David Gemmell
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Olivier Peru, Druide

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White Square Olivier Peru, Druide

Message par Oncle Kiin le Mer 24 Avr - 18:24






Résumé :

Les druides règnent sur une forêt primordiale et sacrée sise au coeur du monde. Détenteurs d'une sagesse millénaire, ils sont les gardiens du Pacte Ancien, dont le respect garantit la paix entre les peuples. Mais un crime de sang d'une violence inouïe met en péril le fragile échiquier politique des royaumes du Nord. Le druide Obrigan, aidé de ses deux apprentis, ne dispose que de vingt et un jours, pas un de plus, pour élucider les circonstances du drame, faute de quoi une guerre totale éclatera. Et tandis que le compte à rebours tourne, chaque lune apporte son lot de nouveaux cadavres, l'entraînant toujours plus loin dans l'horreur...


Globalement une bonne surprise. Un peu moins « génial » que je ne me l’étais imaginé au début, mais ça reste une très honnête lecture.

Dès les premières pages, l’impression d’y être, des descriptions simples mais très fortes (de paysages naturels ou de forteresses de vieilles pierres), des portraits dignes et pudiques d’hommes ordinaires ou d’exception...
Je sortais d’Elamia assez déçu, et là j’ai tout de suite vu la différence : un roman qui me prend, qui m’aspire, qui me fait ressentir immédiatement cette immersion totale que j’associe à la fantasy, me rappelant pourquoi c’est mon genre de prédilection.
D’ailleurs, je dis « dès les premières pages », mais c’est même avant les premières pages, dans un certain sens. La carte, le nom des royaumes, le « poème » d’ouverture, « inviolable est la forêt », « les seigneurs loups et corbeaux, amis des hommes », etc., ça me parle direct.
Il y a un ton très cohérent (du moins au début), assez sobre, viril, avec ces personnages qui se saluent en se serrant le poignet, tout ça m’a mis en tête des images de la série Rome ou de GoT.
Bref, un début assez saisissant. (C’est sans doute pour toutes ces raisons que je m’étais un peu monté le bourrichon et que j’avais légèrement surestimé cette œuvre par rapport à mon jugement final.)


Plus précisément, pourquoi c’est bien ?

-- Je le redis : l’ambiance générale. Ce n’est pas un roman super rythmé, avec un rebondissement toutes les trois pages (à la différence de Martyrs qui pour le coup est un véritable « page-turner »), mais c’est touchant, immersif, ça parle, quoi.
Les hommes du Nord (dont le charisme « immédiat » m’a rappelé les meilleures pages des Chroniques des Cheysulis de Jennifer Roberson) ; le trône de glace ; l’amour de la pluie ; la thématique du frère (omniprésente, c’est sans doute un des mots qui revient le plus, dans toutes ses acceptations possibles) ; les vieux menhirs et statues couverts de mousse au cœur de la forêt profonde... C’est une lecture évocatrice et enracinée, qui possède ce je-ne-sais-quoi d’une bonne balade dans les bois.

-- Les druides, puisque c’est le thème, sont tout à fait réussis :)
J’ignore si c’était volontaire (quoique, il y a peut-être un clin d’œil dans le nom du perso principal, Obrigan « Kenobi » ? :p ), mais ils me font pas mal penser aux Jedi. Leur manière de contrôler leurs émotions, de limiter les liens sentimentaux avec autrui, de faire passer leur devoir avant ces choses-là ; le rapport du maître et de l’apprenti ; et puis aussi leur rôle d’arbitres, le respect légèrement superstitieux qui leur est accordé par chacun quelque soit sa faction, etc.
À côté de ça, ils font aussi très druides « classiques », bien sûr, avec leur organisation totémique, leur rapport à la forêt et tout.

-- Tout plein de beaux personnages.
Des super-classe, des tragiques, des touchants, et bien sûr Obrigan, beaucoup moins mystique qu’on aurait pu le croire de la part d’un druide, plutôt une sorte de Guillaume de Baskerville. Les rois/princes du Nord, aussi : dans le genre charismatique, ils se posent là.


