David Gemmel
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Carolyn Janice Cherryh, Le Cycle de Morgane

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White Square Carolyn Janice Cherryh, Le Cycle de Morgane

Message par Albéric le Lun 20 Jan - 21:42


Résumé du tome 1 : Les Portes d'Ivrel
Je m'appelle Nhi Vanye Chya, fils bâtard de Nhi Rijan, seigneur de Ra-morij. Chassé par mon père pour avoir tué mon frère aîné lors d'une rixte, je me retrouve ilin : guerrier errant à la recherche d'un maître. Mes cheveux nattés, marque de ma virilité, ont été coupés, ma Lame d'Honneur brisée. Bien sûr, j'aurais pu me laisser tomber sur mon épée et mourir : la forme de l'honneur chez les Nhi. Mais j'aime trop la vie...
Rejeté par tous, j'ai découvert la valée des Pierres Debout, le tombeau de Morgane. Morgane, morte depuis cent ans, qui soudain réapparaît.
Qui es-tu, Morgane ? Tes cheveux trop blonds, tes yeux trop gris ne sont pas humains. Tu veux fermer les Portes maudites qui permettent de traverser le Temps et l'Espace. Tu as fait de moi ton serviteur et, à cause de toi, je vais devoir affronter ceux de mon clan...


Je ne remercierais jamais assez le grand babelien qu’est finitysend d’œuvrer ardemment à faire connaître les ouvrages de cette grande dame des littératures de l’imaginaire qu’est C. J. Cherryh. N’étant pas fan du tout des auteures féminines et féministes des années 1970, je ne partais vraiment pas conquis d’avance… Mais là j’ai été touché par une belle histoire (et ce dès le prologue tourné en ancien français : bravo au traducteur Bruno Martin qui a fait un beau boulot !), et le fan de David Gemmell que je suis a adoré : je l’ai lu en écoutant la BO du film Excalibur et durant plusieurs heures j’ai chevauché dans le froid de l’hiver aux côtés de Morgane !



L’introduction est résolument Science-Fiction mais tout ce qui s’ensuit est résolument Fantasy : on est dans la science-fantasy !
L’humanité à découvert les Portes des Qujals, qui permettent de plier l’espace et le temps. Mais après un après avoir colonisé les étoiles lointaines et les temps futurs lors d’un Âge d’Or, l’humanité a frôlé l’extinction après une mystérieuse catastrophe temporelle. Les survivants décidèrent alors de fermer les portes à jamais en envoyant des commandos aux quatre coins de l’univers (commandos condamnés à l’exil puisque sans aucun espoir de retour qu’ils réussissent ou qu’ils échouent). C’est ainsi que Morgane et ses 4 compagnons se sont retrouvés sur un monde féodal à la tête de 10 000 guerriers indigènes pour vaincre un seigneur-sorcier qui utilisait la Porte d’Ivrel à ses propres fins. Ils échouèrent terriblement, entrant dans les triste légendes des locaux.
C’est 100 ans plus tard que Morgane émerge d’une porte et c’est la poursuite désespérée de sa mission que nous suivons à travers les yeux du ronin Vanye qui va devenir son vassal sous la contrainte avant de devenir de son champion loyale jusqu’à la mort. Leur belle histoire est pleine de non-dits : Morgane craint de trop en dévoiler sur la science des Portes et par superstition Vanye n’ose trop en demander sur la magie des Portes… On aboutit ainsi au paradigme d’Arthur C. Clarke : « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie ».

Le worldbuilding presque post-apo nous offre une belle ambiance crépusculaire, qui n’est malheureusement pas également rendue tout au long du roman (puisqu’elle va de soi selon le point de vue de Vanye qui n’a pas connu les temps jadis que Morgane a parcouru) : les tragédies du passé et les expériences du seigneur-sorcier ont fait des ravages, réduisant les nations à l’état de clans. L’espoir a presque totalement disparu, et on se raccroche désespérément à ce qu’il reste… quitte à mourir pour son honneur, celui de sa famille, celui de son clan ! L’auteure nous dépeint une société qui emprunte autant aux guerriers celtes qu’aux samouraïs japonais alors qu’on peut aussi identifier des ingrédients qui rappellent les tribus amérindiennes.


