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les comics héroic-fantasy et mythologie

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White Square les comics héroic-fantasy et mythologie

Message par Albéric le Ven 28 Juin - 14:54


Résumé du tome 1 :
Quand le roi des Thraces demande à Hercule et à ses farouches compagnons de renforcer les rangs de son armée, le héros ne peut résister à l’appel du sang et de la guerre. Mais le temps des combats est aussi celui des terribles prises de conscience. Et, plongé dans la boue et le sang, Hercule comprend qu’il est bien loin de l’Olympe.



Résumé du tome 2 :
Les mains encore souillées du sang des Thraces, Hercule et ses mercenaires se son échoués sur les rives des mystérieuses terres d’Égypte.
Propulsé au beau milieu d’un échiquier politique mortel, le héros qui a vaincu le lion de Némée devra affronter et anéantir les Dagues de Koush. Mais cette sinistre secte est menée par un adversaire hors du commun, un fou aux pouvoirs rivalisant avec ceux des dieux !



1) J’ai souvent cassé du sucre sur le dos de Milady, mais là je dois dire que c’est du bon boulot. Je ne sais pas à quel point on a adapté la version d’origine mais entre l’objet en lui-même, les couvertures, traduction et impression, préface et interview de l’auteur, 2 ou 3 bonus dont les couvertures alternatives réalisés par d’autres artistes, on a rien à redire.

2) Au niveau scénario, Steve Moore nous explique sa démarche en préface et en postface et je dois dire que j’adhère plutôt au projet. Nous retrouvons donc un Hercule désabusé et plus ou moins bisexuel qui traîne son équipe de grognards dans l’âge du bronze finissant, pour échapper aux cruels jeux des dieux tout en gagnant leur vie comme mercenaires en Thrace d’abord en Égypte ensuite.
J’appelle :
- Ialos, l’aurige ami de longue date
- Autolycos, le rusé mais sournois voleur
- Atalante, la chasseresse d’exception, lesbienne revendiquée aux tendances suicidaires
- Méléagre, le chasseur non moins émérite, admirateur de la précédente qui essaie de protéger Atalante malgré elle
- Amphiaraos, l’archer devin aux crises d’épilepsie extralucides
- Tydée, tueur psychopathe aux tendances anthropophages
Dans le ton et dans l’ambiance, on n’est pas si loin du David Gemmell du Lion de Macédoine et de Troie, en plus punchy et en plus trashy.

3) Au niveau graphisme je suis plutôt partagé. Le hasard a fait que j’ai lu le 2ème avant le 1er donc j’ai vu une progression plutôt qu’une régression. Les dessins d’Admira Wijaya sont vraiment pas mal du tout ! Avec Cris Bolson et Doug Sirois on perd au change : c’est moins fin et moins détaillé avec un encrage et une colorisation carrément moins bien qu’au 1er tome.
En fait c’est assez bâtard car c’est assez au-dessus de ce qu’on voit en comics mainstream avec ses cahiers des charges castrateurs mais c’est un ton en dessous des pointures de la BD franco-belge (Patrick Bion, tu peux tu lancer dans un Hercule quand tu veux !)

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White Square Re: les comics héroic-fantasy et mythologie

Message par Albéric le Ven 28 Juin - 18:13


Résumé :
Je suis Grudvik, l’hybride, le guerrier. Je suis un gladiateur.
J’ai été esclave. J’ai été amant. J’ai été trahi.
Dans la cité de Tyr, perle au milieu des dunes, on m’a capturé, accusé à tort…
Et pour ne pas être enchaîné de nouveau, j’ai fui dans le désert.
Mais je reviendrai. Parce qu’une femme me droit des explications. Parce qu’un mystère à découvrir m’attend dans les ruines, sous les fondations de Tyr. Parce que nul ne survit longtemps loin des villes en Athas, monde de sable, de poussière et de soleil.


Scénario potable ; Dessins moyens.
On est loin des artworks inoubliables de Brom : comment a-t-on pu réaliser un truc aussi fadasse à partir du darkissime univers de Dark Sun ?
Passez votre chemin sans regret, autant jouer au vieux jeu vidéo cela fait peut-être moins mal au coeur (et au porte-monnaie).