Les petits défauts :

-- Il y a selon moi un problème de cohérence dans la tonalité générale.
On a d’un côté un véritable effort de sobriété, la peinture d’un monde barbare/médiéval plutôt réussie, avec des passages parfois même bien dark, tout cet aspect pouvant carrément faire penser au Trône de Fer. C’est très séduisant, j’aime beaucoup.
D’un autre côté, on voit assez vite arriver des scènes dans lesquelles le ton est beaucoup plus « Young Adult », notamment quand l’action se focalise sur les personnages adolescents (les apprentis du héros), mais pas seulement. Ça surgit aussi à d’autres moments, dans la manière un peu facile dont des persos qui ne pouvaient pas se blairer deviennent copains, ce genre de choses. C’est alors bien plus candide, avec davantage de bons sentiments, des questions rhétoriques un peu grossières, des dialogues parfois un peu cuculs, etc. À la limite, moi, ça ne me dérange pas, ce sont des trucs qu’on retrouve chez Sanderson par exemple, ça peut même faire partie du charme d’un bouquin (pour ceux qui aiment bien Eddings par exemple, etc.).
Mais le glissement entre les deux fait assez bizarre, et gâche un peu le premier aspect, qui supporte mal ce genre d’infidélité.

-- Quelquefois, l’auteur a un peu trop tendance à dire au lieu de montrer. Ce n’est pas permanent, mais hélas assez récurrent, au point que j’ai eu de plus en plus de mal à l’ignorer au fil de ma lecture.
Si un personnage est « fascinant », « charmeur » ou « bourru », j’aime bien qu’on me le fasse deviner à travers un élément concret et signifiant (ça peut être une posture, un bout de dialogue, une conversation à son sujet entre deux autres persos, peu importe) plutôt que de simplement me le déclarer.
Là encore, c’est peut-être pinailler, et je ne l’aurais sans doute même pas relevé dans un mauvais livre, mais quand on aime on pardonne moins les trucs qui « gâchent ».

-- Parfois aussi, et dans le même ordre d’idée, un peu trop d’auto-explication de texte.
D’autant plus dommage que ce n’était vraiment pas nécessaire : le texte en lui-même est largement assez riche et évocateur, pas besoin qu’on nous prenne ainsi par la main. Les petites phrases de résumé, d’explication ou d’insistance qu’on retrouve de loin en loin ont plutôt pour effet d’atténuer la force du reste, qui se suffirait très bien à lui-même.

-- L’intrigue en elle-même ne m’a pas convaincu plus que ça.
Vers le milieu du livre, il y a une révélation dont j’ai trouvé qu’elle manquait de clarté et qu’elle tombait un peu à plat. J’ai eu du mal à piger ce qu’elle était censée changer, et par la suite il m’a été plus difficile de me sentir impliqué dans les tenants et aboutissants du schmilblick. D’après moi, les enjeux deviennent alors un peu plus flous, et c’est dommage.
Mais ce n’est pas non plus rédhibitoire, la mécanique de l’intrigue pure n’étant pas le plus important dans ce livre, qui séduit avant tout par son ambiance, ses descriptions, son souffle général et « l’immersion fantasy » que produit tout ça.

Du coup, ça fait plein de critiques, mais dans l’ensemble, les défauts me laisseront moins de souvenirs que les aspects que j’ai bien aimés. Ce qui est positif et séduisant est sans doute moins facile à analyser, mais aussi plus marquant, c’est ce qui compte ! ^^
Par ailleurs, la fin est satisfaisante, et les toutes dernières lignes sont vraiment bien :)

Pour conclure, je le conseille sans trop hésiter. Enfin, disons que si vous ne voulez lire qu’un seul Peru, juste pour vous faire une idée, je suggère plutôt Martyrs... mais ça n’empêche pas que selon moi Druide vaut également le détour.
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Oncle Kiin
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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Albéric le Mer 24 Avr - 19:32

Cela donne envie, mais je n'arrive à mettre la main ni sur l'un ni sur l'autre Druide et Martyrs)...
(Ryuuchan est moins convaincue que toi pour Druide, mais est assez proche de toi dans son analyse tout en ayant apprécié)

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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Oncle Kiin le Mer 24 Avr - 19:47

À propos de Druide, j'ai été sensible à l'ambiance mais je conviens que c'est peut-être assez personnel.
Martyrs est clairement plus abouti et possède plus de qualités objectives.
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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Albéric le Ven 12 Juil - 23:41

la carte de l'univers de Druide :


la carte de l'univers de Martyrs :
http://nsa32.casimages.com/img/2013/02/20/130220011620554052.jpg

(je n'arrive à trouver ni l'un ni l'autre, c'est frustrant...)