L’écriture assez intimiste m’a rappelé mes bons souvenirs de Robin Hobb, mais l’intrigue avance ici assez vite.
Le bâtard banni et la métisse honnie s’accroche l’un à l’autre pour survivre et tous les deux s’accrochent à leur quête insensée sachant que quoi qu’il advienne c’est la mort qui les attend ou bout du chemin : l’auteur rend bien cet état d’épuisement physique et moral à chaque étape du roman (le sombre château des Leth, les bois enneigés des Chya, la rude forteresse des Nhi, les mornes plaines d’Irien, les froides pentes d’Ivrel)
L’Enfant des Fées (Changeling en VO) est un personnage du roman à elle toute à mi-chemin de l’épée de l’Elric de Moorcock et celle du Skullknight de Kentaro Miura. Une Excalibur qui apporte le malheur dès qu’on la sort du fourreau : bien ambiguë Dame du Lac que constitue notre Morgane…


Comme toujours tout n’est pas parfait : le naming cède un chouia au plaisir de compliquer, c’est parfois inégal et on ne retrouve pas toujours la qualité des belles descriptions de paysages enneigés ou de l’ambiance gothique délétère du château des Leth, les scènes d’action manquent parfois de punch, le personnage du jeune harpiste Ryn est sous-utilisé, le seigneur-sorcier est plus un nom qu’un personnage, mais surtout comme tout se construit à partir du POV de Vanye on s’appesantit sur ses sentiments (notamment sa relation d’amour / haine avec ses demi-frères) alors qu’on perd Morgane du vue dans le final qui fait carrément précipité voire expédié.

Un premier roman plein de promesses, un roman émouvant qui fait la part belle aux sentiments certes, mais que je conseillerais également à tous ceux qui ont un jour rêvé d’être un guerrier loyal bon tri-classé chevalier / samouraï / peau-rouge. Il peut se lire comme une histoire indépendante, mais on peut continuer à suivre la quête désespérée et sans fin de Morgane en franchissant avec elle la Porte d’Ivrel… pour savourer de nouveau ce mélange SF / Sword & Sorcery au féminin. Prochaine étape de mon voyage aux côtés de Morgane : Le Puits de Shiuan !

PS : de très nombreux éléments m’ont rappelé les romans de David Gemmell, mais ceci est une autre histoire…


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White Square Re: Carolyn Janice Cherryh, Le Cycle de Morgane

Message par Albéric le Mar 4 Mar - 16:00


Résumé du tome 2 : Le Puits de Shiuan
Des terres qui disparaissent progressivement sous la mer ; une lune éclatée en sept morceaux ; des tremblements de terre d'une violence inouïe lors de la grande marée... Décidément, Morgane et Vanye viennent de débarquer dans un drôle de pays ! Ils n'ont pourtant qu'une hâte : continuer à fermer les Portes Temporelles. Et rejoindre Roh, le cousin de Vanye, qui menace de les franchir à nouveau. Les Qhals, cette race non humaine, s'en sont déjà trop servis par le passé. Et que d'anomalies chronologiques, que de souffrances et d'asservissement pour les pays conquis !
Or, les Qhals, dans cette contrée, ont laissé des descendants. Des bâtards, certes : du sang humain coule dans leurs veines et ils ont perdu les pouvoirs de leurs ancêtres. Mais, enfermés dans leurs châteaux, ils aimeraient échapper à ce monde sans espoir...