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White Square Re: les comics héroic-fantasy et mythologie

Message par Albéric le Mer 29 Nov - 15:39


Résumé : The Witcher, La Malédiction des corbeaux
Après avoir survécu à la Chasse Sauvage et sauvé le monde d’un hiver éternel, Geralt de Riv poursuit la formation de sa protégée, Ciri, au rude métier de Sorceleur.
Sur la piste d’une strige terrorisant les environs de Novigrad, l’apprentie chasseuse de monstres cherche à en savoir toujours plus sur la créature.
Au fil des haltes jusqu’à la capitale rédanienne, Geralt lui révèle les détails de sa dernière rencontre avec une strige du côté de Wyzima, un combat qui faillit lui coûter la vie.



On ne présente plus la saga Le Sorceleur / The Witcher d'Andrzej Sapkowski ! (non les anglo-saxons ne sont pas spécialement les maîtres du genre, c'est juste qu'ici comme dans d'autres domaines les décideurs français ne se cassent pas trop la nénette en se contentant de reprendre les blockbusters yankee pour profiter du marketing réalisé par les rouleaux compresseurs yankee). Dans un univers dark fantasy largement inspiré des légendes et des histoires slaves, nous suivons ainsi les heurs et les malheurs de Geralt de Riv, un chasseur de monstres qui aurait pu être un émule d'Elric de Melniboné (ce qui nous offre un Supernatural médiéval fantastique ^^)...

Dans la mini-série intitulée La Malédiction des corbeaux parue chez Dark Horse entre août 2016 et mars 2017, nous sommes après le jeu vidéo The Wild Hunt et nous retrouverons Geralt de Riv toujours en formation de son apprentie Ciri, qui se retrouvent engagés par une prêtresse / maquerelle de Novigrad pour neutraliser une stryge aussi pour garder un œil sur son fils Elid qui possède l'étrange faculté de se transformer en corbeau. Geralt fait à Ciri le récit de l'épisode bien connu de la saga du désensorcellement de la princesse Adda née stryge suite à une union royale incestueuse... Les deux affaires semblent avoir un lien, mais lequel ?
Si au départ je ne m'attendais à rien du tout, au final j'ai trouvé l'ensemble pas mal du tout. On retrouve tout le côté chasseurs de monstres avec les diverses péripéties qui amènent Geralt et Ciri à Novigrad, il y a une alchimie réussie entre l'action, l'humour et la dark fantasy, et le côté sitcom qui se surajoute au récit avec Geralt à la fois maître et père qui partage avec Ciri à la fois élève et fille les mêmes qualité et les mêmes défauts, réprimandés par Yennefer qui joue peu ou prou les rôles d'épouse et de mère vis-à-vis du duo... Après je n'ai pas compris pourquoi on a privilégié le road movie dark fantay au polar médiéval fantastique, car l'intrigue rédigée à je ne sais combien de mains n'est pas si mal que cela et aurait été bonifiée en jouant davantage jouer la carte de l'ambiance !
Spoiler:
Car au final les chasseurs sont les chassés, puisque Elisa tyrannise sa famille pour manipuler Ciri et atteindre Geralt, dont elle fait de la mort un objectif moins pour venger son géniteur que pour évacuer toute la haine du monde qu'elle porte en elle... Il y a détournement de conte de fée puisqu'au lieu de la fille vertueuse protectrice de son frère transformé en volatile, on a un frère transformé en volatile protecteur de sa sœur vicieuse... Rien n'est bien qui finit bien, avec mention spéciale pour Elid le garçon transformé en corbeau pour n'avoir pas dénoncé l'acte de cannibalisme de sa sœur qui devient définitivement un oiseau charognard alors qu'il n'a jamais fait de mal à personne...

Alors que Piotr Kowalski assure tous les dessins, j'ai l'impression bizarre qu'il y avait plusieurs artistes derrière les graphismes : on passe de dessins épurés à des dessins photoréalistes et vice versa, des couleurs froides aux couleurs chaudes et inversement (cette hétérogénéité n'est pas pénible, mais elle est très bizarre quand même)… Les créatures n'impressionnent guère, un lacune à corriger pour une série consacrée à des chasseurs de monstres !
Et puis qu'est-ce que c'est que toutes ces scènes de bains ? On se croirait dans le fanservice pompier du manga Fairy Tail ! Il y a quasiment 2 scènes de bains par épisode qui ne sont là que pour dessiner untel ou unetelle dans le plus simple appareil. Mais il ne suffit pas de mettre des boobs, des abdos musclés ou des pectoraux huilés pour faire mature : si les auteurs voulaient s'éclater avec du sexe, et bien ils auraient faire bien mieux que cela (on auraient eu ainsi plus de pages à consacrer à l'ambiance, aux personnages ou à l'intrigue).

