood Song !
Pour autant que je m’en souvienne, le premier roman d’Anthony Ryan fut une bonne vente pour Bragelonne en 2014, précédé d’une campagne le comparant ouvertement aux œuvres de David Gemmell ou de Patrick Rothfuss. Mais je n’avais pas été emballé plus que ça, contrairement donc à une bonne partie des lecteurs. Cela dit, même ceux qui avaient aimé le premier tome semblait, en bonne partie là encore, un peu déçus par la tournure des événements dans la suite des aventures de Vaelin et sa bande.
Quant à ce tome 3… Il descend encore plus bas et, sans vouloir dire “on vous l’avait dit”… On vous l’avait dit ! Il y avait tout de même trop de faiblesses dans Blood Song pour que l’ensemble se révèle vraiment marquant en prenant un peu de recul. Je ne suis pas le dernier à me tromper mais pour le coup, ce tome 3 confirme toutes les errances entrevues. On finit même surpris par tant de décisions à même de mettre en péril les points les plus réussis du premier volume.
Le problème principal étant que les personnages principaux n’évoluent plus depuis longtemps. L’auteur a-t-il voulu aller trop vite ? Les péripéties en tous genres, c’est bien, mais il faut aussi que les héros puissent bénéficier de leur propre parcours intérieur. Ce tome 3 est bien plus proche du précédent que du premier et c’est à peu près tout ce que l’on peut dire aux lecteurs déjà familiers de la prose de Ryan.
A dire vrai, si vous avez apprécié Blood Song, pourquoi ne pas vous arrêter là ? Après tout, ce premier volume se suffisait à lui-même, pour ainsi dire, y compris en se référant à sa conclusion, la plus réussie des trois, et de loin.
Le Seigneur de la Tour n’était déjà pas fameux, mais La Reine de Feu aurait presque mérité un demi-point de moins. Pour tout dire, j’y réfléchis encore…
Je ne sais pas ce qu'il y a de pire entre le melonisme et le bashage à peine masqué : "tout le monde semble avoir aimé sauf moi, mais c'est naze quand même donc si vous avez aimé ne lisez surtout pas les suites"...
C'est pathétique : faites-le taire qqn !

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Sieben le Mar 31 Mai - 13:23

Je préfère ne pas me faire spoiler le contenu du livre, je lirai cette critique plus tard.

En attendant j'ai commencé la lecture du tome 2 et ça me plaît bien. Dur, très dur de se replonger dans cet univers, la lecture du tome 1 remonte à plus d'un an, donc difficile de se rappeler certains personnages et évènements. Surtout qu'il y avait pas mal de characters dans le premier volume et de sous-intrigues.

C'est pour cela que je préfère lire un cycle d'un trait en général. D'où l'importance aussi de poster un petit commentaire ici en guise de mémo. Mais ça me revient petit à petit, j'ai de vagues souvenirs de 3/4 des persos et événements.

Mais attention j'aiguise les couteaux, on verra bien si c'est si mauvais que certains le prétendent...
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Albéric le Mar 31 Mai - 17:03

tu ne peux pas te faire spoiler par une critique du gros blasé d'en face : il reste tellement dans le vague, que le 4e de couverture t'en apprend 100 fois plus...
le tome 2, c'est pas le même délire que le tome 1 !
tome 1 : biographie intimiste mêlant Hobb et Gemmell
tome 2 : récit choral mêlant Eddings et Feist

le gros blasé d'en face se justifie en prenant à témoin les critiques Amazon, alors que depuis toujours il n'a jamais caché son mépris pour celles-ci qu'il a toujours qualifié de fanboys / fake / robots... Hypocrisie to the max.
C'est vrai que les critiques VO du tome 3 sont partagées, voire clivantes. Mais je les ai épluchées ces critiques, et le principal reproche qui est fait c'est sa fin : ce qui l'ont aimé ont aimé le bouquin, ceux qui l'ont détesté ont détesté le bouquin... C'est un peu léger pour enterrer une série entière.

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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Sieben le Mar 31 Mai - 20:52

Bon aller, j'ai lu...

Gillossen de ten.nikable a écrit: a écrit:Pour autant que je m’en souvienne, le premier roman d’Anthony Ryan fut une bonne vente pour Bragelonne en 2014, précédé d’une campagne le comparant ouvertement aux œuvres de David Gemmell ou de Patrick Rothfuss. Mais je n’avais pas été emballé plus que ça, contrairement donc à une bonne partie des lecteurs.

Putain il s'en n'est pas remis on dirait ! Va falloir qu'il s'y fasse hein, oui le roman avait été comparé à juste raison avec les écrits de Gemmell... Les lecteurs ont lu, et ont approuvé, adoré le bouquin ou au moins reconnu que c'était un bon Gemmell-like.

Moi je connais pas des masses les écrits de Tolkien mais si un fan absolu de Tolkien me dire qu'un auteur fait du bon Tolkien, je lui fais confiance. Donc qu'il fasse un peu confiance à ceux qui s'y connaissent bordel. Ryan c'est du bon Gemmell.