Toujours merci à finitysend qui m’a donné envie de me lancer dans les univers de C. J. Cherryh. Le Puits de Shiuan m’a moins emballé que Les Portes d’Ivrel, qui lui m’avait emporté. Le plaisir de la découverte n’est plus là : je n’attendais rien du 1er mais beaucoup du 2e. L’humeur du moment joue aussi… Pourtant cet opus est plus homogène donc plus abouti pour nous offrir un beau livre d’ambiance qui peut envoûter son lecteur si ce dernier n’y prend garde (lu encore une fois en écoutant la BO d’Excalibur qui mélange partitions wagnériennes et musicalités moyenâgeuses : rhaaa loveley !).

Le roman est divisé en 3 parties :
La 1ère partie nous présente à travers les yeux de la jeune pilleuse de tombes Jhirun un monde agonisant et ses routes inconnues peuplées de vents et de bouillonnements d’eau. L’ambiance crépusculaire est mieux rendue que dans Les Portes d’Ivrel mais je gage que l’auteur peut encore s’améliorer dans sa voie. Ici l’abus de sorcelleries qujaliennes a détruit l’ancienne lune désormais remplacée par 7 satellites, dont Ani la noble et Sith la démoniaque. La nouvelle configuration astronomique provoque séismes, tsunamis, tempêtes et inondations qui font sombrer petit à petit le monde dans le néant.
A ce niveau là, la parenté avec le chouette La Dernière Lame de la française Estelle Faye interroge, mais qu’importe car les bonnes idées sont faites pour vivre quittes à être reprise…
La 2e partie qui constitue le gros du roman est simple au niveau de son intrigue principale : un course poursuite voire une course contre la montre entre Morgane et Vanye d’un côté, Roh alias Liell alias Zri d’un autre côté.
Simple mais pas simpliste car la traque du est plus subtile qu’il n’y paraît, l’ambigüité étant maintenue sur plusieurs points jusqu’à la toute fin du roman :
- le sorcier immortel voleur d’âmes et de corps est-il Zri, Liell, Roh ou autre chose ?
Spoiler:
(La possession ressemble plus à une régénération à la Dr Who : l’intellect et la mémoire sont conservés mais le sorcier change de personnalité en fonction de celle sa nouvelle victime, or Roh était un chef plus honorable tu meurs…)
- En arrivant sue le monde de Shiuan Morgane et Vanye ont-ils voyagé dans l’espace ou dans le temps ? Qui sont les anciens Rois des Tumulus dont les patronymes semblent si familier à Vanye ? D’ailleurs pourquoi les autochtones parlent-ils une langue si compréhensible à ses oreilles ?
- Qui est responsable de la lente agonie du monde de Shiuan : les Qujals ou bien Morgane elle-même ? D’ailleurs cette dernière va-t-elle sacrifier les derniers survivants de ce monde mourant pour atteindre la prochaine étape de sa mission ?

La 3e partie est en fait un épilogue qui nous montre le choix de 2 protagonistes de vivre et de mourir ensemble en attendant la fin de leur monde plutôt que de s’enfuir une énième fois.

Le choix de tout raconter du point de vue de Vanye est un atout et une faiblesse.
Le binôme Morgane / Vanye est attachant : Morgane est sans âge, froide, résolue et impitoyable alors que Vanye est jeune, impétueux, anxieux et compatissant. Il apporte une touche d’humanité à sa suzeraine qui sinon ne serait qu’une implacable machine à tuer obsédée par sa mission…
Beaucoup de non-dits encore une fois, mais surtout l’essentiel de l’action se déroule hors-champ : par 2 fois Morgane s’esquive pour jouer l’émeutière meneuse d’hommes et débloquer la situation en jouant sur son côté implacable pour qui la fin justifie tout les moyens. Dès qu’elle agit en solo on sent qu’elle se mue en guerrière impitoyable pour qui la fin justifie les moyens : non seulement on le montre pas, mais de surcroit la répétition dans la narration est dommageable.
Encore une fois les personnages secondaires sont bien évanescents : le roi Bydarra et les princes Hetharu et Kithan, les aristocrates sangs-mêlés aux cheveux d’argent, la brute Fwar (qu’on retrouvera dans le tome 3 je présume)… Et faute d’approfondissement difficile de comprendre pourquoi
Spoiler:
Jhirun et Khitan qui on tout quitté pour suivre Vanye et Morgane changent radicalement d’avis quelques mètres avant de franchir la Porte d’Aberais, ce aurait pu assurer leur Salut…