PS : l'avant-propos est un peu étrange, car je n'ai pas pu déterminer si on voulait rendre hommage au livre ou au jeu vidéo, avec des approximations dans l'approche du genre (mais rien de bien méchant par rapport aux énormités et aux gros clichés véhiculés par Karine Gobled pourtant éditée par les fins connaisseurs d'ActuSF). Et puis les inévitables comparaisons avec le SdA de JRR Tolkien et à le GoT de GRR Martin, ben soupirs quoi !

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White Square Re: les comics héroic-fantasy et mythologie

Message par Sieben le Jeu 30 Nov - 12:18

Je l'ai un peu feuilleté et je ne dis pas non à une lecture un de ces jours mais les couleurs, je les ai trouvé trop fadasses et froides. Pourtant j'aime bien Piotr Kowalski, son dessin est plutôt bon sur la bd western fantastique Badlands. Et il fait d'excellents visuels de couverture. Mais sans les couleurs d'Aurore Folny, ce n'est plus la même chose apparemment. Les changements de styles m'ont surpris aussi. Bizarre mais c'est typiquement américain ce genre de pratique de retrouver dans une même histoire différents visuels. Déjà je pensais que Kowalski serait seul au dessin sur le T2 de Dark Souls mais encore une fois il a fallu faire avec les autres tacherons... Perso ce n'est pas mon truc, il n'y a pas de réelle collaboration. Après ce Witcher là me semble davantage inspiré par les jeux vidéo puisqu'on reprend le même character design. Les jeux vidéo m'ont l'air d'avoir dépassé en notoriété les livres de Sapkowski.
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White Square Re: les comics héroic-fantasy et mythologie

Message par Sieben le Lun 3 Sep - 20:03

En plein Moyen Age, dans un monastère, un jeune copiste tombe amoureux d'une princesse égyptienne qui vécut 2.500 ans plus tôt. Surpris en train de réaliser des dessins de sa bien aimée, il est puni à aller prier la sainte vierge.
Mais c'est la princesse Egyptienne lui apparaît en rêve pour raconter son histoire : fille du pharaon Akhenaton, elle doit fuir son pays quand le peuple se révolte contre son père iconoclaste des dieux millénaires du Pays des Deux Terres. Elle commence un long voyage à la recherche d'une terre d'accueil...
2.5/5 (et c'est cher payé)


De base, j’ai été très attiré par le synopsis ainsi que par le contexte géographique et culturel dans le lequel se déroule les péripéties de Biankha. Le fait que la série fut fort malheureusement abandonnée dès le premier numéro n’a rien avoir avec la (médiocre) notation que je lui attribue, (je critique une série dans son ensemble, qu’il y ait un ou cinquante albums), le gros point faible sur lequel je n’ai pu détourner les yeux provient de la narration, ainsi que de l’histoire en elle-même, que j’ai trouvé laborieuse et décevante. Mais revenons d’abord aux aspects alléchants :

Biankha est une princesse d’Égypte, fille fictive du pharaon Akhenaton et de Néfertiti, un des couples royaux les plus célèbres de tous les temps. C’est une époque de grand bouleversements religieux, pharaon s’est détourné des anciens rites pour vénérer le dieu unique Aton, et en allant jusqu’à interdire à son peuple de prier ses dieux ancestraux, il commet un des plus grand sacrilège. Les dieux élisent sa fille Biankha pour l’avertir et le sommer de revenir à l’ancienne voix, la seule à détenir la vérité, sinon son âme ira nourrir Âmmout, le dieu-crocodile dévoreur.