Pour le reste, je préfère découvrir par moi-même mais effectivement, aucun risque de spoil dans cette critique pourrave sans analyses...
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White Square Re: Anthony Ryan, Blood Song

Message par Sieben le Mar 7 Juin - 9:56

Et bien quoi ?! Il est excellent ce deuxième de Blood Song ! Mais d’où proviennent ces voix négatives je me le demande. Certainement pas d’Amazon France puisque les avis sont nuancés mais le livre reste très bien noté en moyenne. Le Seigneur de la Tour est-il moins bon que le tome un qui déjà tenait la dragée haute ? Et ben même pas franchement. Il est différent, difficilement comparable, on part sur autre chose, et je me demande même si je n’ai pas préféré ce second volume.

L’ambiance du tome 1 était plus intimiste, où l’action, les réflexions se focalisaient exclusivement sur Vaelin Al Sorna, héros de Blood Song. Si mes souvenirs sont bons le récit durant toute la première moitié du roman se déroulait presque à huis-clos avec Vaelin et le club des cinq durant leur formation à Poudlard. Avant qu’enfin on passe aux choses sérieuses dans la seconde moitié. C’était bien, l’univers était intriguant, les personnages attachants, du très bon Gemmell-like.

Dans ce second tome on passe tout de suite aux choses sérieuses. La différence est que Vaelin est, non pas mis en retrait, mais l’auteur fait de la place pour permettre à trois autres personnages de se mettre en avant et de partagé du temps de jeu avec le héros. Si les critiques viennent de là alors je suis surpris parce que j’ai trouvé cette idée bonne.

On permet donc à la princesse Lyrna, autrefois personnage secondaire, d’accéder au rang des héroïnes classiques de Fantasy : celui de la femme méritante, belle mais qui préfère être reconnu pour son intelligence et sa stratégie.
Le frère Frestin, qu’on adorait déjà dans le un en tant que gamin des rues. Avec lui on voyage, on explore l’empire Alpiran et Volarien, il propose les scènes les plus intéressantes de la première moitié du bouquin entre duels à mort, assassinats, fuites, tensions, et surtout une évasion géographique à l’autre bout du monde qui en tant que lecteur, m’a enchanté.
Et enfin Reva (j’imagine bien Keira Knightley dans le rôle ^^ ), qui devient la nouvelle Frestin au début du roman avant de devenir strategos et d’offrir de superbes scènes de batailles.

Tour à tour on enchaîne avec un personnage intrigues politiques, exploration avec un autre, assassinats avec un autre, voyage chez les Lonakes pour l’une, voyages dans les Confins pour l’autre, voyage exotiques dans le continent du Sud pour l’autre, puis escarmouche et rébellion dans la forêt de Sherwood, siège de la cité d’Altor, unification des peuples hostiles du nord… Il y a tout pour ne jamais s’ennuyer dans se bouquin !

- Cela sans oublier qu’on rentre un peu plus dans le côté X-Men dans un décor médiéval avec le retour de Nortah qui se fait appeler « le professeur » ^^. De manière général on dirait vraiment qu’en fait Blood Song est un X-Men médiéval avec des gens qui possèdent « le don » et qui se livrent une partie d’échec. Le pouvoir de la femme volarienne m’a rappelé celui d’un Sylar dans Heroes, qui butte des gens pour leur voler leurs pouvoirs. L’empire volarien réussit ses méfaits grâce à des précogs façon Minority Report qu’ils ont réuni pour prédire l’avenir et préparer leur invasion.

- Le worldbuilding était déjà riche dans le 1, on va encore plus loin dans le deux où je ne vais pas trop rentrer dans le spoiler mais le fait que Celui-qui-attend, le grand manitou, Le Seigneur Noir des Sith qui tire les ficelles de la politique volarienne, est en fait un parmi trois autres entité maléfiques (dont l’une est sûrement « la reine de feu »...) au service d’un maître plus obscur encore… Vaelin et ses alliés vs un triumvirat maléfique = supra cool.

- Sans oublier THE scène qui n’a pas grand choses à envier à certains gros twist du Trône de Fer.
Spoiler:
On connaît les Noces Pourpres, et bien voilà qu'à la fin de la 2ème partie Ryan nous balance des retrouvailles infernales. Lyrna en prend plein la gueule alors qu'on avait fini par l'apprécier.

Franchement, je ne vois pas ce qu’on peut reprocher au livre… Bon aller si, pas un reproche mais plus une inquiétude : que compte faire Anthony Ryan de Sherin, le grand amour de Vaelin, qu’il avait mis à l’abri à l’autre bout du monde à la fin du T1 ? Totalement absente de ce T2, va-t-il s’en débarrasser (elle est heureuse ailleurs, Vaelin et elle passent à autre chose) ? Ou bien un come-back en fin de cycle pour un happy-end façon le Lion de Macédoine ? On verra ça…


Mais non, franchement, très bon livre. Le pari de Ryan est audacieux puisqu’il choisit de partir sur une structure différente. Mais au final c’est toujours aussi riche, on étend l’univers, on apprend de nouvelles choses, on ne néglige pas les batailles comme c’était le cas dans le 1, on rentre tout de suite dans le vif du sujet contrairement au T1, beaucoup de come-back et de références au T1, faut s’accrocher, le style toujours aussi entraînant, un vrai page-turner !

8/10 voir 8,5...
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