David Gemmell
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David B. Coe, La Couronne des 7 royaumes

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White Square David B. Coe, La Couronne des 7 royaumes

Message par Albéric le Ven 21 Juin - 18:42


Résumé du tome 1 :
C'est avec une impatience doublée d'une légère angoisse que le jeune Tavis, fils du duc de Curgh, voit se rapprocher au-delà des remparts les joyeuses banderoles du festival. Lors de cet évènement, en effet, les adolescents sont soumis à l'épreuve de la révélation, durant la quelle les Glaneurs Qirsi, de mystérieux magiciens, dévoilent à chacun une partie de son futur destin. Or on a toujours répété à Tavis qu'il deviendrait duc, puis roi, à la suite de son père. Et si la révélation lui apprenait le contraire ?

Dès les 1ères lignes, on sent une prose qui mine de rien est de qualité. Sans effet de style très voyant, on nous livre le trait d’union entre Robin Hobb et G. R. R. Martin : on n’en n’atteint peut-être pas toutes les qualités, mais on n’en retrouve pas tous les défauts non plus.
C’est dommage qu’on doive suivre 30 pages de prologue, 50 pages d’introduction et une mise en place assez longue qui respecte les règles de la fantasy initiatique version soap nobiliaire. On pourrait se laisser endormir par le faux rythme car c’est initialement assez linéaire et les comploteurs font un peu ce qu’ils veulent tellement les maisons nobles sont imbues d’elles mêmes (voire connes comme leurs pieds). Mais le 1er twist dynamite tout cela, redistribue les cartes (un personnage ayant vraiment bien caché son jeu) et lance véritablement ce 1er tome du cycle.
Passé ce stade, cela se lit très bien : les personnages se dévoilent et les pages défilent vite.
Il faut sans doute remercier le travail de la traductrice Sophie Troubac : un grand merci à elle.

Nous suivons donc les heurs et les malheurs du jeune Tavis, de l’assassin Cadel et du magicien Grinsa.
Derrière le grand complot Qirsi, on pourrait deviner facilement la légende urbaine du Protocole des Sages de Sion (c'est assez incroyable qu'aucun connaisseur n'ait vu l'analogie).
Du coup tout prend sens : à travers l’opposition Eandis / Qirsis, l’auteur traiterait avec finesse des rapports entre Goys et Juifs en abordant des thèmes tels qu’intégration, exclusion, domination, exploitation, racisme, communautarisme, métissage…
On est là à des années lumières des partis pris balourds d’un Dan Simmons par exemple.
J’aime bien, c’est plaisant sans être ni original ni renversant. Tome 2 en cours de lecture.


Dans le même style, pour ceux qui veulent du sang et des larmes il y a Un Monde sans Dieux et pour ceux qui veulent du cul il y a la série Game of Thrones.


Dernière édition par Albéric le Lun 23 Juin - 19:31, édité 1 fois

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Message par Oncle Kiin le Ven 21 Juin - 20:36

Merci beaucoup !
Je reviendrai offrir mes 2 cts dans quelques semaines, quand j'aurai lu à mon tour.

Mais ça m'a quand même l'air assez bien parti pour me plaire :)
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Message par Albéric le Ven 21 Juin - 20:50

Si vous avez aimé les romans de Robin Hobb, vous pouvez y allez les yeux fermés.
Dans le cas contraire, réfléchissez-y à 2 fois avant de vous lancer.

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Message par Albéric le Dim 8 Sep - 10:46


Résumé du tome 2 :
Le Tisserand étend ses intrigues jusqu'au royaume d'Aneira. Grinsa et Tavis cherchent toujours l'assassin de Brienne. Ils arrivent en Aneira au moment où le suicide du roi Carden est découvert.