Tout de suite quand on voit les caractéristiques de l’héroïne : jeune, athlétique, de sang noble, sexy, forte et indépendante, maniant l’épée mieux que les meilleurs guerriers, dans un contexte d’Heroic Fantasy, on pense tout de suite à Red Sonja, personnage phare de l’écrivain Robert E. Howard. L’hommage appuyé qu’à voulu rendre le scénariste Pat Mills au célèbre écrivain texan paraît d’autant plus évident quand il construit son récit un peu sous la forme d’une rétrospection, car tout commence au Moyen-Âge dans un monastère en Écosse où Aemon un jeune moine copiste tombe follement amoureux de Biankha dont il retranscrit la biographie. Cette dernière lui apparaît alors dans ses rêve, « comme par magie », pour lui raconter sa vie et ses exploits. Les connaisseurs d’Howard se souviendront que celui-ci déclarait qu’à une époque, écrire les aventures de Conan le Cimmérien lui était tellement facile, les idées jaillissaient à son esprit avec une telle aisance, que c’était comme si le fantôme de Conan siégeait à ses côtés pour lui conter sa vie. Les mauvaises langues ont par la suite déformé ces propos en les prenant au pied de la lettre mais… ce n’est pas le sujet, et en bref, la filiation avec le maître et père fondateur de l'Heroic Fantasy ne fait aucun doute.

Pour accentuer sur les références, on pourrait même se demander si Pat Mills n’a pas été se fournir chez plus ancien encore que Howard, du côté d’Abraham Merritt et son roman chef-d’œuvre La Nef d’Ishtar où un archéologue contemporain, John Kenton, reçoit une sculpture babylonienne représentant le vaisseau de la déesse Ishtar. Une étrange magie s’en dégage et Kenton plonge à travers un gouffre de six mille années sur le pont de la nef ensorcelée. Il est mis en présence d’une femme d’une divine beauté : Sharane, la prêtresse d’Ishtar. Troublant comme ressemblance, non ?

J’ai été aussi, et surtout, très emballé par l’aspect Heroic Fantasy d’inspiration Égypte antique car franchement hormis Papyrus, ça ne cours pas les rues ce genre-ci, en roman comme en bd.

Le dessin de Cinzia Di Felice tout pareil, est nickel de chez nickel. Je suis de prime abord plus branché par les ouvrages avec un encrage fourni mais le style réaliste, et sa presque parfaite maîtrise dont fait preuve l’artiste, est sincèrement bluffant. Je dis « presque » car il y a bien quelques petits accrocs comme le personnage Armée qui a l’air de prendre un peu trop la pause, ses mouvements paraissent moins naturels que ceux des autres, et je n’ai pas trouvé que son design faisait guerrier scythe. Il ressemble plus à un proto-Conan version dreadlocks.
Et puis il y a ces couleurs façon pastel ! Mama mia que c’est beau ! Ah ouais là on tape dans du lourd, niveau Cécil sur le tome 1 du Réseau Bombyce. Si seulement le scénar’ avait été au niveau…

Venons-en aux points qui fâchent : le côté « chronique » n’est pas un problème en soi, les histoires n’ont cependant ni queue ni tête puisqu’on commence par une histoire de sombre présage avec Biankha qui doit ramener son père sur la voie de la raison dans une période que tout amateur d’Histoire sait combien elle est périlleuse pour l’Égypte et la dynastie régnante. Biankha découvre que son père est manipulé par de sombre force maléfique puis, patatras ! On se mange dans la poire une grosse ellipse puis on passe à complètement autre chose avec Biankha quelque part en Grèce avec ses compagnons de fortune, à la recherche d’un prophète androgyne qui va lui révéler sa destiné. « WTF » j’ai envie de dire.

J’ai eu le sentiment que dans ce premier (et donc unique) volet les scénaristes (Biljana Ruzicanin est à créditée également) ont cherché à caser de l’action et des références sans trop savoir de quoi ils allaient parler ni comment ils allaient l’amener. Car on ne comprend pas trop pourquoi on se retrouve dans les dernières pages à se farcir les dialogues d’une… femme médecin (qui est-elle?) et d’un… officier de pont (?) qui sont attaqués par des créatures dégénérées descendants des atlantes, avant d’être sauvés par Biankha et ses acolytes au charisme de chaussette sale. Un moment de flibusterie qui bien évidemment rappellera Conan (La Reine de la côte noire et cie) ou même La Nef d’Ishtar.