On pourrait penser que l’auteure américaine ne renouvelle pas sa formule en remplaçant le château des Leth par la forteresse d’Ohtij-in. Que nenni : si Leth fleurait bon la demeure de littérature gothique, Ohtij-in sert de support à une critique sociale assez féroce : plutôt que d’aider son prochain en attendant l’inévitable fin, les élites accumulent des richesses désormais inutiles juste pour se donner l’illusion d’être au dessus du mot commun, illusion renforcée par l’accumulation de la misère humaine au pied de leur très artificielle tour d’ivoire. Une seule échappatoire pour quitter la pauvreté imposée : accepter de devenir les esclaves des caprices et des lubies des présumés puissants. Mentalité hautement méprisante et méprisable des élites de tous les temps et de tous les lieux et de ceux qui veulent leur ressembler à tout prix.
Une réflexion très actuelle alors que le livre date de 1978. Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes…

Dans tous les cas j’ai apprécié, et le rendez-vous est pris pour le tome 3 intitulé Les Feux d’Azeroth !


Dernière édition par Albéric le Dim 6 Juil - 8:25, édité 1 fois

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White Square Re: Carolyn Janice Cherryh, Le Cycle de Morgane

Message par Albéric le Dim 6 Juil - 8:25


Résumé du tome 3 : Les Feux d'Azeroth
Une forêt luxuriante, une rivière ombragée par des chênes magnifiques... Vraiment un endroit paisible où il ferait bon se reposer ! Mais Morgane et Vanye n'ont pas le temps de s'attarder. Ils ont une tâche à accomplir : fermer la dernière Porte Temporelle.
Hélas, ils ne sont pas les seuls à la rechercher ! Roh, le cousin de Vanye, les a précédés à la tête d'une horde de Qhals, de Bâtards et d'hommes des marécages qui ont fui Shiuan dévasté. Des êtres impitoyables que rien n'arrête... Pour eux, pas question de laisser Morgane obstruer le passage vers d'autres mondes !
La lutte est inégale et la mission de la Reine Blanche bien périlleuse. Surtout qu'ici, à Azeroth, Qhals et humains vivent en harmonie. Morgane va-t-elle une fois encore, malgré elle, semer la désolation et provoquer la guerre ? Rude destin que le sien...



Toujours merci à finitysend qui m’a donné envie de me lancer dans les univers C. J. Cherryh. Après la belle découverte des Portes d’Ivrel et la jolie confirmation du Puits de Shiuan, Les Feux d’Azeroth m’ont un peu déçu. Ce qui est un peu normal pour le 3e opus d’un cycle qui mise surtout sur son ambiance mélancolique.
La formule du cycle repose sur un équilibre entre les dits, les non-dits et les descriptifs des mondes traversés, sauf qu’après les descriptions des paysages enneigés d’Andur-Kurh et les descriptions des paysages immergés de Shiuan, j’attendais beaucoup plus de celles des paysages sylvestres de Slathan… L’équilibre rompu, le roman d’ambiance devient vite bancal avec la multiplicité des non-dits habituels, même si le duo entre Morgane l’impitoyable et Vanye de le compatissant continue de fonctionner. Les personnages secondaires sont un poil plus présent que dans les tomes précédents avec Merir le sage (une sorte d’Elrond), Lellin et Sezar, le reflet du duo Morgane / Vanye, Hetharu, Shien et Fwar les leaders des envahisseurs, mais force est de constater que le conflit intérieur entre le noble Roh et le vil Zri/Liell n’est pas spécialement bien rendu. J’ai même trouvé ce tome plus verbeux que les précédents avec pas mal de digressions linguistiques durant la mise en place du roman.