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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Albéric le Mar 20 Aoû - 11:12

un néocadre de ten.nikable a écrit:j'ai stoppé après 120 pages tellement il ne se passait rien...
Tu confirmes ou tu infirmes Oncle Kiin ?
(j'imagine tout ce qu'on pourrait dire de mal sur SdA en suivant le même logique)

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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Sieben le Ven 17 Avr - 21:51

Albéric a écrit:
un néocadre de ten.nikable a écrit:j'ai stoppé après 120 pages tellement il ne se passait rien...
Tu confirmes ou tu infirmes Oncle Kiin ?
(j'imagine tout ce qu'on pourrait dire de mal sur SdA en suivant le même logique)

Pas encore fini le roman mais à priori je ne ferais pas une critique très détaillée.

Pour répondre à cette question, il y a comme un sursaut vers la 200ème page. Pour l'instant Peru se montre très avare en matière d'action.
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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Albéric le Sam 18 Avr - 7:09

En tant qu'écrivain, Péru ne s'est jamais posé en auteur d'actioners. Mais je suppose qu'il y a matière à comparer Péru auteur de livres et Péru auteur de BDs.

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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Sieben le Lun 20 Avr - 15:38

Je m’étais forcé de ne pas lire l’avis d’Oncle Kiin histoire de ne pas être influencé, et après lecture je suis ravis de voir qu’on a eu plutôt les mêmes impressions globales voir, les mêmes images en tête. Alors, que penser de Druide d’Oliver Peru ? En préambule je veux dire que j’ai du respect pour Peru qui peut vraiment se dire « auteur ». Ce mec fait tout, dessin de BD, couleurs, illustration, scénario, et maintenant romancier. Et quelle illustration de couverture sur Druide, très belle. J’ai envie de l’apprécié, vraiment, mais à chaque fois il y a comme un truc dans ses scenarii qui me font éprouver un sentiment mitigé, il y a chaque fois de bonnes idées mais le résultat final s’avère souvent décevant, loin de l’œuvre culte ou très bonne à mes yeux.

S’il y a pas mal de BD que j’ai détesté chez Peru, Druide est assez honnête je trouve. Un thriller de Fantasy, kezako ce truc ? Déjà pour l’originalité, j’adhère. Oncle Kiin a vu chez Obrigan une sorte de Kenobi et de manière générale, il y a du Jedi chez ces druides. C’est marrant car j’ai ressenti la même image, sauf que moi j’ai vu chez lui plus un Qui-Gon Jinn (remember l’épisode 1 où les Jedi jouent le rôle d’ambassadeur de la République, gardiens de la paix et de la justice), avec un mélange de Guillaume de Baskerville pour l’esprit rationnel s’attachant au concret, et du Ichabod Crane pour la méthode d’investigation. D’ailleurs, sans surprise, si Obrigan Yslain est un Qui-Gon Jinn,
Spoiler:
son ancien maître Fréneon est tout logiquement  l'équivalent du Comte Dooku. Jedi/Druide qui se détourne de la voie pour être manipulé par le seigneur noir des sith qui oeuvre dans l'ombre (le Rôdeur)