Vraiment j’ai trouvé cela très mal rythmé, très mal construit, alors qu’à la base il y avait le matos. Les dieux apparaissent à Biankha en songe : ok, elle ne se pose pas de question, tranquille normal, elle se tape un barbecue avec eux tous les week-end. Akhenaton est sous l’emprise d’un faux-dieu qui petit à petit le transforme en créature reptilienne : bof, passons à autre chose, zappons quelques années plus tard quand Biankha partait à la recherche d’un prophète LGBT. D’ailleurs Biankha est apparemment capable de télépathie, comme ça ouech, ça lui prend de temps en temps. Néfertiti commande aux Hittites une armée de mercenaire avec armes de sièges pour très cher : les Hittites lui envoi un type nommé… « Armée » (haha, hohoho, trop drôle la blague). Entre parenthèse, le bouffon hittite se fait laminer au combat par Biankha qui passait par là au hasard et s’est permise de rabattre son caquet à Armée parce que ce dernier lui plottait le cul (devant sa mère la reine et toute la cours royale, cela va de soi, comme c’est un cliché de gros neu-neu barbare à la Conan… soupir).

En conclusion : la montagne a accouché d’une souris. Dommage, gros potentiel. Je la garderai pour les dessins mais j’éviterai de lire les phylactères.
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White Square Re: les comics héroic-fantasy et mythologie

Message par Albéric le Dim 16 Sep - 15:07


Résumé Green Valley :
Les Chevaliers de Kélodie sont les plus grands et les plus valeureux de leur contrée. Mais avant ce jour, ils n'ont jamais eu à faire face au pouvoir qui réside au cœur de la Vallée d'Émeraude. Ils vont devoir reprendre du service et s'embarquer pour une aventure sans pareille : mettre fin aux agissements d'un sorcier malfaisant et anéantir ses dragons. Mais un instant... En réalité, les sorciers et les dragons, nous sommes bien d'accord que cela n'existe pas, n'est-ce pas ?...


Cet album parfaitement réalisé par les éditions Delcourt regroupe les 9 épisodes de la mini-série Green Valley, mais de quoi ça parle ?
Les Chevaliers de Kélodie sont des légendes vivantes qui n'ont connu que la victoire, et qui ont balayé et détruit toutes les menaces qu'on leur a opposées... Sauf une, et ils ruminent leurs regrets et leurs remords dans dans les ruines de ce qui fut jadis le Royaume d'Erskine dont ils étaient les champions et qu'ils avaient juré de défendre au péril de leur vie. Réduits à l'inaction et la pauvreté, leurs failles resurgissent violemment :
- Ralphus qui a tout perdu et qui n'a jamais voulu être un leader se demande s'il n'aurait pas mieux fait de ne jamais être un héros et s'il n'aurait pas mieux vécu en ayant opté pour une vie paisible...
- Bertwald qui a toujours été son loyal second se demande s'il n'a pas toujours vécu dans son ombre, et si tout ce qu'il a ressenti pour lui n'a pas été entaché du sceau de la jalousie...
- Gulliver l'homme à la hache qui a toujours raconté des histoires ne distingue plus la fiction de la réalité et se demande s'il n'a jamais été autre chose qu'un mythomane...
- Indrid l'archer bon vivant se rend compte que rien ne l'a jamais satisfait, et se demande si quelque chose peut encore lui donner des frissons à défaut de donner un sens à vie...
Quand le jeune Perceval vient quémander leur aide pour délivrer les siens du mage maléfique Cyril le Noir et sa meute de dragons, ils savent au fond d'eux qu'il s'agit de leur dernière occasion d'échapper à la dépression... Sauf qu'on mélange allègrement Le Morte d'Arthur de Thomas Mallory et Retour vers le futur de Robert Zéméckis !

Spoiler:
Cyril le Noir est un fait Douglas Christy, un branlou spatio-temporel en rade qui rackette les paysans en métal avec ses imachins, ses nanotrucs et ses dinosaures apprivoisés, et que les failles dimensionnelles se multiplient dans le ciel à cause de ses conneries alors que la Patrouille du Temps désespère de lui mettre la main dessus avant que son prochain saut ne détruise définitivement le continuum espace-temps... Les Chevaliers de Kélodie sont le dernier rempart de l'Histoire, mais Ralphus est soumis à la tentation : la machine à voyager dans le temps pourrait lui permettre de sauver le Royaume d'Erskine et sa tendre et chère Amalia !