J’ai fini le 2e tome de La Couronne des 7 Royaumes - Winds of the Forelands.
David B. Coe continue d’explorer les difficiles relations entre Juifs et Goys (appelés ici Qirsis et Eandis)
On est clairement dans la Fantasy post Martin : low fantasy, construction en POV, récits à intrigues, twists darks…
Mais le tout baigne dans une ambiance fantasy romantique car c’est assez intimiste voire sentimental.
On rougit, beaucoup et souvent.
On pleure, beaucoup et souvent.
On pique des colères, beaucoup et souvent.
Cela donne un côté Feux de l’Amour ou Amour, Gloire et Beauté pas désagréable du tout à l’ensemble.
L’enchevêtrement des intrigues politiques et amoureuses peut faire glousser, mais c’est un soap nobiliaire qui se calque sur les déboires IRL de nos chères zélites qui ne pensent qu’à satisfaire les caprices de leurs petits egos.
La mise en place est longue et se concentre sur les Aneiriens : la suprématie solkarienne, avec la reine Cholfya, le roi Carden, ses frères Gringor et Henthas dits les Chacals et Numar dit l’Idiot, auxquels il faut ajouter un 1er ministre louchissime, des ducs en pleins doute et le couple lesbien Evanthya et Fetnalla.
A mi roman survient le twist martinien qui redistribue les cartes et après les choses s’animent et s’accélèrent.

C’est long, c’est lent, c’est parfois plan-plan : attention au faux rythme qui peut rebuter fortement. C’est dommage que les personnages centraux du tome 1 soient ici presque secondaires : il faut des dizaines voire des centaines de pages avant de retrouver leur POV.
Au final chaque camp avance ces pions mais la Résistance se heurte à l’imbécilité des nobles eandis qu’on a envie de baffer tant ils ne voient pas plus loin que le bout leur nez et de leurs petits privilèges si chèrement acquis.
On est clairement dans un soap nobiliaire à mi-chemin entre G.R.R. Martin et Robin Hobb.
Les amateurs de cette dernière devraient adorer cette série qui est faite pour eux.
Dans la voie qu’il a choisie, difficile de prendre l’auteur en défaut. Merci à Sophie Troubac d’avoir rendu sa prose aussi fluide en VF.

Aucun commentaire sur les blasés d’en face incapables d’assumer leurs propres notations.


Dernière édition par Albéric le Mar 22 Oct - 16:29, édité 4 fois

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Message par Oncle Kiin le Dim 8 Sep - 14:47

Cette série m'intéresse vachement, et est sur ma liste depuis un bail. J'ai pris un "retard" de fou cet été, mais je pense que je vais lui faire remonter quelques places.
En plus, si c'est bien traduit... :)

Un conseil Albéric : est-ce que c'est le genre de série qui se lit bien sur la longue durée, genre un chapitre par jour en parallèle d'autres lectures ? Ou bien mieux vaut-il rester immergé en la lisant d'une traite ?
(Je pense tester la solution 1 si tu crois que ça le fait.)
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Message par Albéric le Dim 8 Sep - 15:12

@ Oncle Kiin

J'ai l'impression que les livres suivent la même structure : environ 300 pages de mise en place des intrigues, 1 gros twist, environ 300 pages de résolution des intrigues.
Si on peut y aller mollo lors des premières parties, vaut mieux rester dans le bain lors des deuxièmes.

J'espère avoir répondu à ta question.  


Bon retour Oncle Kiin :  

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Message par Oncle Kiin le Dim 8 Sep - 16:05

OK, merci bien :)
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Message par Derfel le Lun 23 Juin - 17:25

Albéric a écrit:
On est clairement dans un soap nobiliaire à mi-chemin entre G.R.R. Martin et Robin Hobb.
Les amateurs de cette dernière devraient adorer cette série qui est faite pour eux.
Je n'ai jamais lu Robin Hobb (malgré que j'ai plein de ses bouquins), mais j'adore GRRM. Donc, je vais tenter le coup.

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Message par Albéric le Lun 23 Juin - 19:23

Derfel a écrit:
Albéric a écrit:On est clairement dans un soap nobiliaire à mi-chemin entre G.R.R. Martin et Robin Hobb.
Les amateurs de cette dernière devraient adorer cette série qui est faite pour eux.
Je n'ai jamais lu Robin Hobb (malgré que j'ai plein de ses bouquins), mais j'adore GRRM. Donc, je vais tenter le coup.
Si c'est le côté GRR Martin qui t'attire le plus, il faudrait plutôt privilégier Un Monde sans dieux de Brian Ruckley qui est beacoup plus proche des tropes de l'auteur du TdF.

