David Gemmel
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P.J. Hérault, Cal de Ter

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White Square P.J. Hérault, Cal de Ter

Message par Derfel le Mer 26 Mar - 18:39

Toute la partie arrière du module se gondole…Je comprends qu’on est en train de chuter vers Vaha. Je suppose que Ripou est en train d’utiliser l’anti-g pour avoir un minimum de manoeuvrabilité.
- Giuse … où est Giuse ? je gueule soudain.
Fantastinet a écrit:
Cal et Giuse de Ter, les fameux héros devenu dieux d’une planète lointaine sont à nouveaux sortis de leur sommeil cryogénique. Car les satellites de surveillance les ont avertis qu’un vaisseau étranger s’était mis en orbite autour de Vaha. Une menace à laquelle il convient de répondre immédiatement, car les étrangers pourraient troubler la civilisation autochtone par une intervention inconsidérée, et surtout qui dérangerait les rêves utopistes des deux compères.
Mais à peine se mettent ils en orbite autour de la planète que leur vaisseau est abattu par les voyageurs étrangers. Les deux amis arrivent à s’enfuir dans un module de survie, accompagnés de leurs androïdes. Puis, contraints de sauter en parachute, ils se retrouvent à la surface de Vaha sans rien, si ce n’est leurs combinaisons spatiales et quelques armes, tout en étant poursuivis par des chasseurs ennemis. Une difficile lutte pour la survie s’engage, à l’issue de laquelle ils découvriront que les anciens propriétaires sont venus demander leur dû, et que leurs vieux compagnons de route ne sont pas ce pour quoi ils ont été conçus…
Si vous ne connaissez pas Cal de Ter, sachez que ce n’est pas un héros ordinaire. Chassé de sa planète natale – la Terre on l’aura tous compris , il a exploré l’univers et a trouvé une planète, dont il est devenu le dieu, aidé en cela par son ami Giuse, puis plus tard par des androïdes. Après de nombreuses aventures, des millénaires passés en cryogénie et quelques romans pour retracer tout ça, il se réveille à nouveau, car sa planète est menacée par un vaisseau extraterrestre. Tout de suite, il part la défendre, et se fait avoir comme un bleu…
Pourtant, Cal n’est pas un antihéros, il est fort, courageux, séduisant et malin. Vraiment malin, voire très intelligent (ça change d’ailleurs). Homme énergique, il ne perd pas son temps en vaines lamentations et met tout en oeuvre pour se sortir du pétrin dans lequel son insconscience l’a plongé. Il use de toutes les ressources dont il dispose pour ce faire, et se montre véritablement grandiose. Il est l’homme de toutes les situations et, sans que ses capacités extraordinaires le rendent invincibles, défait tous les obstacles qui se mettent en travers de sa route. Suivre ses aventures se révèle un véritable plaisir, car aux scènes d’action s’ajoutent des moments de véritable réflexion, durant lesquels Cal s’interroge sur le bien fondé de sa démarche, sur la légitimité de son ingérence sur la planète, sur ses compagnons. Loin d’être des faire valoir censés adoucir le caractère brutal d’un héros quelconque, ils sont partie intégrante du personnage de Cal, qui est autant un guerrier qu’un démiurge ou un intellectuel. Un mélange qui, contre toutes attentes, fonctionne très bien.
Dans l'espace, chacun le sait, seules les planètes bleues permettent la vie humaine. La Terre elle-même était bleue. Cette planète, énorme, était d'un bleu très dense. Elle avait tout pour donner la vie à une race humaine avec toutes les tares, toutes les monstruosités que cela comporte. Sa grande chance voulut qu'un homme intelligent, pacifique et pourtant très fort, y soit jeté, une nuit. Un rescapé de la Terre... 
Cette anthologie de 14 nouvelles, centrées sur l'un des héros les plus fameux de P.-J. Herault, célèbre LE RETOUR DE CAL DE TER
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Sa vie est intimement liée à celle de notre peuple, et il est un héros, mon fils. Son nom est Cal de Ter.
Avec la force aiguë d'un coup de cymbales, ce nom résonna dans sa tête. Un nom qu'il avait traqué durant sa vie entière dans les livres du Protectorat de Rangel d'abord, puis dans ceux du reste de Vaha ensuite. Une vie passée à chercher, à remonter une piste obscure, invraisemblable. Une quête impossible : celle de ses origines - et au delà, celle de son peuple, de sa civilisation ! 