C'est super sympa et j'ai passé un bon en compagnie des Chevaliers de Kélodie, et j'aurais pu lâcher 1 étoile de plus mais mais il y a des trucs qui ne sont pas passés :
- si j'ai bien aimé les dessins dynamiques de Giuseppe Camuncoli bien encrés par Cliff Rahtburn et chouettement colorisés par Jean-François Beaulieu, mais on reste dans le cahier des charges castrateur des comics américains : découpage très classique, peu d'arrière-plans, peu de décors, peu de détail, mais par contre un maximum de gros plans avec peu de personnage qui en plus ont une fâcheuse tendance à se ressembler quand ils ne semblent pas clonés... ça et des onomatopées en vraiment très gros et trop gros caractères parfaitement superfétatoires (« VRRRRRRRRRRRRRRRRRR », « SKAKOOM! » « WHAM ! », « POW! », « FWOOSH! », « KRASH ! », « KRACK ! », « BAM! », « SHUNK! », « CRACKLE! », « KRAGA DOOM ! » : c'était déjà très kitsch il y a 50 ans, mais aujourd'hui c'est carrément ridicule)... en bref ni plus ni moins que les défauts et les limitations habituelles des comics mainsteam yankees, et je comprends leurs yeux ébahis quand ils tombent sur un top dessinateur européen de bandes dessinées ^^
- dans les genres de l'imaginaire comme ailleurs, la règle d'or est que « si on croit à ton univers, on croira à ton histoire » : ici c'est galère entre le Moyen-Âge de pacotille qui semble sorti de chez Disney Corporation, et un futur proche daté de 2035 où les super-technologies sont si communes que n'importe quel branlou peut cartjacker une machine à voyage dans le temps... Alors si on ajoute un niveau de langage moderne et/ou familier parfois too much pour être honnête, ça le fait pas vraiment d'autant qu'au début les rafales de private jokes venant de personnes qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam c'est particulièrement frustrant ^^
Bon je vais tomber sur le dos du pauvre Max Landis (fils de John Landis), mais sa postface est effrayante et j'ai comme l'impression qu'elle est représentative de la génération actuelle de scénaristes yankees : on veut à tout prix être hype donc on veut innover à tout prix pour se démarquer des autres et se distinguer de ses aînés... Mais originalité n'est aucunement synonyme de qualité, et à force de vouloir renouveler pour renouveler on finit par faire du réchauffé de chez réchauffé (or on peut très bien faire du bon neuf avec du bon vieux, et s'assumer entièrement en assumant ses héritages totalement)... Il nous explique qu'il a hanté le moteur de recherche google des nuits durant pour être sûr que personne d'autre n'avait déjà écrit la même histoire avant lui, donc il est très fier de son récit 100% original et 100% imprévisible... Monstres, mago psycho, voyages dans le temps, chevaliers dépressifs, buddy movie et epicness to the max : j'ai déjà lu tout ça (et en mieux en plus !), et cela a été fait il y a 30 ans par David Gemmell ^^

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Message par Sieben le Dim 16 Sep - 17:50

Ce comics book a l'air merdique de chez merdique. Je le verrai je n'aurai même pas envie de l'ouvrir, j'ai la gerbe rien qu'en regardant les visuels que tu as posté. Et cette histoire... du gros n'imp' quoi. ça régresse grave outre-Atlantique. On m'a offert pour mon aniv' le Harley Quinn Rebirth... Harley fait caca, Harley tabasse un milliardaire indien, Harley se fritte avec un bébé indien planqué dans un robot mécha géant, un extra-terrestre se fait découper en petits morceaux et sa chair ingurgitées dans des burgers transforme les gens en zombies, Harley refait caca. On a notre lot de franco-belge merdique nous aussi. Seulement, on évite de les mettre en avant, c'est de l'underground.
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Message par Albéric le Dim 16 Sep - 18:16

Merdique non, faut pas déconner car j'ai une très longue liste de comics merdiques dont j'ai charitablement choisi de ne pas vous parler ^^
C'était plutôt sympa comme mini série, et le relationship drama est assez gemmellien. Après le pitch c'est nawak, à partir du moment où se prend pas au sérieux ça passe... Ce qui est gênant c'est que le scénariste est persuadé d'avoir fait un truc ouf jamais vu auparavant : c'est inquiétant !