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Message par Derfel le Lun 23 Juin - 19:27

Je vais lire Robin Hobb, ce sera une belle façon de me faire une idée.

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Message par Albéric le Lun 23 Juin - 19:31

Derfel a écrit:Je vais lire Robin Hobb, ce sera une belle façon de me faire une idée.
Évite Le Dernier Magicien qui est urban fantasy au mieux.
Le thriller préhistorique Le Peuple des rennes donne lui une bonne idée sur la plume de l'auteure (d'autant plus qu'il tient à cœur de l'auteure qui a puisé ans son Alaska natale pour écrire le roman).

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Message par Derfel le Lun 23 Juin - 19:32

Albéric a écrit:


Le thriller préhistorique Le Peuple des rennes donne lui une bonne idée sur la plume de l'auteure (d'autant plus qu'il tient à cœur de l'auteure qui a puisé ans son Alaska natale pour écrire le roman).
J'ai ça aussi dans mes bibliothèques !

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Message par Albéric le Jeu 26 Juin - 21:16

les couv de Marc Simonetti sont très réussies :
(là celle du tome 1)


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Message par Albéric le Ven 8 Aoû - 10:53

Albéric a écrit:
Si vous avez aimé les romans de Robin Hobb, vous pouvez y allez les yeux fermés.
Dans le cas contraire, réfléchissez-y à 2 fois avant de vous lancer.
ceux qui ont aimé Martyrs d'Oliver Péru devrait apprécier

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Message par Oncle Kiin le Mer 11 Nov - 0:11

J’ai fini par les lire il y a quelques mois, depuis le temps qu’ils me faisaient de l’œil.
Déception globale, après avoir bien aimé le premier cependant.
Voici ce que j’avais noté au fil des tomes :

Intégrale 1 (Le Complot des magiciens et Le Prince Tavis)

L’écriture, dans une certaine économie de style, parvient à être très agréablement évocatrice. Les décors, notamment, passent très bien, tant pour les paysages naturels que pour les ambiances citadines. L’auteur a le chic pour trouver le détail bien vu qui va faire naître une image dans l’imagination du lecteur, il sait jouer sur les cinq sens et composer des mises en scènes parfaitement immersives à partir de trois fois rien. J’ai beaucoup aimé me balader à travers tous ces grands panoramas, tout comme dans ces moments plus urbains ou domestiques toujours aussi bien croqués.
D’ailleurs, cette qualité va au-delà des seuls décors, puisque les personnages et leur gestuelle sont eux aussi bien décrits, bien « filmés » si on veut. C’est très plaisant.
Enfin, pour terminer sur l’écriture et les descriptions, précisons que Coe n’est pas seulement un très bon « illustrateur » : il se montre assez habile à faire passer ses descriptions à travers l’action. Tout est bien décrit, et agréablement comme je le disais, mais sans recourir à de gros paragraphes purement descriptifs. On voit bien qu’il y a eu un travail spécifique à ce niveau-là : cet aspect me semble trop soigné tout le temps, les éléments de description sont systématiquement trop bien intégrés dans l’action, pour que ça puisse être un hasard.

De manière générale, et ça va me permettre de faire le lien avec des choses moins gentilles, on sent tout au long du livre que l’auteur a le souci de bien faire, qu’il a travaillé avec méthode. Ce qui porte ses fruits en produisant un résultat souvent réussi. Ce qui, hélas, concourt également à donner une drôle d’impression, celle d’un bon élève, très appliqué, mais dont la prose manquerait un peu de vie.
Ce sentiment est très diffus au début, parce que c’est tellement bien fait et agréable que... eh bien, ça fonctionne. Mais par la suite, ça devient un peu plus pesant, d’autant plus que ça vient s’ajouter à un problème très similaire, mais beaucoup plus embêtant, qui touche cette fois la narration proprement dite.