Cette anthologie de 15 nouvelles, centrées sur le héros le plus connu de P.-J. Herault, célèbre L'EPOPEE DE CAL DE TER.

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Derfel
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White Square Re: P.J. Hérault, Cal de Ter

Message par Albéric le Mer 26 Mar - 19:19

Lu 30 pages : de la (très) bonne SF vintage.  
Le Rescapé de la Terre date de 1975 et défonce déjà politiciens débiles et journalistes stupides...

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Albéric
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White Square Re: P.J. Hérault, Cal de Ter

Message par Albéric le Mar 20 Mai - 19:57


Cal est évacué dans un capsule carcérale avant que Mars et la Terre ne s’autodétruisent mutuellement (c’est une allégorie de la doctrine MAD = Mutual Assured Destruction : le cycle démarre en 1975 et la course aux armements de la Guerre Froide bat son plein).
Il est réveillé des milliers d’années plus tard par la procédure judiciaire automatisée de la capsule avant d’être déposé sur une planète viable mais inconnue. Par un sympathique concours de circonstances, notre rescapé va passer du statut de Robinson Crusoë à celui de mentor de civilisations (difficile de ne pas penser à une version sage et grand public du grand œuvre des frères Strugatsky : Prisoners of Powers). Car après la découverte d’une base d’une race alien très avancée mais totalement disparue (les Loys), Cal va accéder à un statut semi devin qui va lui permette de guider ses protégés vahussis de siècles en siècles à l’aide de l’IA d’un superordinateur et superrobots qui font jouer le rôle de bons copains.
Avec cet aspect moralisateur progressiste voire humaniste, ou naïf c’est selon la vision du monde de chacun, on se retrouve avec l’équivalent SF d’un Rahan.

Donc c’est une bouffée d’air frais pour un lecteur du XXIe siècle cerné par l’argent roi, l’individualisme forcené, la compétitivité mortifère, les homines crevarices prêts à tout et au reste pour se sentir supérieurs aux autres…


* Dans le 1er tome, intitulé Le Rescapé de la Terre, Cal guide la peuple préhistorique des Vahussis sur les premiers pas de la civilisation. Cal enseigne la natation et la navigation, l’agriculture et l’élevage, le football et le rugby…
… Mais Cal apprend aussi à se défendre contre les vilains barbares expansionnistes du Nord.
La découverte du poste avancé des Loys change la donne et le destin de Cal.

* Dans le 2e tome, intitulé Les Bâtisseurs du monde, Cal doit inciter une culture mi antique mi médiévale à s’affranchir d’une dictature théocratie pratiquant l’esclavage fondée par les descendants des vilains barbares expansionnistes du Nord.
Il en profite pour faire avancer la construction navale et les pratiques démocratiques tout en fondant une société qui ressemble à la Franc-maçonnerie tout en évoquant la Fondation d’Isaac Asimov. La fin du récit est agrémentée de quelques scènes rappelant les bons vieux films de cape & épée (Ivanhoé, Robin des Bois…) avant que Cal ne connaissent le 1er drame de sa nouvelle vie.

* Dans le 3e tome, intitulé La Planète folle, on alterne sans prévenir le Space-Op à la Thunderbirds et le cape & épée à la Jean Marais dans une ambiance très Renaissance même si reconnaît quelque ingrédient de la 1ère modernité. C’est un peu bizarre au départ, mais l’auteur parvient à bien mêler les 2 intrigues à la fin du récit.

Entre récit à la 1ère personne et récit à la 3e personne tout cela est fluide et rythmé, mais c’est aussi tout autant optimiste que naïf car si on partage la foi de Cal dans ce qu’il y a de meilleur dans l’homme, quantité de trucs sont amenés de manière facile voire caricaturale viennent un peu tirer l’ensemble vers le bas (genre la manière donc Cal fait la leçon aux méchants prêtres esclavagistes).
On peut aussi froncer les sourcils devant la redondance des romances fleurs bleues de Cal, puis de Giuse, y compris dans leur côté Highlander (les « immortels » devant mettre en scène leur mort pour quitter leur compagne du moment), mais qu’importe…
Et on n’échappe à des phases de gestion pures un peu forcée qui ne sont pas sans rappeler les jeux de stratégie genre Populous, Powermonger, Megalomania et bien sur le plus célèbre d’entre eux à savoir Civilization)
Dans le même ordre d’idée, la manière dont Cal d’abord, Giuse ensuite, acquièrent leurs connaissances extraordinaires annoncent avant l’heure les arbres de compétences rôlistiques et vidéoludiques.