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Message par Sieben le Lun 17 Sep - 14:01

En parlant de DG, je ne vous ai jamais parlé il me semble de cette BD qui s'appelle La Chute du Dragon Noir ? Une de mes plus grosses purges HF. Dommage, le pitch, plus Gemmellien, tu meurs. Je posterai ma critique un de ces quatre.
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White Square Re: les comics héroic-fantasy et mythologie

Message par Sieben le Sam 29 Sep - 18:48

Ah oui, au fait j'avais oublié que tu avais chroniqué The Witcher. Assez décevant pour ma part :

Je n’ai jamais joué aux jeux vidéo The Witcher, ni même lu les romans de la saga Le Sorceleur d’Andrzej Sapkowski dont ils sont inspirés. Néanmoins, une histoire quand elle est bien racontée doit pouvoir se suffire à elle-même, sauf s’il est précisé qu’il s’agit d’un récit à lire en complément du jeu ou du roman. Ce n’est pas le cas ici. Nous avons dans un préambule un bref résumé des évènements survenus dans les jeux vidéos qui permettent grosso modo de planter le décor et de tout de suite enchaîner sur cette Malédiction des Corbeaux.

Sincèrement, je suis extrêmement déçu par ce que je viens de lire. Je ne vais pas m’attarder sur l’avant-propos qui pète plus haut que son cul, où en gros on compare Sapkowski à Tolkien et Howard et la trilogie du Sorceleur au Trône de Fer ou encore la Roue du Temps de Robert Jordan, en terme de renommée. J’en ai entendu parlé de ce Sorceleur, c’est plutôt connu dans le milieu des littéros Fantaisistes, mais tout de même, il y a des comparaisons à ne pas faire sous peine de passer pour un gros prétentieux. Mais passons…

Bon c’est… c’est mou quoi. Il n’y a absolument rien d’exaltant ou d’épique dans cette histoire, et je ne pense pas que les scénaristes aient été à la hauteur de ce qu’ils ont écrit pour les jeux vidéos. Cela ne vole pas plus haut qu’un Hansel & Gretel Witch Hunters. Plus de 120 pages de chasse à la Strige (et non, ce n’est pas au pluriel) d’une lenteur assommante. Le plus hallucinant c’est qu’il y a bien, aller, au moins une quarantaine de pages consacrées à la prise de bain. Oui oui, c’est dingues les mecs passent leur temps à prendre des put@!4 de cure thermales tout au long des cinq chapitres, c’est juste d’un ennui mortel.

Si les jeux vidéo sont pareils, ça ne donne pas du tout envie. Sinon à part des prises de bain, beaucoup de dialogues à base de sous-entendu de cul, des flash-back qui ralentissent le rythme, ainsi que de nombreuses mini-quêtes totalement superflues qui entrecoupent la quête principale (une chasse à la Strige). On se croirait dans un JDR romancé. Je reviens sur l’avant-propos, désolé, mais quand j’y lis que The Witcher peut prétendre figurer au panthéon de la Dark Fantasy, je me marre comme une baleine. Relisez Berserk les gars, ça vous fera dégonfler les chevilles. Je n’ai rien trouvé de particulièrement sombre, gore ou flippant dans la tonalité de cette histoire.

Je suis assez déçu également par les graphismes de Piotr Kowalski qui m’avait habitué à beaucoup mieux, notamment sur le western Badlands. Ici on dirait qu’il salope son trait que je sais pourtant capable d’être plus fin, plus précis ; pour que cela corresponde aux goûts américains et rentrer dans la norme du comics random. Des fois c’est plutôt sympa à regarder mais la plupart du temps le trait est pâteux et les visages grossiers. C’est pareil pour le traitement de la couleur : ça été fait sous Paint ou quoi ?!

Je réserve et conseille ce comics seulement aux fans de Geralt de Riv qui apprécieront peut-être ce Bonheur est dans le pré Fantasy. Pour les autres, il y a carrément mieux à lire.
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