En gros : on s’ennuie un peu. Et cet ennui va malheureusement s’installer de manière croissante.
Au départ, je me contentais très bien de cette lecture relax, en pur spectateur, qui consistait à laisser le bouquin venir vers soi sans être pressé ni espérer un page-turner. Mais à la longue, il y a une récurrence de fautes narratives qui plombent vraiment l’ensemble.

Du côté des motivations et objectifs des personnages, tout est toujours très cohérent, mais aussi un peu trop prévisible, du coup. J’ai souvent eu l’impression de suivre une route bien balisée, sans aucune chance d’être surpris, et encore moins pris aux tripes. Ça manque d’aspérités, de vraie tension, etc.
Ça manque aussi de surprises, comme je disais. Les différentes ruptures et autres rebondissements n’en sont pas réellement, car ils ont généralement été dévoilés ou suggérés à l’avance. Et pas d’une manière savoureuse, de type préparation-paiement. Plutôt comme si le plan de l’auteur, son travail méthodique sur les personnages et leurs objectifs – son organigramme, pourrait-on presque dire – apparaissait de manière trop visible à la connaissance du lecteur.
Les notes de David B. Coe sont certainement très bien rangées et la structure de son intrigue très rigoureuse et bien pensée en amont, mais ce ne sont pas ses notes que je veux lire, c’est un roman, c’est-à-dire une histoire. Une histoire dans laquelle toutes les informations données par l’auteur au lecteur le sont volontairement, dans le but de susciter un suspense ou une ironie dramatique, un plaisir d’anticipation ou d’extrapolation prospective, mais en tout cas pas cette impression d’un « plan » fourni par l’auteur malgré lui.

Cet effet « vue du dessus », quand il ne s’accompagne pas d’un jeu assumé avec le lecteur, casse le mécanisme de la narration, et tout simplement son attrait.
Par exemple, nous avons tous les points de vue de tous les personnages, à peu de chose près. Tous les méchants, tous les traîtres, on sait ce qu’ils veulent et ce qu’ils vont faire. Et ce n’est pas monté en neige pour produire une tension, c’est juste qu’on sait, quoi. Eh bien c’est assez chiant.
Il y a plein de choses que j’aurais préféré ignorer, pour pouvoir douter, peser le pour et le contre, imaginer des possibilités. Tavis est-il coupable du meurtre de Brienne ? (Là, c’est vraiment dommage de nous le dire, d’autant plus que Tavis lui-même ne se souvient de rien et conçoit ses propres doutes.) Qui est le traître de tel ou tel château ? (Puisqu’on comprend vite qu’il y en a toujours un, ça aurait été sympa de jouer là-dessus et de laisser le lecteur s’en douter mais sans savoir qui, tout en lui donnant des éléments de suspicion.)

Ce roman étant malheureusement comparé dans sa promo au Trône de Fer de George R.R. Martin, et y ressemblant d’ailleurs pas mal par certains aspects, ça fait d’autant plus mal. Car en réalité, tout ce qui fait le sel, la tension spécifique qui anime les romans de Martin, est ici absent. C’est presque l’anti Trône de Fer, sur le plan de la narration.


Intégrale 2 (Les Graines de la discorde et Le Combat des innocents)

Hélas, rien de plus à ajouter par rapport à ma critique du tome précédent. C’était même plus laborieux de mon point de vue, puisque le charme de l’écriture et des descriptions n’agit plus vraiment. (C’est toujours aussi bien fait, je crois, mais une fois qu’on a commencé à s’emmerder, on est moins sensible à tout ça.)

Côté thématique, l’auteur continue de filer et d’explorer sa métaphore des rapports entre Juifs (Qirsi) et Gentils (Eandi). Laquelle, assez manifeste et assumée tout en puisant dans certains fantasmes ou clichés, tisse au bout du compte une réflexion souvent intéressante et nuancée. Mais honnêtement, je m’en fous un peu. Ça serait un bon bonus dans une bonne histoire, mais ça ne peut pas sauver une histoire qui ennuie déjà son lecteur.