Une fois n’est pas coutume la série commence par une ellipse : après avoir franchi la Porte des Etoiles, Morgane et Vanye se perdent dans la sylve de Slathan, tandis quel la horde de 100 000 pillards et réfugiés qui les ont suivi commencent la conquête d’Azeroth, une planète qui n’a pas connu la guerre depuis 1500 ans.
Depuis le tome 1, il existe des ponts avec la mélancolie tolkienienne (Changeling pouvant être un lointain parent de l’Anneau Unique). C’est ici encore plus sensible avec les Qujals sylvestres possédant sagesse immémoriale, longévité mais faible fertilité, obliger de composer avec humains éphémères certes mais ô bien plus nombreux.
Depuis le tome 1, il existe des ponts avec la geste arthurienne (ainsi par exemple Morgane et Vanye partageant la même couche séparés par le tranchant d’une épée). L’auteure a beau brouiller les pistes avec en emmêlant plusieurs types de féodalités, tout tourne autour des liens entre Vanye le vassal qui pioche chez Lancelot, Perceval et Yvain, et Morgane la suzeraine qui pioche chez Arthur, Guenièvre et Merlin.
Depuis le tome 1, il existe des thématiques écologiques et sociales étroitement liées :
- c’est l’abus de magie d’un tyran qhal qui a provoqué le refroidissement d’Andur-Kursh
- c’est l’abus de magie d’une oligarchie qhale qui a provoqué l’engloutissement de Shiuan
- c’est les Qhals encore, qui ici menacent de détruire le bel équilibre social et écologique qui a été établi entre leurs lointains frères de race qui ayant décidé que les inégalités ne menaient absolument nulle part à long terme vivent en harmonie avec leurs anciens serviteurs humains et les Harilims indigènes (qui ici jouent presque le rôle des esprits des bois des récits de chevalerie)
Liberté, égalité, fraternité, sans haine ni violence, sans mépris ni indifférence : certains ont tout compris hein !

Comme d’habitude on vit le récit à travers Vanye, et là apparaissent des redondances car la suzeraine Morgane qui se carapate pour laisser son vassal Vanye aux mains de l’ennemi pour la 3e fois… Et donc Vanye capturé et Morgane en cavale, on ne fait qu’effleurer les querelles de pouvoir parmi les envahisseurs venus de la Porte des Etoiles.
Car d’un côté il existe une opposition ethnique entre les Hias, dont le peuple a déjà traversé une Porte il y a mille ans de cela, les Shias, qui viennent de traverser une porte pour la première fois en passant d’un monde liquide à un monde sylvestre, et les Khals sang-mêlés mis au fait des secrets des Portes depuis des lustres.
Car d’un autre côté, il existe une opposition entre les anciens maîtres qui veulent rétablir leur domination et leurs privilèges et les anciens serviteurs qui veulent faire du passé table rase. Qui a dit lutte des classes ? ^^
Bon nombre d’œuvres de l’auteur présentent d’une manière ou d’une autre les difficiles relations entre maîtres et/ou classes supérieurs, et serviteurs et/ou classes inférieures. Dans cette optique, l’épilogue de ce tome 3 apporte une belle note d’optimisme quant aux relations Qhals / Humains à travers un duo adolescent plein d’espoirs pour l’avenir de leurs peuples…

Pour finir, j’ajoute que les fins connaisseurs des cultures antiques pourront trouver du plaisir à repérer tel ou tel clin d’œil, comme le détournement de la célèbre phrase de l’empereur romain Caligula « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ! », qui ici sert de maxime aux homines crevarices habituels (et j’ai bien peur qu’IRL se soit également la même chose…).


PS : c’est dingue comment la franchise Stargate a pillé cette saga, si on remplace le background moyenâgeux par un background égyptianisant, c’est quasiment la même chose sur tellement de points que cela méritait un article à part entière !

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