Un thriller de Fantasy d’héritage Tolkienien je trouve, très contemplatif. Peru nous rejoue la bataille du gouffre de Helm et c’est plutôt bien mis en scène. C’est un peu le grand moment du bouquin. Dommage qu’il faille attendre près de 200 pages pour que l’intrigue commence enfin à se débrider et apporter un peu d’action. C’est très long à mettre en place et c’est un peu ce qui est embêtant car il y a pas mal de remplissage je trouve. Mais pour en revenir à l’héritage Tolkienien, même si ce n’est pas un problème en soi, j’ai eu un peu de mal avec ce style. J’ai l’habitude ces derniers temps de lire de la Fantasy plus « réaliste ». Ici, on ne se pose pas trop les questions du pourquoi du comment, et c’est un peu la faiblesse du bouquin car il y a des soucis d’incohérence. Comment logistiquement la guerre entre le Sonrygar et le Rahimir se met-elle en place ? Cet aspect est complètement éludé : le roi Yllias de Sonrygar ne peut pas blairer le prince Jarekson du Rahimir pour des histoires personnelles et donc c’est un motif suffisant pour faire la guerre ? Et tout le monde adhère comme ça ? C’est trop facile. C’est le genre d’histoire où des royaumes se font la guerre parce que « les autres, c’est vraiment des salauds, raaaah on ne peut pas les saquer, faisons-leur la guerre ».

Souvent l’intrigue semble tirée par les cheveux : je n’ai pas tout compris l’histoire du Mur du Rôdeur empoissonné que d’un seul côté et qui n’atteint les druides de l’autre. Sans rentrer dans les détails, c’est très surfait. Et d’ailleurs,
Spoiler:
le roi Neferthil prisonnier de l’autre côté du mur a eu plus de 1200 ans pour, je ne sais pas, par exemple apprendre à naviguer pour s’enfuir mais non.
Oliver Peru a une solution deus ex machina totalement foireuse pour chaque problème : au nord comme au sud, la région du cœur noir de la forêt est comme par hasard entourée de mers agitées et non navigables, ce qui fait qu'on ne peut pas s'en échapper, les choses sont bien faites décidément. De même,
Spoiler:
il a eu 1200 ans pour essayer de trouver les passages sous terrains mais il devra attendre que ce soit un glandu de druide de l’autre côté qui révèle un passage ?
Non franchement, c’est dur à gober.

De manière générale, l’histoire n’est guère convaincante. Il aurait peut être fallu peaufiner un peu plus. C’est assez paradoxal car le background est plutôt riche et intriguant. J’y ai trouvé un côté Dominateur de La Compagnie Noire chez ce Rôdeur. Il y a des rebondissements. Mais ne vous attendez pas au truc qui vous retourne la tête. Quelque part, sans méchanceté, c’est très convenu. La trame, les rebondissements, il y a comme une impression d’avoir déjà lu tout cela quelque part. En cela c’est un peu décevant. Encore une fois, Druide c’est la garantie de passer un bon moment mais il ne faut pas s’attendre à quelque chose de révolutionnaire.

Le principal élément auquel on a envie de se rattacher c’est l’univers dépeint, ambiance celtique et nordique agréable, on passe beaucoup de temps en forêt. Mais pas les personnages dont j’ai trouvé la psychologie assez surfaite, ressenti aucun attachement pour eux. Et pour y venir, je pense que c’est aussi dû au style d’Oliver Peru qui est, comme la très justement dit Oncle Kiin, très démonstratif. Comment dire… je ne parviens pas à rentrer dans son univers, l’auteur ne parvient pas à faire ressentir les choses. C’est très narratif, si on vous dit qu’un personnage est comme cela, il est comme cela. Il ne laisse pas le lecteur se forger sa propre opinion sur les personnages ou sur ce qui se passe autour. Peru me raconte des choses mais je n’ai pas eu le sentiment de les vivre. C’est un peu brute ce que je vais dire mais ça fait un peu légende vignette d’une BD. Mais encore une fois, c’est un style, qui n’est pas ce que je préfère mais après ce n’est pas non plus désagréable. Pour un premier roman, il y a quelque chose, ça ne demande qu’à s’améliorer.