Intégrale 3 (Les Fruits de la vengeance et Le Sang des traîtres)

Celui-là, j’ai vraiment ramé, et mis plusieurs mois à le terminer. À tous les reproches formulés dans mes commentaires précédents, s’ajoute l’effet « coup de mou de milieu de série », qui rend ce volume particulièrement soporifique.
Couverture splendide, en revanche, comme celle de l’Intégrale 1 d’ailleurs.


Intégrale 4 (L’Armée de l’ombre et La Guerre des clans)

Moins de blablas et plus de baston dans celui-ci. Mais comme je n’en ai pas grand-chose à faire des personnages, je n’ai pas été davantage pris par l’action que je ne l’étais précédemment par les intrigues de cour.
Cette série ne marche pas sur moi, quoi. J’avais apprécié le début, mais après avoir avoir terminé ce quatrième gros volume, il faut bien avouer que l’ennui domine depuis trop longtemps.


Intégrale 5 (L’Alliance sacrée et Le Pacte des justes)

Une fin pas très satisfaisante. Certaines choses sont un peu expédiées à mon goût (la mort du grand méchant par exemple), et puis surtout cette fin est peut-être un peu trop « réaliste », dans le sens où elle ne résout rien des grandes problématiques et enjeux de la guerre qu’on vient de nous raconter. On sent bien que la situation dans les royaumes et les relations entre Qirsi et Eandi vont rester globalement les mêmes, c’est-à-dire compliquées. Assez réaliste, donc, mais sur le plan romanesque, c’est un peu frustrant.
À part ça, léger mieux dans la narration, mais cela arrive bien trop tard.


Concernant la comparaison avec Martyrs de Péru, Albéric, je crois que je vois un peu ce que tu veux dire, mais le roman du frenchie m’a semblé bien plus efficace :)
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Message par Albéric le Mer 11 Nov - 7:53

Concernant la comparaison avec Martyrs de Péru, Albéric, je crois que je vois un peu ce que tu veux dire, mais le roman du frenchie m’a semblé bien plus efficace :)
Ben oui !
Moi je ne pense pas qu'il y ait défaut de narration, tout ce qu'a écrit Robin Hobb encensée partout semblant sortir du même tonneau. Là, il nous fait un TdF à la Robin Hobb, donc un anti TdF comme tu le dis... C'est surtout une question de goût, beaucoup n'étant pas hostile à la lenteur (même 200 pages de moins par tome n'auraient pas été de refus comme chez TOUS les auteurs américains)

Côté thématique, l’auteur continue de filer et d’explorer sa métaphore des rapports entre Juifs (Qirsi) et Gentils (Eandi). Laquelle, assez manifeste et assumée tout en puisant dans certains fantasmes ou clichés, tisse au bout du compte une réflexion souvent intéressante et nuancée. Mais honnêtement, je m’en fous un peu. Ça serait un bon bonus dans une bonne histoire, mais ça ne peut pas sauver une histoire qui ennuie déjà son lecteur.
d'un autre côté, l'auteur est concerné par la question... blink

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Message par Derfel le Mer 11 Nov - 20:04

Albéric a écrit:
(même 200 pages de moins par tome n'auraient pas été de refus comme chez TOUS les auteurs américains)
Faut quand même se garder une petite gêne, de là à mettre TOUS les auteurs américains dans le même panier, il y a une marge...

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Message par Albéric le Mer 11 Nov - 20:29

Derfel a écrit:
Albéric a écrit:
(même 200 pages de moins par tome n'auraient pas été de refus comme chez TOUS les auteurs américains)
Faut quand même se garder une petite gêne, de là à mettre TOUS les auteurs américains dans le même panier, il y a une marge...
Oui bon, pas tous, presque tous : donnez-moi le nom de 10 auteurs américains postérieurs à 1980 et traduits en français qui écrivent des livres de moins de 600 pages...

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Message par Derfel le Mer 11 Nov - 22:17

Albéric a écrit:


Oui bon, pas tous, presque tous : donnez-moi le nom de 10 auteurs américains postérieurs à 1980 et traduits en français qui écrivent des livres de moins de 600 pages...
Vite comme ça, deux que j'adore : Jim Butcher et William R. Forstchen.

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