Une civilisation meurt, une autre naît : l’auteur nous offre entre Planet Opera et ethnofiction une saga distrayante et des valeurs positives qu’on aimerait voir plus souvent IRL. Et pour ne rien gâcher tout cela n’a vraiment pas trop mal vieilli par rapport à d’autres titres parfois plus récents…
Entre les cowboys de Heinlein et les roublard de Vance, un gars lambda qui imite inconsciemment ce bon vieux Flash Gordon d’Alex Raymond ! Je lirais bien sûr la suite de la saga avec plaisir.

Albéric
Nécromancien

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White Square Re: P.J. Hérault, Cal de Ter

Message par Marv le Lun 13 Avr - 11:13


Premier tome d'un cycle qui en compte sept, "le rescapé de la terre" est un planet opéra qui au final ne m'aura pas spécialement emballé. Non pas que la lecture fut déplaisante en soi car si l'on ressent le poids des années dans le style narratif, cela ne gâte en rien le plaisir de parcourir une œuvre fluide au charme désuet. Si on se prend au jeu et que l'on aborde ce roman un peu à la manière d'un film de science-fiction des années 60/70, qu'on fait abstraction de tous les clichés et autres facilités prise par l'auteur dans le dévelopement (ou l'absence) de certains séquences, la magie n'est pas loin d'opérer...

L'une des principales faiblesses du roman est le manque de charisme de son personnage principal, Cal qui est une sorte de clone de Flash Gordon/john Carter en beaucoup plus froid, méthodique et calculateur, j'ai vraiment eu des difficultés à m'attacher au sort de ce Mac Gyver du futur. En outre le roman le met toujours dans des situations sans véritables périls, et a chaque adversité il répond à un outrageux sens de la planification et il jouit d'une réussite honteuse. Cal est ingénieux, méthodique, planificateur mais il n'est surtout pas très marrant, comme l'ensemble des personnages du roman qui manquent franchement de vivant et qui ne sont pratiquement pas exploités. Ce premier roman ressemble finalement plus à un synopsis du film qu'à autre chose.

La seconde faiblesse du roman est son background avec une planète bien trop semblable à la terre par son écosystème. Hormis le fait qu'ici, certains herbivores bien connu de chez nous sont ici des carnivores, et inversement, tout ou presque dans ce premier tome nous est familier sans dépaysement, et je ne parle même pas de la flore casi semblable .

Le récit est scindé en plusieurs courts chapitres avec des ellipses qui peuvent aller de plusieurs jours à plusieurs années, assez rapidement l'histoire ressemble à une longue partie du jeu civilisation, où cal se prend à jouer à inculquer au peuple local de nouvelles connaissances afin de favoriser son développement.

Des humanoïdes qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à des humains lambdas seulement en un peu plus grand, en un peu mieux battis et plus beaux, avec de délicieuses femelles blondes comme Brigitte Bardot. À noter que Cal fera l'expérience de la reproduction avec une Autochtone sans que l'auteur nous explique comment la chose peut-elle être génétiquement possible...

J'ai eu du mal à me passionner pour cette histoire jalonnée de clichés sf des années 70 et une trame qui assez rapidement se limite à un enchainement de work in progress.

S'amuser à suivre Cal qui prend en main le devenir d'un peuple afin de l'amener à la connaissance tout en le gardant de reproduire les erreurs des humains qui les auront amener à leur extinction, devient assez vite redondant et répétitif surtout qu'en se voulant trop moralisateur l'ensemble transpire surtout d'une grossière naïveté.
Un livre qui se lit facilement certes, mais pas emballant alors que le prologue avait de quoi susciter l'intérêt dommage car pour mon expérience, le plaisir s'est étiolé au fur et à mesure que je tournais les pages.

Marv
Le Fléau des Démons

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White Square Re: P.J. Hérault, Cal de Ter

Message par Derfel le Lun 13 Avr - 14:34

Pendant que l'on piaffe d'impatience pour la suite du Codex Alera de Jim Butcher, chez Bragelonne, on nous redonne du Cal de Ter

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Derfel
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