Sinon, un autre truc qui m’a chagriné : la carte et les distances réelles. Vu la vitesse à laquelle les personnages sont capables de rallier un point à l’autre, le Sonrygar, le Rahimir et la Forêt ne doivent pas être en réalité plus grand à eux trois qu’une région de France comme l’Aquitaine ou Midi-Pyrénées. Les personnages mettent à peine une journée pour aller de la forteresse de Wishneight au Toit des Sages, et ils mettent souvent autant de temps de l’orée de la forêt jusqu’à la Cité-Racine. Oliver Peru veut donner l’impression que l’on vit une grande épopée où le sort du monde est en jeu (ce qui est vrai), mais quand il nous dit que ces trois pays forment un continent et quand je constate la taille réelle que ça représente en fait ; j’ai plus l’impression qu’il s’agit de guerre féodale entre des petits territoires. Le Sonrygar et le Rahimir sont des royaumes mais ils doivent en fait avoir la taille de comtés ou, allé, de grands duchés. C’est dommage car je pense que plutôt que de nous vendre des guerres de royaumes tout ça, qui ne tiennent pas debout, l’auteur aurait dû jouer la carte intimiste avec une guerre de cloché entre Yllias et Jerekson et les druides de la forêt pris au milieu du schmilblick. Plus cohérent avec le genre du thriller.

Sinon, pour revenir à du positif quand même (car il y en a), Druide, comme toute première œuvre, se veut très personnelle. Oncle Kiin l’a dit plus haut, le thème de la fraternité, de la famille revient très souvent. Oliver Peru a mis ici ses tripes je pense. Quand on sait que son frère, Stéphane Peru (qui était lui aussi auteur de BD, dessinateur, coloriste et coscénariste), est décédé à l’âge de 26 ans alors qu’il préparé le tome 2 de la BD Guerres Parallèles, je pense que Druide se veut aussi un hommage à ce frère disparu trop tôt. Je vais faire de la psychologie bullshit de comptoir peut être, mais Obrigan le héros, c’est peut être une sorte d’Olivier Peru actuel, celui qui doit faire avec la disparition de son frère et qui avance dans la vie car il y a des raisons à continuer d’être heureux (la druidesse Kalyaste, ses apprentis druides qu’ils considèrent comme ses enfants). Les jeunes Kesher et Tobias peuvent symboliser les Olivier et Stéphane de leur jeunesse. Yllias est le Oliver Peru qui vient de perdre son frère et qui a du mal à surmonter cette épreuve (j’image qu’on passe peut être par une phase de colère…). Il y a de lui dans à peu près chacun des personnages, et ça, ça fait une chouette lecture en second niveau.

Une histoire complexe mais simple à la fois, et malheureusement un peu brouillonne et convenue, mais intelligente sur bien des aspects et qui montre une certaine profondeur.
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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Albéric le Lun 20 Avr - 22:11

Pour résumer, bien mais sans plus ? ^^

Sieben a écrit:Sinon, un autre truc qui m’a chagriné : la carte et les distances réelles. Vu la vitesse à laquelle les personnages sont capables de rallier un point à l’autre, le Sonrygar, le Rahimir et la Forêt ne doivent pas être en réalité plus grand à eux trois qu’une région de France comme l’Aquitaine ou Midi-Pyrénées. Les personnages mettent à peine une journée pour aller de la forteresse de Wishneight au Toit des Sages, et ils mettent souvent autant de temps de l’orée de la forêt jusqu’à la Cité-Racine. Oliver Peru veut donner l’impression que l’on vit une grande épopée où le sort du monde est en jeu (ce qui est vrai), mais quand il nous dit que ces trois pays forment un continent et quand je constate la taille réelle que ça représente en fait ; j’ai plus l’impression qu’il s’agit de guerre féodale entre des petits territoires. Le Sonrygar et le Rahimir sont des royaumes mais ils doivent en fait avoir la taille de comtés ou, allé, de grands duchés.
En fantasy, il y en a des pelletées des cycles / livres qui présentent le même souci.

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White Square Re: Olivier Peru, Druide

Message par Sieben le Lun 20 Avr - 22:39

Albéric a écrit:
Pour résumer, bien mais sans plus ? ^^

Moui voilà. :) Du coup si Martyrs est dans la même verve, ça ne me tente pas. Je vais lire les avis sur ce sujet.
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